Les chroniques du Docteur- Ze return back (Doctor Who inside)

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Message  sutter cane le Mar 30 Nov - 0:23

C'est juste son nouveau caractère, il ne court pas trop ou est trop excité, il est comme ça, à la fois foufou et avec un fond sombre qu'il essaye de cacher (le dreamlord ?).
Et Amy, c'est aussi son caractère d'Écossaise typique qui fonce tête baissée, d'autant plus qu'elle a vu 4 psys et que ce qu'elle fait avec le docteur c'est un peu comme vivre un rêve pour elle, d'où peut être cette facilité abondante. (la série joue aussi sur le fait qu'elle mène ses hommes par le bout du nez)
Mais il y a aussi un mystère autour de cette fille qui ne semble pas être entièrement résolu en fin de saison, a suivre.
Et dans l'épisode a suivre tu vas redécouvrir un autre élément de la dynamique de ces personnages River, en attendant encore plus tard Rory qui je trouve a apporter un équilibre intéressant dans les personnages.

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Re: Les chroniques du Docteur- Ze return back (Doctor Who inside)

Message  Cradle of Suffering le Mar 30 Nov - 0:31

J'evite vos postes, je veux pas de spoile!!

Je viens juste remercier Sutter Cane, pour m'avoir filé l'integrale de tout doctor who!!!

Je suis joie!:!!

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Re: Les chroniques du Docteur- Ze return back (Doctor Who inside)

Message  sutter cane le Mar 30 Nov - 0:34

Cradle of Suffering a écrit:J'evite vos postes, je veux pas de spoile!!

Je viens juste remercier Sutter Cane, pour m'avoir filé l'integrale de tout doctor who!!!

Je suis joie!:!!
De la série récente.
parce qu'il te manque 26ans de série que tu n'as pas pris. Smile
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Re: Les chroniques du Docteur- Ze return back (Doctor Who inside)

Message  Callahan le Mar 30 Nov - 9:26

sutter cane a écrit:C'est juste son nouveau caractère, il ne court pas trop ou est trop excité, il est comme ça, à la fois foufou et avec un fond sombre qu'il essaye de cacher (le dreamlord ?).
Et Amy, c'est aussi son caractère d'Écossaise typique qui fonce tête baissée, d'autant plus qu'elle a vu 4 psys et que ce qu'elle fait avec le docteur c'est un peu comme vivre un rêve pour elle, d'où peut être cette facilité abondante. (la série joue aussi sur le fait qu'elle mène ses hommes par le bout du nez)
Mais il y a aussi un mystère autour de cette fille qui ne semble pas être entièrement résolu en fin de saison, a suivre.
Et dans l'épisode a suivre tu vas redécouvrir un autre élément de la dynamique de ces personnages River, en attendant encore plus tard Rory qui je trouve a apporter un équilibre intéressant dans les personnages.
Oui, je sais bien qu'il faut que j'attende un peu (mais quand même Matt Smith surjoue MrGreen et j'ai du mal à me faire à sa tête et il est souvent maladroit dans sa stature, notamment quand il est debout sans rien faire ... Razz Bref, il est trop rustre ce 11° pour l'instant )


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Re: Les chroniques du Docteur- Ze return back (Doctor Who inside)

Message  Callahan le Mer 1 Déc - 2:57

Nan mais il faut oublier mes tous derniers propos.
J'étais sous le coup de l'Ep. 3 : au final c'est cet épisode qui est mauvais. Ce sont les Daleks qui m'ont énervés, le scénar pas très fourni sur des personnages qui sont sensés avoir vraiment disparu, on a déjà eu le coup du "ils-étaient-battus-mais-pas-tout-à-fait", et la mauvaise prestation de Smith.
Après 2 épisodes supplémentaires, j'ai retrouvé du plaisir ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhh Cool

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AMHA et toussa

Message  Le Docteur le Mer 1 Déc - 10:41

Pas besoin de t'excuser j'ai ressenti exactement la même chose aux premiers épisodes. Pour le reste, cette saison a été une succession de frustrations réhaussées par une fin de saison un peu meilleure, mais loin de la saison 3 sur ce point (pas de blink, ni d'épisode style celui en 1913).
L'ayant revue j'arrive mieux à pointer ce qui m'avait gêné. Moffat a gonflé à bloc sa saison, niveau idées, toutéliage et thématiques. A la revoyure de nombreuses thématiques fortes se dégagent et elles s'imposent sur le parcours des personnages (surtout Amy en fait, qui est le centre de la saison) mais ça c'est sur le papier, elles ne sont pas du tout évidentes tant elles sont effleurées. Moffat a dû se sentir en terrain connu et il s'est dit qu'il pouvait expérimenter à tout va mais en route il jette ses idées un peu partout, et à peine en a t'il développée une qu'il part sur autre chose, et la seconde paralyse la deuxième. Au final il y'a des choses volontairement peu claires (pour la suite?), d'autres qui sont trop appuyées pour être sûr que le spectateur ne va pas oublier, du colmatage scénaristique sans doute dus aux impasses qu'il a du rencontrer en poussant trop loin l'intrigue et surtout une progression dramatique décevante. Cette saison est celle d'un virtuose qui a oublié le sens des proportions. Davies misait sa première saison sur la découverte et l'émerveillement et c'est ce qui a fonctionné avec Rose et Eccleston, un univers pour chaque épisode, on prend son temps et on creuse le Docteur en même temps. Le bad wolf est annexe. Ici on est transporté aussitôt sur un rythme qui laisse peu de place à la découverte, dans des intrigues à tiroir et des loners presque décoratifs pour l'intrigue de base, tout ça dans le flot d'idées développées à moitié à l'occasion. Les moments "forts" entre les personnages et sur leur ressenti sont expédiés au même niveau que le reste et sont souvent peu convaincants. A l'exception notable de l'épisode avec Van Gogh d'où il ressort une magie et un dépaysement qu'on pouvait dénoter sur les précédentes saisons.

