Les chroniques du Docteur- Ze return back (Doctor Who inside)

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Les chroniques du Docteur- Ze return back (Doctor Who inside)

Message  Le Docteur le Ven 2 Avr - 11:30

Depuis quelques années, l’Angleterre est la proie de nombreux aliens qui usent des pires stratagèmes pour conquérir le monde ou vendre la Terre aux enchères. Le Pays de Galles mène sur une faille spatio-temporelle. Les mannequins des magasins se révoltent et des pères noël revanchards sèment la panique dans les rues de Londres .Pourtant nous ne sommes pas aux Etats-Unis, ni au Japon. On se demande bien ce qui peut rendre la terre des Britons aussi attractive pour les catastrophes en tout genre. La réponse se trouve sur la BBC depuis maintenant cinq ans.



Doctor Who existe depuis longtemps, les années 60 si ma mémoire ne me joue pas des tours. C’est une série qui a marqué l’inconscient collectif des anglais au même titre que the avengers et le prisonnier mais qui a la particularité de perdurer alors que ces dernières vivent sur leurs beaux jours depuis des décennies.
De 1963 à 1989, 679 épisodes de 26 minutes, deux films et un téléfilm Doctor Who (avec Peter Cushing) ont été tournés. un vrai record de longévité!
Huit docteurs ont précédé Christopher Eccleston. Il n’y a donc rien de nouveau sous le soleil, si ce n’est une volonté de relancer la série sur des bases qui prennent en compte la mythologie existante, une progression notable de la dramaturgie en matière de série, l’essor des effets spéciaux numériques (cela étant plus flagrant sur la saison 2) ainsi que les délires d’une génération de scénaristes anglais qui ne manquent pas d’imagination.

Une petite présentation s’impose...

Le Docteur voyage habituellement à travers le temps et l'espace avec son TARDIS (Time and relative dimension in space), un vaisseau qui recèle bien des secrets et une puissance incroyable. On sait qu'il a 900 ans et qu'il appartient à la race des Timelord, exterminée durant la guerre du temps en même temps que leur ennemi, les Dalek. Il est donc le seul de son espèce, et comme c'est pas super drôle de voyager seul, il préfère amener des compagnons avec lui de temps à autre, si possible de jolies terriennes, anglaises de préférence et ayant le goût de l’aventure.
L’heureuse élue de cette nouvelle mouture se prénomme Rose, en apparence le parfait identifiant du spectateur anglais de base. Le docteur est un philanthrope. Si sa motivation première est l’exploration et la découverte, il est souvent sollicité pour résoudre des situations qui mettent la Terre ou l’Histoire ou les deux en même temps en danger.

Voilà pour la présentation, maintenant entrons dans le vif du sujet.


LA SAISON 1



1-01. Rose
de Russell T.Davies



Rose et le Docteur (saison 1)


Au départ du début du premier épisode de cette nouvelle série, on suit une jeune londonienne qui répond au nom de Rose Tyler. Elle bosse dans une boutique de lingerie et partage sa vie entre son boyfriend Mickey et sa mère un peu fantasque et pas très futée (et qui devrait être insupportable, mais aucun perso n'est insuportable dans doctor who). Seulement un jour ou elle se trouve dans les locaux à la fermeture, les mannequins se mettent à bouger et à l'agresser. Le Docteur débarque et fait exploser la boutique. Rose est au chômage. Mais ça n'est pas grave car on trouve du taf facilement en Grande Bretagne.Ce qui est grave c'est que se trouve derrière cette attaque hors du commun des ET peu scrupuleux qui peuvent contrôler le plastoque (ceci explique cela). Rose décide d'enquéter sur cet individu enigmatique et jovial. Au terme d'un affrontement ou les mannequins en viendront aux armes et metteront la "panic in the streets of london", Rose accepte d'accompagner le Docteur dans ses aventures spatio temporels.
Ce premier épisode est un excellent départ mais il est loin de montrer toutes les potentialités que la série saura égrainer au fil de la saison 1, et confirmer ensuite. On sait déja que Christopher Eccleston sera un très sumpatique Docteur car on a remarqué dans son jeu quelque chose de spécial. Il y'a aussi une osmose particulière entre lui et Rose (Billie Piper, géniale!) qui ne se démentira pas par la suite. Les second rôles sont très bien écrits et la dimension déconne de la série présente dans le départ, autant qu'un univers bien riche et qu'ils essaient de rendre le plus surprenant possible. On est immédiatement dans l'action et le coté cheap des monstres ne gêne pas, ça ajoute même un intérêt supplémentaire, et une addiction qui pousse à voir aussitôt la suite.



1-02. The end of the world
de Russell T.Davies



Imaginons qu'on fait un bond de 5 milliards d'années en avant, que le soleil se dilate pour devenir la géante rouge qui va consumer la Terre (pas trop dûr, c'est un peu ce qui va se passer) et qu'on puisse assister à l'événement en direct.
Pour impressionner Rose, Le docteur l'emmène pour son premier voyage dans ce vaisseau ou se déroulera devant elle la fin du monde. L'occasion de croiser quelques bonnes têtes d'aliens (dont Face de Boe qui fait ici sa première apparition) et Cassandra O'Brien qui se dit la dernière humaine pure dans un monde dominé par les mélanges humains/... non humains. Rose finit par se poser des questions sur ce mystérieux extraterrestre qui l'a accompagné au milieu de cette céréméonie de dingues, il faut dire qu'elle est un peu paumée si loin de tout, même si quelques standards musicaux de son époque ponctuent la cérémonie. Mais voilà qu'une personne malveillante introduit au coeur du vaisseau des robots saboteurs...
L'épisode est excellent de bout en bout. Les aliens sont totalement décomplexés et le suspens est très bien géré. Le pont avec le présent est fait avec le téléphone trafiqué du docteur, ce qui évite le mal du pays pour la suite. On peut donc se concentrer sur les voyages. Se propulser aussi loin dans le futur est très excitant et peu banal, et de cette manière implique le spectateur plus que des récits de SF beaucoup moins lointains. On ressent un peu de cette nostalgie qui habite Rose et le Docteur au final de l'épisode, une belle parabole sur la non permanence des choses, comme si tout menait à cette discussion finale entre Rose et le Docteur, ou il se confie enfin sur la disparition de sa planète et des siens.



Maintenant qu'on a vu les capacités du Tardis, les choses sérieuses peuvent commencer!



1-03. The unquiet dead.
de Mark Gatiss


Cardiff.1860.
Cela fait un bon moment qu'à la morgue de M. Sneed, les morts se réveillent. Mais là, une vieille décide de revivre, buter son petit fils et se rendre à la représentation de Charles Dickens au moment ou Rose et le Docteur arrivent sur les lieux.
Bien sûr la représentation vire à la panique lorsqu'un être à l'état gazeux s'échappe du corps. Explication: Les Gelths sont une poignée d'êtres d'une autre dimension se servant du corps de nos morts pour survivre à la destruction de leur population pendant la guerre du temps. Le docteur décide de leur accorder l'asile des cadavres terriens par l'intermédiaire de Gwynneth, la servante de Sneed qui est médium et qui ouvrira la faille spatio temporelle par laquelle il se sont engouffrés. Mais les voyageurs du temps et Dickens découvriront vite qu'ils se sont faits blouser et que derrière la faille, y'a bien plus qu'une poignée de Gelths apeurés.



L'épisode inaugure les voyages dans le passé de Rose et il se paie le luxe d'un guest de choix: Le grand écrivain Charles Dickens (d'ailleurs le docteur est fan de lui mais à l'époque on connait pas la signification du mot fan ). La reconstitution du Cardiff de l'époque est élégante j'ai été vite plongé dedans, d'autant plus que j'aime beaucoup l'époque victorienne. L'histoire nous est contée telle un conte de noël gothique auquel on aurait greffé des moments effrayants (la menace est réelle) sur un cannevas des plus fantasques. Si l'épisode montre plus que le précédent les talents dramatiques des auteurs (en l'occurence Mark Gatiss) et leur capacité à installer une atmosphère inquiétante, on reste dans une originalité bien nawak dans l'enchainement des situations et dans une description des personnages très...anglaise.



L'épisode vaut aussi par la description d'un Charles Dickens blasé et vieillissant que plus rien ne surprend. Il passera ensuite à l'incrédulité, puis sera libéré de sa dépression, découvrant à l'issue de l'histoire qu'il y'a encore bien des choses à découvrir! Découvertes aussi pour Rose qui se retrouve confrontée à des points de vue complètement différents des siens et qui conserve ses vieux réflexes d'adolescante londonienne des années 2000. Mais tout ça finira par changer au contact du docteur.



A noter: De biens bons effets spéciaux et la première évocation du bad Wolf (haha) .Twisted Evil



1-04 Aliens of London.
1-05 World War Three
de Russel T. Davies



Plus malins qu'Independance day! Plus discrets que Mars Attacks! Plus vicieux que les pitoyables I-Pod de la guerre des mondes, ils arrivent. 8O



Premier épisode en deux parties de Doctor Who. Ce qui deviendra une habitude par la suite, trois à la saison pour le moment et tous se déroulant selon un shéma similaire menace/cliffhanger (A SUIVRE) /action à proprement parler. L'épisode 4 ne déroge pas à se schéma mais il peut se targuer d'être l'épisode qui a achevé ma conversion à la série.

C'est un jour histoire historique! La Terre s'aprète à connaître son premier contact avec les E.T et ce ne sont pas ceux qu'elle croit. Rose est de retour chez elle avec le Docteur et elle doit justifier son absence (12 mois Confused ) auprès de sa mère et des autorités.
C'est le moment que choisit un étrange vaisseau spatial pour se crasher sur BIG BEN et atterir dans l'eau. C'est l'effervescence dans la population et devant les télés. Un corps a été repéché, un cochon humanoide. En l'absence du premier ministre, une succession de personnes obèses importantes se pointent à Downing street pour gérer la crise. Mais nul ne sait encore, si ce n'est Harriet Jones, une parlementaire qui s'est trouvée là par hasard, que le vaisseau n'est qu'un subterfuge et que les vrais aliens se cachent derrière ces gros qui prennent d'assaut le gouvernement anglais.



Les vrais aliens se nomment les Slitheen et ils sont une famille de criminels venus sur Terre pour faire du business. En gros, leur programme est de détruire la Terre pour en revendre les morceaux au plus offrants (ils ont même passé une annonce interstellaire). La prochaine phase de leur plan sera de faire croire à l'ONU que les faux aliens possèdent l'arme de destruction massive pour déclencher l'attaque nucléaire fatale.



Très grosse réussite que ce premier gros épisode. Il réussit à être passionnant tout en étant complètement con. Tout ça est dû en grande partie au jeu des acteurs et à la gestion exceptionelle du peu de lieux constituant le deuxième épisode. On peut ajouter à ça la parfaite crédulité des humains qui sont embarqués malgré eux dans une grosse farce. "Aliens of London" est aussi entrecoupé de séquences décalées marque de fabrique: la claque au Docteur, l'incompréhension du journaliste qui présente l'actualité, le docteur tentant vainement de suivre l'info à la télé en dépit des humains qui le gènent, l'évasion du porc terrifié, l'échange de gaz des aliens.



C'est un vrai maelstrom de non sens, de situations bizarres, de pure connerie et de référence à la vieille école. Les transformations des aliens rappellent les vieux films de SFet le résultat des transformations est mémorable (bad taste style! jusque dans la motivation capitalistique des bad guys). Les moindres moyens techniques pour cette première saison sont largement compensés par l'inventivité, qui est la véritable force de la série. Le second épisode reprend à son compte les éléments installés pour balancer l'élément déclencheur de ce qui pourrait devenir un conflit planétaire, même l'ONU ne s'en rend compte. Seuls face à la menace alien : Le Docteur, Rose, Harriet Jones enfermés dans une pièce blindée avec pour seul contact extérieur Mickey et Jackie en prise avec un des aliens!
On découvre dans ce joli foutraque qu'outre le téléphone, Rose sera régulièrement amenée à rentrer en contact avec ses proches, ce qui permettra de faire de seconds rôles comme Jackie et Mickey des persos récurrents (pour la plus grande joie de leurs fans). On évaluait pas jusqu'ici la grande célébrité du docteur qui lui vaut d'être appelé à l'aide par le gouvernement en tant que spécialiste des aliens. A noter l'apparition dans le rôle d'Harriet Jones, d'une actrice bien connue des inconditionnels de shaun of the dead et une nouvelle référence au BAD WOLF (voir photo).



Au terme de l'aventure, Rose sera de nouveau amenée à faire son choix et elle embarquera cette fois de manière plus officielle dans le TARDIS. Contrairement à Mickey qui sera fidèle à son image de gros froussard et qui préférera refuser la proposition du Docteur.


1-6 Dalek
de Robert Shearman


Dalek est le premier épisode mythologique de Doctor who, et aussi le premier ou la réflexion et l'émotion l'emportent sur le rire et l'action. C'est une sorte de prélude à l'orientation que prendra la série par la suite. Mais ça ne veut pas dire que la série perd de son coté barré. Tout se mélange de manière fort harmonieuse dans l'univers du Docteur.

Pour la petite histoire Rose et le Docteur se retrouvent en 2012 sous les Etats-Unis, dans un véritable musée d'aliens. Henry Van Statten, le maître des lieux, a pour habitude depuis plusieurs décennies de récupérer les objets extraterrestres et de les recycler pour se faire son argent de poche. Logiquement, c'est l'homme le plus puissant du monde. Il a même inventé l'internet, développé le haut débit et il peut changer le Président des Etats-Unis quand il veut. D'ailleurs c'est pareil pour ses sbires, il suffit de leur faire un petit lavage de cerveau et il se souviennent de rien. Mais une de ses dernières trouvaille n'est rien d'autre qu'un Dalek, l'ennemi juré des Timelords, la race du Docteur. Jadis, pendant la guerre du temps, Daleks et Timelords se sont affrontés jusqu'à l'extermination. Désormais dans ces sous sol Von Statten a réuni le dernier survivant de chacune des espèces.



EXTERMINATE!

Dalek est avant tout l'histoire de deux ennemis rescapés d'une horrible guerre qui a exterminé toutes leurs espèces et qui cherchent à donner un sens à leur vie. Mais c'est aussi le premier épisode mythologique de la série: Les Daleks sont les ennemis les plus connus du Docteur mais on ne les avait pas vus dans la série jusqu'ici.
Il s'agit de petits êtres dans une coque de robot issus de manipulations génétiques et dont le principal but est l'extermination de tout ce qui n'est pas Dalek. Si le petit robot facho vous balance à tue tête "EXTERMINATE, EXTERMINATE", c'est plutôt mal barré pour vous.



Pour la première fois, on a de vrais éléments sur cette guerre du temps et l'épisode permet de vraiment comprendre la psychologie du Docteur. S'attarder sur le cas du Dalek renvoit directement à traiter de l'état de son ennemi. Tous deux sont d'un coup extrèmement proches, chacun étant seul dans l'univers et essayant de masquer cette solitude. Le Dalek est une machine à tuer, et quand il ne peut plus recevoir d'ordre, il tue aveuglément. Le Docteur voyage toujours plus loin dans l'espace et dans le temps. Le face à face réveille chez le Docteur ce passé douloureux et il perd prise avec les événements, songeant à se venger et à tuer sans se rendre compte que l'autre finit par se remettre en question. Rose se révèle être le maillon entre les deux et la personne raisonnable qui contrôle la situation. Ce renversement des rôles est très bien venu à ce stade de la série. Il démontre encore mieux que tous les mots la complémentarité de Rose et du Docteur et puis il donne à Billie Piper l'occasion de composer une performance superbe. Rose est définitivement un personnage humain, faillible mais intelligent et attachant (et ce malgré le passif de son actrice). La conclusion de l'épisode est un vrai crève coeur.
Bien sûr les Dalek ont un fort potentiel comique avec leur petite voix énervée et on apprendra à les découvrir sous un autre jour (comment, vu qu'il n'y'en a plus? ahah^^). Von Statten est un gros poltron et son rapport avec sa nouvelle seconde est plutôt intéressant. Enfin Rose et le Docteur héritent d'un nouveau compagnon à la fin de l'épisode.

1-07 The long Game
de Russell T. Davies



An 200000. Empire de la Grandeur et de la Bonté humaine. Les Hommes connaissent un âge d'or culturel et ils possèdent de nombreuses planètes ou évoluent un grand nombre d'espèces. Le Docteur, Rose et Adam atterrissent sur le sattelite 5, une station spatiale géante qui a le contrôle de toute l'information diffusée aux Terriens sur les 600 chaînes qui transmettent (dont une s'appelle bad wolf tv). Mais les voyageurs découvrent vite que la civilisation est plutôt en train de reculer. Pendant ce temps un mystérieux personnage les surveille au 500ème étage, ce même étage ou on envoie ceux qui ont été promus.

Un épisode SF classique que ce Long Game, qui explore le thème de la manipulation de l'information. La station est sous l'emprise du Jagrafess, un gigantesque alien qui s'en sert comme instrument de survie et qui contrôle accessoirement depuis 100 ans toutes l'information transmise sur Terre, et donc les humains. Dans cette station, les journalistes sont intéressés par le savoir, la transmission de connaissance et les murs en or (!). Par contre ils n'ont pas idée d'aller enquéter sur les problèmes de leur station, ni les différences entre les conditions de vie actuelle (technologie grotesque, aucun alien à bord, fast food...) et ce qu'est sensé être leur époque (un âge d'or de la civilisation humaine donc).



Mais la storyline la plus intéressante est celle d'Adam qui soulève une question qui participe à la fascination pour les voyages temporels. Connaître le futur donne accès à une mine d'informations. Si vous voyagiez dans le temps, que feriez vous? Seriez vous un simple explorateur ou utiliseriez vous les infos à votre disposition pour servir votre intérêt? Tout comme Biff Tannen l'avait fait dans le passé (retour vers le futur 2), Adam a choisi la deuxième option.
Alors que Rose lui file le portable (1-02) pour qu'il reste en contact avec sa famille en 2012, il décide de profiter de la connaissance de plusieurs millénaires à sa disposition. Il se fait donc greffer une puce qui lui permettra de transférer le tout à son époque grâce au dit téléphone. Ce qui mettra Rose et le Docteur en danger et signera la porte de sortie du personnage (d'une manière pas triste). On comprend que c'est le désinteressement de Rose qui a poussé le Docteur à la garder, mais est-elle si désintéressée que ça?
L'épisode suivant nous en dira un peu plus.



A noter la présence du génialistique Simon Pegg (shaun of the dead, spaced et hot fuzz!) en représentant d'un consortium bancaire à la solde du Jagrafess et de Tamsin Creig (black book) en greffeuse de puce pour la cervelle.



1-08 Father's day
de Paul Cornell


Destination: Peter Alan Tyler. Novembre 1987.

Qui n'a jamais songé revenir dans le temps pour connaître un proche qu'on a perdu trop tôt? Et quand ce proche est l'un de vos parents, la question devient encore plus troublante. Peter Alan Tyler, le père de Rose, est mort en 1987 alors qu'elle n'était qu'un bébé, renversé par une voiture alors qu'il se rendait à un mariage. Rose convainc le Docteur de retourner à ce moment pour que son père en meurt pas seul. Mais au moment critique, elle finit par le sauver.
Outre la colère du Docteur qui se pose légitimement des questions sur ses motivations réelles à le suivre, Rose découvre que son père était un petit combinard loin du grand homme que sa mère lui avait décrit. Tous se rendent au fameux mariage mais ils se retrouvent pris d'assaut par les correcteurs du temps. Par la faute de Rose, le temps a été blessé et d'affreuses grosses bêtes volantes bouffent tout le monde pour stériliser la plaie en commençant par les plus vieux. Alors que le monde entier est endommagé, un petit groupe se barricade dans une église londonienne prise d'assaut par les exterminateurs...



Doctor Who s'attaque au paradoxe temporel et Dieu sait que ce n'est pas aisé de jouer avec. Ca l'est encore moins quand on officie sur une série qui doit prendre en compte la possibilité de changer le cours des événements. Sur ce point la mythologie de Doctor Who est encore sommaire mais au lieu de se poser d'interminables questions de logique sur le sujet (remember Terminator!), il vaut mieux savourer ce qui reste pour le moment l'épisode le plus émouvant de la série.
La sentiment de perte est rendu de manière remarquable (alors que c'est la première fois qu'on entend parler du père) le temps d'un prégénérique. Mais l'attachement à Rose fait aussi beaucoup pour l'épisode. Les scénaristes la mettent dans une situation très humaine et on en peut que compatir à son sort et comprendre ses choix même s'ils entraineront la fin de ce monde.
Mais Doctor Who reste une série comique et sa vocation est aussi, à la manière d'un retour vers le futur, à faire ressortir de cette époque tout le potentiel des rencontres. De ce coté là on est servi: Entre Jackie qui pense que Rose est la nouvelle maîtresse de son père, le petit Mickey Smith qui a déja une fâcheuse propension à courir et s'abriter derrière tout le monde (surtout Rose!)? le Docteur qui garde le bébé Rose et le charrie sur le fait qu'il provoquera la fin du monde dans le futur..



Sur un scénar' très Carpentérien, l'épisode suit un groupe alors que la menace est mondiale. Il est aussi centré sur des scènes inimistes qui révèlent les retrouvailles du père et de la fille qui ne se sont jamais vraiment connus. Les scènes entre Rose et son père sont magnifiques. Les acteurs se révèlent aussi bons dans ces moments que dans le caractère humoristique de leur personnage.
Mais ce postulat est loin d'être au détriment du danger, Il est toujours là à leur porte et il ne suffit que de quelques phrases pour prendre conscience que tout ne se passe pas qu'ici et que la même chose se produit partout ailleurs dans le monde.



Comme Doctor Who ne peut se contenter de deux ou trois idées par épisode, celui-ci s'avère également être très important dans l'évolution des rapports entre Rose et le Docteur, et montre combien le Docteur est attaché à son bonheur. Celui-ci choisit même de sacrifier sa vie plutôt que de lui dire que la mort de son père pourra arrêter le processus. Mais sans le Docteur, Pete finira par comprendre que cette voiture qui venait de nulle part et disparaissait était celle qui aurait dû l'écraser et qu'elle est venue pour restaurer le cours du temps. Il décide de se sacrifier. Au terme de cette brève rencontre et d'un très beau final, le père mourra dans les bras de sa fille adulte.


1-09 The empty child
1-10 The Doctor Dances
de Russell T. Davies



Rose et le Docteur suivent dans le vortex spatio temporel un objet mauve prêt à se crasher sur Londres. Ils se retrouvent en 1941 alors que les allemands bombardent la ville. Tandis que le Docteur cherche l'engin qui s'est écrasé, Rose suit un gamin qui appelle sa maman. Elle se retrouve accrochée à un ballon dans les airs sous les bombardements allemands avec un T-shirt qui représente le drapeau du Royaume-Uni (!).
C'était mal barré sans l'aide d'un mystérieux militaire qui se ballade dans un vaisseau invisible amarré à Big Ben. Ainsi Rose rencontre t'elle le capitaine Jack Harkness.
Pendant ce temps, le Docteur reçoit l'appel du même gosse qui cherche toujours sa maman et il rencontre une jeune fille qui profite que les londoniens huppés aillent dans leurs abris pour offrir leur table à des gamins vagabonds.



Après l'émotion, la PEUR. Le deuxième gros épisode de Doctor Who mise sur un climat oppressant. L'épisode respecte la loi un épisode/un univers visuel. Il dispose d'un scénario à la fois inventif et astucieux ou chaque élément compte et qui sert avant tout à mettre en avant de nouvelles facettes des personnages. Du Doctor Who de très haute volée si j'ose dire (et ben oui, j'ose!). Le dépaysement est parfait, on se croit en 1941.
Le danger est introduit en douceur et la séparation de Rose et du Docteur sur presque la totalité du premier épisode permet de couvrir impeccablement deux intrigues qui se rejoindront au final (l'une n'allant pas sans l'autre).



D'un coté il y'a Jack Harkness, ancien capitaine devenu escroc et qui a attiré le duo à cette époque pour leur revendre un vaisseau ambulance, de la grosse camelotte amené à disparaitre sous les obus avant qu'ils en aient fait l'acquisition. De l'autre, l'ennemi suprême: Un gamin perdu qui porte un masque à sa peau et qui a le pouvoir de modifier l'ADN de tout ceux qu'il touche pour qu'ils deviennent comme lui. La chose se propageant comme la peste, il s'en faudra de peu de temps pour que l'humanité devienne des zombies à masque à gaz qui cherchent leur maman. La clé du mystère n'est pourtant pas loin...
Or le coté très film de morts vivant de l'intrigue et d'excellentes transformations, l'épisode réserve d'autres bons moments: La confrontation entre Jack et Le Docteur (alias Spock pour l'occasion ) pour les faveurs de Rose est très drôle. Aussi beaucoup d'autodérision sur les personnages. Le captain Jack est une sorte de superman tombeur qui en réalité saute sur tout ce qui bouge, homme ou femme (chose que le docteur ne manque pas de rappeler à Rose). On se moque du long nez et des grandes oreilles de Christopher Eccleston et on découvre que le Docteur sait danser, du moins quand il est jaloux.

