Toy Story 3- Lee Unkrich

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Toy Story 3- Lee Unkrich

Message  Le Docteur le Sam 17 Juil - 0:03



11 ans ont passé depuis Toy Story 2. Lee Unkrich était monteur sur Toy Story et co-réalisateur sur le deuxième. Le voilà lâché en terrain connu dans cet ultime opus de la franchise qui a propulsé PIXAR très haut (avant qu'ils n'arrivent encore plus haut). L'histoire est simple.
Andy va à la fac et il doit se séparer de sa chambre. C'est le moment pour un grand nettoyage et un dernier contact avec les jouets de son enfance avant le vide ordure/le grenier, sauf pour Woody qui a été choisi pour l'accompagner à l'université. Les circonstances feront que les jouets se retrouveront dans une crèche, condamnés à être maltraités par une horde d'enfants en bas âge, confinés dans une salle aux horreurs par un ourson qui règne en tyran sur les lieux, un baigneur et la poupée Ken. Pendant ce temps, Woody, qui décide de partir rejoindre Andy se retrouve chez une petite fille sympathique mais il doit la quitter pour sauver ses amis.



Toy Story 3 reprend inévitablement certains thèmes des précédents, tel l'abandon (merveilleuse scène du 2 avec Jessie) ou l'affrontement du monde extérieur. Mais la différence avec toute autre suite est qu'il parvient à transcender ces répétitions pour nous livrer une pelleté de nouvelles idées à la minute, de nouvelles manières d'aborder ces thèmes. Les personnages que l'ont connaît ont tous leurs grands moments, tantôt drôles et tantôt touchants, complétés par d'autres personnages dont certains sont utilisés joyeusement à contre-emploi. Toy Story 3 est avant tout un grand moment de cinéma qui arrive à aborder tous les genres dans un mouchoir de poche : film d'évasion, horreur (une incroyable scène d'incinération), drame, action... . A l'image de la scène d'ouverture qui d'un western, part totalement en vrille, le film sort de l'imagination de ces auteurs comme les délires de l'imagination du petit Andy. PIXAR nous immerge encore une fois dans une expérience dans laquelle la 3D n'est qu'un accessoire. Tout est dans le scénario, le découpage, la réalisation, les petites idées par ci par là et ces personnages qui ont crée un lien si spécial avec le spectateur.

Et puis il y'a Andy, dont l'évolution est parfaitement crédible, onze ans séparant les deux opus. On ne le voit pas tant que ça dans le film, mais il hante Woody comme l'ourson est hanté par celle qui l'a abandonné. Andy a changé mais il n'a pas coupé les ponts avec ses jouets, comme on pourrait le penser. Le premier indice est le lien indéfectible qui le lie à Woody et Buzz, qui le fera conserver le cow-boy après un choix cornélien. A ce niveau, la redécouverte des jouets comme l'abandon obligé sonnent très juste, autant que la réaction de la mère d'Andy lorsqu'elle voit la chambre vide. La fin emporte le morceau dans une scène tout bonnement magique ou le futur étudiant passe le flambeau, retrouvant un instant la verve des moments de son enfance. Et un "merci les amis" déchirant de clore ces trois opus de Toy Story, une récompense pour ces jouets qui ont su rester fidèles et des mots qui résonnent dans le coeur du spectateur qui se souvient qu'il a du lui-même abandonner les amis de son enfance. Toy Story 3 est une histoire rocambolesque mais à laquelle on finit par croire parcequ'elle nous parle, au plus profond de nous, autant qu'elle peut parler aux plus jeunes à un autre niveau (l'effet promet d'être plus fort chez les grands). Et comme par magie, PIXAR emporte encore le morceau de l'année.

5,5/6

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Re: Toy Story 3- Lee Unkrich

Message  sutter cane le Lun 2 Aoû - 9:04

Je n'attendais pas grand chose de cet opus et j'avais même assez peur de voir le film se répéter ce qui est un peu le cas, les jouets qui ont peur de perdre Andy, se retrouvent loin de chez eux et qui ne croient pas ce que Woody leur disent, on l'a déjà vu.
Mais hormis ça, (et le slam de Grand Corps Malade qui me sort du film) le film fonctionne parfaitement, les jouets avaient effleurés le problème de la séparation, cette fois ils sont en plein dedans et voir devoir apprendre à recommencer une nouvelle vie.
Bien évidement tout ne se passe pas comme prévu, ces derniers vont tombés dans une garderie ou ils feront tout pour partir dans un chouette hommage au film d'évasion.
Et le grand talent de Pixar c'est de créer des univers immédiatement crédibles et des personnages ayant une personnalité propre et rapidement identifiable, ici avec la garderie, c'est encore le cas et ils leur restent encore beaucoup d'idées, mention spéciale au singe, Mr Tortilla et Ken, personnage qui me faisait vraiment peur, la B-A laissait penser qu'on pouvait tomber dans l'humour facile à la Dreamworks, on s'y approche avec des gimmicks musicaux dispensables, le personnage et au final très drôle et correspond parfaitement à la vision que je pouvais avoir de ce jouet.
Je pensais que cet épisode aller aborder le thème de la mort, c'est le cas dans la décharge, émouvante et peut être dure pour des jeunes enfants, mais c'est très rapide et c'est finalement la séparation qui prendra le dessus, celle des jouets avec Andy mais aussi en parallèle celle de sa mère qui le voit elle aussi grandir, c'est habile et nous permet de nous raccrocher a quelque chose de réelle qui renforce la peine des jouets, au final, le salut passera par la transmission, mais quelque chose est bien cassé, la nostalgie prend le dessus renforcé par l'attachement qu'on a pu avoir avec ces personnages durant 15ans, Ils sont fort chez Pixar, ils arrivent a nous émouvoir juste avec une histoire de jouets.

Niveau technique, l'animation et la modélisation, sont une nouvelle fois impeccable et encore et toujours bien au dessus de la concurrence et la 3D, oh surprise la aussi, ne sert pas a grand chose.
J'hésitais entre 4 et 5, comme je trouve que cet opus et du niveau du 1er ça sera 5/6.

(Et putain de Gaumont qui ne passe toujours pas le court métrage !)
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