Moffat aurait dû prendre son temps pour mieux laisser vivre ses personnages et sa série avant de s'embarquer dans de grosses ambitions, il y'aurait peut-être eu moins de contenu mais moins d'idées gâchées et un final même moins gros aurait eu plus d'impact car celui-ci en l'état c'est une quinzaine de grands scénarios qui se battent en duel sans qu'aucun n'arrive à vraiment surnager ou provoquer la moitié de la simple idée du Bad Wolf. Parfois même, c'est limite si on décroche pas.
Mais le visionnage de la saison vaut au moins pour deux choses : Amy et River. C'est du girl power à fond, mais limite on s'en fout du Doc et de Rory. Dès le cinquième épisode (sa scène en aveugle avec les anges), Karen Gillan bouffe l'écran. Elle est juste géniale!
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Re: Les chroniques du Docteur- Ze return back (Doctor Who inside)

Message  Le Docteur le Mar 28 Déc - 7:14

5-01. The eleventh hour
de Steven Moffat


Le nouveau Docteur atterrit chez Amelia Pond, une gamine effrayée par une fissure au mur de sa chambre. Quelqu'un derrière la fissure les prévient que le prisonnier zéro s'est échappé. Mais le Docteur doit repartir d'urgence et il promet à Amelia de revenir dans cinq minutes. Il ne reviendra que douze ans plus tard. Amelia est devenu une adulte qui se fait appeler Amy mais elle est toujours menacée par le mystérieux prisonnier qui a élu domicile dans une pièce de sa maison. Celui-ci peut enfin s'évader et il est prêt à tout pour échapper à ses géoliers, les Atraxi, y compris à s'emparer de l'esprit des comateux pour prendre leur forme. Les Atraxi, quand à eux, ne se sentent pas gênés d'incinérer toute la planète pour en finir avec le fugitif. Le nouveau Doc devra faire ses preuves.



The eleventh hour signé par le nouveau showrunner Steven Moffat qui a été rejoint à la production par Piers Wenger (nouveau chef du département fiction de BBC Wales) et Beth Willis. Beaucoup de sang neuf, auquel viendront s'ajouter:
-Un nouveau Docteur, Matt Smith.
-Une nouvelle compagne, Amy Pond.
-Un nouveau générique qui laisse de coté les élans épiques et mélodiques du run de Davies et laisse percevoir la nouvelle direction que prendra Murray Gold sur la saison (Mais on aurait pu se passer du clavier bontempi).
-L'absence de post-générique pour annoncer le prochain épisode.
-Un nouveau TARDIS, encore plus grand et tout bleu.
-Un noeud de papillon pour le Docteur.
L'épisode doit donc nous faire accepter tous ses changements, même si il reste dans une relative continuité avec les runs de David Tennant et de Christopher Eccleston. Ce premier épisode va mettre le paquet sur la découverte Docteur, ce qui est une direction logique, dissimulant ça et là les quelques autres éléments du changement. Que dire de Matt Smith? Il a une allure juvénile, limite infantile, même s'il fait plus vieux que son âge. On découvrira durant cette saison qu'il a une affinité particulière avec les enfants et ce n'est pas un hasard si il rencontre d'abord une gamine. Le onzième Docteur est un clown. Il n'a pas la prestance de Tennant et le Doc torturé post-guerre du temps a visiblement disparu. Le passage n'est donc guère aisé, même si on remarque les similarités dans le jeu de Smith et si ce Docteur est aussi malin et facétieux que les précédents. Moffat n'hésite d'ailleurs pas lors d'une scène évocatrice à réclamer son dû sur la prestigieuse lignée des dix.



Dès les premières images, le changement de showrunner apparaît. Des choeurs (un peu dans le style Burton), un travelling délicat sur la maison d'Amelia. De la SF Davisienne, on nous plonge directement dans une ambiance de conte. Le Docteur ne se prive pas de dire à Amelia que son nom est celui d'un personnage de conte et il y'a dans cet épisode beaucoup de ce que seuls les enfants peuvent croire. Déjà le thème de l'ami imaginaire, un nouveau rôle trouvé pour le Docteur qui entre dans la lignée de ce à quoi Moffat nous avait habitué. Le nouveau showrunner associe Doctor Who à ses souvenirs d'enfance et il n'a jamais caché le frisson que lui procurait la possibilité de marquer les gamins anglais avec ce relaunch. Ici Amy a vraiment été marquée par le Docteur, au point de saouler ses proches pendant toute son enfance avec cet ami imaginaire et de passer par plusieurs psychiatres. D'ailleurs le fait qu'elle ait réussi à convaincre chacun de la réalité du Docteur si bien qu'ils le reconnaissent lorsqu'il revient dans sa vie et que son petit copain soit devenu infirmier (l'ombre du docteur) caractérise mieux le personnage d'Amy Pond que les épisodes qui viendront. C'est une jeune femme qui n'a pas froid aux yeux mais qui a conservé énormément de l'enfant qu'elle était. Le final de l'épisode se situe à un cap décisif de son entrée dans la vie d'adulte. Qu'elle accepte l'invitation de ce Peter Pan de son enfance pour un ride au pays imaginaire à ce moment précis causera bien des conséquences.



The eleventh hour est un épisode de départ dans la lignée des autres, avec ses défauts. Si Moffat injecte plus de modernité dans la réalisation (ce qu'on retrouvera plus tard dans Sherlock) , l'histoire est très classique, les effets sont un peu ratés et Murray Gold n'est pas assez présent, malgré deux nouveaux thèmes sympathiques et il se paye le luxe de faire plus qu'introduire l'intrigue de la saison. De la part de Moffat, il déçoit, mais on ne peut pas espérer avoir un épisode qui introduit autant de choses et un nouvel épisode d'anthologie de Doctor Who. L'essentiel est que malgré ces petites déceptions, il donne clairement envie de voir la suite.


5-02. The Beast Below
de Steven Moffat

XXIXème siècle (Non mais quel salaud, il nous fout ça en chiffres romains). Les rayons du Soleil rôtissent la Terre et ses habitants. De grandes migrations s'ensuivent à bord de gros vaisseaux pouvant accueillir des nations entières. Le Docteur et Amy rencontrent un de ses vaisseaux, Starship UK, qui rassemble la population du Royaume Uni et de l'Irlande du Nord (mais pas l'Ecosse, à la fierté d'Amy). Ils découvrent que le gouvernement a institué sur le vaisseau un Etat policier matérialisé par les Smilers, d'étranges mannequins expressifs, mais aussi que le vaisseau recèle un secret inavouable : Une gigantesque Baleine de l'Espace les aide à avancer à coups d'électrochocs dans le cerveau.