Pour résoudre le problème, il faudra d'abord résoudre celui du gamin et la cause de celui-ci sera une belle ironie du sort. Au final, le capitaine Jack Harkness rejoindra l'équipe du Tardis.




1-11 Boomtown
de Russell T.Davies



Six mois après l'attaque des Slitheen (1-04), un membre de l'impitoyable famille d'E.T venue de Raxacoricofallapatorius est toujours en vie. Blon Fel Fotch a réussi à se téléporter à temps et elle occupe désormais le poste convoité de maire de Cardiff. Pendant ce temps dans la même ville, le Docteur, Rose et le capitaine Jack réalimentent le Tardis, profitant de l'énergie laissée par la faille que Gwynneth a fermée en 1870
(1-03). Mais Fel Fotch compte aussi profiter de cet énergie en construisant dessus une centrale nucléaire. Dans ses prévisions, le gros BOOM lui permettrait de rentrer chez elle. Alertés sur sa présence, les quatre parviennent à la coincer et ils projettent de la conduire sur sa planète ou elle sera éxécutée. Alors que Rose fait le point sur son histoire avec Mickey, Le capitaine Jack s'occupe du Tardis et le Docteur accepte un dîner avec celle qu'il va conduire à la mort.



Cet épisode évoque le problème de la peine de mort Il met en évidence la difficulté à devoir conduire même un meurtrier à une mort certaine. Fel Fotch semble changer, avoir des sentiments plus humains, mais elle ne manque pas une occasion pour essayer de sauver sa peau.
Entre la scène du dîner et l'explication Mickey/Rose, il aborde aussi les actes des personnages et leurs conséquences. Autant l'insouciance de Rose a des conséquences sur la vie de Mickey qui ne cesse de l'attendre, autant les actions du Docteur influent sur des millions de vie. La Slitheen ne se prive pas de le rappeler.



C'est un épisode sympathique pour faire le point, se poser dans un restau et discuter (et faire le tour de la ville galloise). On se concentre sur les rapports entre les personnages mais le créateur nous avait habitué à mieux question action. C'est un peu le calme avant la bataille et puis l'épisode permet de révéler enfin l'incroyable puissance du Tardis. On savait qu'il pouvait traduire les langues, on découvre maintenant que c'est une entité à part entière capable de lire dans les pensées et dont l'énergie, accumulée par le vortex, est infinie et quasi omnipotente.
A défaut de centrale, Fel Fotch décide de se servir de l'énergie du vaisseau pour activer son extrapolateur et se tailler, provoquant au passage un gigantesque séisme. Le Tardis lui offrira une troisième alternative plutôt innatendue et poétique. Le public de Doctor Who s'est rajeuni sur cette nouvelle série et les créateurs se doivent de composer avec une certaine noirceur, tout en omettant pas la responsabilité qui pèse sur le show. On sait très bien à partir de là que certaines choses ne peuvent pas arriver (comme un docteur meurtrier nazi pro peine de mort qui tue les humains avec une machette et a des gosses comme esclaves). La série arrive très bien à composer avec ça et les scénaristes se triturent les méninges pour compenser par de l'originalité.

Si cet épisode fait office de break, c'est aussi une belle note d'intention qui nous rappelle que rien ne se perd dans Doctor Who. Des références aux nouvelles aventures peuvent ressurgir alors que de nouveaux détails viennent enrichir la mythologie. Mine de rien, l'ensemble des éléments qui composeront le season finale sont déja en place, y compris une référence au Bad Wolf encore plus appuyée dans le bureau de Fel Fotch Slitheen.



1-12 Bad Wolf
1-13 The parting of the ways
de Russell T. Davies



Ce season final commence de la manière la plus effrayante qui soit: Le Docteur se réveille sur le plateau de Big Brother et il est invité dans le confessional. Rose est contrainte de participer à une émission du maillon faible présenté par un androide. Quand au Capitaine Jack, il se retrouve pris au piège d'un émission de relooking avec des robots (et il y prend gôut). Mais pourquoi tant de haine?! Qui est donc le responsable de ces horribles téléportations ?! 8O (à part les scénaristes). Quel abruti a bien pu créer ces conneries d'émission de m...euh, je m'égare. Revenons à l'histoire.

Les événements se situent cent ans après la destruction du Jagrafess (1-07) sur le sattelite 5, celui là même qui contrôlait les médias. Depuis qu'il n'ya plus eu d'infos, l'espèce humaine s'est enlisée culturellement au point de ne plus se soucier de ce qu'il se passe et de ne plus vivre que par les jeux. La Bad wolf company produit soixante Big Brother qui ont lieu en même temps sur le et il en est autant des 100 jeux différents. Ce serait encore supportable (quoique...) si ceux qui étaient expulsés du loft n'étaient pas désintégrés, si les maillons faibles désignés n'étaient pas pulvérisés et si le relooking ne consistait pas à couper des têtes. Jack Harkness, le docteur et une participante nommée Lynda s'en tirent mais Rose a moins de chance. Au dernier stade de la partie, elle est désintégrée par l'androide.



Les survivants découvrent que c'est la contrôleuse des jeux qui a fait venir le Docteur pour qu'il s'occupe des vrais instigateurs des jeux. Les vrais maîtres contrôlent l'humanité depuis des centaines d'années et ce sont les dalek!
Ils découvrent aussi que le rayon ne tue pas les participants mais il les téléporte dans l'espace, ou plutôt dans le vaisseau des dalek. Ils détiennent Rose. Le Docteur va la récupérer. Commence alors une guerre sans merci pour protéger la Terre ou aucun de Rose, Jack ou du Docteur n'est assuré de sortir vivant.



Vous êtes le maillon faible. Adieu!

Après la manipulation de l'information, voici l'abrutissement des masses par les jeux télévisés et la téléréalité. Rien n'épargne les humains. Russel T.Davies épingle les éliminations du plus fort pour arriver à la fin du jeu, l'impossibilité pour le public de conserver dans le loft quelqu'un de gentil, les 100% de la population qui se délecte de cet abattoir organisé ou les participants sont pourtant choisis au hasard dans la population. Il passe aussi au crible les organisateurs du jeu qui avouent n'être que des éxécutants et se laver les mains de tout ce qui se passe dans la station. Une irresponsabilité générale pendant des siècles entiers qui conduit à la constitution tranquille d'une armée de nouveaux Daleks nourris des déchets humains (d'ou le terme télé poubelle) et prêts à attaquer la Terre. Si ça ça veut pas dire quelque chose. Mr. Green



On avance ainsi jusqu'à cette guerre inévitable qui changera à jamais les protagonistes de la série.
Le capitaine Jack au contact du Docteur fait une volte face et redevient un vrai chef. Le discours qu'il clame aux prisonniers de la station alors qu'il sait que la bataille est peine perdue est vraiment puissant. Il poursuivra d'ailleurs jusqu'au bout le dessein du Docteur.
Sa sortie est excellente, à la mesure du personnage. On le retrouvera dans Torchwood, le spin off de Doctor Who.

Le Docteur est lui confronté au terrible choix qui lui pendait au nez: Supprimer les Dalek et prendre la responsabilité de la destruction de la Terre ou bien les laisser continuer leur progression. Un choix pas évident quand on pèse ce par quoi il est passé, sa haine des Dalek mais aussi son sens des responsabilités et les leçons de Rose (1-06). Le Docteur peut-il être le grand exterminateur au même titre que l'empereur Dalek?

Le plus important dans ce season final est la révélation de Rose etla concrétisation de son lien unique avec le Docteur. Lorsqu'il la renvoire chez elle pour la protéger de la fin imminente, elle assure MIckey et sa mère qu'elle ne peut plus vivre sans ces voyages et le Docteur. Elle les concainc d'ouvrir le TARDIS pour qu'il regarde en elle et la reconduise en plein milieu de la bataille. C'est l'occasion d'une véritable apothéose pour le personnage. Elle révèle par là même la signification du Bad Wolf, un message qui s'est constitué lui même à travers le temps pour guider Rose jusqu'à ce qui semble être son destin : Achever cette bataille ou il ne reste plus que le Docteur. Investie du vortex spatiotemporel du Tardis, Rose ne peut plus survivre. Le Docteur,s eul à pouvoi la soigne, 'absorbe à son tour l'énergie du vortex en l'embrassant.



C'est juste à ce moment de fusion totale entre les deux personnages/acteurs que Christopher Eccleston cesse d'interpréter le Docteur. La petite astuce utilisée aussi sur les autres versions de Doctor Who pour le changement d'acteur est que pour éviter la mort, le Docteur se régènère en changeant d'apparence physique.
Christopher Eccleston laisse la place devant nos yeux (et ceux de Rose) à David Tennant après avoir fini en beauté sur une tirade à laquelle le simple spectateur que je suis ne peut qu'acquiescer:
"Rose, you were absolutely wonderful, and you know what? So was I"

Même si la saison 2 est géniale et explose visuellement la première et le style impec du nouveau Docteur, cette saison reste ma favorite, en grande partie grâce à ce ton particulier d'amateur/ avant gardiste et qui recule pas devant le nawak mais aussi grâce au magnifique duo Christopher Eccleston/ Billie Piper et à ce renouvellement constant de la série.


Dernière édition par Le Docteur le Ven 2 Avr - 22:31, édité 1 fois
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Re: Les chroniques du Docteur- Ze return back (Doctor Who inside)

Message  Dangercop le Sam 3 Avr - 4:09

Ah le beau travail que voici ! Very Happy
Il va nous être d'autant utile que comme je vous le disais voici quelques temps, nous avons acheté les coffrets du docteur Who. Il ne nous reste plus qu'à le regarder, à présent.
(Nous avons aussi acheté Torchwood, y compris la série trois je crois, très apprécié des spécialistes)
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Re: Les chroniques du Docteur- Ze return back (Doctor Who inside)

Message  Callahan le Sam 3 Avr - 11:45

T'as de la chance de ne pas les avoir encore vu !
tu vas te régaler alien

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Bon visionnage Danger!

Message  Le Docteur le Sam 3 Avr - 12:10

CHRISTMAS SPECIAL 2005

The Christmas Invasion
de Russell T. Davies


Le voici de retour, le Docteur, toujours accompagné de son inséparable Rose. Mais il y'a comme on dirait un problème. Il n'est plus le même. Il ressemble à David Tennant.



Rose ne sait plus ou elle en est devant ce parfait inconnu. Suite à un petit sketch qui montre le Docteur essayant de la convaincre (présent dans le dvd UK) mais qui échoue, forcément pas aidé par un mal étrange, il accepte de la raccompagner chez elle.

C'est comme ça que débute cet épisode de noël. Ce n'est pas le premier épisode de la saison 2 mais un épisode de noël. Il est plus long, est diffusé quelques semaines avant la reprise de la série et il revient tous les noël (comme un épisode de noël donc). Mais hors saison ne signifie pas hors continuité. Comme on l'aura compris, on reprend ou on était resté, suite à l'attaque des Dalek. Le Docteur s'est régénéré mais il n'a pas pu évacuer le surplus. Ce qui lui vaut de sombrer dans le coma à son arrivée sur Terre. Rose, Mickey et Jackie le transportent jusqu'à chez les Tyler pour le soigner et fêter noël.
Seulement des poissons pilotes se nourissent de l'énergie du docteur et ils annoncent que quelque chose de plus grand va venir. La belle nation anglaise, dirigée par Harriet Jones, a décidé de balancer dans l'espace une sonde avec quelques objets terriens pour établir un contact. Les Sycorax s'en sont emparés et ils comptent bien mettre l'entière humanité à leur botte avec ce dont ils disposent.
La première invasion ouverte, véritable premier contact extraterreste aura lieu le jour de Noël alors même que le Docteur est hors d'état d'aider la Terre.



Sycorax Rocks!

Le Docteur n'occupe qu'un faible rôle dans cet épisode transitoire mais on remarque déja que David Tennant sera un bon successeur à Christopher Eccleston. Ce sera un Docteur moins enjoué, plus sombre et téméraire mais qui conserve l'allant de son prédécesseur. Les dernières minutes ou il affronte en duel le chef des Sycorax sont très encourageantes. Le Docteur se cherche, ce qui le rend capable de faire n'importe quoi. Cette dualité est déja bien inscrite dans le personnage mais elle sera encore plus présente à l'avenir.
Rose devient le référent ultime du spectateur. Elle l'était déja mais ici, on a tendance à se raccrocher à elle. On partage sa crainte que les choses ne soient plus comme avant, que David Tennant soit moins à la hauteur. Est-ce que cela vaut le coup qu'elle retourne avec cette homme. C'est la question qui hante l'épisode et auquel elle finit par répondre positivement. Le Docteur est toujours le même. Il a beau avoir relativement changé, on retrouve l'esprit du personnage. Il y'a assez de différence entre David Tennant et Christopher Eccleston pour que la comparaison ne s'impose pas, et c'est mieux comme ça.



Pour l'histoire en elle-même, c'est toujours aussi inventif et drôle. Les humains sont toujours aussi cons. Les E.T sont toujours aussi répugnants et belliqueux et les mauvais ne sont pas forcément ceux qu'on croit. Harriet Jones décide de prendre contact avec l'institut Torchwood pour aller à l'encontre du pacte établi par le new new doctor. C'est la seconde allusion à Torchwood dans la série (après une question sur le sujet dans le jeu du maillon faible du 1.12. il y'en aura un paquet d'autres vu que Torchwood est à la saison 2 ce que le BAD WOLF était à la saison 1.
On termine sur de joyeuses festivités, un peu de neige et le Docteur se choisit un nouveau look plus élégant que son autre lui. C'est reparti pour un tour!


Rose et le Docteur (saison 2)

Au final un épisode rassurant qui met de bonne humeur et qui augure de bons renouvellements sur les effets spéciaux et la musique de la série. Le thème de Doctor Who se pare d'un orchestre à la hauteur d'une partition John Williamesque qui clora dès lors chaque épisode. Qui a dit que Doctor Who ne pouvait pas être épique?

(L'épisode n'est pas présent sur le coffret zone 2 français sorti récemment mais il est sur l'édition UK).


SAISON 2


2.01- New Earth
de Russell T. Davies




Nous sommes en l'an 5 milliards 23, quelques années après l'explosion du soleil et de la Terre (1.02). Les humains, toujours aussi nostalgiques, ont reconstruit la Terre dans une galaxie lointaine. C'est là que le new new Doctor amène Rose, plus précisemment sur New New York. C'est un plan qui sent l'épate à plein nez, on se souvient de ce premier rendez vous avec Rose quelques années auparavant (ou plutôt quelques mois) ou il l'avait ammené devant l'explosion du Soleil pour l'impressionner. Cependant, le Docteur n'est pas là que pour ça. Il a reçu sur le psychic paper un message lui donnant rendez-vous dans un hôpital de New New York et qui vient de Face of Boe mourrant. Cet hôpital se révèle très étrange. Déja il est dirigé par des nonnes chats, et puis elles arrivent à soigner leurs patients atteints des plus sales maladies en un clin d'oeil. Le Docteur devra résoudre le mystère. Mais ce qu'il ne sait pas, c'est que Cassandra (1.02) la dernière humaine "pure" est de retour et qu'elle se terre au dernier étage de l'hôpital, elle aussi intriguée par l'affaire. Elle y attire Rose puis elle en profite pour se transmuter dans son corps.



Pas mal de neuf pour l'ouverture de cette saison, mais dans la continuité. Pour ne pas trop s'y perdre, on retrouve d'anciennes têtes et des références. Les effets spéciaux ont fait un bond impressionnant et on expérimente un mix retour des morts vivants/thriller S.F médical/ Doctor Who.Doctor Who visite la bioéthique par l'intermédiaire de ces nonnes chats qui ont fini par cultiver des humains pour soigner les pires maladies en leur retransmettant. Ainsi ils en font de véritables germes vivants qui peuvent tuer tous ce qu'ils touchent.

Les scénaristes jonglent dont avec pas mal de choses dans cet épisode mais le plus important est la mise en valeur de David Tennant. Après le show final de l'invasion E.T, c'est le premier vrai épisode avec le nouveau docteur. Le jeu de Tennant est très varié et fidèle à l'épisode précédent. On sent que le léger changement de ton de la série est justifié par la nouvelle personnalité du Docteur. Comme on veut toujours plus en faire dans Doctor Who, il devra aussi jouer un trosième rôle, celui de Cassandra dans le cadre d'une nouvelle transmutation de l'usurpatrice de Rose au Docteur. Les confusions d'identité sont nombreuses. Une nouvelle complicité se tisse entre Rose et le Docteur et les allusions tendent à dire que la saison pourra voir concrétiser leur lien.

Bien que mélanger tout ça puisse paraître casse tête sur le papier, l'épisode est plus structuré que les précédents et un poil plus sérieux. Les scénaristes se rattrapent dans l'originalité de la description du monde visité. On ajoute un nouveau mystère avec la révélation de Face of Boe au Docteur. Celle-ci attendra au moins la saison prochaine. Et puis le personnage de l'infecte Cassandra connaît une conclusion émouvante.
Passage de témoin réussi!




2-02. Tooth and Claw
de Russell T.Davies


1879. La reine Victoria a été victime de tentatives d'assasinat. Son dernier voyage étant perturbé, elle décide se prendre refuge avec sa garde, Rose et le Docteur (qu'elle a croisés en chemin) dans le comté de Torchwood. C'est là que réside sir Robert, le fils d'un grand ami de son défunt mari, le prince Albert. Les deux hommes avaient pour habitude de discuter de légendes atenantes aux loups de la région tandis que le père de sir Robert était obsédé jusqu'à son dernier souffle par une étrange machine ressemblant à un téléescope.
Arrivé à destination, le groupe ne sait pas que quelques heures auparavant, des moines ont occupé les lieux par la force et qu'ils y'ont introduit un loup-garou. Le but de la maneuvre est que la Reine devienne l'hôte du loup qui contrôlerait alors le royaume-Uni et son empire (et puis l'Histoire aussi). La pleine lune se lève. Le loup remplace son hôte humain et les occupants se retrouvent coincés entre le choix de se faire dévorer et celui de se faire shooter par les moines dévots qui attendent à l'extérieur. Choix d'autant plus cornélien si on ajoute qu'il faut à tout prix défendre la Couronne...



Voilà un épisode qui fait peur. On y trouve tout les ingrédients: Le huis clos, le danger introduit à l'intérieur dès le début (et de manière brillante), un mythe que tout le monde connaît dans sa légère variation whoesque, un enjeu de taille et le suspens habilement distilé durant tout l'épisode. Du classique.
D'ailleurs ce postulat d'angoisse met un peu hors jeu le jeu perpétuel entre Rose et le Docteur. C'est avant tout un épisode historique et il ne fait guère progresser les deux personnages. Le loup est convaincant dans la limite de ce que les images de synthèse peuvent rendre palpable (je reste un fervent défenseur de l'organique pour ce genre d'effet).
La reconstitution est superbe. La lumière est très belle. Elle met bien en valeur l'époque et la musique plonge dans l'action. Pas étonnant. On est arrivé à un point ou chaque nouvel épisode de dr Who est un vrai petit film.



L'épisode est classique, mais cela n'empêche pas quelques petites folies. La meilleure en est la présentation des moines dans une démonstration d'arts martiaux qui ouvre l'épisode. Un petit mélange sumpa entre films du genre et un style de réalisation rapide qui renvoit au cinéma anglais de ces dernières années style Danny Boyle. La scène a pris une journée du planning et a profité de l'aide de David Forman qui avait bossé sur les combats de Batman Begins.
En outre, le classicisme de l'épisode n'enlève pas l'attrait des scénaristes pour les personnages, toujours en nuances. La Reine Victoria parait tiraillée entre la raison de son rang et la peine causée par la mort de son mari. L'actrice arrive à transmettre cette idée sans délaisser le coté digne et hautain propre au personnage.
Il y'a aussi cette manière d'incorporer les petits détails de l'Histoire dans l'histoire qui est très plaisante. Autant quand on joue sur la maladie du sang de la reine pour exprimer le doute sur un futur empire du loup deux siècles plus tard que lorsqu'un diamant bien connu devient l'arme ultime pour dézinguer un loup garou. Ces aller retour fiction/ réalité fourmillent dans les épisodes du passé comme celui-ci.



La poésie n'est pas non plus en reste avec ces deux hommes en apparence fantasques et puériles mais qui avaient pressenti le danger de leurs proches à venir avant leur mort et qui ont consacré leurs derniers instants pour mieux les protéger de la bête quand le temps viendra. Pour une parfaite conclusion, l'ingéniosité du Docteur et des scénaristes (qui est fait dans le même moule que le bricoleur de père de Sir Robert) feront le reste. Quand le danger était à l'intérieur, les deux parties du remède étaient fatalement réunis entre ces mêmes murs.

C'est suite à cette aventure peu commune que la reine Victoria décidera de créer le Torchwood institute, pendant au Docteur et autres créatures paranomales qui constituent un danger pour son pays (et fil rouge de la saison). Deuxième véritable opposition de la Terre envers ce Docteur qui est décidemment bien génant!


2-03. School Reunion
de Toby Whithouse


Le Docteur devient prof et Rose serveuse au self d'un collège. Rien de tel pour soupçonner que ce lieu de connaissance et d'apprentissage de l'avenir de l'Angleterre est envahi d'étranges créatures aliens. Le nouveau proviseur et une poignée de profs y ont en effet fait leur nid. Ce sont des Krilitanes, des espèces de gargouilles qui vivent en assimilant les populations qu'elles pillent. Leur but ici est de remplir le cerveau des jeunôts de connaissances Jusqu'ici tout va bien, mais le fait est qu'il y'a un peu trop de connaissances et que le but final sert un dessein qui leur permettra d'être les maîtres de l'univers. Alors que le jeune Kenny découvre que le collège c'est pas loin de l'enfer, le chef des Krilitanes découvre que le Docteur est un seigneur du temps et il décide de s'en servir à son avantage. Pendant ce temps, le Doc tombe nez à nez avec une ancienne connaissance venue enquéter sur les lieux et Mickey Smith se remet en question.

C'est avec une joie non dissimulée qu'on savoure cet épisode original (plus la peine de le préciser) qui se déroule dans une école. On se rémémorre aussi les première saisons de Buffy dans ce lycée ou tout pouvait arriver.
La comparaison peut paraître lourde, d'autant plus que les élèves concernés sont bien plus jeunes (Normal vu que le public du Docteur s'est beaucoup rajeuni). Mais je rajouterai pour ma défense qu'on y retrouve Anthony Stewart Head (dans le rôle du chef des krilitanes) et quelques références aux peurs et superstitions des écoliers, matérialisées ici par l'invasion: Les profs dorment dans l'école, les élèves sont utilisés, la bouffe de la cantine est suspecte... Le Doc parle même de son gang en décrivant Mickey et Rose, en précisant qu'il n'aime guère ce terme.



Autre guest de choix: Sarah Jane Smith, ancienne compagne du Doc qu'il a laché il y'a pas mal d'années ainsi que le chien K9. Au delà d'une référence sympathique à la première série et de disputes assez pompeuses entre l'ancienne et l'actuelle compagne du Docteur, l'apparition de Sarah Jane permet pour la première fois d'envisager le futur de Rose. Arrivera un jour ou elle devra aussi quitter le Docteur et revivre une vie normale loin de tous ces voyages. Cette menace semble inéluctable et le Docteur confirme qu'ils ne pourront pas rester ensemble éternellement de par sa nature de Timelord.

Mickey Smith envisage aussi le futur à l'aune du passé. Il prend conscience de sa place de sidekick, celle qu'occupait K9, le chien qui accompagnait Sarah Jane et le Docteur. C'est ce qui le poussera à vouloir prouver qu'il est autre chose et embarquer avec Rose et le Docteur, inaugurant un arc très intéressant sur ce personnage.



Le Docteur quand à lui est bien loin des questions existentielles de son petit groupe. Il est confronté au chef des E.T qui lui fait une proposition d'alliance. ll doit aussi empécher les krilitanes de faire des cerveaux de ses jeunes des ordinateurs qui leur feront accéder à l'équation ultime. Tout un programme!
Chaque personnage prend peu à peu conscience de ce qu'il est, le Docteur jongle toujours avec les émotions mais il devient plus ténébreux. Jamais on avait autant senti les persos ancrés dans une réalité, un destin. Mais l'humour est toujours au rendez-vous et l'épisode vaut le coup d'oeil rien que pour le petit chien K9 avec sa voix bizarre et ses "affirmative" qui mériterait à eux seuls un spin off.

