Harry Potter et les reliques de la Mort

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Harry Potter et les reliques de la Mort

Message  Le Docteur le Dim 12 Déc - 0:37

Harry Potter et les reliques de la Mort - Partie 1




J'aurais jamais pensé faire une critique élogieuse d'un Harry Potter même si les deux derniers étaient nettement plus intéressants, et ben il y'a un début à tout. Cette première partie de la fin ose enfin faire ce qui aurait dû être fait depuis longtemps sur la série. Pas de Poudlard pour cette année car le monde (l'angleterre) est en train de changer et de tomber sous la coupe de Voldemort et ses sbires. Le Ministère de la Magie est pris d'assaut autant que l'Ecole par le groupe d'extrémistes qui entend étendre l'empire de la magie noire et ériger un monde "pur" avec que des sorciers au pouvoir. Harry, Hermione et Ron sont forcés de partir à la recherche des Horcruxes pour les détruire, une quête dans laquelle personne ne pourra plus les aider, sinon eux-même.
Le premier bon point est sur la réalisation qui évacue presque tout le coté magique des précédents pour rendre à l'écran à quel point l'univers d'Harry Potter a été attaqué de l'intérieur. La magie a perdu son attribut pour tomber dans l'enfer du monde des Hommes. Nous assistions deux heures à la limite de l'intimiste, entrecoupés de quelques séquences spectaculaires mais où presque tout le merveilleux a été évacué. Il y'a beaucoup de silence et de moments concernant les rapports entre les trois protagonistes qui évoluent dans le monde des Moldus, loin de l'Académie qui les a vu grandir. Des scènes prolongées au delà de la normale permettent enfin de s'attarder sur des personnages qui ont été réduits au rang d'archétypes pendant six livres. Si on avait parlé du complexe d'Hermione par rapport à ses origines dans la chambre des secrets (le seul tome qui s'avère à peu près utile), il transparaît ici nettement plus par petites touches et de manière moins encombrante. Yates a aussi réussi à retourner l'inutilité du personnage de Ron en lui donnant une consistance et des névroses que les six précédents s'étaient bien gardés de développer, parvenant même à rendre intéressante l'histoire d'amour un brin téléphonée entre lui et Hermione. Quand à Harry, loin de sa garde personnelle, il commence enfin à saisir les enjeux de la fin de son monde et à prendre en main son rôle de leader. Dès le magnifique prologue qui est un modèle de mise en place des éléments et un petit choc quand on a vu comment les six premiers ne s'embarrassaient pas de subtilité, jusqu'à la dernière image, il sera majoritairement question de ses trois là et on en vient à se dire que c'est finalement une bonne chose que ce dernier film ait été fait en deux parties car il fallait bien un film pour rattraper le mauvais boulot de caractérisation effectué auparavant et donner envie de voir la fin. La mission est accomplie, on sort du film avec une toute autre vision de la dynamique du groupe des trois.

Pour la trame, c'est en gros Harry, Hermione et Ron qui doivent détruire les anneaux en pays Moldu pour vaincre le puissant Voldemort / Sauron afin qu'il ne couvre pas de ténèbres notre monde. Les Harry Potter ont toujours pioché à droite et à gauche et cette fois ci, inversement à la caractérisation des personnages, c'est du gros de gros, du pompage complètement éhonté. De Tolkien aux légendes Arturiennes et j'en passe, Rowling a ratissé le plus large possible. Mais passé un petit moment de consternation, on se rend compte que c'est en posant les pieds dans le plat que ça fonctionne le mieux. Tous les mythes se sont nourris de précédents mythes et la particularité de Harry Potter est d'être un fédérateur qui établit un lien direct avec le monde moderne. L'Histoire développée et le coup de fouet donnés aux persos suffisent donc à l'émancipation de Harry Potter en tant que conte se déroulant dans un univers totalitaire gouverné par la Magie, où on se trouve aux limites de la parabole. Il faut dire qu'il est bien aidé par l'Histoire des Deathly Hallows qui arrive à point nommé pour rebooster une intrigue qui commence à s'essoufler et ajouter une partie de mythologie supplémentaire. Rowling ne se cache pas non plus de ses influences en faisant d'un livre de conte un des présents donné aux héros par le Mentor, et ce n'est pas non plus innocent qu'il ait été donné à Hermione, la personne qui n'est pas née sorcière et qui n'a rien d'acquis en ce monde étant au final celle qui est la plus interessée par le monde des Sorciers (et qui mérite le plus sa promotion sociale). Et puis il y'a d'excellents moments dans ce chapitre. L'infiltration dans le ministère de la Magie est à mourir de rire et n'aurait pas été reniée par Terry Gilliam. Ca fait toujours plaisir de retrouver réunies (presque toutes) les meilleurs têtes du cinéma britanniques, de ne pas trop en faire sur les personnages de Malefoy et de Rogue (sans toutefois évincer un un retournement à venir) et de vivre un cliffhanger enfin à la hauteur. Bien sûr il y'a toujours des facilités ci et là mais on peut difficilement relever les défauts tant tout a été fait pour combler les lacunes accumulées dans les films précédents.


8/10
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Re: Harry Potter et les reliques de la Mort

Message  Cradle of Suffering le Jeu 10 Mar - 23:36

Merde j'avais pas vu ce topic! Shocked

Très enervée par le film, faut que je le re regarde (j'ai plus tout en tête) pour pousser mon gros coup de gueulante, mais surtout par la comparaison Livre /film!! Mad

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