The Beast Below est un cours de responsabilité citoyenne façon Moffat, qui nous met ici face aux dérives de la Démocratie. Le secret de la Baleine n'en est pas vraiment un car dès sa majorité, chaque citoyen est tenu au courant. Il doit ensuite voter pour oublier et conserver son confort ou bien protester et se voir jeter dans la gueule de la bébête. Mais la question de la responsabilité citoyenne ne se pose pas qu'au niveau de la population. La reine Elizabeth X (!) a beau aider nos amis et être animée des meilleures intentions, elle a elle-même préféré oublier à plusieurs reprises cette vérité plutôt qu'abdiquer son trône.



Après avoir présenté le Docteur, le but avoué de cette intrigue est bien sûr de confronter pour la première fois la nouvelle compagne à un univers qui n'est pas le sien, et ainsi mieux savoir de quoi elle est capable. Amy reste l'écossaise boudeuse et déterminée qu'on connaît, cette fois en robe de nuit, pas émerveillée ni destabilisée plus que ça par le fait de découvrir une autre époque (si l'on excepte la bien belle scène d'ouverture). Elle voit le lien entre cette Baleine et le Docteur, tout deux étant solitaires, le dernier de leur espèce et qu'ils n'interviennent pas dans les affaires humaines sauf quand un enfant pleure. Malgré la résolution de End of Times, Moffat n'a pas fait totalement disparaître le trauma de la guerre du Temps de son Docteur (Matt Smith le joue de manière rationnelle et maladroite), mais il profite de cette pour lui donner un but en accord avec la direction générale qu'il a prise. Malgré le coté politique, les enfants ont encore beaucoup de place dans cet épisode. Moffat y cite Pinnochio (Le Doc et Amy dans la gueule de la Baleine). Le scénariste va aussi trop vite en besogne. Il donne à Amy une importance disproportionnée en lui permettant de sauver le Docteur d'un dilemme qu'il aurait pu résoudre, le dépossédant d'un des seuls attributs qui était passé à merveille dans le premier épisode : la perspicacité. La dernière scène n'est pas équivoque, et le Doc devient presque pathétique face à une compagne à l'adaptabilité et à l'intelligence supradéveloppée. On se retrouve au final avec un épisode moyen (le pire de Moffat) qui ne fait guère avancer le schmilblick.




5-03. Victory of the Daleks
de Mark Gatiss


Cabinet War Room, QG des Forces de guerre de Winston Churchill. Nous sommes en plein dans le Blitz, lorsque l'Angleterre résistait face à l'envahisseur Nazi. Churchill a contacté son pote le Docteur mais celui-ci arrive un peu tard pour constater que les Anglais ont une nouvelle arme secrète : le Dalek, une technologie qui leur a été fourni par le Professeur Edwin Bracewell. Des robots bien gentils qui ne pensent qu'à servir la cause. Mais comme le Docteur et pas Amy (bizarrement, mais rien n'est bizarre dans Doctor Who), nous savons tous que le Dalek est une machine de guerre pour sa pomme et qu'il n'en a rien à faire d'aider les Alliés qui sont aussi impurs que les autres. Le Docteur finit par les révéler pour se rendre compte qu'il a été utilisé. Une armée de pures Daleks qui n'attendaient que son témoignage est sur le point de naître tandis que les anciens Daleks facilitent l'attaque des allemands contre Londres.



Un épisode du passé qui permet de rameuter l'icône Churchill et qui permet à son auteur de nous embarquer dans un petit film de guerre. Une preuve supplémentaire que Moffat restera fidèle, pour cette saison du moins, à la structure Davies. Utiliser les Daleks lors de la seconde guerre Mondiale est une idées séduisante car, comme Davies l'avait très bien compris, ceux-ci sont sorte de personnification des nazis, perpétuellement en chasse pour exterminer ceux qui sont impurs. Moffat les fait revivre dans ce contexte après qu'ils se soient échappé dans le temps et qu'ils aient encore une fois survécu (ouais bof) histoire de faire son petit reboot à lui.
Fini les Dalek hybrides, bonjour les pures Daleks multicolores. Ca sera bien cool pour le merchandising, mais l'utilité immédiate est encore à trouver. Le fait est que bien malgré lui, c'est le Docteur qui a ramené ses ennemis en les reconnaissant (application inverse du paradigme que le Héros n'existe pas sans sa Némésis), qu'il n'a pas réussi à les empêcher de fuir dans le temps et que c'est Amy qui a sauvé la situation sur Terre. Il n'avait pas besoin de ce bilan.



Victory of the Daleks gagne aux visionnages, sans toutefois masquer des défauts plus dans la réalisation que dans les idées, qui sont nombreuses mais mal réparties. Le désormais habitué et cocréateur de Sherlock Mark Gatiss livre un scénario à bloc. La reconstitution est impeccable et la vie dans la Cabinet War Room est bien rendue, il y'a quelques coups de coude sympathiques (la référence à Iwo Jima, les affiches de propagande Daleks). On a même le droit à une petite bataille dans l'espace avec les Spitfires de Winston qui ravira les amateurs de Star Wars. Faire fabriquer un androïde par les Daleks pour achever leur plan est aussi une très bonne idée car Edwin Bracewell servira beaucoup les retournements de l'épisode, injectant une vraie touche d'humanité dans un épisode mené tambour battant et qui aurait eu besoin de respirer un peu pour retrouver l'ampleur des épisodes du passé de Davies. C'est au final un nouvel épisode d'exposition qui sert avant tout à présenter les Daleks nouvelle génération. Du coté de l'intrigue générale de la saison, on sait maintenant qu' Amy n'a pas connu les Daleks alors qu'ils ont envahi la Terre et il y'a toujours cette fissure qui apparaît au même moment à la fin de l'épisode, en un peu plus gros pour qu'on puisse pas la louper. Et la finesse bordel?