PS: Nouvelle référence à Torchwood au début de l'épisode, lors des recherches de Mickey Smith.


2-04. The girl in the fireplace
de Steven Moffat


Voici un épisode très spécial qui assied Steven Moffat comme l'auteur le plus original du relaunch. Après le génial second double épisode de la première saison, il nous amène à mi chemin entre la France du dix huitième et un vaisseau perdu à plus de deux galaxies de la Terre trente trois siècles plus tard. Le Docteur, Rose et Mickey découvrent dans le mystérieux vaisseau un ouverture sur l'âtre de la chambre d'une petite fille française, Reinette. Celle-ci est poursuivie par un robot-horloge qui abandonne après avoir constaté qu'elle était "incomplète". Mais ce n'est pas qu'un passage, mais plusieurs qui sont ouverts sur différents moments de la vie de Reinette afin d'atteindre le moment ou elle sera enfin complète. De son enfance à Paris au château de Versailles ou elle deviendra Madame de Pompadour, la maîtresse du roi Louis XV, le Docteur surgira de ces portes pour affronter les robots vindicatifs qui veulent sa tête. La vérité est que ces robots sont les mécaniciens du vaisseau et qu'ils veulent se servir de sa tête comme pièce pour le réparer, ce qu'ils ont déja fait avec les organes des différents membres de l'équipage.



Quel rapport entre Madame de Pompadour et le vaisseau? Pour le savoir, il faudra attendre le dernier plan de l'épisode. En faisant abstraction de cet énigme, l'épisode est déja extrémement riche. A cheval sur deux référents temporels (celui du vaisseau en temps réel et la vie de Reinette qui suit un cours normal), il réalise une suite d'aller retour spatio temporels délirants par le seul biais du mobilier, pas d'esbrouffe ni d'effets, juste des décors, des portes disséminées un peu partout dans le vaisseau et qui ouvrent sur un moment différent de la vie de Madame de Pompadour. D'ami imaginaire de son enfance, le Docteur devient son protecteur lorsqu'à ses 37 ans, les robots surgissent à Versailles pour l'éxécuter. Elle devient aussi son égale le temps d'une très belle scène ou elle parvient à lire dans les pensées du Docteur.



Une romance à deux vitesses s'engage dans laquelle l'euphorie du Docteur face à une femme aussi intelligente et débrouillarde cotoie l'aventure de Reinette qui se déroule sur une grande partie de sa vie. C'est dire si le Docteur est important pour elle, au point qu'avant sa mort, c'est à lui qu'elle pensera.
Cette romance à peine dissimulée est portée par le coté iréel de l'épisode ainsi qu'une très belle musique et un rythme lent qui accentue la poésie de ce "girl in the fireplace". Le folklore de Versailles s'accorde parfaitement avec le reste.
Coté anachronisme réjouissant, on voit même un cheval qui voyage entre les deux époques et qui servira au Docteur pour porter secours à Reinette au moment ultime. On se fiche un peu des erreurs historiques, on sourit à quelques répliques sympathiques (sur l'explication de entente de la reine et de la maîtresse du roi: "c'est la France, c'est une autre planète"). Jusqu'à la dernière image, cette histoire transporte littéralement par son originalité et son coté frais, jusqu'à cette révélation finale uniquement dévoilée par l'image. Au final, seul le spectateur connaîtra le pourquoi de cette chasse spatiotemporelle.

Rose est judicieusement mise à l'écart. La plupart du temps elle est le professeur de Mickey qui se lance de manière frileuse dans les découvertes du Doc. Elle a quand même ses scènes mais à aucun moment elle ne vient court circuiter l'aventure du Docteur. C'est un parti pris judicieux qui n'aurait pas réussi sans la venue de son ex sur le TARDIS mais qui à terme pourrait être plus embarassant (je peux même dire aurait pu Smile ).


2-05. Rise of the Cybermen
2-06.The Age of Steel
de Tom MacRae



Le Docteur, Rose et Mickey ont quitté le vortex temporel et atteri dans un Londres parallèle. C'est un Londres ou de gigantesques ballons surplombent la ville et ou les humains se balladent avec des earpods, petites écoutilles fixées à leur oreilles qui permettent à leur cerveau de downloader à tout moment les infos de Cybus Industries.
Le magnat John Lumic détient cette gigantesque corporation mais c'est aussi un homme malade qui a crée pour se soigner une technologie capable de conserver le cerveau humain dans un corps d'acier robotique. A travers ses Cybermen, Lumic compte péreniser le cerveau humain et détruire les émotions, et son idée , il compte bien la propager à l'espèce humaine toute entière comme un nouvel âge, supprimant au passage tout les opposant. Après un refus marqué du président de sa terre natale (l'Angleterre of course!), il prend le contrôle des ear pods et chaque humain se dirige de plein gré vers des usines à upgrader ou ils seront un à un transformés en robots.


DELETE! DELETE!

La solution finale de John Lumic trouvera des obstacles dans l'équipe du Docteur et une groupe d'anarchistes ayant refusé de porter les earpods, les preachers.
On retrouve dans cet épisode le vieux fantasme de l'uniformisation de l'espèce humaine par l'ablation des sentiments, traité au premier abord de manière moins politique que d'ordinaire (Dans 1984 d'Orwell et tous ses dérivés, c'est au service du parti). Certes c'est la conscience de soi, la destruction de l'inhibiteur, qui mène à la destruction de l'unité, mais la cause de cette destruction réside dans la perte de l'humanité et non de l'opinion.



Un grand méchant vraiment très méchant (et handicapé)

En découlé le thème du contrôle des masses, décidemment très cher à la série.
Ici c'est Cybus industries qui, après avoir pris le contrôle de toutes les entreprises du pays, pirate l'esprit des anglais pour décider à leur place de leur futur.
Décidemment, entre les médias, la téléréalité, les E.T et leur blood control et maintenant un magnat, le libre arbitre de l'espèce humaine n'est plus qu'un mythe. Comme le dit le Docteur "plus facile de se laisser aller et qu'on décide à notre place". Entre l'ingéniosité de Lumic qu'il loue et la passivité des moutons qu'il déplore, il optera pourtant une nouvelle fois pour préserver cette étincelle d'imagination et d'émotion qui sera anéanti par le règne des Cybermen.

Les Cybermen sont de vieux ennemis du Docteur, depuis la première série et on se rappelle avoir aperçu un costume de Cyberman dans le musée de Van Statten (1-06, on le rappelle dans l'épisode Smile ).
Le véritable enrichissement de la mythologie de Doctor Who est l'introduction de l'univers parallèlle. Ici on est pas dans Sliders, on ne saute pas de monde comme on voyage dans le temps et l'espace. C'est un bug dans le TARDIS qui conduit les trois héros dans l'univers alternatif. Ici, Torchwood existe aussi (pas moins de deux références), la grand mère de MIckey et vivante et le père de Rose l'est aussi.
Il est même devenu le dirigeant d'une grande firme de boissons énérgétique sous le contrôle de Lumic (qui possède tout, donc normal). C'est d'ailleurs dans le manoir des Tyler, lors d'une réception pour les 40 ans de Jackie que les cybermen font leur premier coup d'éclat. Ici, Pete et Jackie n'ont pas d'enfants et Rose est un chien! Une vraie maison en pain d'épice! comme dirait le Docteur. Comment nepas être attiré par un monde ou ses parents sont réunis? Mais ce n'est pas elle qui succombera.

Le véritable héros de ce double épisode est Mickey Smith. De petit copain, à ex, puis compagnon de fortune, il est au début de l'épisode au stade de la compétition avec Rose. Une compétition perdue d'avance car devant un choix entre les deux, le Docteur choisira fatalement Rose, plutôt que le gentil sidekick. Il se trouve que son "lui" de ce monde est le membre le plus influent des preachers. A son contact, Mickey prend conscience de ce dont il est capable et c'est lui qui finit par sauver la mise aux hommes et au Docteur (pas la première fois que Mickey sauve le monde, mais jamais de manière aussi triomphale). Il choisit de rester dans l'univers parallèle, sans aucune possibilité de retour. Ses adieux à Rose sont déchirants. Ainsi finit l'histoire de deux jeunes londoniens qui d'anonymes, ont fini par voyager à travers les étoiles.
Ainsi se poursuit la légende de Rose, du Docteur et du TARDIS.


Un nouveau Mickey Smith


2-07. The idiot's lantern
de Mark Gatiss


1953. Londres s'apprête à assister au couronnement d'Elizabeth II. Pour ça il y'a bien peu de télévisions à l'époque mais l'arrivée d'un marchand qui brade les boîtes à image a heureusement changé la donne. Mais d'étranges phénomènes menacent bientôt le paisible quartier du jeune Tommy Connoly. Dans les demeures, les gens se transforment en monstres et les flics viennent faire des rafles pour éradiquer le problème. Après une visite chez les Connoly, Rose et le Docteur enquêtent sur le phénomène chacun de leur coté. Le Docteur découvre la planque ou sont entreposés les freaks sans visage et Rose remonte la piste jusqu'au vendeur de télé. Celui-ci est à la solde d'une entité appelée The Wire, emprisonnée dans un poste et qui compte profiter de l'audimat du couronnement pour se regénérer grâce à la cervelle des téléspectateurs.



Comme l'annonçait Mickey à la fin de l'épisode des Cybermen, la saison sera désormais un "Doctor & Rose show". Le couple s'en donne à coeur joie dans cette investigation du foyer anglais type (en apparence) des années 50. Rose s'émancipe et se retrouve en facheuse position. Le Docteur en recule devant rien pour la sauver, normal vu qu'on sait que leur relation a passé la cinquième depuis un bail, l'un ne peut plus vivre sans l'autre.
Il n'y'a plus l'alchimie Eccleston/Piper, ni le coté subtile de leur rapport. Il est remplacé par une franche complicité, à l'image du coté plus démonstratif de Tennant. Le résultat est toujours fort sumpathique, surtout quand ces deux là partent dans des délires qu'aucun autre en partage.



Comme chaque épisode du passé, celui-ci est très référentiel. Il renvoie aux films de monstres, avec ce secret que cache la famille à l'étage que personne n'ose aller voir. Il est aussi matiné d'horreur et de noir (c'est l'époque qui doit faire ça ). Le mystère est bien dosé. La peur de l'inconnu hante littéralement l'épisode. D'un coté la police cache la vérité de peur de détruire la réputation de l'Angleterre pour l'événement, de l'autre le héros ancien combattant collabore avec les autorités en dénonçant ses voisins. C'est au final une vaste entreprise de dissimulation qui nuit à la découverte du vrai mal et qui sépare les familles alors qu'une investigation sur l'origine des problèmes permettrait d'en déceler la vraie raison: la dame dans la télévision.
De même que ces transformations inexpliquées, La télévision apparait alors comme un élément impressionnant abordé avec un émerveillement teinté de méfiance. .La grand-mère dit qu'elle aspire le cerveau, on imagine que la télé nous regarde, on voit un flic ébahi devant la télévision couleur. Une grande partie de l'épisode est inspirée par la peur qu'inspirait ce progrès et le décallage humoristique avec notre époque ou la boîte à image fait partie de la vie de chacun. L'astuce de la résolution finale est whoesque en diable !

Une petite référence à Torchwood au poste de police quand Rose y'est amenée.


2-08. The impossible planet
2-09. The Satan Pit
de Matt Jones



Attention, bombe télévisuelle!

Rose et le Docteur se retrouvent sur un vaisseau à des centaines d'années lumières de la Terre. En son sein, un groupe d'explorateurs accompagnés de dizaines de spécimen d'un race d'esclaves télépathes, les oods. Le vaisseau est arrimé à une étrange planète, elle-même suspendue en orbite à un trou noir. Bien que le trou noir avale tout sur son passage (ce qui est son boulot normalement), le vaisseau persiste à rester hors de sa portée. Le Tardis est vite balayé par une tempête avec une partie du vaisseau. Rose et le Docteur se retrouvent donc perdus au millieu de nulle part sans possibilité de retour. Voilà que d'étranges phénomènes laissent à penser que l'énergie incroyable qui retient le bloc hors du trou noir vient d'une entité démoniaque prisonnière au sein de la planète. Il se pourrait même que ce soit le Diable en personne. Le Docteur et Ida, une des scientifiques, descendent pour découvrir ce qui se trouve au fond du trou tandis que Rose et le reste de l'équipage doit survivre à l'esprit de la bête qui a pris possession d'un d'entre eux, puis de l'esprit des Ood.
Dire que ce double épisode est très bon est un euphémisme, c'est un des meilleurs de la série. Il puise dans Alien et Event horizon en conservant l'esprit et les rebondissements de la série. L'humour et quasi absent, tout ce qui en ressort est l'horreur, une dose de suspens et d'action revigorants et un splendide panormama visuel. Exit les vaisseaux et petites friandises CGI qu'on nous avait servi pour éprouver les effets de la saison 2, la meilleure utilisations des effets spéciaux se trouve ici, à travers cette roche perdue au milieu de nulle part, cette vue magnifique sur le trou noir qui domine les passagers, cette civilisation que découvrent le Docteur et Ida ou bien cette représentation physique du mal absolu à laquelle le Docteur devra faire face. Du pur bonheur visuel qu'on retrouve aussi dans l'aspect industriel du vaisseau avec ses couloirs interminables et ces conduits par lesquels le groupe devra s'échapper pour son salut. On se retrouve devant une véritable plongée par le cauchemar, organisée par petites touches par les différentes menaces: le trou noir, la Bête puis les Oods qui deviennent les légions de cette force inconnue.

On connaissait le Docteur sûr de lui, une vraie masse de science! Pour la première fois il se retrouve dans la peau de l'explorateur parmi ces humains. Le Diable existe t'il? Est-ce une simple idée ou quelque chose qui a réellement précédé l'univers? L'explorateur ne croit pas à cette dernière option mais il demeure attiré vers ce trou béant ou semble résider la Bête. Normal, celle-ci les tente, mais le Doc aimerait surtout découvrir qu'il se trompe. Pas vraiment de réponse à ces questions, mais la confrontation a bel et bien lieu. Le Docteur devra choisir entre la vie de Rose et la mort de l'entité.



Rose prend en charge le vaisseau et son équipage pour lutter contre l'esprit dû malin. Sans nouvelle du Docteur, elle se refuse à quitter le rocher. En fait, elle a bien plus peur de perdre son compagnon de voyage que de se retrouver à tout jamais loin de chez elle, ce qui ira en grandissant dans les prochains épisodes. Reste malgré un happy end cette vision de la mort de Rose évoquée par le Diable et qui n'est pas rassurante.




2-10. Love and monsters
de Russell T. Davies


Depuis qu'il a rencontré le Docteur dans son enfance, Elton n'a cessé d'être fasciné par le personnage. Puis les étranges phénomènes qui ont eu lieu depuis deux ans sur Londres et dans le monde ont ravivé cette obsession. Par le biais du net et d'une jeune femme, Ursula, il rencontre un groupe de personnes qui qui partagent la même passion. Peu à peu, le groupe se baptise LINDA (London investigation 'n detective agency) et chacun apprend à se connaître si bien qu'ils finissent par parler d'eux.
Vient ensuite le temps du LINDA orchestra, un groupe qu'ils forment ensemble. Mais Victor Kennedy, un étrange homme qui se dit atteint d'eczéma se présente un jour pendant une répétition et impose à LINDA des méthodes draconiennes pour se mettre en quête du Docteur. C'est en fait un vilain E.T qui exploite leur passion pour le Doc.



Voilà un Doctor Who à l'échelle humaine. Il est conté du point de vue d'Elton, devant une caméra, peuplé de commentaires qui font ressortir la personnalité du narrateur et baigné dans le "mister Blue sky" d'Electric light orchestra (Elton est fan d'ELO). Le folklore Doctor Who y occupe une place mineure car l'accent est mis sur ceux qui vivent dans l'ombre des grands, mais qui ont malgré tout une vie à part entière. D'abord dans l'entourage de Rose et du Docteur. Elton y croise une Jackie Tyler à la fois fantasque et triste, qui attend dans une grande solitude le retour de sa fille.
Puis dans le cercle des fans. Le Docteur est finalement un prétexte à ce qui rassemblera un groupe en apparence si distinct qu'il est très improbable qu'ils aient pu se rencontrer dans d'autres occasions. Et pourtant l'étincelle prend, LINDA devient une bande de potes et c'est cette passion pour le Docteur qui les a fait se trouver est ce qui les perdra au final. Elton a fini par se rendre compte que l'âge d'or du groupe était dans ces rencontres et non dans leur obsession pour retrouver le Docteur. Une belle façon de dire qu'une vie ne se limite pas à l'admiration d'une personne.



Dans tout ça, l'abzorbaloff, véritable identité de Mr; Kennedy n'est qu'anecdotique. Le monstre hideux semble tout droit sorti d'une série Z, pour cause il a été dessiné par un très jeune fan de la série pour un concours organisé pour l'occasion. Mais il aurait eu raison de tout LINDA si le Docteur et Rose n'étaient pas intervenus.
Au final, ce petit ride dans les aventures d'Elton consacre la légende du Docteur et de Rose et du Tardis (qui deviennent le temps d'une scène des adeptes de la poursuite à la Benny Hill) tour à tour fascinants, insaisissables et convoités. Mais Rose n'est finalement qu'une humaine, tout comme Elton, et Il déclare craindre qu'à force de voler si près du Docteur, elle risque aussi de se brûler les ailes.
Notons une énième allusion à Torchwood dans les dossiers de Victor Kennedy.


2-11. Fear her
de Matthew Graham


Londres 2012. Les jeux olympiques vont bientôt démarrer. Le Docteur et Rose débarquent dans une banlieue résidentielle qui s'apprête à accueillir le porteur de la flamme. Mais il se passe ici quelques chose de pas très net: les enfants disparaissent un à un. L'investigation des deux voyageurs les conduit jusqu'à Chloé Webber, une fillette dont la chambre est tapissée des dessins des disparus. Elle est possédée par un islolus, un spore qui a perdu ses frêres et qui ressent la même solitude que la gamine. Alors il lui a donné la capacité d'emprisonner dans ses dessins ceux qu'elle veut garder avec elle. Mais ces quelques gosses ne suffisent plus à l'isolus et il décide d'emprisonner le TARDIS et le Docteur, qui est devenu une menace, puis l'intégralité du stade olympique et enfin l'humanité entière.



Fear Her est donc une parabole sur la solitude doublée d'un cas concret de trauma de l'enfance (Chloé dessine son père violent mort il y'a peu et elle lui redonne vie). On y découvre que le Docteur a été papa, on y cite gentiment l'exorciste et on assiste à une nouvelle instrumentalisation ingénieuse d'un objet historique pour résoudre le problème: la flamme Olympique, ultime symbole de ce que recherche Isolus, la chaleur et la réunion.
L'épisode pêche malheureusement par son absence d'originalité. Son cannevas narratif rappelle beaucoup l'épisode des années 50 sur la télévision (2-07): Dans une banlieue anglaise, Rose et le Docteur enquêtent sur des phénomènes surnaturels qui ont lieu dans une maison pendant que la menace pèse à plus grand échelle sur les spectateurs d'un événement historique. Il y'a pas mal de variations mais la série nous a tellement habitué à éviter la familiarité qu'elles ne suffisent pas à vraiment relever l'épisode.
La variante principale, et la plus intéressante étant que cette fois ci le Docteur est prisonnier et c'est à Rose de résoudre l'affaire pour le libérer.



Les rôles sont donc inversées par rapport à l'épisode 2-07. Rose prouve ainsi que sa présence dans l'équipée est aussi indispensable que celle du Docteur, il n'y'a plus de grand professeur mais deux individus qui se rapprochent inexorablement. L'intelligence intuitive de Rose se pose sur le terrain du Docteur par une résolution finale qui n'a rien à envier à l'ingéniosité dont il a su faire preuve. Elle trouve aussi comme lui auparavant sa motivation dans l'attachement qu'elle porte à son compagnon. A ce titre, Rose expérimente ce que serait sa vie sans le Docteur pendant une courte période. Cette idée effrayante la quitte dans un happy end pour tout le monde.
Mais cet épisode est plus prophétique qu'il n'en a l'air. Le Docteur annonce qu'une tempête approche (en langage cinéphilique, un événement terrible et prévisible va arriver) et la bande annonce des prochains épisodes, les derniers de la saison, laisse le spectateur pantois.




2-12. Army of Ghosts
2-13. Doomsday
de Russell T. Davies


"The valiant child who will die in battle so very soon"
The beast ( 2-08 )

1865. La reine Victoria crée Torchwood pour protéger le pays contre le Docteur et les manifestations alien qui mettraient en danger le royaume (2-02).
2006. L'institut Torchwood est devenu une gigantesque police secrète qui a récemment construit une tour dans le but d'exploiter une faille d'énergie. Cette faille est un void qui mène sur une autre dimension et par lequel se sont engouffrés d'étranges fantômes à travers le monde. Après la panique, les humains ont ont fini par adopter ces fantômes, reconnaissant en eux des proches disparus. C'est cette histoire de fantôme qui ménera le Docteur à Torchwood. Pris au piège dans le sanctuaire avec Rose et Jackie, il découvre que Torchwood contrôle les apparitions des fantômes et il entre en contact avec une étrange sphère trouvée par l'institut qui n'a ni masse et ni existence physique dans ce monde. La sphère est coincée dans le void qui sert d'accès aux fantômes. Manipulés, les fonctionnaires de Torchwood ouvrent complètement le void et dévoilent en lieu et place des fantômes une armée de cybermen venus du monde parallèle ou Rose et le Docteur avaient laissé Mickey (2-06). Au même instant, la sphère se matérialise et s'ouvre sur quatre Dalek revanchards échappés de la guerre du temps. Piégés entre l'invasion des cybermen et la campagne d'extermination des Dalek, Le Doc, ses compagnons et Torchwood devront s'unir dans une guerre qui se ménera de front sur deux dimensions.



Le double épisode qui clôt cette saison 2 est un condensé de mythologie, faisant converger le retour de grands habitués et la venue d'événements attendus: la rencontre annoncée de Torchwood et du Docteur, le retour des Dalek, des cybermen, de Mickey Smith, d'Alterna Peter Tyler etc... Il y'est fait référence aux dimensions parallèles et à leurs dangers (2-05 et 06), à la technologie spéciale des Timelord ainsi qu'aux radiations émises par les voyageurs du temps (1-06). Chaque élément trouve naturellement sa place dans l'histoire. C'est un peu l'avénement de la série qui se produit devant nos yeux, une osmose entre le show qui se nourrit de lui-même et le spectateur qui parle son langage (Revers de la médaille, ça doit être un gros bordel pour le néophyte). L'affrontement entre des "DELETE" et des "EXTERMINATE" complètement nawak devient un grand moment de télévision. On frémit en comprenant que les fantômes sont des cybermen et lorsque l'arche de Genesis s'ouvre sur des centaines de Dalek, on se réjouit de la coincidence (?) scénaristique qui réunit Peter Tyler et Jackie et on est heureux de revoir un Mickey Smith qui n'a plus peur de rien. L'épisode joue aussi très bien de l'ironie du destin de Torchwood et du non sens de cette institution personnalisée par Yvonne, véritable soldat au service de l'Empire (!) anglais. Doctor Who joue encore une fois des superstitions débiles des terriens toujours prompts précipiter leur perte par leur croyance en des superstitions débiles. Ceci faisant cela, on ne peut se détacher une seule seconde de cette épisode.



Et puis vient la fin. Comme on le sait, c'est la dernière aventure de Rose, l'épisode se concluera par sa mort. Au moment ou le Docteur décide de refermer le void pour y emprisonner Daleks et Cybermen, elle refuse de rester avec Pete, sa mère et Mickey à l'abri dans l'autre dimension. Ainsi est elle exposée à être emportée dans le void avec le Docteur. Elle passe très près de cette mort, aspirée sous les yeux impuissants du Docteur mais Alterna Peter Tyler la sauve in extremis pour l'emporter dans son monde juste avant que celui-ci se ferme pour toujours.
On voit ensuite Rose et le Docteur dans le même lieu, mais séparés par deux mondes différents qui ne pourront plus jamais se rejoindre. Puis le contact se prolonge par des adieux iréels dans une scène expressionniste. Le temps se suspend sur ces derniers instants, l'une sur une plage au bout du monde, l'autre en équilibre précaire près d'une supernova.
Rose a toujours été de l'avant, se souciant peu de ce qu'elle pouvait devenir la nouvelle Sarah Jane Smith (2-03). Elle a coupé progressivement les ponts avec ses proches pour s'imaginer vivre éternellement ce voyage. La réunion de ceux-ci ne peut plus être une récompense pour elle. Quand au Docteur, lorsqu'il comprend ce qui lui est arrivé, une larme coule sur son visage et il se retrouve seul sur le TARDIS. Les deux acteurs sont parfait, on aurait même pu se passer de cette déclaration d'amour de Rose.



Il n'était pas question de faire mourrir Rose, Doctor Who n'est pas série à balancer un final ouvertement tragique. Pourtant la saison 2 a préparé cette sortie de manière fantastique, diffusant des indices ça et là qui rendraient cette séparation aussi éprouvante qu'elle pourrait l'être sa mort. Même si elle vit dans un autre monde, ce ne sera plus jamais aussi fort qu'avec le Docteur.
Ce fut au final une saison différente, un peu inégale par rapport à la première et plus dramatique, avec un new new Doctor plus véhément.
On délaisse peu à peu la découverte des univers pour plonger dans la profondeur des personnages et des enjeux plus grands. Ce qui ne veut pas dire que l'originalité n'est plus là, au contraire. Les épisodes restent aussi délirants et les univers aussi inventifs.
Doctor Who a désormais une identité et un univers propre, en plus d'un thème épique et d'effets plus sophistiqués. Tout ça permettra à la série d'aller de l'avant malgré sa perte.
L'apparition délirante d'une mariée dans le TARDIS relance d'ailleurs l'action.
C'est une nouvelle époque qui va commencer avec Martha qui a une tête pas si inconnue que ça(l'actrice black qui interprète la nouvelle compagne du Doc joue une employée de Torchwood dans le premier épisode de ce dyptique). Avec celle de Rose, c'est aussi l'histoire d'un bon paquet de réguliers qui se clôt. La saison 3 verra donc un renouvellement complet des second rôles. Donc un nouveau défi pour la team de Russell T. Davies et Julie Gardner,attendus au tournant comme pour la saison dernière.
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Re: Les chroniques du Docteur- Ze return back (Doctor Who inside)

Message  Le Docteur le Dim 4 Avr - 10:30

Et maintenant, un peu de musique...

Peu après la saison 2 de Doctor Who, une gigantesque soirée s'est déroulée au Wales Millenium Center de Cardiff, nouvelle Terre du Docteur. Organisée par la très active productrice Julie Gardner au profit d'une oeuvre caritative, le "Children in need", et présentée par David Tennant, la manifestation proposait à un public émerveillé de s'immerger dans les deux premières saisons de la nouvelle série. Entre deux interventions du Docteur et les monstres défilant sur la scène, le Wales Millenium Orchestra jouait les thèmes principaux de la série pendant que les images défilaient sur écran géant. Une véritable épiphanie pour le compositeur Murray Gold qui a poursuit la difficile tâche de nous immerger dans un univers différent pour chaque épisode, sautant quand il le faut d'un épisode horrifique victorien au romantisme d'un "a girl in the fireplace", puis à des retours intempestifs dans l'action présente.
La musique est indissociable de Doctor Who et la force des producteurs/créateurs fut d'avoir tout de suite compris que l'émotion et le coté épique de la série ne pouvaient pas passer sans. Rallonge budgétaire accordée, ils débauchèrent le Wales millenium Orchestra pour accompagner ses compositions. L'impact des épisodes s'en vit grandi. Il n'y a qu'à entendre la progression du magnifique thème de Rose entre les saisons pour s'en assurer. De la reprise minimaliste à l'accompagnement par l'orchestre dans les moments forts de la saison 2, il crée un lien émotionnel fort entre les spectateurs et la série, accompagnant et améliorant les prestations déja très bonnes de Billie Piper. Dûr de penser qu'on ne l'entendra plus dans la saison 3.
L'orchestre de la série conduit par Ben Foster était donc présent ce soir là et a mis un point d'honneur à rendre hommage aux compositions de Murray Gold, reprenant tous ces thèmes et n'oubliant pas la réorchestration du fameux thème du Docteur qui ouvre et clôt chaque épisode (sensiblement le même depuis les débuts de la série). Pour nous spectateurs français qui n'avions pas eu la chance de tous ces gamins britons d'assister à l'événement, Anthony Head en commente les moments forts dans un Doctor Who Confidential spécial présent dans le coffret UK.
Pour les premières saisons, deux bandes originales existent: Une reprenant les thèmes des deux premières saisons (principalement la deuxième) et une pour la troisième.

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Re: Les chroniques du Docteur- Ze return back (Doctor Who inside)

Message  Le Docteur le Dim 4 Avr - 11:26

CHRISTMAS SPECIAL 2006


The Runaway Bride
de Russell T.Davies


L'usage cinématographique et sériel veut que la mariée s'enfuit en claquant la porte de l'Eglise (cf Mary Jane dans spiderman 2). Mais Donna Noble est plus originale. Elle disparaîtra en marchant vers l'autel pour se recomposer dans le Tardis devant un Docteur dépité qui vient juste de dire adieu à Rose. Comment a t'elle pu atterir là? Qui est-elle vraiment? Est-ce que Torchwood sera meilleure en saison 2?
La réponse est 1/des particules Huon. 2/Une humaine de sexe féminin. 3/Y'a de belles promesses mais Owen sera toujours là.



Maintenant que vous en savez plus, vous allez vous dire que ce n'est pas la peine de regarder l'épisode! Mais vous louperez un grand moment.
C'est peu dire que le Christmas special est spectaculaire: Une poursuite sur l'autoroute avec le TARDIS, des boules de sapin qui explosent, une visite à l'origine de la création de la Terre, un vaisseau en forme d'étoile, une inondation brutale...
The Runaway Bride est à ce jour l'épisode le plus rythmé de la série, la faute à une action immédiate et à un superbe score de Murray Gold qui accompagne l'épisode comme une vraie musique de film. Ce rythme se double de la dynamique David Tennant/Catherine Tate qui rappelle les comédies de la belle époque hollywoodienne. La mariée est une emmerdeuse de première, elle n'est pas très maline et n'hésite pas à balancer des giffles. L'opposition du tandem forme le noyau comique de l'épisode dans la première partie, puis la mariée devient attachante et se prend au jeu du Docteur, tout en concervant ce caractère bien trempé qui est le sien.



Cette dynamique met constamment le Docteur en mouvement, que ce soit dans les passages grandioses ou les scènes plus initmistes. C'est justement ce qu'il fallait pour éviter de trop penser à Rose. Cela ne signifie pas que sa disparition a cessé de hanter le Docteur. On la retrouve au détour de discussions, de souvenirs, d'objets lui appartenant ou d'une vision au coeur de la fête rappelant la solitude du Docteur. Toutes ces attentions rassurent. Elles permettent de ne pas traîter à la légère le drame qui vient de se dérouler tout en conservant l'entrain et la bonne humeur du show (parceque chialer à Noël, ça le fait pas).
On peut déplorer que l'impératrice de Racnoss ne soit pas le meilleur monstre de la série et qu'il y'ait une certaine symétrie avec le précédent christmas special: Père noël, Neige et introduction du fil rouge de la saison par le dézingage de l'alien. Des gimmicks comme ceux-ci sont très difficiles à tenir sur une série qui tire sa force de son constant renouvellement mais un véritable rollercoaster d'une heure rattrape haut la main ces petits écueils. Au final on se surprend à penser que Donna Noble aurait fait un compagnon original pour le Docteur.




SAISON 3


3-01. Smith & Jones
de Russell T.Davies


Martha Jones est interne en médecine à Londres. Elle passe sa vie entre l'hôpital et une famille très envahissante. Mais ce matin-là, à quelques jours des élections, tout va changer. L'hôpital ou elle travaille est téléporté sur la Lune et un escadron de flics rhinocéros intergalactiques descendent de leur vaisseaux pour faire une descente sur les lieux ou se cache une criminelle en fuite qui suce le sang de ses victimes (avec une paille). Situation pour le moins destabilisante. Mais le Docteur veille...



La bonne idée est d'avoir introduit Martha Jones en téléportant son univers dans celui du Docteur. Le prétexte est bien trouvé, puisque les Judoon (les rhinos) n'ont pas juridiction sur la Terre, ainsi l'intervention nécessite cette téléportation. Le Docteur est en forme mais ce n'est plus ce personnage énigmatique qui intriguait autant Rose que le téléspectateur. Les scènes de découverte sont logiquement moins efficaces et intégrées à l'action.
Avoir pris Martha et son esprit scientifique à ce stade est une bonne idée car elle pige vite, se pose les bonnes questions et elle a de bons réflexes. Avec ses connaissances, elle prend la place de l'assistante du Docteur un brin aventureuse et qui s'est très vite entichée de lui. Cette dernière caractéristique est d'ors et déja mise en valeur au détour d'une scène de baiser (rien que pour la bonne cause) et d'insinuations qui placent un contexte de séduction explicite là ou les scènes de Rose et du Docteur étaient plus fines.



L'intrigue mélange agréablement (à la sauce Who) le policier et la SF dans un contexte hospitalier et elle donne à voir un nouveau représentant de ces alien "outlaw" après les Slitheen. Les rhino" judge Dredd" de l'espace sont bien fichus. On se voit en prime donner plus de détails sur le mystérieux Saxon qui croit dûr comme fer à l'existence des E.T. et qui est candidat à l'élection au poste de premier Ministre, comme l'attestent els affiches à l'arrière de Martha lors de son dialogue final avec le Docteur.



Pour avoir sauvé la vie du Docteur lors de cette mémorable aventure, Martha Jones aura le droit à un voyage dans le passé.


3-02 The Shakespeare Code
de Gareth Roberts


Martha est passée en quelques secondes de sa vie de londonienne moderne au Londres de 1599 ou le grand William Shakespeare se produit tous les soirs au Globe Theatre. Ce soir-là, l'auteur annonce une représentation de sa nouvelle pièce inachevée pour le lendemain. Sans le savoir, il est déja sous l'emprise d'un groupe de Carionites, des sorcières malfaisantes. Celles-ci comptent lui inspirer les mots, qui, prononcés dans l'arène du théâtre à la fin de cette pièce, provoqueront la fin de ce monde.
Un bon vieil épisode du passé pur jus ou le fantastique se marie avec les détails de l'Histoire.
Pour traiter un thème comme celui de la sorcellerie, Doctor Who s'aventure logiquement dans le folklore et les vieux récits. L'apparence réelle des sorcières est ouvertement outrancière avec de bons vieux maquillages bien grossiers. Il y'a aussi le balai et tous les accessoires de sortilège, histoire de nous venger d'une poignée de sorcières modernes peu reluisantes. Adaptation oblige, ces sorcières sont de viles E.T dont la magie n'est autre chose qu'une science inconnue des hommes. Postulat logique, s'il en est. Ce qui n'est pas explicable n'a t'il pas été de tout temps considéré comme du paranormal?



Dans cette aventure, les mots deviennent de la magie et le sortilège le plus efficace est celui du nom (Pour en rassurer certains, on est loin des scènes finales insuportables de "Charmed"). William Shakespeare et l'architecte du théâtre sont inspirés par le sortilège d'une sorcière. On a l'impression que l'auteur ne pouvait pas apparaître dans un autre épisode.
Le scénario rapproche habilement la magie des mots de Shakespeare de celle des Carionites. Le pouvoir du théâtre sur les gens et sur le monde est exprimé dans une somptueuse métaphore poétique et au terme de l'aventure, Shakespeare devient le mage qui par ces mots, repoussera les sorcières. C'est une bien belle déclaration d'amour des anglais à leur auteur phare. D'ailleurs l'épisode entier s'évertue à démontrer le génie de Shakespeare (parfois même un peu trop).

Martha devient la favorite de Shakespeare et aurait bien pu devenir sa nouvelle muse. Sa condition de black à une pareille époque ainsi que son intelligence ouvrent des pistes intéressantes pour les prochaines histoires. Mais Rose hante toujours le Docteur, et les Carionites le savent autant que Martha. C'est loin d'être un problème à ce stade de la saison. Moins en tout cas que ce constant jeu du bon mot entre le Docteur et Shakespeare qui reste le seul écueil d'un très bon épisode de Doctor Who.




3-03 Gridlock
de Russell T.Davies


An 5 milliards 53. New new York. Le Docteur et Martha atterissent dans les bas-fonds. Presque aussitôt, Martha est enlevée par un couple qui s'engage sur le "motorway", une longue route dans les airs ou s'amassent depuis depuis des années des centaines de personnes dans un embouteillage sans fin. Grâce à elle, le couple devient trois. Ils peuvent donc s'engager sur la voie rapide, mais cette voie est bien plus dangereuse qu'ils ne pensent. Le Docteur est résolu à la sauver coûte que coûte.
Pendant ce temps, à plusieurs lieux au dessus, Face of Boe se rend compte de l'arrivée du Docteur et ordonne à son assistante, Hame (2-01) de le lui ramener.



Un embouteillage sans fin, ça a de quoi faire froid dans le dos (déja deux heures pendant les grêves, c'est hyperchiant, alors 12 ans...). Mais au final, l'idée est plus séduisante sur le papier. On se retrouve dans un futur crasseux qui rappelle Blade Runner avec des rangées infinies d evéhicules volants. Le Docteur rencontre un panel pitorresque de ces exilés du futur dont un chat peu commun, Thomas Kincade Brannigan, Valérie sa compagne humaine et leur portée de châtons (!). L'horreur de la situation n'est qu'effleurée au détour d'une scène et l'accent est plutôt mis sur l'espoir de s'en sortir à travers un faux hologramme et des chansons qui donnent l'espoir d'un ailleurs. Heureusement, tout n'est pas aussi simple. Ces gens sont en fait plus des rescapés que des prisonniers.
Pour la première fois, Martha se retrouve coincée dans un monde étranger sans le Docteur à ses cotés. Freema Agyeman reste aussi peu expressive mais elle a son lot de belles scènes. En particulier lors de cet hymne que chacun reprend en choeur, premier véritable moment ou le spectateur se trouve aux cotés de Martha.
La menace des Macra, monstres qui hantent la voie rapide, est anecdotique, autant que l'est l'intrigue autour des drogues qui causent la perte de New New York.



Cette aventure est finalement le prétexte à la dernière rencontre entre Face of Boe et le Docteur qui a été annoncée il y'a déja quelques temps (2-01). Au terme de l'acte héroïque qui le conduira à sa mort, Face of Boe confiera ses derniers mots au voyageur solitaire (le titre d'une chanson de Michael Jackson, et accessoirement un anagramme inversé prophétique de la fin de la saison).
Au terme de l'épisode, le Docteur avouera à Martha qu'il lui a menti. Gallifrey, cette planète magnifique qu'il lui a décrit au début de l'épisode, n'est plus et il est bien le dernier des Timelords. Cette discussion mélancolique qui clôt l'épisode est le meilleur moment de Gridlock.


3-04 Dalek in Manhattan
3-05 Evolution of the Daleks
d'Helen Raynor


Nous sommes en 1930 à Manhattan. La grande Dépression sévit depuis un an. L'Empire State Building est en construction alors que les pauvres se terrent en masse à Hooverville, au coeur de Central Park. Diagoras, businessman en charge de la construction de la tour fait un pacte avec les Dalek du culte de Skaro, rescapés de la bataille de Canary Wharf (2-13). La construction de l'ESB est avancée et de nombreux New-Yorkais disparaissent, kidnappés par des hommes cochons sbires des Dalek. Leur dessein (aux Daleks) est de transformer les gens intelligents en Dalek et les plus cons en cochons esclaves. Mais tout se complique lorsque leur chef, Dalek Sec, réussit l'expérience de croiser le businessman avec...lui-même. Mais les Dalek qui se considèrent comme la seule race pure peuvent -ils accepter de devenir hybrides pour leur survie?


Le human Dalek. Bientôt la figurine et le décapsuleur!

La réponse est non, et dans cette question réside le principal intérêt de l'épisode (Les Dalek on les aime bien mais les revoir à chaque saison revient un peu au même que si on plaçait le mot Dalek plus de cinq fois dans le même paragraphe...c'est un peu chiant, non). Ce double épisode vaut donc le coup pour une question éthique que les nazis auraient pu se poser si Hitler avait voulu tout à coup se croiser avec un juif et faire de même pour eux. Les plus haut placés auraient probablement répondu de la même façon que les trois autres Dalek survivants qui, entre leur allégeance au chef et leur idéologie (leur deux principaux programmes) ont choisi de ne pas altérer leur idéologie. Cet histoire n'est ni plus ni moins que la tragédie de quatre Dalek et de leur leader qui, découvrant l'humanité, finira par périr par les siens. Une tragédie qui se conclue ironiquement par un massacre au sein même d'un théâtre. N''eut-il pas été mieux de tous les exterminer, cette épisode aurait fait une très belle conclusion pour les stars des badguys de la série.



La reconstitution d'époque est impec'. Il y'a de belles images rassemblant les poncifs de l'époque. L'opposition Hooverville/ construction de l'Empire State Building est très présente dans le premier épisode (certains plans les opposent littéralement) mais l'aspect social est plus une toile de fond de l'aventure que quelque chose de véritablement traité.
Nous avons aussi le droit à une belle histoire d'amour entre un jeune homme Laszlo et une belle danseuse de music-hall, Tallulah. Seulement Laszlo a été transformé en cochon esclave et il n'a plus qu'une sale gueule et une espérance de vie limitée, ce qui contrarie franchement leurs projets. Leur love story déclinante fait écho à celle de Rose et du Docteur qui ont aussi été séparés par l'entremise des Dalek. Le Docteur offrira au final à Laszlo le seul cadeau qu'il pouvait lui faire : Une vie plus longue pour qu'ils ne soient pas totalement séparés.
Martha prend des initiatives, restant fidèle au rôle de second de l'aventurier qui malheureusement ,n'a pas le don d'ubiquité. Alors oui, elle est bien pratique Martha, même perspicace mais le spectateur qui s'accroche au point de vue du Docteur a besoin d'une raison émotionnel pour qu'elle existe. On ne l'aura pas dans cet épisode car au milieu de toutes ces targédies rocambolesques, elle n'apporte que son coup de coeur teenageresque envers le Docteur (il ne m'aime pas...ouin) et aucun charisme.
Enfin, ça n'est que le début. Gageons qu'elle aura bien d'autres occasions pour prouver sa valeur.




3-06 The Lazarus experiment
de Stephen Greenhorn


Home sweet home! Martha ne l'entend pas de cette oreille quand le Docteur la dépose chez elle douze heures après qu'il l'ait enlevé à son époque. Mais il décide de rester, intrigué par l'annonce d'un savant pour qui travaille Tish, la soeur de Martha. Le professeur Richard Lazarus, 76 ans, expérimente en public une machine qui lui rend sa jeunesse. Mais ça n'a pas fait que le rajeunir. Peu à peu, son ADN mute et il devient un gigantesque monstre qui tue des gens et met à saque sa propre réception.



Doctor Who revisite le "monster movie". C'aurait été plus excitant si le monstre en question ne renvoyait pas plus aux essais CGI les plus piteux de BTVS (seul défaut de la série) qu'au formidable travail de WETA sur les films de Peter Jackson. On peut oublier ça et se concentrer sur le rythme de l'épisode. Mais là aussi le bat blesse. On n'assiste qu'une suite de péripéties banales eut égard à l'ambition habituelle du show. Restent quelques appels du pied comme une démonstration renvoyant à celle d'Octopuss dans Spiderman 2 ou le fait d'avoir choisi pour le rôle de Lazarus Mark Gatiss, scénariste entre autres du premier épisode du passé de la série (1-03).



C'était bien faible sans une incursion poétique bienvenue. Je ne parle pas des lignes de T.S Elliot récitées dans l'épisode, mais des raisosn qui ont poussé Lazarus à espérer cette jeunesse éternelle. Pendant le blitz de 1940, l'enfant qu'il était s'est terré une nuit dans une cathédrale et il a survécu aux bombes. Ainsi il s'est juré de ne plus avoir à affronter la mort. C'est dans cette même cathédrale qu'aura lieu l'affrontement final avec le Docteur, belle ironie...).
Aussi une belle occasion pour esquisser le thème de l'expérience humaine qui sera récurrent dans cette saison 3. L'expérience de la mort est inhérente à l'humanité ("death is a part of being human") et la refuser ferait de Lazarus un monstre. Est-ce une métaphore du Docteur qui semble rejeter de plus en plus sa condition au profit de sa fascination pour les Hommes?
Ce qu'il y'a de sûr, c'est que des événements sont en cours dans le présent. Un subtil jeu s'amorce entre le temps réel et le temps dans lequel Martha et le Docteur évoluent.
Martha a fait ses preuves et le Docteur accepte d'en faire une régulière alors que dans son époque, le mystérieux Harold Saxon a une bizarre maimise sur tous ces événements. Il n'ya qu'un chuchotement d'un de ses sbires dans l'oreille de la mère de Martha pour laisser présager une cassure dans la famille, et peut-être pire. L'apprentissage de Martha Jones ne fait que commencer.



3-07 42
de Chris Chibnall

Dans un futur lointain, et dans une galaxie lointaine. Le Docteur et Martha sont coincés dans un vaisseau qui s'écrasera dans un soleil dans 42 minutes. En plus les commandes ont été sabotées. Leur mission est d'accéder à la commande auxiliaire et de survivre à un slasher brûlant qui veut que les gens brûlent avec lui, qui possède des membres de l'équipage et en tue d'autres. Pour cela il faut répondre à une série de questions qui ouvrent des portes et comprendre que c'est eux, les méchants humains, qui ont libéré l'entité en se servant du soleil, pauvre entité vivante, comme carburant pour leur vaisseau (comment ça je spoile...). Ah oui! Martha fait des siennes en s'enfermant avec un mec dans une capsule de sauvetage, qu'elle fait décoller histoire de brûler plus vite que les autres. Ce qui fait du boulot en plus pour le Docteur.

L'idée d'un Doctor Who en temps réel (42 c'est à peu près la durée de l'épisode, mais aussi 24 à l'envers) est intrigante. Le résultat est d'un autre acabis. Il n'y a rien de bien original dans cet épisode qui pompe allégrement sur "Sunshine" en nous renvoyant à l'atmosphère et certaines idées de l'excellent "Satan Pit" (2-07). L'action s'emballe mais le tout est aussi attrayant qu'un Jason X auquel on aurait enlevé sa vertu comique.
Le fait que Chris Chibnall, la tête pensante de Torchwood soit derrière le scénario, explique en partie ce cruel défaut d'imagination, même si ce n'est que le point culminant d'une descente qui s'effectue depuis quelques épisodes. Le pire étant atteint lorsqu'on nous montre un Docteur effrayé qui s'en remet totalement à Martha, avant de se faire posséder comme un vulgaire humain et d'essayer de la tuer. Est-ce une nouvelle façon de nous montrer qu'il est faillible? On commençait à comprendre.



Il y'a quand même de belles images qui se détachent de l'épisode: La capsule de Martha qui s'éloigne lentement vers le Soleil, un couple qui tombe dans le Soleil, Le Docteur qui regarde le Soleil...Il faut aimer un peu le soleil pour apprécier, mais c'est toujours ça.
Et puis Martha s'en sort plutôt bien. Elle réalise que suivre le Docteur risque de la faire mourrir loin de chez elle sans que personne ne sache et qu'elle aime sa famille, même si c'est des chieurs. Au passage, par le biais du téléphone, on fait un saut dans le temps réel pour se rendre compte que la maman chérie est devenue une collabo et que les élections vont bientôt avoir lieu...
Martha a eu le téléphone, le Docteur lui accorde maintenant les clés du TARDIS. Elle franchit encore une étape pour son examen de passage. Le Docteur a de quoi s'inquiéter car, à moins d'un sursaut des scénaristes, elle pourrait devenir Docteur à la place du Docteur et celui-ci deviendrait alors un vulgaire humain.


3-08 Human Nature
3-09 The Family of Blood
de Paul Cornell




Contraint de fuir de dangereux poursuivants qui veulent sa peau, le Docteur se cache en 1913. Par le biais du Chameleon Arch, il est devenu John Smith, un humain qui a totalement oublié qui il était et qui travaille comme professeur dans une école militaire.
Martha, devenue sa domestique, est désormais le seul lien le rattachant à son passé de TimeLord. Smith se lie peu à peu avec l'infirmière Redfern et ils tombent amoureux l'un de l'autre. Mais les ennemis du Docteur,une famille prête à tout pour lui voler sa longue
espérance de vie, investissent les corps des humains de la région et lèvent une armée d'épouvantails. Martha doitfaire revenir le Docteur mais la montre qui contenait son essence est entre les mains d'un des jeunes élèves un peu spécial et John Smith refuse de la croire.