5-04. Time of the Angels
5-05. Flesh and Stone
de Steven Moffat


Cinquante et unième siècle. River Song envoie un message au Docteur à travers le temps pour qu'il la récupère de sa chute d'un vaisseau, le Byzantium. Ils poursuivent le vaisseau jusqu'à la planète Alfava Pletraxis où celui-ci c'est écrasé. Le Byzantium transportait une des pires menaces qui soit : Un ange pleureur. Avec l'aide du père Octavien et de ses prêtres soldats, le Docteur, Amy et River devront faire leur chemin à travers le temple dans lequel le vaisseau s'est écrasé pour le neutraliser. Traverser des catacombes obscures et peuplées de statues, parfait repaire d'un ennemi qui sait profiter du noir pour emprisonner son ennemi dans le temps. Le jeu se complique lorsqu'ils s'aperçoivent que les anges ne sont pas seulement ceux que l'ont croit et qu'ils pourraient être entourés par eux.



Ce double épisode typique est aussi le premier dans l'ordre de production de la saison (donc le premier tourné par Matt Smith et Karen Gillan), et Moffat s'est carrément fait plaisir, autant qu'il a pris le minimum de risques, car il nous offre un deux en un les anges pleureurs de Blink (meilleur épisode du relaunch) et River Song (vue dans le double Silence in the Library/ Forrest of the Dead), le tout emballé dans une belle note d'intention dans sa prise en main de la série. Brillamment interprétée par Alex Kingston, River Song passe du professeur qu'on connaissait à une sorte d'aventurière charismatique, ou ce serait plutôt le contraire car elle et le Docteur ne cessent de se rencontrer dans le mauvais ordre. Cet épisode se déroule bien avant son histoire avec le Doc, qui se déroulait déjà avant celui de la bibliothèque. River a été sortie de prison par l'escouade et est sous la garde privée du père Octavian. Pourquoi était-elle en prison? Elle a tué un homme bon, "le meilleur homme qu'elle ait jamais connu". On pourrait penser que cet homme est le Docteur. En bon adepte du jeu de piste qu'il est, Moffat nous laisse dans le doute et en profite pour se jeter encore quelques pierres qu'il lui faudra rattraper, comme le fait qu'elle ait connu différentes versions du Doc. Même si elle sera probablement un des pires casse tête de la série, River Song demeure l'apport le plus fascinant de Moffat à Doctor Who et chacun de ses passages dans cette saison contribuera à la réhausser.



Les anges pleureurs sont de retour, et dans un épisode en deux parties. Moffat avait décidé de frapper fort mais le résultat est-il à la hauteur? Ce double épisode est un peu à Blink ce que Alien était à Aliens. La menace créee par Moffat était presque invisible, impalpable, imprévisible et d'autant plus terrifiante qu'elle redistribuait arbitrairement la vie de ceux qu'elle croisait. Ici la menace est identifiée dès le départ. Et puis d'une menace silencieuse et grégaire, on passe à quelque chose de personnifié au point d'utiliser la voix d"un homme pour exprimer ses sentiments. Si la règle de base du "don't blink" a été conservée, on a ajouté plusieurs autres qu'Amy découvrira à ses dépens (Les yeux sont les portes de l'esprit et permettent aux anges d'entrer dans ceux qui les regardent, l'image d'un ange devient elle-même un ange...), des règles qui identifient trop la menace et qui s'entrechoquent comme autant de justifications scénaristiques alors que la première règle se suffisait à elle-même. Enfin, la sentence du voyage dans le temps n'existe plus. Les anges tuent comme n'importe quel ennemi. L'idée de la mission de sauvetage déguisée est très bien vue, comme le fait que les anges aient dépéri par manque de transmission de leur image (leur image est leur pouvoir) mais elles semblent avant tout être là pour expliquer des attaques lentes et sporadiques, faisant au final de la menace des anges quelque chose d'abstrait entrecoupé de plan qui font peur où elle était à notre époque, et pour Sally Sparrow, aussi simple que concrète. Entre un postulat de départ aussi énorme et un résultat aussi mou, on pourrait parler d'abandon si il n'y avait pas de vrais moments géniaux dans ces épisodes.



Je dis énorme en parlant du postulat de départ car en plus des anges, le showrunner a décidé de placer le noeud de son fil rouge au sein du deuxième épisode du dyptique. Bonne idée pour avoir une vue d'ensemble dès le début du tournage et première contradiction avec le schéma de Davies qui se voulait discret sur les indices. Moffat a choisi quelque chose de plus feuilletonnant, il nous en dira donc beaucoup plus dans Flesh and Stone, révélant que la faille qui est venu leur rendre visite et qui a va être créee par une explosion efface carrément de l'Histoire les gens qui tombent dedans, comme s'ils n'avaient jamais existé. Ceci expliquerait pourquoi Amy ne se souvenait pas des Daleks, que les cybermen soient passés inaperçus et peut-être bien la disparition des parents d'Amy (à ce niveau, on peut encore douter). Cette faille est finalement bienvenue car elle offre le premier morceau de bravoure du nouveau showrunner et à Amy l'occasion d'acquérir enfin ses galons de compagne. Miss Pond a regardé trop longtemps l'ange dans la télévision si bien que si elle reste les yeux ouverts, elle va mourir. Elle doit alors rester les yeux fermés alors que les prêtres soldats qui la surveillent disparaissent un à un dans la faille sans se souvenir que le précédent a existé. Effrayant. Le chemin de croix d'Amy se poursuit un peu plus tard lorsqu'elle doit, pour retrouver le Docteur, avancer parmi les anges en se guidant de son communicateur tout en faisant gaffe de ne pas les alerter, jusqu'à ce qu'elle tombe... Dans ces scènes, Karen Gillan campe une Amy Pond plus humaine et en proie au doute, ce qui fait beaucoup de bien au personnage. La faille et les anges nouvelle formule auront donc eu une utilité, et pas des moindres. Ils auront également permis à Amy de réaliser qu'il faut qu'elle se tape un alien à la veille de son mariage (?!).



Au final un double épisode qui gagne en plaisir au fur et à mesure des visionnages et qui pose un grand nombre de jalons pour l'avenir, même s'il reste une déception au regard de ce qui était promis. Niveau acteurs Moffat s'est bien entouré pour son lancement, outre le retour d'Alex Kingston, Iain Glenn est parfait en prêtre du futur et Simon Dutton vient même rendre une petite visite. La réalisation est soignée et après quelques mises au point, on peut s'attendre à une suite de saison moins poussive.


5-06. Vampires of Venice
de Toby Whithouse

Un épisode qui se passe en 1580 à Venise et où il y'a des vampires. Sauf que ces vampires là n'en sont pas de vrais. On est dans Doctor Who donc vous me direz ce sont des vampires de l'Espace. Et non, il s'agit d'ET poissons qui se sont réfugiés sur notre planète pour pouvoir perpétuer leur espèce après que leur planète et toutes les femmes aient disparu dans la méchante faille (celle qu'on voit depuis le début de la saison). La Signora Calviri, maman des poissons a pris d'assaut la ville pour transmettre le sang aux jeunes filles qu'elle accueille dans son "école" afin que ses garçons puissent se reproduire et perpétuer l'espèce, puis vivre comme des poissons dans l'eau dans une Venise entièrement immergée. Qui pourrait lui en vouloir? Elle cherche juste à sauver son espèce.
Manque de bol, pour se faire pardonner de la fin du dernier épisode et ranimer leur flamme, le Docteur a payé à Amy et à son fiancé Rory un voyage romantique pour Venise pile à l'année 1580.



On reprend la recette des Carionnites (sorcières) de la saison 3 et on l'applique aux vampires. Les éléments du folklore vampirique seront donc respectés : pas de reflet dans la glace, peur du soleil, les crocs, la paleur puis explicités scientifiquement. C'est donc le filtre de perception qui provoque le non reflet et les crocs sont là à cause de notre inconscient qui prévient notre conscient de la menace (!). Le reste est assez banal, à l'exception de deux ou trois scènes sur la fin (un étrange élan lyrique sur le clocher qui étonne dans cette saison). L'intrigue est poussive et suit un cours assez prévisible, prenant un tournant noir sur la fin. Il y'a même des morts, curieux de la part de Moffat, l'adepte du "nobody dies".



La nouveauté est l'arrivée de Rory dans le TARDIS comme ce fut le cas pour Mickey en saison 2 (c'était aussi Toby Whithouse qui l'avait introduit dans l'équipe avec School Hard). Ici on ne s'encombrera pas d'un épisode à notre époque, Après un prégénérique assez drôle, lui et Amy décollent direct pour Venise. Bonne idée pour relancer le couple, mauvaise idée pour la série. Après qu'il nous ait fallu quelques temps pour accepter Amy, voilà que Moffat nous a collé un autre personnage similaire, mais en pire. Rory est jaloux (normal) et il le montre, il bougonne comme Amy mais avec moins de classe, il n'en a à peu près rien à faire du cadeau que le pauvre Timelord punchin'ball lui a offert et chose nouvelle, il lui fait la morale dès son arrivée (vous mettez les gens en danger blablala). Vu comment Amy le traite, on en vient même à se demander comment une fille comme elle a pu vouloir épouser un type comme lui. On se retrouve ainsi avec trois personnages unidimensionnels dans un triangle amoureux avec un personnage qui a le dessus grâce au charisme de son interprète. Le Docteur excelle toujours dans le rôle du clown mais peine toujours dans les autres registres, Moffat se plaisant à le cantonner dans une posture de sidekick rigolo. Finalement l'épisode est bien conclu. On pourrait renommer la série "Amy's boys".




5-07. Amy's Choice
de Simon Nye

Retour à Leadworth, ou devrais-je dire Upper Leadworth. Le Doc vient rendre visite à Rory et Amy, qui est enceinte. Puis ils se réveillent dans le TARDIS et ils ont tous fait le même rêve/cauchemar. A moins qu'ils n'aient rêvé le TARDIS car ils se réveillent de nouveau dans les prés de cette charmante ville peuplée de nonagénaires. La cause de ce micmac est le Dreamlord, un mystérieux et facétieux bonhomme qui leur présente le jeu : Des deux mondes, l'un est réel et l'autre un rêve. Ils rencontreront dans les deux mondes un danger mortel, qui sera pour le coup vraiment mortel dans le monde réel. Alors qu'ils se dirigent vers une Etoile froide à bord du TARDIS, le groupe à fort à faire à maîtriser une armée de très vieux qui réduisent les gens en cendre.


Les trois Stooges en pancho

Amy's boys : Hésitation. Du gentil chevalier servant qui a les pieds sur Terre ou de l'ami imaginaire clown pathétique et pas très gentil qui l'envoie au casse pipe, qui la belle va t'elle choisir? (on appelle plus ça un dilemme qu'un choix). Amy's choice est tout entier dirigé pour précipiter ce choix qu'Amy doit faire. Je dirais même que toute la saison est dirigée vers ce choix, plus intéressant que cette faille (qu'on ne verra pas dans cet épisode. Ouf!). En filigrane, un choix entre son enfance qu'elle ne veut laisser tomber au point de s'y plonger à corps perdu avec un ami imaginaire la veille de son mariage et la vie réelle avec un homme qui l'aime, un mariage et une vie pépère. Nous voici donc dans l'épine dorsale de la saison qui ne mènera...à rien.


Amy en Reine des Glaces I love you

Régler cette situation par le rêve est une bonne idée et ça permet à Moffat de nous introduire un concept à portes comme il les aime mais (une formule qui revient souvent pour cette saison 5) on se demande où est le choix. D'un coté Amy voyage dans le temps et voit des choses excitantes, de l'autre elle passe sa vie dans la campagne à regarder le temps passer. On se demande même comment Rory peut encore tirer sur la manche pour rester dans son bled tant il semble dépourvu du moindre intérêt. Le conflit se résoudra par le choix d'Amy en faveur de Rory parcequ'il meurt et qu' "un monde sans lui ne peut pas exister". On a confirmation qu'elle l'aime et elle se permet même de demander au Docteur, encore impuissant, quelle est son utilité si il ne peut pas sauver Rory? C'est un peu la question qu'on se pose en cette saison 5. Quelle est l'utilité de ce Docteur si lointain et abstrait, à part faire le clown, ne pas sauver les gens, les laisser seul, deviser dans son coin, se faire moquer sa tenue et servir de punchin'ball à un bouseux même pas désireux de connaître autre chose que son bled paumé. Le choix d'Amy n'était finalement pas si dûr, autant rester dans son bled pour se protéger du froid au lieu de partir à l'aventure avec ce type (on comprend pas pourquoi Rose a fait le choix contraire). Et la team Moffat qui en profite pour nous balancer une explication finale ridicule. Comme on a pas su développer un coté sombre au Docteur, autant lui donner vie à travers un personnage pour dire qu'il existe. Mais rassurons nous, car on nous a fait tout ça juste pour qu'Amy se rende compte qu'elle aime Rory (qu'elle traîte toujours comme son chien), les voyages continueront donc (mais Rory ne veut-il pas retourner à Leadworth, et Amy le suivre?). Un épisode dont l'intérêt à été de montrer les trois Stooges en pancho, confirmer que Karen Gillan est toujours aussi géniale et que Toby Jones est impérial en Dream Lord.