Il fallait bien que ça arrive. Le Docteur devient le John Smith qu'il s'ingéniait à jouer lorsqu'il rendait visite aux humains au gré de ses voyages. Il n'y a d'ailleurs d'allusions au TimeLord que par les rêves de Smith qui retranscrivent ses aventures.
Le premier épisode se concentre sur la vie de celui-ci dans une Angleterre post-victorienne à l'atmosphère champètre. Une ballade intimiste et romantique qui prend son temps dans la vie d'un homme amoureux et ancré dans son époque qui ne se doute pas que l'histoire est en marche.
Le second épisode décrit le cauchemar et la fin de l'insouciance. Pour tous les sauver, Smith devra sacrifier son futur avec Miss Redfern et devenir le Docteur, cet être omniscient et effrayant dont le pouvoir est sans limite. Il adopte à travers John Smith le point de vue qu'ont les hommes sur lui et celui-ci reflête métaphoriquement le désir caché du Docteur.
A force de vivre parmi les hommes, le Docteur désirerait connaître l'expérience humaine, faire partie des événements, avoir une famille et mourrir avec les siens. Il y'a quelque chose du syndrôme Superman dans cette régression, à l'exception près que John Smith
pense qu'il n'a jamais été le Docteur...

Martha, quand à elle, franchit plus ou moins heureusement un palier supplémentaire. L'élève dispose de la vie du maître et du TARDIS. C'est le seul élément qui connaît le danger, devenant malgré elle la protectrice de John Smith et de sa promise (hilarant
quand elle lui lance un "vous êtes aussi inutile qu'un humain"). Les réactions de John Smith envers elle prouvent , s'il en était encore besoin, que le Docteur est seul dans son introspection tout du long de la saison. Du boulet, Martha devient peu à peu l'élève
douée en qui le Docteur a confiance et qu'il respecte, mais elle ne sera jamais plus. La solitude qu'elle traverse durant cette aventure sera néanmoins utile à Martha lorsqu'elle devra sauver son époque.



La richesse de ce double épisode provient aussi de très bons rôles, dont celui de l'infirmière attentionée et lucide interprétée par Jessica Stevenson. On y voit aussi une des menaces les plus dérangeantes de la série qui prend la forme d'objets de tous les jours (des épouvantails) et des gens qu'on croise au coin de la rue. Paul Cornell profite de ce contexte réaliste pour exposer la guerre à venir à travers un superbe siège, un affrontement surréaliste qui met les élèves appeurés face au choix qu'ils devront affronter d'ici peu: Tuer pour survivre. Voir John Smith se cacher derrière cette armée improvisée rappelle la tendance de l'Homme influent à se protéger derrière de la chair à canon.
Mais le Docteur reviendra dans une conclusion stupéfiante et à la hauteur de sa légende.
Le sacrifice de John Smith sonne comme une renaissance du Docteur, un choix pris en connaissance de cause. L'épisode ne manque pas de célébrer cette vie de mortel qu'il refuse, que ce soit par les images fugaces que Smith perçoit en prenant la main de sa bien aimée, ou par l'intermédiaire du personnage de Latimer qu'on voit à différents moments de sa vie (Le dernier segment de l'épisode, qui lui est consacré, est très émouvant).
Le Docteur revient littéralement dans ce double épisode d'une grande richesse et d'une originalité surprenante (enfin!). Paul Cornell, déjà auteur du magnifique Father's day (1-10), fait le point sur le personnage et se paie même le luxe d'annoncer en filigrane le conflit à venir.




3-10 Blink
de Steven Moffat


A la question: Quelle est le meilleur épisode de la nouvelle mouture Doctor Who? Je répondrais Blink, sans hésitation. Et pourtant, les épisodes d'anthologie ne manquent pas!

Pour exploser les contraintes budgétaires sur le final de la saison, l'habitude de Davies et de sa team est de réserver un épisode un peu moins cher, tourné dans le présent et ou les héros sont nettement moins présents. Sur ce shéma, Blink fait suite à l'épisode avec LINDA (2-10). Le paradoxe pas temporel veut que ce soit cette histoire, sublimée par un scénariste brillant qui remporte haut la main la palme de cette saison 3.
Sally Sparrow et Kathy Nightingale visitent un vieux manoir ou le nom de Sally est inscrit sur les murs. Elles remarquent d'étranges anges en pierre qui semblent se déplacer quand quelqu'un sonne à la porte, Sally va répondre et Kathy disparaît subitement...en 1920. Pendant ce temps, le visiteur transmet à Sally une lettre de son Kate qui lui raconte qu'elle est morte il y'a vingt ans et qu'elle a vécu une longue vie bien remplie, puis il se présente comme le petit-fils de Kate. Pas complètement remise, Sally rend visite au frêre de Kathy, Lawrence, vendeur dans une boutique de DVD. Sur un écran elle voit le Docteur qui semble tenir seul une conversation. Lawrence lui explique que cet étrange monologue est un oeuf de Pâques présent dans 17 DVD différents. Ils devront bientôt faire face à la mystérieuse menace qui a happé la vie de Kathy.



Cette mystérieuse menace, ce sont les statuts d'ange de pierre: Des êtres d'un autre monde. Ces assassins solitaires ne peuvent pas être vus car ils se figent quand on les regarde, puis ils se déplacent lorsque la personne cligne des yeux ou tourne la tête. Ainsi ils envoient leur victime dans le passé et se nourissent de l'énergie potentielle de tous les moments qu'elle ne vivra plus dans le présent.
La menace est originale, et diablement efficace. C'est l'occasion d'enchainer les situations bien flippantes pour ces héros d'un épisode qui devront échapper aux anges et ramener le TARDIS à ses propriétaires, eux aussi prisonniers du passé.



Blink est un véritable jeu de piste entre les époques. La clé du Tardis est dans le manoir et le TARDIS dans les objets trouvés de la police en 2007. Martha et le Docteur ont été envoyés par les anges en 1969. Le Docteur prendra contact avec Sally par les inscriptions dans le manoir, mais surtout grâce aux oeufs de Pâques disséminés quelques années auparavant dans les 17 DVD de la collection de la jeune femme. Cet oeuf de Pâques représentant lui-même des morceaux d'une conversation qu'il n'ont pas encore eue. Tout ça peut vite devenir un casse-tête mais le scénario est tellement malin qu'on ne s'y perd jamais. On se laisse emporter dans ce jeu de piste qui réserve des surprises jusqu'à sa dernière minute.
S'il est efficace, Blink sait aussi être émouvant dans la description de ces vies qui s'écoulent en un instant, que ce soit celle de Kathy ou d'un flic messager que Sally rencontre et qui devient quelques instants plus tard un vieillard sur son lit de mort. Steven Moffat joue de ces situations et la très charmante héroïne de l'histoire transmet bien l'étrange mélancolie qui se dégage de ces moments.



Au final, Blink jongle avec le temps avec une grande habileté, déconstruisant totalement l'idée de celui-ci comme une continuité logique. Le spectateur est déconcerté, mais il suffit de réfléchir un peu pour que tout devienne limpide. Tout le potentiel du voyage temporel est ainsi rassemblé dans une histoire originale et oppressante, la meilleure de la saison et une des meilleures toutes séries fantastiques confondues. Mr. Moffat peut se targuer d'avoir pondu un classique.


3-11 Utopia
de Russell T.Davies


Alors que Martha et le Docteur se ravitaillent sur la faille de Cardiff, le capitaine Jack voit l'occasion inespéré de s'expliquer avec le Timelord. Il s'aggripe au TARDIS. Mais le TARDIS ne le voir pas de cet oeil. Cherchant à se débarasser du capitaine, il conduit ses voyageurs à al fin de l'univers. Une nouvelle race d'humains y chasse les autres humains alors que ceux-ci se sont réunis dans le but de trouver Utopia, une terre promise qui les fera survivre à la grande fin. Le professeur Yana, un vieux scientifique, aidé de l'extraterrestre Chantho, met tout en oeuvre pour faire redémarrer le vaisseau qui les y conduira. Le Docteur et ses compagnons tombent à pic pour les y aider. Mais un hostile s'est faufilé parmi les humains et la venue des voyageurs fait remonter dans l'esprit de Yana des souvenirs depuis longtemps enfouis.



Le premier intérêt d'Utopia est bien sûr le retour du capitaine Jack. L'épisode fait suite au season final de Torchwood (saison 1). Heureusement on retrouve un personnage lavé de cette année à l'institut qui part au quart de tour comme s'il n'avait jamais quitté la série. Ca doit être le contact du Docteur.
Cet épisode fait le point sur l'immortalité du perso suite à sa résurrection par Rose (1-13) et nous révèle qu'il a du vivre plus d'une centaine d'années sur Terre avant de trouver la fine équipe. Un fait qui explique en partie la gravité du perso quand on l'a retrouvé mais que les scénaristes de Torchebois ont visiblement jugé inutile de mentionner. Visiblement des deux, Doctor Who semble être la série ou on approfondit les personnages.



Le futur le plus lointain possible est enfin exploré et le résultat est plutôt moyen. On croit aussi difficilement à la présence de tant d 'humains à la fin de l'univers (malgré l'effort de Davies pour le justifier).
L'exploit de l'épisode est surtout scénaristique, à savoir d'avoir brillament lié le story arc de Jack, la menace interne et l'annonce du final de la saison. Cet épisode est un vrai point de convergence Whosien qui distille ça et là des indices sur Yana jusqu'à son climax détonnant ou Martha découvre que le professeur possède une montre identique à celle dans laquelle le Doc avait été enfermé en 1913 (3-08 ). Le professeur est donc un Timelord, celui-là même qu'avait annoncé Face of Boe (You Are Not Alone). Et pas n'importe quel Timelord puisque c'est le maître, un antagoniste du Docteur bien connu des habitués des anciennes séries. Derek Jacobi (aka le moine Cadfael) passe avec une aisance incroyable d'un professeur facétieux au terrifiant Timelord qui prononce "I am the master". Le maître s'empare du Tardis et se régénère dans la peau de John Simm, laissant le Docteur, Martha et Jack en rade à la fin de l'univers.
Voilà une superbe introduction à une fin de saison qui s'annonce forte. L'un des fils rouges de la saison est révélé. Reste à retrouver le temps de Martha pour découvrir ou en est cette fameuse élection et qui est le mystérieux Harold Saxon (un indice nous est donné sur ça à la fin de l'épisode).




3-12 The sound of drums
3-13 Last of the TimeLords
de Russell T. Davies


Le Docteur, Jack et Martha sont de retour en 2007 pour se rendre compte que le maître est devenu premier ministre d’Angleterre sous les traits du mystérieux Harold Saxon. Sa première mesure sera de gazer son gouvernement, sa deuxième d’éliminer une journaliste qui en sait trop, puis il s’attaque à son grand chantier : Supprimer une grande partie de l’espèce humaine et faire de la Terre la base qui servira à déclarer la guerre aux autres monde (et accessoirement reconstruire Gallifrey). A chaque grande réforme, un plan d’action. Celui du maître sera d’annoncer l’arrivée des Toclafane, une race d’E.T chargés d’aider les êtres humains à devenir une race à part entière dans l’univers et quipartagent les desseins du Timelord. Les trois voyageurs ne tardent pas à devenir ennemis publics numéro 1 (2, et 3) et devront rivaliser d’ingéniosité pour être invisible aux yeux des autres. Sur le Valiant, le arrivera sous la forme de millions de capsules meurtrières. Le Docteur vieilli par la réversion de l’invention du Docteur Lazarus et le Capitaine Jack hors d’état de nuire, c’est sur les épaules de Martha que reposera dès lors le destin de l’humanité. Une faible résistance s’est organisée mais l'achèvement du plan du Maître est imminent .



Nous voici donc de retour dans le temps réel dans une double aventure prolongée dans le temps. Le Docteur et ses compagnons se retrouvent parties d’événements qu’ils n’ont pas vus venir, mais qui leur pendaient au nez depuis dix huit mois. L’élection de Saxon n’était que le point final d’une intense et minutieuse préparation : Appropriation d’un réseau de télécommunication, conditionnement des foules par un message subliminal et transformation du TARDIS en gigantesque machine à paradoxe temporel (pour soutenir
le twist).
Le premier épisode pointe avec un manque de retenu jouissif la manière dont le destin du monde peut-être modifié par un vote malencontreux pour un irresponsable. Il montre aussi à quel point l’électorat peut-être malléable, conditionné par des éléments qui passent à l’as la compétence et les propositions d’un candidat.
Le maître enfonce le clou en utilisant les peurs liées aux dernières invasions d’E.T et sourit en toute occasion, jetant dès son élection une note de cynisme enlevé en raillant la versatilité des opportunistes qui l’ont rejoint alors que le vent tournait (Bande d’amateurs !). En somme, le digest du parfait politicien contemporain, mais surtout un appel à la responsibilisation citoyenne dans une Angleterre troublée par les choix douteux d’anciens dirigeants en matière de politique internationale.



Le maître demeure le plat de résistance de cet épisode, et sa confrontation avec le Docteur est très savoureuse, même si elle ne dure pas très longtemps.
C’est lui qui a choisi ce titre, comme il était d’usage à Gallifrey. A huit ans, il a regardé dans le vortex et il y’a vu un appel à la guerre, symbolisé par ce rythme lancinant qui le poursuit (the sound of drums) et qu’il répand comme une contagion pour assurer son élection. Le Docteur a enfin trouvé son égal, lui qui se croyait seul au monde, mais c’est un TimeLord en perdition qui le réduira à l’état d’esclave. Les scénaristes ont ainsi pu céder à leur pulsion de nous offrir un Docteur complètement abattu qui place sa vie entre les mains d’humains, sorte de version extrême des états par lesquels il est passé cet année. On rentre de nouveau dans l’introspection du Docteur au fur et à mesure qu’on explore l’âme tourmentée du maître.
Celui-ci représente l’opposé du voyageur, mais ils sont les deux faces d’une même pièce. Celui qui est devenu humain pour fuir les Timelord contre celui qui l’a fait pour épargner ses ennemis, celui qui veut reconstruire Gallifrey contre celui qui défend notre Histoire (malgré les descriptions gondoriennes qu’il donne de sa défunte planète), celui qui pense qu’une pensée synchronisée par tout les hommes peut être décisive contre l’âme diabolique qui considère les télétubbies comme un grand pas dans l’Evolution. Shocked
Le Docteur comprend tout ça, ce qui rend la fin du personnage du maître hautement symbolique. Il est le dernier des derniers, et pour de bon.



C’est l’heure de l’examen pour Martha Jones. De retour dans son époque, elle se retrouve dans une situation ou les siens et son monde sont menacés. Davies a boosté le potentiel du personnage par l’importance que lui accordent successivement Le Docteur, Jack et le maître, par le traitement de sa famille et surtout parsa place au sein de la Résistance.
Cette flambée ne serait-elle pas une ultime perche tendue à un personnage (et une actrice) qui n’arrive désesperemment pas à se hisser à la hauteur du show et pour qui une grande partie des épisodes de la saison ont dû être mis à niveau ?
La fin du premier épisode du diptyque se veut épique, grande musique et promesses à l’appui. Le saut dans le temps d’un an au début du second évalue le coté désespéré de sa mission. Martha Jones est devenue un nom parmi les combattants, mais on a toujours du mal à comprendre pourquoi le maître lui accorde autant d’importance (il en va de même pour ses parents et sa sœur). Les scénaristes feront même référence à l’inutilité de cette compagne par rapport à une autre qui aurait absorbé le vortex, pour laisser place à la conclusion victorieuse histoire de dire au spectateur «Vous voyez, Martha, finalement elle sert à quelque chose».
Son rôle est celui d’une simple humaine, l’étincelle qui fera s’enflammer un brasier qui libérera le Docteur, avant de retourner chez les siens en loupant au passage sa dernière scène.



Dans cette saison, l’introspection et l’expérience humaine basique ont court circuité le voyage et l’ailleurs. La relation fusionnelle a laissé place au décalage entre le Docteur et sa compagne. Il est donc normal de se retrouver avec une héroïne contrant la nature aventureuse de Rose. Martha n’est pas faite pour voir sa vie bouleversée par un TimeLord, elle rejoindra les siens après avoir exposé ses motivations très terre à terre dans son discours final. Chacun des trois retrouvera d’ailleurs sa maison, enrichi par des réponses ou une expérience vécue dans cette année partie en fumée (un peu à la Donnie Darko) : Martha retrouve sa famille réunie, Le Docteur son Tardis et le Capitaine Jack la médiocrité de Torchwood.
Ce dernier épisode est finalement très bon, rempli d’idées cocasses et littéralement investi par John Simm, mais il manque à tout ça une partie de la magie du show.
On reste avec une saison supérieure à la plupart des séries du moment, en grande partie grâce à un sursaut d’efficacité dans la deuxième partie.
Mais la transition finie et la renaissance du Docteur font qu’on est en droit d’attendre bien mieux pour l’année prochaine : En prévision une serveuse dans le Titanic, un ride avec la mariée et le retour de Martha Jones (rétrogradée dans Torchwood, histoire d’améliorer le capital charisme de l’équipe), et puis la promesse d’un retour de vous savez qui pour fêter comme il se doit la dernière ligne droite pour le format série du Docteur David Tennant et de Russell T. Davies.
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Re: Les chroniques du Docteur- Ze return back (Doctor Who inside)

Message  sutter cane le Lun 5 Avr - 3:43

Bonjour, je suis Sutter Cane et j'approuve ce topic.
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Merci pour votre soutien!

Message  Le Docteur le Lun 5 Avr - 4:36

"To days to come"
"All my love to long ago"

Time Crash de Steven Moffat

Martha quitte le TARDIS et le Docteur s'apprête à repartir seul pour de nouvelles aventures. Seulement un dysfonctionnement dans la machine amène à bord du TARDIS le Docteur.



Alors oui il y'a de quoi se perdre en quarante cinq ans de Doc et en dix générations. D'ou la nécessité d'un récapitulatif. Celui dont on parle maintenant c'est celui au milieu, à droite, à coté du titre Doctor Who et en face de David Tennant. Connu sous le nom de Peter Davison (et officieusement Peter Moffett), il a incarné le cinquième Docteur entre 1982 et 1984. Un temps ou on ne pouvait plus se passer de synthés.



Explication: Deux TARDIS de différentes époques ont fusionné dans un même espace temps, il n'y en a donc plus qu'un avec deux Docteur dedans. Alors oui paradoxe temporel, deux mêmes personnes se rencontrent et tout explose, finito. Alors il vaut mieux écourter les retrouvailles. Ce children in need special est court (8mn), mais il est plutôt bien fait. On voit l'enthousiasme d'un Docteur et l'incrédulité de l'autre qui prend son futur pour un fan, alors que le fan c'est l'auteur qui parle à travers le 10ème Docteur de sa nostalgie de ce qu'il était. Le maître du Timey Wimey a frappé une nouvelle fois, histoire de profiter que son Doc soit encore en vie pour lui rendre un bel hommage. Ce n'est guère le premier hommage car Steven Moffat avait dans des temps plus reculés régénéré quatre fois le Docteur le temps d'un sketch aussi improbable que réjouissant, passant par Hugh Grant et finissant avec les traits de Joanna Lumley (Ben oui, un Doc femme fallait y penser).



Bref un petit arrêt sympathique histoire de rappeler que Doctor Who tient en partie sa forme et ses intrigues de décennies d'écritures déjà brillantes et d'une évolution qui a laissé beaucoup de traces sur la version actuelle, et aussi que chaque génération a eu son Docteur (sauf les 90's qui ont eu l'Eurodance). On se quitte sur un aurevoir entre les deux Doc et voilà que la coque d'un bâteau pénètre le TARDIS.

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Re: Les chroniques du Docteur- Ze return back (Doctor Who inside)

Message  Le Docteur le Lun 5 Avr - 5:14

CHRISTMAS SPECIAL 2007


Voyage of the damned
de Russell T.Davies


Le Christmas Special de 2007 ouvre sur le crash du TARDIS contre une réplique du TITANIC. La croisière emmène son équipage et les voyageurs à travers l'espace et le temps pour découvrir ce qu'était notre Noël en 2007. Vite intégré, le Doc y fait la connaissance d'Astrid Peth, une charmante serveuse qui rêve de voyages à travers l'espace et d'une nouvelle vie.
Mais les plans de tous vont être bouleversés lorsque le vaisseau connaîtra le même sort que son homonyme, à ceci près qu'il s'agit ici d'un sabotage organisé en bonne et dûe forme. Le Docteur et les survivants devront non seulement sauver leur peau, mais aussi empêcher le vaisseau de s'écraser sur la Terre. Heureusement pour eux, ils n'auront pas à écouter Céline Dion.


-I should be so lucky! I play in Doctor Who.

Le premier atout de l'épisode est marketing. Il s'appelle Kylie Minogue. La chanteuse australienne égérie des 80's résucitée il y'a pas si longtemps est l'héroïne de cet épisode. Son manager étant fan de la série, il lui a arrangé une place sur le TITANIC aux coté du Doc. Mais il n'y'a pas à s'inquiéter car elle ne chante pas. Kylie a commencé comme actrice dans un soap, puis elle a joué (enfin c'est vite dit) dans Street Fighter, on pouvait donc craindre cette incursion dans une série qui se distingue par la qualité de son casting. Elle se débrouille pourtant très bien, offrant en peu de temps l'épaisseur nécessaire à son rôle pour qu'on l'envisage comme une future compagne du Docteur. L'avenir sera pourtant moins radieux pour Astrid qui n'ira pas plus loin que ce voyage.



Le second atout n'est pas dans l'originalité de l'histoire. Elle est honnête mais prévisible, combinant la survie d'un groupe (Titanic style) et le danger imminent qu'il y'a sur la Terre.
Il est dans la manière. Davies décrit brillamment ce petit groupe composé du Docteur, de la serveuse, d'un petit cyborg, de deux chanceux au jeu équivalent des nouveaux riches du Titanic, d'un businessman égocentrique et d'un ancien représentant de commerce reconverti en faux scientifique de nos pratiques terriennes. Il déjoue les règles sur qui doit survivre et corse l'intrigue par l'utilisation d'anges hôtes du Titanic qui deviennent après l'accident des anges exécuteurs. Le tout est emballé avec brio, si bien qu'à plusieurs moments, on se croirait sorti de la série pour assister à un vrai film. Certaines scènes sont tout simplement magnifiques. Le crash atteint une grande puissance visuelle, le speech du Docteur leader est excellent, Astrid finit en poussière d'étoiles suite à son baiser dans une scène poétique comme seul Doctor Who sait en faire, le Doc est transporté par les anges jusqu'à la cabine de pilotage tandis que résonne son thème de la manière la plus majestueuse qu'on ait pu entendre depuis les débuts de la série (Et Tennant est impérial)...Il y'a dans cet épisode une platrée de grands moments et un final dans l'esprit de Noël ou un des personnages reçoit finalement le cadeau qu'il méritait. Le Doc poursuit sa route seul, mais la Terre a été sauvée (et par Kylie Minogue, qui l'eut cru?).



Et comme monsieur Davies pense à tout, Nous sommes aussi introduits sans le savoir au grand-père de Donna Noble, la mariée du dernier Christmas Special. Comment ça c'est de l'histoire ancienne....Et ben non, même pas!


SAISON 4


4-01 Partners in crime
de Russell T.Davies


Adipose Industries fabrique des produits pour faire partir le gras. Mais quand je dis faire partir, c'est sous forme littéral et sous la forme de petits bébés aliens qui sautent partout. Ces êtres nés du gras des humains sont bien mignons mais la parthénogénèse actionnée par Ms Foster, leur supernanny intergalactique, a pour but de faire disparaître le gras jusqu'à ce qu'il n'y'ait plus de gens. Heureusement, elle sera opposé au légendaire Docteur et à Donna Noble que le coup du sort a une nouvelle fois réunis.



Un épisode sans prétention en apparence. On pourrait même dire assez inoffensif quand on voit l'apparence GGIesque et mignonette de le menace. La critique des produits amincissants et des gens qui les utilisent est inscrite en gras mais le plus important dans l'histoire ce n'est pas la nounou (quoique voir la Supernanny intergalactique se faire gicler sur le sol par les parents aliens, c'est grisant) mais le tandem qui se forme. Le chassé croisé entre le Docteur et Donna, qui enquêtent sur le même fait mais ne se croisent pas est le ressort comique de l'épisode, et il est mené de main de maître. Un sens du récit et de l'espace exceptionnel fait qu'on trépigne d'impatience à l'idée de les voir se retrouver, et qu'on pense à chaque fois que ce moment va arriver, mais il sera repoussé à la deuxième moitié du récit. Les retrouvailles en plein milieu de l'enquête par fenètre/porte interposés sont d'ailleurs légendaires.