Ce type a une classe folle.


Dernière édition par Le Docteur le Jeu 30 Déc - 10:22, édité 1 fois

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Re: Les chroniques du Docteur- Ze return back (Doctor Who inside)

Message  Le Docteur le Jeu 30 Déc - 7:09

5-08. The hungry earth
5-09. Cold Blood
de Chris Chibnall


2020. Angleterre. Alors que Mac et Nashreen, responsables de travaux de recherche, forent le sol, de nombreuses personnes commencent à disparaître. Il semble que quelque chose s'éveille en sous-sol et capture ce qu'elle peut trouver. Après le gentil beau-fils, c'est à Amy d'en faire les frais. Le Docteur découvre que pendant qu'ils creusent, quelqu'un d'autre creuse en hauteur. Des lézards humanoïdes emprisonnent le groupe dans l'obscurité tandis qu'ils préparent leur venue sur Terre. Les Siluriens ont autrefois vécu sur notre planète avant qu'ils ne la quittent, croyant qu'une éclipse était l'apocalypse. Désormais ils réclament leur territoire. Le groupe prend une guerrière en otage pour récupérer les prisonniers du sous-sol. Le Docteur, persuadé de pouvoir résoudre les choses sans déclencher une guerre descend en sous-sol avec Nashreen pour négocier et se rendre compte qu'une entière civilisation de Siluriens se trouve au centre de la Terre.



Rameuter Chris "Torchwood" Chibnall sur un double épisode n'était pas à première vue la meilleure des idées, surtout au niveau où était rendu la série. Au final, les dégâts sont correctement limités et on se retrouve avec deux épisodes honnêtes, agréables à suivre et parfois même intéressants. Si la première partie est encore une fois tournée dans une campagne voisine de Leadworth, la seconde bénéficie d'un dépaysement qui manquait à cette saison, tout comme les créatures un peu cheap mais bien dans l'esprit dans la série et cette petite pointe d'audace Whosienne à nous livrer une version des Mondes Engloutis. Amy y'a un rôle actif, Rory est moins énervant et le Doc commence enfin à se dépêtrer au milieu de personnages secondaires plutôt bien dépeints (en particulier celui de Nashreen).



Dans ce diptyque, on parle surtout de la difficulté du partage d'un territoire qui a deux appartenances historiques, une situation encore bien présente à notre époque et qui se termine bien souvent en guerre à travers des décennies. Pour empêcher le conflit de se déclarer, le Docteur se place comme arbitre d'une session diplomatique qui a pour but de trouver un terrain d'entente, et qui réunit le chef Silurien avec Amy et Nashreen. Il a aussi demandé de se comporter avec l'otage comme le meilleur de l'humanité. Mais rien n'est aussi facile et il y'a un beau catalogues des faiblesses humaines passant par les intérêts particuliers, qui peuvent mener à une guerre. La guerrière est bien au faite de ces choses et elle parvient à obtenir ce qu'elle veut d'une femme en détresse qui se transforme en véritable danger public pour libérer les siens, oubliant les conséquences que ses actes pourraient donner sur des générations. Au final, les deux espèces ne vivront pas ensemble, mais tout espoir n'est pas perdu (à Moffat de ne pas oublier cette situation dans ces épisodes du futur). La fissure fait alors son apparition (gros plan, flashback, réexplications pour ceux du fond etc...) et elle engloutit Rory qui sera donc sensé ne jamais avoir existé, du moins pour Amy. Malgré ce qu'elle implique, cette scène expédiée au milieu du raffut ne produit aucune émotion, ce qui aurait sans doute été le cas si on avait pris la peine de donner à Rory quelque bons moments et un minimum de capital sympathie. Sur ce coup, on paie les frais des épisodes précédents. Pour ce qui concerne cette faille, elle semblerait avoir été provoquée par l'explosion du TARDIS.




5-10. Vincent and the Doctor
de Richard Curtis


Alors qu'ils visitent le musée d'Orsay, Amy et le Doc découvrent une anomalie dans un tableau de Van Gogh représentant une Eglise. Direction Vincent Van Gogh. Ce qu'il faut savoir sur Van Gogh c'est que les gens ne l'aimaient pas, le prenaient pour un fou et qu'il n'a pu négocier aucune de ses toiles de son vivant. Alors que des meurtres étranges sont commis dans son bled, les gens jettent la faute sur sa folie et lui lancent des pierres. Le coupable n'est pourtant qu'un Krafayis, un dindon géant de l'espace perdu sur la Terre qui a la particularité d'être invisible à tous, sauf à Van Gogh qui a une perception accrue des couleurs et des choses.



Richard Curtis est une institution en Angleterre car c'est lui qui a pondu les scénars de "Quatre mariage et un enterrement", "coup de foudre à Notting Hill", "Le journal de Bridget Jones", "Bean", "Love Actually" ou plus récemment "Good morning, England". Manquait plus qu'Harry Potter et Doctor Who et c'était la totale. Le voilà donc invité par Moffat sur cette saison et si on peut apporter des réserves sur certains de ses films, son boulot sur cet épisode est juste bluffant. Tony Curran y est génial et très ressemblant, on a le plaisir de croiser Bill Nighy, l'histoire du dindon appeuré et aveugle renvoie intelligemment au point de vue des villageois, l'humour se nourrit des différences de valeur de l'oeuvre de Van Gogh de son époque à la nôtre et le duo Vincent Van Gogh/ Amy Pond est au top. Et surtout cette aventure de Van Gogh contre le dindon géant réussit là où les autres épisodes de la saison ont échoué. On nous montre un peintre caractériel et dépressif (on parle de son suicide futur à plusieurs reprises), souffrant de sa solitude et qui a surtout d'excellents moments, ce qui nous livre le personnage dans toute sa complexité qui tranche avec la mécanique de cette saison. On a un enfin un personnage surprenant, imprévisible et qui arrive à transmettre les choses qu'il ressent pour changer la perception de ses compagnons, nottamment dans cette scène magnifique dans laquelle il montre au Doc et à Amy ce qu'il voit dans le ciel en vantant toute sa beauté. On réalise que ce genre de paroles aurait très bien être pu prononcés par Christopher Eccleston ou David Tennant, et que c'est bien le personnage de Van Gogh qui rend cet épisode aussi spécial. Le Docteur n'est plus qu'un suiveur qui écoute, lorsqu'il ne joue pas à l'impatient ou à l'excité. En tout cas, ça perception est à moitié fermée.



Mais il y'a comme un effet de contagion qui s'insinue dans notre onzième Docteur lorsqu'il décide au terme de l'aventure de laisser Vincent entrer dans son TARDIS et qu'il l'embarque au musée d'Orsay pour lui montrer qu'après sa mort, il sera l'un des hommes les plus aimés du monde. Et lui faire vivre ça de son vivant, c'est un cadeau incroyable. Le seul regret de cette superbe scène est qu'elle soit accompagnée musicalement par un coldplay-like, un peu pour nous rappeler le harnais qui a été mis sur Murray Gold cette saison. Avec un thème dont il a le secret, la scène aurait pu être encore plus émouvante. Vincent and The Doctor arrive à point nommé pour rappeler ce que Doctor Who peut nous donner qu'aucune autre série ne peut. On espérerait presque que Vincent et Amy dans le TARDIS pour une série d'aventures et peut-être quelques "ultimate ginger".






5-11. The Lodger
de Gareth Roberts


Le Doc se retrouve éjecté du TARDIS a Essex, Colchester, laissant Amy aux commandes de la machine. Contraint de prendre une chambre, il se présente chez Craig Owens, un jeune homme normal très attaché à son canapé, qui finit par l'accepter comme colocataire. Ce qu'il va vite regretter car ce colocataire est étrange et nettement envahissant, en plus d'être parfait dans tout ce qu'il fait, renvoyant à Craig sa médiocrité et incitant même la femme qu'il aime à se barrer pour réaliser ses rêves. Mais à l'étage du même appartement, quelque chose d'étrange se trame. Des gens se font appeler par une mystérieuse entité qui les fait disparaître. Cet événement hors du commun pourrait bien être ce qui perturbe le fonctionnement du TARDIS.



Moffat colle au schéma Davisien une fois de plus avec cet épisode économique précédant le grand finale de la saison. Pas plus économique que le reste peut-on se dire quand on voit que les précédents épisodes ont été tourné en grande partie dans les campagnes environnantes et dans le TARDIS. C'est Gareth Roberts, scénariste des épisodes avec Shakespeare et Agatha Christie qui s'y colle et il rend une bonne copie. The Lodger est avant tout un Matt Smith show, prenant ce que le onzième Docteur sait mieux faire (être un clown décalé et dans son monde) pour nous divertir pendant quarante minutes sur la variation très connue de nos années 80 de l'extraterrestre qui découvre le monde des humains. Il y'a donc des scènes sympathiques et pittoresques comme celle du Doc qui taffe, du Doc qui joue au foot, du Doc qui s'immisce dans les affaires amoureuses de son coloc', du Doc qui prend une douche en chantant. Le héros de l'épisode, un anglais basique qui ne décolle pas de son canapé sauf pour jouer au foot et aller taffer, ne marquera pas la série mais c'est aussi son rôle (étrangement c'est ce qui le rend spécial à la fin de l'épisode) et le confronter à l'étrangeté et l'allant du Doc fonctionne plutôt bien au niveau humoristique.



La partie horrifique est aussi bien troussée, faisant languir le spectateur jusqu'aux dernières minutes par des procédés plus ingénieux que coûteux (le toujours efficace filmage d'escalier dans la pénombre). En haut il n'y a finalement pas de chambre des tortures, mais un vaisseau crashé qui utilise un filtre de perception pour se fondre dans le paysage. Et ce vaisseau tente d'embarquer un nouveau pilote, essayant un peu tous les types qui veulent partir de chez eux pour trouver le pilote qui convient. Dans le TARDIS, la charmante Amy s'énerve et on aime bien voir Amy s'énerver un peu. A la fin de l'épisode, on revoit la fissure pour la énième fois et Amy trouve la bague de Rory dans la poche du Docteur, laissant présager le retour des grandes eaux. C'est tout ce qu'on aura pour nous faire saliver jusqu'au final de cette saison 5.





5-12. The Pandorica Opens
5-13. The Big Bang
de Steven Moffat


Vincent Van Gogh (5-10) peint la destruction du TARDIS. En possession du tableau, Churchill (5-03) tente de prévenir le Docteur mais il tombe sur River Song en 5145. Celle-ci s’échappe de sa prison pour aller piquer le tableau à Elizabeth 10 (5-02) et acéquérir un manipulateur de Vortex pour avertir le Docteur. Elle retrouve Amy et le Doc à l’époque romaine . Guidé par le titre du tableau « The pandorica opens », ils rejoignent Stonehenge où se trouve la boîte de Pandore qui est prête à s’ouvrir. Là bas, ils retrouveront Rory, réincarné en romain mais aussi tous les vieux ennemis du Docteur. Rassemblés pour empêcher l’explosion du TARDIS, ceux-ci ont recrée un monde d’après les souvenirs d’Amy pour attirer le Docteur dans leur piège et empêcher l’explosion du TARDIS qui conduirait à la fin de tout. Mais ils ne se doutent pas que quelqu’un d’autre contrôle le TARDIS et ce quelqu’un y’enferme River Song avant d’exploser.



Une situation plutôt désespérée pour clore ce premier épisode, qui montre déjà quelques signes de confusion. Moffat invoque la grosse artilleries : Daleks, Cybermen, Sontarans, Nestenes etc…Tous les plus gros ennemis et se trouve incapable de gérer une telle réunion. Le retour de Rory ne produit pas plus que l’effet que le personnage mérite de ses prestations passées et malgré une scène finale de première épisode pas mauvaise, les retrouvailles entre lui et Miss Pond ne prennent pas toute la résonance qu’elles devraient. River Song reste fidèle à elle-même et entretient une bonne partie de l’intérêt de l’épisode qui livre plus d’énigmes et des rebondissements que de moments clés entre les personnages. Mais le tout est encore très simple par rapport à ce qui nous attend dans l’épisode suivant.