Pour le reste on revient comme à Noël 2006. Donna a fini par regretter de ne pas avoir suivi le Docteur à l'issue de leur aventure. Depuis elle poursuit sa vie qui ne mène à rien tout en attendant qu'il revienne la chercher. Mais cette attente n'est pas passive, d'ou la présence de miss Noble en première ligne de l'investigation. La dynamique entre les personnages ne tarde pas à revenir. Elle est déjà en filigrane dans toute la première partie de l'épisode. La force du personnage de Donna est qu'elle est active dès le départ, presque l'égal du Doc dans l'aventure. Elle ne suit pas le Docteur, mais participe avec lui, le contredit, met les pieds dans le plat. Un statut que Rose n'acquiert que tardivement et que Martha n'a jamais pu assumer. Ce "partenaire" du titre aura bien plus de sens par la suite, mais il est déjà très bien trouvé. Il est d'ailleurs hilarant de voir comment elle s'impose dans le TARDIS devant un Docteur hébété et on ne peut que s'exclaffer devant cette méprise sur le terme "mate" qui lance la valse ses allusions qui viendront dans les prochains épisodes. Donna est aussi une femme blessée par la vie, une représentante de ceux qui n'ont pas réussi et qui ne peuvent s'accomplir qu'ailleurs. Le moment qu'elle passe avec son grand-père, un vieux rêveur qui observe le ciel, est un très beau moment, bien plus émouvant que les présentations réunies des familles de Rose et Martha. Le mystère de l'épisode résolu, on nous laisse avec une allusion à la planète reproductrice des adiposes qui aurait disparu, d'ou l'attaque de la Terre. Et au final, Donna laisse un message à destination de sa mère à une étrangère. Un plan sur son visage, et nous découvrons Rose. Montée du thème de l'ex-compagne et gros frisson du fidèle spectateur que je suis. Puis Rose disparaît (?). Un avant goût détonnant de ce que sera cette saison exceptionnelle.




4-02 Fires of Pompeii
de James Moran

Souhaitant atterrir en Rome ancienne, le Docteur et Donna Noble se rendent compte qu'ils sont à Pompéi à la veille de l'éruption du Vésuve. Pour retrouver le TARDIS qui a été vendu entre temps, ils se rendent chez une parfaite famille romaine (comme celles qu'on voit dans les manuels) dont la jeune fille s'apprête à devenir prêtresse Sybille. Ils ne tardent pas à découvrir que d'autres forces que le volcan sont à l'oeuvre dans la ville.



A la fois riche et d'une grande puissance émotionnel, ce brillant épisode du passé (un des meilleurs à ce jour) parle avant tout de superstition et de croyance. Les manifestations du Vésuve sont assimilées à la colère des Dieux de la montagne. On y trouve un nombre impressionnant de médium pour porter un futur glorieux de Pompéi. La véritable force derrière des visions d'avenir exactes n'est autre qu'une entité extra-terrestre, les Pyrovite. Ceux-ci veulent peupler la ville puis étendre leur empire sur toute la planète. Pour cela ils se servent des oracles à travers les vapeurs que ceux-ci respirent. La prophétie n'est pas fausse, car ce futur est construit par les E.T qui cherchent à modifier notre Histoire pour compenser la perte de leur planète.



Donna Noble devient en peu de temps le complément du Docteur. Elle pose les bonnes questions et en vient à questionner les principes du Timelord. Dès le début de l'épisode, elle veut réunir les gens de Pompéii pour les prévenir de l'hécatombe imminente. Mais le Doc est un peu le gardien du temple de l'Histoire. Il ne peut donc pas se permettre de modifier ce qui est en cours. Lorsqu'ils devront choisir entre arrêter les Pyrovite et sacrifier Pompéi ou les laisser se répandre en utilisant l'énergie du volcan, Donna sera pourtant la main qui aidera le Docteur à assumer ce choix difficile. Elle le convaincra aussi de sauver la famille. Le personnage se révèle très vite et de manière surprenante, partageant au final le même statut de Dieu que le Docteur dans la superstition (persistante malgré tout) des rescapés.



Outre la richesse de son scénario qui confronte le Docteur à des choix nouveaux et qui joue brillamment avec l'espace-temps, Fires of Pompéii possède un cachet visuel sympathique, ayant l'air de recycler les décors de Rome mais avec une utilisation qui ne gâche pas l'ampleur de la ville de Pompéi et qui n'handicape pas le récit. Les géants de feu laissent un bon souvenir. Le final avec le retour du Docteur et la famille qui regarde mourir sa ville, complètement impuissante face au poids de l'Histoire reste très émouvante. Il y'a aussi cette scène remarquable qui introduit l'oracle Lucius Dextrus et la menace de l'épisode par le choc de deux "prophètes" en se payant le luxe de jouer sur plusieurs niveaux du futur. Ceux-ci, à travers les E.T, savent qui est le Docteur et Dextrus fait allusion par deux phrases étranges "she is returning" (au Doc) et "There's something on your back" (à Donna) à la dernière partie de la saison. Ces phrases résonnent avec le retour de Rose et ses mystérieuses disparitions de planètes qui forment le puzzle de cette saison.


4-03 Planet of the Oods
de Keith Temple

Le Docteur amène Donna en l'an 4126 sur une planète où vivent les Oods. Ceux-ci sont vendus aux humains pour les servir, mais quelque chose s'apprête à changer la donne. Des Oods contaminés par l'oeil rouge se mettent à tuer les humains et ils sont de plus en plus nombreux. Les voyageurs devront aider les oppressés à se libérer du joug des oppresseurs, et en particulier de celui de Mr. Halpen dont la famille tient l'industrie depuis des générations.



Doctor Who rencontre Amistad dans ce sympathique épisode, mais finalement assez moyen comparé à l'éclat de cette saison. On connaît déjà les Oods, créatures télépathes apparus dans l'excellent double épisode The impossible Planet/ The Satan Pit .Mais on n'avait pas eu le temps d'explorer alors les raisons de leur esclavage, bien que Rose ait fortement désapprouvé cette idée. Donna devra composer avec le fait que l'Homme peut être aussi cruel dans le futur, au point de prétendre que les Oods sont nés pour servir alors qu'ils leur enlèvent le cerveau et les empêchent de communiquer en enfermant leur fonction de télépathie. Heureusement, le temps a réveillé leur conscience collective et la révolte est en marche. La métaphore est habile et le problème de l'esclavage, même à notre époque n'est pas éludé. Cependant l'épisode manque un peu de rythme et s'il y'a quelques bons moments (le Doc poursuivi par une grue, l'ironie du sort d'Halpen), l'épisode s'avère plus militant qu'original.



L'histoire demeure émouvante, en grande partie grâce à Catherine Tate qui fait encore une fois honneur à son personnage. Donna est toujours enthousiaste et volontaire, astucieuse et complémentaire du Doc, mais on voit qu'elle porte en elle les stigmates de son époque qu'elle cherche à tout prix à quitter. Le ton pessimiste de l'épisode s'effacera ensuite pour un final tout en chant qui rappelle celui de l'épisode Gridlock. Les Oods rendront hommage au nouveau couple Donna/ Docteur en insinuant que le chant du Doc se terminera bientôt, puis le thème de Rose retentira sur quelques courtes secondes...Etrange. Aussi étrange que ces abeilles qui disparaissent.


4-04 The Sontaran Stratagem
4-05 The poison sky
de Helen Raynor

Rattigan est un génie qui a crée la Rattigan Academy, une école pour surdoués, mais aussi le système ATMOS qui permet de réduire les émissions de CO2 sur les voitures. Plutôt ingénieux pour lutter contre l'effet de serre, surtout que toutes les voitures sont équipées.
Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes si Rattigan n'était pas de mèche avec les Sontaran, une race de soldats extraterrestre à tête de patate qui a un plan pour notre planète (qui n'est pas de laisser vivre les humains). Martha Jones, qui travaille désormais à l'UNIT (Unified intelligence task force) appelle le Docteur à la rescousse. Une occasion pour Donna de revoir sa famille avant que l'atmosphère ne devienne complètement irrespirable.



Un épisode très ironie du sort où quand un système vendu pour ne pas empoisonner l'atmosphère va finir par l'empoisonner. 800 millions de voitures constituent une trop belle arme pour les E.T pour que les scénaristes de Doctor Who ne s'attaquent pas à nos véhicules motorisés. L'épisode contient de bonnes idées, comme le fait de nous introduire l'UNIT qui était jusque là laissé de coté par Russell T. Davies et sa team. Tout ceci n'est pas innocent car le thème du soldat et de la Guerre ménera au final de la saison. C'est aussi l'occasion de faire revenir Martha qui aura le droit pour l'occasion à son clone maléfique. Le résultat sur ce point n'est pas fameux. Freema Agyeman peine encore une fois à donner une vraie crédibilité à ses scènes dramatiques, d'autant plus que désormais elle se mesure à Donna Noble (avec qui elle devient instantanément amie).

Le talent de Catherine Tate n'est plus à prouver à ce stade de l'aventure. Le principal intérêt de cet épisode sympathique, mais loin d'être le meilleur de la saison, tourne autour de Donna Noble. Comment elle retrouve les siens (très belle scène de souvenirs), comment est perçu son rapport avec le Doc et comment elle parviendra à se débrouiller, enfermée dans le TARDIS au sein du vaisseau Sontaran. Son thème omniprésent résonne dans l'oreille du spectateur. L'épisode comporte aussi son lot de suspens et un final plutôt bien fichu. Le Colonel Mace est pittoresque en soldat british typique et il apporte un plus non négligeable à l'histoire. Cette aventure avec les Sontaran reste donc un bon double épisode. A noter l'apparition de Rose sur les écrans du TARDIS lorsque l'UNIT et le Docteur contactent les Sontaran.




4-06 The Doctor's daughter
de Stephen Greenhorn

Donna, Martha et le Docteur débarquent dans le futur et ils sont accueillis par des soldats. Le Docteur est amené à une machine qui à l'aide de ses cellules donne naissance à Jénie. Le Doc a donc une fille biologique, née en plein milieu de la guerre qui oppose les Haths, des hommes poissons, aux humains dans les souterrains d'une planète nouvellement colonisée. Martha est capturée par les Haths tandis que le Doc et Donna ont fort à faire face au belliqueux Général Cobb et à son armée.



Stephen Greenhorn renvoie dans cet épisode à ces guerres qui n'en finissent pas, impliquant de nombreuses générations dont certaines ne connaissent que le combat et la survie et en oublient les motifs qui ont mené au combat. Grâce à la machine de clonage, cette guerre implique plusieurs générations sur finalement un laps de temps très court (7 jours). Chacun est persuadé de se situer au sein d'une Histoire décennale et leur idéal n'est qu'une légende enfouie. Comme personne ne connaît plus la véritable raison qui les a menés ici (terraformer la planète), la guerre pourrait se poursuivre jusqu'à la destruction totale d'une des deux espèces.



Le thème du soldat revient et le rapprochement constant entre Jénie et son père, ancien chef de guerre lui-même n'est pas innocent même si le parallèle est parfois exagéré. Celà nous permet aussi de nous rappeler que Le Doc ne peut pas entendre parler de génocide comme de rappeler l'existence de sa main coupée, deux éléments primordiaux pour le final de la saison.
Grâce à Donna, le Docteur finit par accepter sa fille au terme d'une longue dénégation. On se prend même à espérer qu'elle embarque dans le TARDIS et que le Doc puisse enfin se créer une nouvelle famille (avec elle et Donna). La charmante Georgia Moffett, qui interprète Jenny est bien la fille du Docteur dans la vie, celle de Peter Davison qui fut le Docteur dans les années 80 et qui est apparu dans le mini épisode Time Crash avant le Christmas special de cette année (suffit de revenir un peu en arrière...).

Cette paternité n'est pas la première pour le Doc et elle fait ressurgir le souvenir douloureux de sa famille perdue. Elle permet de clore l'épisode sur un très beau final, émouvant et whoesque en diable, véritable ode au pacifisme et à la cohabitation des peuples. Ce final boucle un épisode inégal dans lequel on a encore donné des scènes dramatiques à Martha et où certains éléments, dont la naissance de Jenny demeurent obscurs. Donna demeure toujours aussi étonnante, résolvant sans l'aide du Docteur une grande partie de l'énigme de l'épisode et donnant encore plus d'intérêt à la relation particulière qu'elle entretient avec le Doc: Jusqu'à où ce couple détonnant pourra t'il aller? Une chose est sûre: Jenny n'est pas morte est elle est livrée à elle-même, ce qui devrait inspirer les futurs scénaristes de la série.

4-07 The Unicorn and the wasp
de Gareth Roberts

1926. Le Docteur et Donna s'invitent à une réception organisée par lady Edisson. Parmi les invités, il y'a une certaine Agatha Christie. Lorsqu'un des convives est retrouvé mort, le Docteur se mue en inspecteur de Scotland Yard et la fête se transforme en un bouquin d'Agatha Christie. Sans compter qu'un bijou de valeur a déjà disparu dans la famille, volé par le mystérieux Unicorn. Une bonne occasion pour la fameuse écrivain de les aider dans leur enquête, et de découvrir ce qui a pu conduire à sa courte disparition et à son amnésie à la date même des faits.



Cet épisode historique ouvre une série d'excellents épisodes qui se poursuivront jusqu'à la fin de cette saison géniale. Gareth Roberts connaît ses classiques (il est déjà auteur de l'épisode sur Shakespeare). Il a réussi à capter l'essence du style d'Agatha Christie et à le mixer parfaitement à l'univers de Doctor Who. Ici, tout le monde à quelque chose à cacher, y compris les hôtes. C'est l'occasion d'une série d'interrogatoires burlesques où chacun ment alors que la vérité apparaît au spectateur. Homosexualité, lecture de revues pornos, alcoolisme, grossesse non avouée, vol, une pièce vide depuis 40 ans...En Angleterre, on ne montre pas ce genre de choses et c'est pourtant derrière ces non-dits que se cache le fin mot de l'histoire. Réunissez tout le monde dans une pièce pour annoncer le coupable et vous obtenez du Agatha Christie pur jus.



C'est là qu'entre en piste l'univers du Docteur car le meurtrier est une guêpe géante, un des convives mi-humain (de sa mère, miss Edisson) mi-E.T (de son père). L'histoire commence par une histoire d'amour aux Indes quarante ans auparavant et le fils né de cette union, élevé chez les prêtres, retrouve les siens et aussi les gênes génants de son papa, qui était donc une guêpe géante. La bête est une des plus grandes réussites en CGI de la série. Le tout est saupoudré du duo Docteur/Donna plus que jamais complémentaires et rejouant indéfiniment le running gag du couple. La compagne se permet même un baiser avec le Timelord histoire de le choquer. On regrettera juste les ficelles des connexions entre les divers personnages pour expliquer le copycat d'Agatha Christie, le reste étant juste brillant. Vivement Sherlock Holmes et Jack l'éventreur!




4- 08 Silence in the library
4- 09 Forest of the dead
de Steven Moffat

Une fillette se retrouve à visiter une bibliothèque dans son esprit. C’est à cet endroit que se retrouvent Le Doc et Donna, au 51ème siècle dans la plus grande bibliothèque de l’univers. Mais il n’y a personne dans la bibliothèque et sur la planète, sauf un silence de mort. Et la présence apparente de milliers de formes vivantes et un message qui leur dit de compter les ombres s’ils veulent vivre. Ils sont rejoints par une expédition archéologique menée par le professeur River Song, une femme qui semble avoir déjà connu le Doc. Vashta Nerada, des créatures dans le noir que le Doc compare à des piranha des airs.



Après les statues, Moffat continue de jouer avec nos terreurs enfantines en s’attaquant aux ombres et il s’y prend diablement bien une fois de plus. Le premier épisode est un modèle d’angoisse, utilisant le ressort ingénieux mais effrayant du data ghost : la vie reste dans le corps des morts, même lorsqu’ils ne sont plus que des squelettes. Et toujours à jouer à un niveau complexe sur l’espace temps. Cette fois-ci avec des allées retour entre plusieurs réalités, la bibliothèque et le monde la jeune fille, sachant qu’ils sont étroitement liés. Il y’a cent ans, le dernier message venant des lieux à été reçu. Il joue avec le langage informatique, « saved ». Le Dr. Moon visite la gamine et lui dit que le vrai monde est celui de ses rêves et non le sien et qu’elle seule peut les sauver. On se rapproche d’un univers à la Matrix dans lequel l’univers virtuel pour la bonne cause avec la personnification de l’ordinateur qui n’est rien d’autre que cette petite fille qui « sauve » les gens des Vashta Nerada pour les transporter dans la réalité alternative au sein de son disque dur. Le Dr. Moon, l’antivirus matérialisée dans la réalité de la petite fille/l’ordinateur est même présent par une grande lune au sein de la bibliothèque.



A la fin du premier épisode, Donna est capturée par l’ordinateur alors que le Doc la téléportait dans le TARDIS. Elle vit la vie rêvée que lui a choisie l’ordinateur, avec un mari (peu loquace) et des enfants. Elle la vit en accéléré, chaperonnée par le Docteur Moon auquel elle obéit à la moindre suggestion. Cette intrigue se mêle admirablement avec la partie épouvante politique du double épisode. Les Vashta Nerada viennent en fait de la bibliothèque, l’occasion de dénoncer la destruction des forêts où vivaient les microorganismes et qui sont maintenant devenus des livres. Par leur libération, la bibliothèque redevient la jungle dans laquelle ils vivaient et ceux qui y sont sont assurés de passer un sale quart d’heure.



La partie paradoxe temporelle de Moffat n’est pas pour autant absente et elle est assurée par le mystérieux personnage féminin interprété par Alex Kingston (La Elizabeth Corday d’E.R). Les souvenirs de River Song indiquent qu’elle a connu le Docteur bien avant cette aventure et sous une forme plus vieille, bien plus puissant et elle traîne avec elle un livre de ses aventures futures (l’autre ressort ingénieux des spoilers) et un sonic screwdriver (troisième ressort ingénieux remarquablement utilisé pour clore l’épisode). De plus elle sait ce qui va arriver à Donna au final et elle connaît quelque chose qu’il n’aurait jamais dit à personne : son nom. Ce détail montre l'importance qu'aura River dans sa vie car il ne pourra le dire qu'à une personne.
Ce double épisode présente une histoire visuellement très belle, très originale et aussi poétique que les précédents épisodes de Moffat. La dernière partie avec River est très émouvante, un véritable pic émotionnel soutenu par une musique toujours aussi puissante. L’émouvant discours de River fait qu’on finit par accepter son existence au sein de la mythologie. Quand à cette fin dans laquelle on peut voir le Doc ouvrir le TARDIS d’un claquement de doigt et le refermer sur lui et Donna sur la voix off de River, elle file carrément des frissons. Tant de questions laissées en suspens par ce double épisode maîtrisé de bout en bout et qui compte parmi les meilleurs de la série. Steven Moffat confirme qu’il est plus que jamais l’homme de la situation pour reprendre en main la série pour sa saison 5.



4-10 Midnight
de Russell T. Davies

Donna se prélasse près d’une piscine tandis que le Doc part en excursion dans un vaisseau sur Midnight, une planète inhabitée. Un voyage d’apparence plaisant et sans danger. Le Doc fait taire les divertissements et il propose aux passagers de mieux se connaître pour faire passer les quatre heures. Mais le vaisseau s’arrête et des manifestations inquiétantes laissent présager que tous sont maintenant en danger.



Voici donc l’épisode économie de la saison pour boucler avec les gros moyens. Un huis clos pour quarante minutes. Un seul des lead de la saison. Le défi à relever était de taille. Et hop, encore un épisode qui fiche la trouille. Midnight fonctionne du tonnerre, encore sur un concept anodin . Après les statues et les ombres, c’est la voix qui est dupliquée par une étrange entité qui prend possession d’une passagère, puis apprend à utiliser la paranoïa des passagers. Une paranoïa qui s’installe très vite et la personne qui ne s’y laisse pas aller, Le Docteur, devient le suspect. Sa différence avec les autres le place encore plus vite dans l’œil du cyclone. Une de ses plus grandes peurs se matérialise: Perdre le contrôle et être aux mains des humains sans pouvoir se défendre, alors que la chose a pris le contrôle de sa voix.



Lumière, réalisation, musique, tout concourt à rendre l'expérience immersive et flippante. Pour parvenir à mettre autant de tension sur un concept aussi basique, la Who-team a décidément tout compris du cinéma d'horreur (et aussi du rapport qualité / prix d'un épisode). Tennant y’est génial, on ressent tous les sentiments par lesquels il passe alors même qu'il ne peut plus les exprimer et le trauma final est palpable. Une mention spéciale est aussi à donner à Lesley Sharp, très inquiétante en passagère possédée.
Il y’a un petit goût de The thing dans Midnight, saupoudré avec du Stephen King et tourné à la manière de la série. On peut aussi penser à un épisode de Twilight zone qui suivait une coupure d’électricité dans la banlieue résidentielle provoquée par la chute d’une météorite. Là aussi, chacun finissait par soupçonner l’autre. De très honorables inspirations qui sont littéralement transcendées par un Russell T. Davies qui arrive même à surpasser le double épisode de Moffat. Décidemment, cette série peut relever tous les défis.
En prime, nous aurons le droit à un nouvel appel à l'aide de Rose sur un écran du vaisseau. Le dernier avant son retour.

4-11 Turn Left
de Russell T. Davies

Le Docteur et Donna traînent dans une foire lorsqu’une diseuse de bonne aventure propose ses services à Donna. Elle lui demande quel choix a fait qu’elle ait fini par rencontrer le Docteur et lui ordonne de faire un choix différent. Un insecte se colle au dos de Donna et le monde change en fonction du nouveau choix. Un monde dans lequel Donna a un meilleur poste mais pas pour longtemps, tous les événements liés aux E.T se sont bien déroulés et le Docteur qui n’a pas pu être sauvé par Donna est mort en Noël 2007. Rose décide d’aider Donna à supprimer ce monde et elle lui fait comprendre qu’elle est la femme la plus importante de toute la création.



Plus vraiment de merveilleux pour cette saison, mais un profond pessimisme et pas mal d'angoisse, beaucoup plus de récits psychologique que d'univers. Même les humains n'ont pas le beau rôle dans cette saison 4. Turn left est un peu le clou de ce pessimisme et on va très loin dans la débandade, Davies ressort les cotés sordides de l'Histoire et il finit même par tuer les étoiles. Donna et sa famille sont représentatifs de ceux qui subissent dans la société, et s'attarder sur comment les événements peuvent les affecter est très bien vu et puis ça fait toujours plaisir de voir grand-père.



Et puis il y'a Rose. Rien que de revoir le nom de Billie Piper dans le générique fait sourire le spectateur fidèle. Davies réussit par petites touches à entretenir le mystère autour d'elle et le coté sacré du personnage reste intact. Elle devient une sorte d’ange gardien, une femme insaisissable qui guide Donna à travers ce monde où elle est ignorante (la rencontre entre les deux grand personnages est d'ailleurs mémorable). On voit ce qu’auraient été les deux dernières saisons sans le Docteur. Tout s'imbrique parfaitement dans les références aux anciens épisodes : l’étoile, le Titanic, l’hôpital, les adiposes, les Sontaran. Sans le Docteur, chaque événement entraîne la mort d’un de ses compagnons et l’enfoncement de la planète dans l’abîme, jusqu’à un événement encore bien pire et qu’on ne pouvait pas prévoir. Pas d’incohérence, même avec les séries spin off, Sarah Jane’s adventures et Torchwood, et une parfaite intégration de tous les événements.
Mais une fois le problème résolu, ces étoiles qui disparaissent et qui annoncent la fin du monde restent le destin de Donna, du Docteur et de ses compagnons.



Un bien beau début pour le bouquet final et un effet d’annonce énorme. Tout y’esr. Le Docteur et Donna Noble sur un pied d’égalité, comme cette saison l’a toujours annoncé (les représentations visuelles du duo depuis la fin de la saison) et dans un conflit impliquant tous les mondes. Et la réaction finale du Doc lorsque Donna répète les mots Bad Wolf annonce encore bien plus.


4-12 The stolen earth
4-13 Journey’s End
De Russell T. Davies

ATTENTION! EPISODES EPIQUES!

Le Docteur et Donna débarquent à Londres. Alors qu’ils repartent, ils se rendent compte qu’ils n’ont pas bougé mais que la terre n’est plus là. Comme 26 autres planètes, elle a été transportée loin et tous les compagnons du Docteur se voient forcés de s’unir pour sauver leur planète contre l’attaque de Dalek. Venue de son monde parrallèle et armée jusqu’aux dents, Rose débarque dans un monde au bord de l’implosion. Pendant ce temps, le Docteur et Donna décident de prévenir la Shadow proclamation pour retrouver la planète perdue.



Ca y’est c’est la guerre. L’apparition iconique de Rose au début de l’épisode et puis l’allignement des planètes annoncent la couleur. Et des moments comme celui-ci, ce double épisode en est gonflé. On y voit tous les compagnons s’allier dans un puissant signal pour guider le Docteur et Donna vers la Terre. On voit enfin la shadow proclamation et la medusa cascade et on retrouve nos flics rhinos. On finit par comprendre pourquoi des planètes ont disparues et les abeilles se sont barrées. Ce double épisode célèbre le retour des Dalek et la guerre ouverte, un premier bouquet final de Russell T. Davies en forme de multi cross-over. Il ouvre l’univers du Docteur avec les personnages de Torchwood et de Sarah Jane Adventures, la UNIT et tous les compagnons de ses Docteur (plus les familles). Et puisque monsieur est fan des Dalek, il ne pouvait pas choisir autre chose que Davros le créateur de la race pour cette grande réunion. Dalek Caan, le dernier du culte de Skaro, qui est devenu fou après un voyage depuis le New-York de la dépression à travers la Time War, passant le timelock pour retrouver Davros, est aussi de la partie.



Le Docteur redevient chef de guerre, comme le prévoyaient les thèmes de la saison. Le premier épisode voit le règne du désespoir avec des humains sans leader jsuqu’à ce qu’Harriet Jones fasse un appel à la Résistance.
Mais parmi tous ces événements, la question principale n’est-elle pas : Rose et le Doc vont-ils se retrouver ?
Le TARDIS se pose finalement sur la Terre. Et puis ce moment de retrouvailles entre le Docteur et Rose a lieu sur un thème puissant. Le premier épisode se conclue sur un Docteur touché par les Dalek et une régénération, hautement risquée à la vue des événements. Si vous n’êtes pas sur les rotules après tout ça, la suite est du même acabis.

Le second épisode résoud tout les cliffhanger en un claquement de doigt (Torchwood n’est pas exterminé mais c’est pas grave). Le Doc se régénère mais il ne change pas de forme grâce à sa main dans le bocal. Martha se retrouve en Allemagne avec des Daleks qui clament des « exterminieren » et menace d’activer la Osterhagen key qui réduirait la Terre en morceau en même temps que le plan des Dalek.



Mais cette saison est avant tout l’histoire de Donna Noble, une employée intérimaire du fin fond de l’Angleterre qui deviendra la femme la plus importante de tout l’univers. Elle est exposée à toutes sortes de prévisions sur son avenir. On lui prédit une perte, les timelines convergent sur elle et des battements de cœur étranges sont liées au personnage durant les deux épisodes. Enfermée dans le TARDIS, elle se retrouve prisonnière et précipitée dans le noyau d’une planète. L’énergie de la régénération est alors passée par Donna et la main pour donner naissance à un clone du Docteur. Un Docteur à demi humain, né de la symbiose du Docteur et de Donna (il parle comme elle !). Dans cette transformation, Donna est aussi devenue mi TimeLord et le Doctor Donna est né. Quand on sait à quel point elle fut talentueuse durant cette saison, on comprend que cette combinaison fasse l’effet d’un détonateur. La jeune femme sauvera l’univers, comme prévu, mais ce sera pour elle la fin du voyage. L’histoire de Donna est bien la plus émouvante du run de Davies et la conclusion de leurs voyages sonne comme une condamnation pour le personnage. Sa dernière scène fera pleurer dans les chaumières.



Tout le reste, la reality Bomb des Dalek, l’issue des combats, la comparaison assez mal venue du Doc avec les Dalek (ce qu’il a fait des children of time et les gens morts en son nom) sont des redites, voire des McGuffin mais peu importe. On passera le coté nawak de la victoire en savourant le magnifique remorquage de la Terre par le Doc et son équipe au complet, clairement un des meilleurs moments télé (et ciné) de 2008. Et ce nouveau Docteur né au cœur de la guerre rejoindra Rose dans son monde parallèle. Ainsi Davies explore t’il toutes les pistes ouvertes dans la saison et clôt il tous ses arcs avec brio en offrant un cadeau comme on en voit peu. Une demie saison brillante de bout en bout, inventive, épique et émouvante qu’on ne se lassera pas de revoir et qui offre de multiples nouvelles possibilités à son successeur, Steven Moffat. Le Docteur se retrouve de nouveau seul et Davies pourra encore donner vie à ses aventures durant un christmas special et plusieurs segments longs avant de passer le relai.
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Re: Les chroniques du Docteur- Ze return back (Doctor Who inside)

Message  Le Docteur le Lun 5 Avr - 5:33

Alors que le règne du Doc Tennant est dans sa dernière ligne droite avec l'inévitable régénération qui laissera la place à Matt Smith, voici un florilège plus ou moins violent des régénérations des huit premiers Docteur. Warning: Ces quelques images visionnées hors contexte peuvent provoquer un choc cosmique.





DOCTOR WHO SPECIALS



CHRISTMAS SPECIAL 2008

4,5-1 The Next Doctor
de Russell T. Davies


Nous sommes en 1851 à Londres, mais nous sommes aussi le 25 décembre 2008 pour le premier de la série de specials qui vont mener à la fin du Docteur David Tennant et au passage de relai de Russel T. Davies à Steven Moffat. Un Christmas Special qui a l'honneur et la difficulté de succéder au feu d'artifice de la fin de la saison 4. Davies met les petits plats dans les grands pour l'occasion car il a décidé de nous offrir deux docteurs! La nouvelle fait le tour de la communauté d'aficionados et dès lors, un nombre incroyable de suppositions naissent, parmi lesquels : David Morrissey sera t'il le prochain Docteur? Ben oui, on a lu le titre donc on peut légitiment le croire. Pourtant la réponse est non (quel filou ce Davies), mais elle ne gâche pas le plaisir à voir cet excellent épisode de Noël...Donc nous voilà en 1851. Le Docteur atterrit dans le Londres victorien lorsqu'il entend une jeune femme appeler son nom. Le Docteur vient en aide à la jeune Rosita, mais voilà qu'elle lui dit qu'elle attend un autre Docteur. Puis l'autre Docteur arrive (David Morrissey donc), ce qui nous fait donc deux Docteurs. C'est un peu compliqué mais on va y venir.


-ALLONS Y!

L'intrigue de base est simple. Les cybermen sont de retour du vortex dans lequel ils ont été envoyés à la suite de la bataille de Canary Warf (02-12 & 13), ce qui arrange Russell T. Davies car il les aime bien. Et ils ont trouvé une alliée en la personne de Miss Hartigan, une femme forte mais terriblement revancharde envers les méchants hommes de la société patriarcale qui la tiennent en esclavage. Le nouveau Docteur enquête sur différents meurtres liées à l'arrivée des Cybermen, dont celui de Jackson Lake, professeur d'Université dont le corps n'a pas été retrouvé et d'un révérend qui sera enterré le jour-même. Il se trouve qu'il a aussi sauvé la vie de Rosita lors de son périple. Alors que la femme revancharde réunit tous les notables lors des funérailles du révérend, elle convoque les cybermen pour un massacre funéraire dans les règles. La suite du plan est d'attirer des gamins pour fournir de l'électricité au CyberKing, vaisseau amiral des cybermen. Cependant, le plan ne se déroulera pas tout à fait comme prévu et il dévoilera à notre nouveau Docteur Morrissey une terrible révélation.
Alors qui est ce nouveau Docteur? Il ne reconnaît pas Ten (notre dixième Docteur David Tennant) comme il souffre d'une amnésie liée à sa première rencontre avec les Cybermen, il porte un sonic screwdriver au sens propre du terme (un tournevis qui fait du bruit quand on le tape), il voyage dans un Tardis ballon dirigeable et a absolument le même comportement, la même gestuelle, les mêmes phrases que notre Docteur. Il y'a de quoi se retourner le cerveau dans tout les sens. Davies s'amuse à explorer les différentes hypothèses qui nous seraient venues, notamment celle de la montre du Timelord qui pourrait contenir sa mémoire (03-08&09), il nous invite aussi à croire que ce Doc pourrait être le Docteur qui succède à Ten (ce qui est faux mais vous le savez déjà), mais la vérité est ailleurs. Ce type n'est tout simplement pas le Docteur. Il s'agit de Jackson Lake lui-même, qui s'est vu injecté la base de donnée des cybermen sur le Docteur, ceci expliquant son identification absolue au TimeLord.


-Je suis une femme revancharde et ça va péter!

La femme de Jackson s'est faite tuer par les cybermen, ce qui a déclenché en lui une sorte de fugue mentale facilitée par l'incorporation de la base de données. Une situation idéale pour métaphoriser l'éternelle fuite en avant du Docteur de Davies. Comme Jackson a choisi l'identité du Docteur pour échapper à son trauma et oublier tout ce qu'il a perdu, Le Docteur ne cesse d'aller de l'avant pour oublier sa solitude et les compagnons laissés derrière. Donna contrainte de devoir oublier ses voyages, le Doc se retrouve désormais seul dans sa fuite initerrompue. Il y'a une forme de connivence entre Jackson et Le Docteur qui tient ainsi plus que la mécanique assimilation de souvenir, il s'agit d'une véritable empathie. Le Docteur ne manquera d'ailleurs pas de la faire partager au pauvre homme lorsqu'il lui dévoilera sa vie et ce qui l'a mené ici. C'est un bonheur de voir David Tennant et David Morrissey se donner la réplique car ce dernier parvient à tenir la dragée haute à l'immense charisme du Docteur et à tenir avec brio des scènes difficiles qui impliquent un registre émotionnel très fort. La jeune Rosita (Rose+Martha?) est sympathique, mais trop vite assimilée à un élément obligé, pour montrer que chaque Docteur, et même celui-ci a effectivement une compagne. On peut néanmoins dire qu'elle a du punch.


-Je vous l'ai dit que ça allait péter!

The next Doctor recèle des moments superbes, les meilleurs étant certainement cet enterrement qui tourne au carnage, le récit du Docteur sur la vie de Jackson et l'érection (hmm, on pourrait pas dire érigement?) du Cyberking, Superbe Mecha gigantesque qui domine la ville et entend tout bousiller sur son passage si le monde ne plie pas sous ses ordres. Aux commandes du Mecha, la dame complice qui a su vaincre par sa seule force mentale sa propre cyberisation et garder ses sentiments humains intactes. Un final qui accentue encore les visées SteamPunk d'un épisode tourné vers les débuts de la Révolution Industrielle. Ce "nouvel âge industriel" prôné par la dame en rouge (qui fait bosser des nenfants pour elle) se trouve symbolisé par cette fusion parfaite de l'homme et de la Machine qui s'exerce lorsque le cerveau de la femme arrive à maîtriser la force des Cybermen. Voici donc un épisode bien excitant pour inaugurer une année de sécheresse Whosienne où les prochaines pluies auront lieu à Pâques pour s'éteindre jusqu'au mois de Novembre. Une histoire également parfaite pour inaugurer par cette empathie réciproque entre Jackson et Le Doc le chemin de croix solitaire du dixième Docteur.


4,5-2 Planet of the Dead
de Russell T. Davies & Gareth Roberts

Londres, 2009. Une cambrioleuse de musée se voit contrainte de fuir dans le bus 200, le même bus que prend le Docteur en cette journée de Pâques. La bus est bientôt poursuivi par la police et une embuscade est tenue à la sortie d'un tunnel. Mais le bus ne ressort jamais du tunnel, transportant tout ses passagers sur une étrange planète couverte de sable. Les voilà dans cet univers inconnu, épiés par d'étranges aliens et menacés par une tempête atypique qui s'approche dangereusement d'eux. Pendant ce temps sur Terre, l'inspecteur qui poursuivait la voleuse fait appel à l'UNIT.



Planet of the Dead est un bon épisode de début de saison amputé de son bouquet final, de ceux qui sont agréables mais vite oubliables car manquant d'une vraie originalité. Malheureusement le fait qu'il soit isolé entre un épisode de Noël et le special de novembre (le seul épisode en plus de 10 mois!) ne joue pas en sa faveur. Il peine en effet à tarir le manque qui s'est installé sur le Whoniverse en 2009 et n'attise que brèvement la curiosité sur ce qui suivra. Un épisode un peu isolé donc, comme ces londoniens et londoniennes normaux propulsés par une faille spatiale à San Helios, dans la Nébuleuse du Scorpion. Comme dans Midnight (4-10) auquel il fait une petite référence, Davies nous place devant un groupe que le Docteur cherche à connaître avant que l'action ne s'emporte, mais qui manque d'élément substantiel, si l'on excepte une voyante et la voleuse du début de l'épisode. Christina (la voleuse du début de l'épisode, et accessoirement Michelle Ryan, vue dans Jekyll) est une Lady qui n'a pas froid aux yeux et qui est toujours partante pour un peu d'aventure. Une sorte de pendant féminin de notre Timelord favori. Il l'apprend d'ailleurs à ses dépens quand elle se constitue chef du groupe.



La planète des sables était en fait une vraie planète dont les habitants et les constructions furent dévorés par des raies carnivores qui volent pour être transformés en sable. Le même destin attend les occupants du bus et les habitants de la Terre si la faille n'est pas refermée avant que les méchantes bébètes qui l'ont créee ne puisse passer à travers. Planet of The Dead croise le Pitch Black de David Twohy et les Langoliers de Stephen King en version light, puise dans le bestiaire Whosien une espèce de mouches à taille humaine (semblables à celle du film avec Vincent Price) et continue dans sa lancée sur la méfiance envers les organisations humaines pour combattre les éléments surnaturels (ici la UNIT). Il fait tout ça plutôt bien et Lee Evans nous offre une performance sympathique de personnage de scientifique fan absolu du Docteur. Il se dégage des séquences sur Terre un réalisme étrange qui se trouve contrebalancé par la touche de magie de l'épisode, un bus qui vole au-dessus de Londres. Une touche bien vue et ce dont on se souviendra le plus au final. Tout devient bien plus sérieux lorsque la médium annonce au Docteur que sa chanson va bientôt finir (ce qu'ont déjà dit les Oods lors du 4-03) et "He will Knock four times", référence implicite au Maître qui a hanté la saison 3. Ainsi les ennemis mortels se retrouveront-ils à la fin. Et d'ici là le Doc est résolu à ne plus jamais prendre de compagnon, se réservant par là-même une fin de cow-boy solitaire.




4,5 -3 Waters of Mars
de Russell T. Davies & Phil Ford


Bowie Base One, première base humaine sur Mars (les anglais aiment décidément beaucoup le Life on mars de Bowie). 21 novembre 2059. Toute l'expédition va bientôt mourrir et le Doc sait qu'il ne peut rien faire car ce serait modifier le cours de l'Histoire. Tout commence lorsque l'un d'entre eux se fait soudain posséder par une infection causée par l'eau, puis il contamine sa coéquipière. Le capitaine Adelaide Brooke (Lindsay Duncan, l'excellente Servilia dans la série Rome) décide d'actionner le plan d'Urgence de retour sur la planète mère alors que les eaux progressent et convoitent la Terre. Le Docteur ne peut se résoudre à quitter l'équipe.



L'épisode qui installe une petite tension avec des séquences horrifiques plus qu'efficaces dans lesquelles les personnages perdent leurs eaux en faisant des gueules pas possibles. Les eaux sont rendues étranges et elles font réellement peur. Puis il y'a l'émotion, quand la série se cite à travers les souvenirs du vol de la Terre par les Dalek. la petite Adélaide Brooke se retrouve face à face avec un Dalek qui s'envole et elle se dit qu'elle le suivra dans les étoiles. Le Doc lui explique que sa petite fille, inspirée par elle, sera le premier pilote à atteindre Proxima Centauri. Toute l'odyssée Terrienne commence avec elle, par l'inspiration qu'elle aura donnée. Une ironie du sort qui veut que les pires événements conduisent finalement à du positif. Là pas de doute, nous sommes bien dans Doctor Who.



Mais le noeud de l'histoire se trouve autrepart. On avait déjà vu ça à Pompéi, lorsque le Doc libérait pour Donna un couple de romains (4-02). Il s'agit d'un moment vital qui ne peut plus être modifié car il aura une prise directe sur l'Histoire, et la vie d'Adélaïde Brooke est trop importante pour être sauvée. Ne voulant plus être victime de sa vie solitaire qui part totalement en vrille, le Doc fait preuve d'une arrogance désespérée en décidant le contraire, en s'appropriant les lois du temps alors qu'il est sensé être leur serviteur. Le combat contre les eaux se transforme en combat contre l'Histoire, victoire qu'il sait facilitée par le fait que son heure n'est pas venue. Le Doc finit par gagner mais la victoire est de courte durée. Le capitaine ne peut supporter d'être celle qui modifiera un grand futur, elle finit par se suicider dès son retour sur Terre après avoir prononcé ces mots: "The timeLord victorious is wrong". Ce n'est pas nous qui la contredirons. Ce final est un pied de nez total à toute la série et voir le Doc Tennant finir dans cet état fait qu'il est très difficile d'apprécier cet épisode, en dépit de la prise de conscience finale et de l'annonce de ce qui va suivre. Un des segments les plus noirs de la série qui laisse un goût amer. Mais qu'on se rassure, le final sera à la hauteur des espérances.




4,5-4 The end of Times Part 1
de Russell T. Davies


Noël sur Terre. Tout le monde cauchemarde sur le Maître mais Wilfred Mott, le grand-père de Donna, est le seul que ça démange vraiment. Il décide donc de mobiliser ses amis carte vermeil pour retrouver le Docteur. Pendant ce temps, le Doc débarque des milliers d'années plus tard sur la planète des Oods. Les créatures lui communiquent les mêmes cauchemars et affirment que la venue du Maître dans notre présent menace toutes les époques. Comment le Maitre a t'il pu se repointer, me direz-vous, surtout dans l'Etat que le Doc l'avait laissé. Mais vous vous rappelez sans doute cette porte de sortie que Russell T. Davies s'était accordé en montrant une main de femme s'emparer de la bague du Timelord dingo. Il a donc décidé de l'utiliser pour clore son run. Les disciples du Maître se servent de l'emprunte laissé sur sa veuve et de cette bague pour le réssuciter. Mais l'affaire tourne mal et le Maître s'échappe sans pouvoir maîtriser toute son énergie. Pris d'une faim d'ogre, il bouffe des SDF et se prend pour un super Saïen. Le Docteur le retrouve, mais le voilà aussitôt capturé par un milliardaire qui veut offrir à sa fille l'immortalité par le biais d'une porte guérisseuse (achetée au prix fort à Torchwood). Le milliardaire veut que le Maître répare la porte, mais notre mad TimeLord a d'autres idées en tête, comme s'en servir pour se multiplier à l'infini dans chacun des humains de cette Terre. Le Doc et Wilfred arriveront-ils à l'arrêter?



Voici en résumé la première partie du grand final du tandem Davies/Tennant. Le Maître sonne à la porte dès que le Doc s'engouffre dans la solitude. C'était déjà le cas dans la saison 3. Le nouveau face à face entre le Doc et le Maître est à la hauteur de la descente du Doc au fil de ces specials, descente qui a eu pour point culminant l'épisode sur Mars. Le Docteur se comportait comme le Maître et il s'en rendait compte. Il revient ici tel qu'on le connaît mais bien plus apte à comprendre les débordements du seul autre TimeLord existant, bien décidé à l'aider afin d'en faire ce compagnon qu'il attend tant. Le Docteur sait aussi que son heure va venir, quand "il tapera quatre fois". Et le Maître cogne quatre fois très fort, assez fort pour que toute une ville l'entende. Un des meilleurs moments de l'épisode, outre le face à face entre les deux ennemis intimes, est sans doute le plus intimiste. Wilfred et le Docteur se retrouvent dans un café et le TimeLord lui confie à quel point la solitude le ronge et à quel point il a peur de la mort qui le guette, y compris de la petite mort qu'est la régénération. Davies fait une petite tape dans le dos à l'aficionado qui objecterait que le Doc continuera même sans lui. "Mais oui les gars, mais ce ne sera plus mon Doc. Ca ne sera plus jamais comme avant". Et sa scène fait mouche grâce au talent dramatique de David Tennant. Elle émeut même grandement lorsque la pétillante Donna se fait voir à travers la fenêtre sans que le Docteur puisse lui parler sous peine qu'elle ne meure. Malin le monsieur.





Derrière ces enjeux, Davies ménage une histoire Doctor Who style avec cette porte qui peut propager un traitement à une population entière, ses extraterrestres secouristes (les Cactis) à tête de cactus et ses humains débiles qui se croient les plus forts mais qui ne savent pas ce qui leur pend au nez. Pour faire monter le suspens, il nous présente une mystérieuse dame qui prend contact avec Wilfred, donnant une importance croissante à celui-ci qui rappelle celle de sa petite fille dans la saison 4. Mais il ménage surtout une belle surprise. Un narrateur omniscient nous raconte l'Histoire de l'épisode, procédé inédit dans la série mais pas du tout innocent car il fixe dès lors une mise en abîme sur des événements incontrôlables pour chacun des deux TimeLord. Peu à peu derrière cette voix, on dévoile le visage de Timothy Dalton, puis vient la révélation finale. Les TimeLord reviennent et Dalton n'est nul autre que leur chef!
On croyait finir en beauté avec le Maître mais le beau coup de Davies aura été de ménager une vraie surprise dont l'annonce qu'il nous a faite n'était que le hors d'oeuvre. Un happening aussi dingue (la fin de la race humaine qui devient la race du Maître) qu'excitant. Mais ultra casse gueule. Voilà les pauvres anglais embarqués dans une attente interminable d'une semaine avant la conclusion de l'affaire, le 1er janvier 2010.



4,5- 5 The end of Times Part 2
de Russell T. Davies

Gallifrey, dernier jour de la guerre du temps. La fin des TimeLord et des Dalek est imminente mais le Lord President (Timothy Dalton) refuse de mourrir, au point de supprimer ses opposants qui souhaitent arrêter la guerre. Une prophétie annonce que deux TimeLord s'en sortiront: Le Docteur et le Maître. Ce dernier sera le contact qui permettra aux TimeLords de sortir du Timelock, la prison temporelle dans laquelle ils sont enfermés. Sur Terre, le Doc et Wilfred sont prisonniers du Maître alors que l'espèce humaine a disparu au profit de plus de six milliards de ses répliques. Donna se retrouve envahie par ses souvenirs et aux prises avec tous ces cinglés. Mais le Docteur avait prévu le coup. Le mécanisme de défense qu'il lui avait installé se déclenche et elle s'endort. Le Doc et Wilfred sont sauvés par les deux Cacti qui les transportent jusqu'à leur vaisseau dans l'espace. Pendant ce temps, le Maître tente de comprendre les quatre battements dans sa tête. Il finit par envoyer le signal aux Timelords dans les Timelock. En réponse, ceux-ci lui envoient le passeport qui, lié leur permettra de faire revenir leur espèce et la Guerre en lieu et place de la Terre. Dans le vaisseau des Cacti, la mystérieuse femme reprend contact avec Wilf pour lui demander de convaincre le Doc de prendre une arme pour tuer le Maître.

Voyons tout de suite les petites déceptions qui n'en sont pas vraiment. Donna est évacuée un peu vite de cet épisode et on ne saura jamais qui est la mystérieuse femme. Mais il y'avait tellement de choses à raconter que le court circuitage de Donna est excusables, voire nécessaire. Concernant cette femme, les questionnements des fans sur son identité (la mère du Doc ? Sa petite fille ? Donna ?) auront de quoi remplir des journées de débat, ce qui n’est pas sans réjouir Davies et Julie Gardner qui demeurent encore élliptiques sur la question. Pour le reste, l'ultime épisode de Tennant et Davies n'est que du bonheur, et même plus.



L'histoire du Maître est résolue dans un toutéliage typique du showrunner. Les quatre battements que le Maître traîne dans sa tête depuis qu'il a regardé dans le Vortex étant gamin sont finalement bien réels. Il s'agit des battements de coeur des TimeLord, signal présent dans le timelock et en dehors qui pourra donc leur établir un contact avec la continuité temporelle. Les 6 milliards de Maîtres unis parviennent à envoyer le signal et le Lord Président envoie dans ce signal un petit white point Star, un diamant qui ne peut exister que sur Gallifrey. En amplifiant le pouvoir du diamant par la machine de l'épisode précédent, il est possible de faire revenir les TimeLord. Un lien s'agrandissant progressivement, tel est l'astuce de scénario qui permet de faire tenir la menace. Car il s'agit bien d'une menace. En décrivant les TimeLords comme l'aurait fait ses prédécesseurs des anciennes séries, Davies fout en l'air sciemment quatre saisons d'idéalisation de Gallifrey et de nostalgie du Doc. La suppression de la race était aussi nécessaire que celle des Dalek car transformés par la Guerre, ils devenaient de plus en plus mégalos. Heureusement ce coup d'éclat vaut le coup et une grande partie de l'épisode tient sur cette simple menace. Davies sait jongler avec maestria entre les époques et l'espace, exprimer le contact à des distances infinis et le montage est optimisé pour accroître le suspens. En lieu et place de l'épique tant attendu, nous nous retrouvons avec une connexion entre trois lieux parfaitement gérée entre le TimeLock (la menace), le vaisseau des Cacti (ce qui peut la stopper) et la villa du businessman (le lien qui attire la menace). Une belle leçon de construction scénaristique relayée avec maestria par Euros Lyn, réalisateur grand habitué de la série. La musique de Murray Gold, à son top, achève de faire de cet épisode un Doctor Who inoubliable.



Mais le meilleur est encore pour la fin. Le Doc est sensé y passer dans cet épisode, mais comment? On se tourne forcément vers le Maître et les TimeLords qui constituent la menace la plus probable. "He will knock four times and then you're dead" disait la prophétie. Le "He" n'est nul autre que Wilfred qui s'est enfermé dans la cabine à radiation et qui sera désintégré si le Doc ne lui vient pas en aide. Au terme d'une tirade shakespearienne portée par un Tennant à son sommet, le Doc acceptera de finir dans la cabine à la place du vieil homme. Le lien entre Wilfred et le Doc Ten au fur et à mesure des saisons était donc celui qui le menait à sa fin. Encore un twist à la hauteur pour celui qui se dessinait dans sa tête un affrontement à mort avec le Maître. Le Doc n'est pas mort, mais la régénération est activée et il ne lui reste que quelques minutes avant de changer.



Ces dernières minutes, il va en profiter pour prendre sa récompense, ou bien est-ce le showrunner qui vient prendre la récompense de cinq années passés sur le show. Il n'y'a que des happy end dans ces dix dernières minutes de David Tennant: Martha et Mickey nouvellement mariés se font sauver par le Doc d'un tir Sontaran, il sauve le fils de Sarah Jane d'un accident de voiture, il rend visite à la descendante de l'infirmière Redfern avec qui il aurait pu finir marié en tant que John Smith (3-09), puis il va voir le Jack terrassé par la mort de Ianto (Torchwood saison 3) pour lui arranger le coup avec le jeune Alonso (Christmas special 2007 sur le Titanic). Une manière de faire ses adieux à chacun d'entre eux. Il se rend enfin au mariage de Donna pour rendre une visite bien émouvante à Wilfred et à la mère de cette dernière. Destination finale et cerise sur le gâteau, Le 1er janvier 2005. Rose et sa mère discutent ensemble de l'avenir. Rose aperçoit le Doc et il lui dit "i bet you'll gonna have a really great year!". Grandiose. Puis le chant des Oods accueille son retour vers le TARDIS, et c'est sur ce chant déchirant qu'a lieu la régénération en Matt Smith. Les derniers mots de David Tennant auront été "i don't want to go". Ah ça non, nous non plus, on ne veut pas le laisser partir. Peut-être est-ce pour ça que ces dix dernières minutes ont été aussi puissantes.



Davies aura finalement coupé pas mal d'herbe sous le pied de Moffat pour la prochaine année en fermant la totalité des arcs qu'il aura crée (reste tout de même celui de la fille du Docteur). Le Doc Matt Smith devra donc en plus du nouveau showrunner, de la nouvelle compagne et du nouveau TARDIS, partir sur des bases presque exclusivement Moffatiennes. Une idée à la fois excitante, mais qui fait déjà ressentir une pointe de nostalgie. But In Moffat, we trust.



"The song is ending but the story never ends"
Le Docteur est mort. Vive le Docteur.


Dernière édition par Le Docteur le Mer 29 Déc - 4:47, édité 5 fois
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Re: Les chroniques du Docteur- Ze return back (Doctor Who inside)

Message  Cradle of Suffering le Jeu 8 Avr - 2:28

Très Beau Topic.
J'ai entièrement regardé la première saison que j'ai commencé à adorer à partir du 4ème épisode (j'ai eu un peu de mal au début, je sais pas vraiment pourquoi). Je voudrais débuter la Saison 2, mais dans les coffrets il n'y a pas l'épisode de Noel intermediaire, je n'arrive pas à le trouver, donc pour le moment en stand by... : Neutral D'ailleurs je n'ai pas lue la deuxième partie de ce topic de peur du spoile, surtout que j'ai vu sur une capture Sam Tyler!!! Ce serait enorme que l'acteur soit justement Sam Tyler auprès du Docteur pour l'aider dans une mission Very Happy Et je sent que Christopher Eccleston va enormément me manquer Sad

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Re: Les chroniques du Docteur- Ze return back (Doctor Who inside)

Message  Callahan le Jeu 8 Avr - 4:46

Oui, il va te manquer
Mais, attends de voir ce que David Tennant fait avec le Docteur et tu vas devenir accro Razz

Mais tu n'oublieras pas pour autant ton 1er Doctor Wink
Tennant dit lui-même qu' Eccleston a ouvert la voie et a composé un autre Docteur, grâce auquel il a pû en faire ce qu'il en a fait Very Happy
(Vous me suivez ? MrGreen )


Dernière édition par Callahan le Jeu 8 Avr - 4:49, édité 1 fois

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Re: Les chroniques du Docteur- Ze return back (Doctor Who inside)

Message  sutter cane le Mar 13 Avr - 1:31

Callahan a écrit:Oui, il va te manquer
Mais, attends de voir ce que David Tennant fait avec le Docteur et tu vas devenir accro Razz

Mais tu n'oublieras pas pour autant ton 1er Doctor Wink
Tennant dit lui-même qu' Eccleston a ouvert la voie et a composé un autre Docteur, grâce auquel il a pû en faire ce qu'il en a fait Very Happy
(Vous me suivez ? MrGreen )

Et attends de voir ce que fait Matt Smith avec le docteur, tu va devenir accro. MrGreen
En un seul épisode, il semble avoir convaincu tout le monde, y compris les plus sceptiques, il s'est complétement fondu dans le personnage, à l'air tout fou et dur aussi quand la situation l'exige (dans le second épisode et surtout super enthousiasmant pour la suite.

Bref, le docteur, c'est que du bonheur, c'est pas normal que tu n'ai pas regardé au delà.
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Re: Les chroniques du Docteur- Ze return back (Doctor Who inside)

Message  Oogie Boogie le Ven 16 Avr - 1:34

C'est clair que Matt Smith impressionne. Lui que tout le monde critiquait à cause de son jeune âge, son physique, etc..., dès le premier épisode il se réapproprie le perso et on l'adopte direct. J'étais super impatient de voir la reprise de la série par Moffat et pour l'instant je ne suis pas déçu. Ça fait l'effet d'un vent de fraicheur après le règne de Davies (que j'aime beaucoup, cela dit).
Au fait, Simi/Docteur, ça te dérange pas si on poste nos avis sur les nouveaux épisodes sur ce topic? Ou alors on peut en créer un spécial pour la saison 5 si tu préfère.
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Re: Les chroniques du Docteur- Ze return back (Doctor Who inside)

Message  Le Docteur le Ven 16 Avr - 2:08

Pas de problème, le topic est là pour ça.
On pourra ensuite transférer les chroniques sur le site si il y'en a.
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Re: Les chroniques du Docteur- Ze return back (Doctor Who inside)

Message  Callahan le Jeu 22 Avr - 4:16

Je verrais bien de déplacer le décryptage dans les archives puisque çà vient de Valhalla ...
Et, ce sera moins pénible de poster sur ce topic parce que le chargement peut-être vachement long .....

Et Le Docteur, si tu continue avec le règne de Matt, tu créera un autre topic ...

Ca te va ?

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Re: Les chroniques du Docteur- Ze return back (Doctor Who inside)

Message  Le Docteur le Jeu 22 Avr - 6:14

Comme tu veux (même s'il vaut mieux garder ce topic et ne pas transférer celui de Valhalla puisque ce n'est pas tout à fait le même topic).
De toute façon ça rejoindra le site en temps et en heure.

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Re: Les chroniques du Docteur- Ze return back (Doctor Who inside)

Message  Callahan le Jeu 22 Avr - 6:20

Bon alors on laisse comme çà, vu qu'on est à la page deux, pas besoin de charger à chaque fois la page 1 Wink

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Un peu déçu pour l'instant malgré de bonnes choses

Message  Le Docteur le Mer 12 Mai - 0:39

Vous pouvez réagir sur la nouvelle saison les gars. Wink
Y'aurait au moins des choses à dire sur le double épisode avec les anges.

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N'apprécie plus l'attente

Message  Callahan le Mer 12 Mai - 5:57

Le Docteur a écrit:Vous pouvez réagir sur la nouvelle saison les gars. Wink
Y'aurait au moins des choses à dire sur le double épisode avec les anges.
Ze peux pas, je commence à quand j'ai toute la saison silent

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Re: Les chroniques du Docteur- Ze return back (Doctor Who inside)

Message  sutter cane le Mer 4 Aoû - 22:19

J'ai commencé aussi a me faire l'intégrale du docteur et pour l'instant, j'ai envie de dire qu'il faut vraiment être fan pour y arriver, parce qu'il faut s'accrocher, tout d'abord au niveau technique, l'image a très mal vieilli, le son est parfois difficilement audible (je suis heureux d'avoir trouvé des sous titres anglais pour l'intégrale, ça va m'aider) et de temps en temps on tombe sur des épisodes reconstitués à bases de photos et d'une bande son retrouvée...
Mais en plus de la technique, il faut faire face a des épisodes peu passionnant, très étirés en longueur, le pire étant les épisodes historiques qui se retrouve avec un niveau de fantaisie au minium, même l'introduction des Daleks est chiante !
The Edge of Destruction est pas mal car on s'intéresse au Tardis, mai ça reste simpliste et The Keys of Marinus fonctionne mieux que le reste, mais c'est pas encore ça.
Heureusement, la saison 2 part sur de meilleures bases, j'ai bien aimé Planet of Giants et son pitch à la 4eme dimension, The Dalek Invasion of Earth est un bon épisode avec le départ de Susan Sad, j'aurais bien aimé la voir un peu plus, il faut dire que son rôle de "potiche" était assez ingrat, The Rescue n'est qu'un prétexte pour introduire Vicki, The Chase est lui aussi un bon épisode à base de Daleks qui reste basique mais qui a le mérite de souvent changer d'environnement, ça le rend ainsi plus dynamique que d'autres.
The Web Planet, c'est quelque chose entre l'histoire concernant les Zarbi fourmis géantes et les Menoctra abeilles costumées aux jeu plus qu' improbable et une
image très flouté, ça donne au final l'impression de fixer un écran sous l'effet
de psychotropes.
Les épisodes historiques sont toujours aussi difficiles, The Romans, The Crusade et The Time Meddler qui vaut le coup pour la révélation sur le moine qui est lui aussi un voyageur du temps, on ne parle pas encore des Time Lord et enfin, The Space Museum est un épisode qui a de bonnes idées, mais qui a encore des problèmes de rythmes.
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Re: Les chroniques du Docteur- Ze return back (Doctor Who inside)

Message  sutter cane le Sam 7 Aoû - 4:33

A partir de la saison 3, ça devient difficilement regardable, la faute a des épisodes manquants qui vont être de plus ne plus fréquents jusqu'à l'ère du 3eme docteur en saison 7.
Pour ma part, j'ai essayé de regarder quand bien même, mais les épisodes à base de photos d'époques parfois bien abimés et de bandes sons pas toujours audibles, ça saoule, j'ai fini par zapper rapidement juste pour regarder de quoi ça parle.

Et donc dans Galaxy 4, le docteur atterrit sur une planète sur le point d'être détruite par des méchants, l'épisode est tellement passionnant qu'aucun souvenir ne me revient en lisant le résumé...
Mission to the Unknown est un épisode reconstitué sans le docteur qui sert de prequel a The Daleks' Master Plan.
The Myth Makers est un épisode historique qui se déroule durant la guerre de troie, don chiant.
Pour The Daleks' Master Plan, c'est dommage qu'il manque 3/4 des épisodes car il se passe enfin des choses intéressantes, même si le format de 12 épisodes semble encore une fois beaucoup trop long, entre Mavic Chen, le gardien du système solaire et chef d'un conseil accueillant le Dalek Supreme, la machine mortelle des daleks, le time destructor, le retour du moine Time Lord et la mort de la compagne du Docteur, il y a de quoi faire.
The Massacre of St Bartholomew's Eve, tous les épisodes sont manquants et ça tombe bien, ça avait l'air chiant, son seul intérêt étant l'apparition de Dodo Chaplet en compagne.
The Ark est un épisode bizarre ou une crève de Dodo va mettre le bordel dans une arche stellaire ou les créatures du nom de Monoids vont finir par prendre le pouvoir a cause de ce virus, plus résistant que prévu dans leur futur ou le Tardis fera donc un second arrêt, l'épisode est amusant a regarder pour voir les dangers que peut apporter un voyageur du temps aussi insignifiant soit il.
Le docteur qui fait face à un être inconnu et omnipotent, ça rappelle nombre de synopsis de Star Trek qui n'avait pas encore était diffusé à l'époque, ici c'est face au The Celestial Toymaker qu'il va falloir s'en sortir et qui propose divers jeux et compétitions à accomplir, un épisode, vain mais amusant.
The Gunfighters, c'est tout simplement le docteur au Far West avec tout les clichés que cela comporte et Wyatt Earp accompagné de sa famille, épisode correct.
Dans The Savages, le docteur atterrit sur une planète divisé entre des sauvages donc et une race plus civilisé, ça n'a pas l'air terrible.
The War Machines est le 1er épisode a se dérouler à l'époque contemporaine et ici on s'intéresse au WOTAN, super calculateur qui va aussi se transformer en une machine de guerre qui penser à un mix entre dalek et cybermen, pas mal, à noter que le WOTAN est tellement intelligent qu'il arrive a briser le 4eme mur en nommant le docteur, "doctor who" !

Saison 4 :
The Smugglers Arrow Doctor contre les pirates entièrement reconstitué.
The Tenth Planet n'est malheureusement pas en entier, encore dommage car c'est à la fois la première apparition des cybermen qui veulent déjà convertir tout les terriens en Cybermen et c'est aussi la première régénération du docteur qui était fatigué et devait changer de corps, c'est vrai quoi, William Hartnell avait passé tout un épisode à faire dodo sans qu'on le voit juste avant.

Et donc, bilan de ce premier Docteur, la 1ere saison est difficile, ça commence à prendre ses marques en saison 2 et à partir de la on enchaine les bons épisodes et les chiants à fréquence variable, cela devient plus facile à suivre avec l'attachement que l'on a envers le docteur qui devient moins grincheux et un peu plus farfelu et qui n'hésite pas a se moquer de ses adversaires pour mettre en avant sa supériorité et comme le soulignait Sygbab il y a aussi le bug récurrent d'Hartnell qui se plante sur son dialogue et le corrige aussitôt comme si de rien n'était qui lui donne un certain charme.
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Re: Les chroniques du Docteur- Ze return back (Doctor Who inside)

Message  sutter cane le Mer 22 Sep - 2:15


Saison 4 (1966–67) suite :

Ou l'on découvre le nouveau docteur ( Patrick Troughton) dans The Power of the Daleks, enfin on aimerait, mais c'est un épisode entièrement reconstitué et donc irregardable a moins d'être un fan hardcore, des Dalekes sont retrouvés sur la planète Vulcain (!) dans une colonie humaine, ceux ci vont tenter de reproduire leur race en utilisant leur vaisseau, de loin, ça avait l'air d'être dans la moyenne des épisodes sur les Daleks jusqu'ici.
The Highlanders est lui aussi reconstitué, un épisode historique (zzzzz) qui se passe comme son nom l'indique dans les Highlands et permet d'introduire le nouveau compagnon du doc,Jamie McCrimmon qui est celui qui sera apparue le plus longtemps à l'écran.
The Underwater Menace : Le docteur et ses compagnons sont prisonniers des survivants d'atlantis, épisode à 3/4 reconstitué et qui n'a pas l'air passionnant.
The Moonbase, à moitié reconstitué, des Cybermen s'attaquent à une base lunaire, avec pour but de menacer la terre avec un gros rayon laser si ils n'arrivent pas convertir les humains en Cybermen, pas mal.
The Macra Terror, enterrement reconstitué, on découvre dedans les Macras, des crabes géants qu'on reverra dans l' Épisode 303 de la nouvelle série.(Gridlock).
The Faceless Ones, à moitié reconstitué, le Docteur et ses compagnons sont bloqués dans Gatwick Airport ou ils doivent se faire identifier et a propos d'identités ils vont découvrir que l'aéroport est envahie par les chamelons, race qui a le pouvoir de prendre l'apparence et les souvenirs des autres, Un bon épisode qui a un petit coté 4eme dimension.
The Evil of the Daleks
: à moitié reconstitué, Victoria Waterfield accompagnera désormais Jamie et le Docteur, cet épisode devait être le tout dernier des Daleks, du coup, on ne les reverra pas avant un bon moment, les Daleks donc aidé par Edward Waterfield qui capturera le Docteur afin qu'il aide les Daleks a isolé le Human Factor, qu'ils ne comprennent pas qui selon eux et responsable de leur défaites, afin de l'implanter dans trois Daleks, ce qui sera considéré comme un échec par l'empereur Dalek sur sa planète Skaro, il forcera le docteur à isoler le Dalek Factor afin de corriger les trois Daleks et d'introduire celui ci dans toute la race humaine a travers le temps, mais le docteur a d'autre plan qui vont conduire à la chute de l'empereur...
Un épisode ou on jour plein de fois avec l'ADN des Daleks est forcément rigolo. (quoique les Daleks de New York, c'était un peu chiant).

Saison 5 (1967–68)

The Tomb of the Cybermen : incroyable, un épisode complet !Le docteur se retrouve coincé dans une tombe de Cybermens avec une expédition archéologique sur la planete Telos, c'est distrayant, mais il n'y a pas de grande nouveauté, si ce n'est qu'on découvre le Cyber Controller et les Cybermat, des petites bebetes cybernétiques.
The Abominable Snowmen : 5/6 reconstitué, Doctor Who contre le Yéti,impossible a regarder.
The Ice Warriors : 1/3 reconstitué, un bon épisode ou l'on découvre une nouvelle race/civilisation, une expédition découvre sur Mars un corps enfoui dans la glace, il serra nommé Ice Warrior, un habitant d'apparence reptilienne de la planète qui demandera aux humains de libérer le reste de son espèce, qu'il présente comme pacifique, bien sur, ça ne sera pas le cas.
The Enemy of the World : 5/6 reconstitué, donc pas visible et c'est dommage, Le docteur et ses compagnons échappent a une tentatives d'assassinat, qui en fait ne visaient pas le docteur mais Salamander(!) un Tyran d'Europe de l'est qui est le sosie du Docteur, c'est l'occasion de voir Patrick Troughton dans un double rôle.
The Web of Fear : 5/6 reconstitué, irregardable, c'est le retour du yéti qui n'a décidément pas envie qu'on le visionne...
Fury from the Deep : entièrement reconstitué, on ne verra donc pas la première version du sonic screwdriver. ni le combat contre la ' Weed Creature" du fond de la mer.
The Wheel in Space : 2/3 reconstitué, Les Daleks prenaient trop de place dans la série, on les a fait disparaitre, du coup, c'est les Cybermen qui prennent leur place avec un épisode qui a un gros gout de déja vu, les Cybermen envahissent une station spatiale avant de vouloir envahir la terre et ça fait pas mal penser à The Tenth Planet.
A noter, l'apparition de la nouvelle compagne toute mignonne Zoé et le première utilisation du pseudonyme John Smith par le Docteur.

Saison 6 (1968–69)

The Dominators : Les Daleks ne sont plus la, mais apparemment ils laissent bien un trou a combler, ça sera la tentative de cet épisode avec les Quarks des robots exterminateurs inventés par la race des Domnators qui vont attaquer les habitants de la planète Dulkis qui sont des espèces de hippies qui bien sur se retrouveront désemparés face à une tel menace, heureusement pour eux le Docteur a eu la bonne idée de passer par la, l'épisode est amusant de part son coté kitsch assumé.
The Mind Robber : Le docteur et ses compagnons atterrissent sur une planète qui utilise l'imaginaire d'un écrivain "The Master" (!) pour rendre reels des créations tels que Gulliver, le Minotaure, Méduse, etc... Un épisode rempli d'épreuves et d'énigmes qui fait penser aux épisodes de Star Trek ou l'équipage était confronté a des êtres omnipotents, pas mal du tout.
The Invasion : 1/4 reconstitué, Aidés par le Brigadier Lethbridge-Stewart et UNIT, le Doctor, Jamie et Zoe essayent d'empecher une tentative d'invasion de la terre par le leader de la plus grande entreprise d'elecetronique aidés pas des alliés qui oeuvrent dans l'ombre, une histoire un peu chiante qui trouve de l'intérêt dans sa seconde partie quand les Cybermens entre en jeu.
The Krotons : Sur une planete inconnue, la société du peuple Gond est mené en esclavage par les Krotons, des robots très moches (il y a du y avoir un concours interne à la BBC, c'est pas possible d'enchainer de tels designs), mais heuresement, le Docteur a de l'acide Sulfurique dans son Tardis pour les défaire ! un épisode vraiment pas passionnant...
The Seeds of Death : Les Ice Warriors veulent envoyer des graines sur la terre pour créer des vegetaux qui vont appauvrir l'oxygène et rendre l'atmosphère compatible pour ces martiens, l'occasion de découvrir les Ice Lord dans cette espèce et de voir un épisode correct.
The Space Pirates : 5/6 reconstitué, j'ai donc zappé direct pour le final.
The War Games : Sur une planète extraterrestre, des hommes rejouent les plus grandes batailles terriennes, ils ont étés enlevés et placer ici par un Time Lord renégat afin de ne sélectionner que les survivants pour ne faire une super armée.
le docteur va bien sur s'opposer a ce dernier mais se rendra compte qu'il aura besoin de la technologie des Time Lords pour ramener tous les humains à leur lieu de départ, quitte a devoir être juger en procès pour ses méfaits sur Gallifrey. (et d'être condamné a régénérer de force.) Un des meilleurs épisodes du Docteur jusqu'ici.

Petit bilan du second Docteur, c'est assez difficile à regarder car d'une part la qualité de épisodes n'est pas toujours au rendez vous et surtout il n'y a qu'une saison sur trois qu'on peut a peu prés regarder correctement a cause de tout ses bouts d'épisodes perdus, c'est assez pénible et dommage en plus car ce second docteur à la fois grognon et comique et rapidement attachant et se fait à son rôle beaucoup plus vite que William Hartnell, niveau mythologie, pas grand chose de plus finalement a part le dernier épisode ou on découvre enfin les Time Lords.
Heureusement, tout ça s'arrange pour la suite.







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Message  Le Docteur le Mer 22 Sep - 8:42

Merci pour ta dévotion à la cause. Ca va m'aider à trier quand je vais m'y mettre.

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Message  Callahan le Lun 29 Nov - 23:52

sutter cane a écrit:Et attends de voir ce que fait Matt Smith avec le docteur, tu va devenir accro. MrGreen
Oogie Boogie a écrit:C'est clair que Matt Smith impressionne.
Oui, il est impressionant mais ....


sutter cane a écrit:En un seul épisode, il semble avoir convaincu tout le monde, y compris les plus sceptiques, il s'est complétement fondu dans le personnage, à l'air tout fou et dur aussi quand la situation l'exige (dans le second épisode et surtout super enthousiasmant pour la suite.

Oogie Boogie a écrit:Lui que tout le monde critiquait à cause de son jeune âge, son physique, etc..., dès le premier épisode il se réapproprie le perso et on l'adopte direct.

Dans le premier Episode, oui mais j'en suis au 3ème et je suis gênée aux entournures MrGreen
Ce qui passait pour de la saine appropriation dans le premier épisode se transforme, amha, à du copiage maladroit.
Je trouve que Matt Smith surjoue énormément.
Ceci dit, ce n'est pas entièrement de sa faute, je trouve aussi les scénarios des épisodes 2 et 3 trop collants aux autres saisons.
Personnellemnt, j'aurais installé le nouveau Docteur d'une autre façon qu'en reprenant les classiques des autres saisons. On a trop l'impression de fonçer tête baissée dans le connu.
J'aurais pris plus mon temps aussi. Le 11° Docteur fonce déjà tout le temps et partout et le jeu de Matt Smith en fait un excité constant.
Amelia a trop d'importance aussi dans le règelement des conflits. Sur les 3 épisodes, c'est elle qui prend le lead sur la fin de 2 de épisodes et çà me pâraît peu crédible qu'elle soit aussi à l'aise et entreprenante.

Bref, soulagée et enthousiaste après le premier épisode , je le suis beaucoup moins, surtout que l'Ep 4 nous ramène les Weeping Angels ....
Avec un nouveau Docteur, j'espérait plus de sang neuf à tous les niveaux.
Et le physique de Matt Smith est très troublant ...

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