On récupère le fil alors que les étoiles ont disparu. On a confirmation que c’est bien le TARDIS qui a provoqué les fissures dans l’espace-temps. Seuls subsistent les éléments dans l’œil du cyclone, et pas pour longtemps. Le Docteur est enfermé dans la boîte de Pandore, Amy mourante et River au cœur de l’explosion. Tout est bon pour se sortir d’une telle situation. En premier lieu, l’utilisation du grand Timey Winey pour libérer le Doc et sortir ce petit monde de leur situation respective tandis que la boîte de Pandore se charge du reste, transportant Amy dans le temps et la revigorant. C’est là qu’on voit les limites du scénariste et de sa vision car le voyage dans le temps n’a au final plus aucune logique. L’utilisation abusive du manipulateur de Vortex et l’absence de conséquences à tout acte, aussi gros soit-il dissipe les notions de peur et de danger. Comme Moffat avait désamorcé la réunion de toutes les menaces du Doc, il noie dans les événements l’acte incroyablement romantique (mais très peu réaliste eut égard au personnage) de Rory et laisse le spectateur se balader dans son froid jeu de piste à la limite de l’abstraction. Des questions se posent comme : Comment le Doc a t’il pu aiguiller la jeune Amy ? Comment peut-il se libérer dans le futur si celui-ci n’aura jamais lieu (il est enfermé dans la boîte de pandore) ? Comment se fait-il qu’une prison qui est sensé enfermer l’homme le plus dangereux du monde puisse s’ouvrir avec un sonic screwdriver ? La mémoire peut-elle être un enjeu si grand si au final il est aussi facile de se souvenir de quelqu’un qui a disparu ? Autant de questions qui révèlent le colmatage scénaristique et empêchent d’adhérer pleinement à ces épisodes. D’autant plus que plein de questions resteront en suspens, la logique feuilletonante du nouveau showrunner se poursuivant sur plusieurs saisons.



Mais ce que ce dernier épisode fait très bien la lumière sur le personnage d’Amy Pond et sa place centrale dans cette saison. Des parts de sa mémoire ont servi le plan des ennemis du Docteur, faisant de chacun des personnages des figurants dans un monde géant crée par la jeune femme. Et c’est bien de sa mémoire que dépendra la vie d’un Docteur condamné à remonter sa timeline jusqu’à disparaître au-delà de la faille (de l’oubli d’Amy, celle qui l’a fait exister)…à moins que. Cette saison 5 parle bien d’une petite fille qui s’est crée un ami imaginaire pour palier sa solitude (la disparition de ses parents) et qui doit s’en séparer pour rejoindre sa nouvelle famille. Mais le caractère d’Amy la poussera, à l’issue de cet aventure à faire perdurer le souvenir de cet ami afin qu’il l’accompagne dans son autre réalité. A travers Amy et son choix, Steven Moffat souligne le pouvoir de l’imaginaire et de la mémoire de l’enfance et la nécessité de les conserver. Il offre aussi la grosse part du gâteau à Karen Gillan, la véritable héroïne de cette saison. Ce final met également à mal l’égo du Docteur (c’est lui indirectement qui provoque la fin des temps) avant de le sauver in extremis par l’ingénieuse idée du Big Bang. Cette saison fut dans l’ensemble bien moyenne, et la plus bordélique depuis le relaunch, mais on peut passer outre la relative déception de ces épisodes en pointant ce qui indique que la suite sera bien meilleure : Murray Gold est moins bridé, la deuxième partie du deuxième épisode fonctionne très bien, les promesses de River Song présagent quelque chose de grand. Et puis l’épisode de Noël qui va suivre donnera à Matt Smith de quoi faire valoir son charisme et son utilité, reléguant Amy juste à ce qu’il faut, ce qui manquait cruellement sur cette saison 5. Rendez vous en 2011 avec Mr & Mrs Pond!



Dernière édition par Le Docteur le Sam 15 Jan - 8:28, édité 7 fois

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Message  Callahan le Jeu 30 Déc - 10:00

Le Docteur, tu es (encore ...) mon parte-parole dans ton post AMHA et toussa.
>j'ai eu exactement les mêmes ressenti aux mêmes endroits

Le Docteur a écrit:Ici on est transporté aussitôt sur un rythme qui laisse peu de place à la découverte, dans des intrigues à tiroir et des loners presque décoratifs pour l'intrigue de base, tout ça dans le flot d'idées développées à moitié à l'occasion.Les moments "forts" entre les personnages et sur leur ressenti sont expédiés au même niveau que le reste et sont souvent peu convaincants.
Voilà, c'est çà qui m'a le plus manqué : Le docteur de cette saison ne nous surprend pas, et, comme 'il est bien différent du précédent, on a pas le temps de l'apprivoiser.
C'est comme si Moffat nous avait dit : Voilà, il est comme çà et je ne vous dois aucune explication, je n'ai rien à justifier. Et, ma foi, c'est un peu rude Neutral, surtout du côté affectif.
On se sentirait presque "rejeté" de l'histoire.

Le Docteur a écrit: A l'exception notable de l'épisode avec Van Gogh d'où il ressort une magie et un dépaysement qu'on pouvait dénoter sur les précédentes saisons.
C'est vrai que cette épisode est magique. Le meilleur de la saison, indéniablement !

Je lirais le détail par épisode plus tard
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Re: Les chroniques du Docteur- Ze return back (Doctor Who inside)

Message  Newt le Mar 26 Avr - 8:05

et alors, cette review du dernier ép ? je suis l'impatience incarnée, là.

bisous.

(j'ai posté, t'as vu)

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Re: Les chroniques du Docteur- Ze return back (Doctor Who inside)

Message  sutter cane le Mar 26 Avr - 22:07

Newt a écrit:et alors, cette review du dernier ép ? je suis l'impatience incarnée, là.

bisous.

(j'ai posté, t'as vu)

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Moffat ta crédibilité est en jeu

Message  Le Docteur le Jeu 5 Mai - 3:16

L'heure est grave!
Comment le Docteur et ses compagnons peuvent-ils rester les doigts de pied en éventail après un épisode et un cliffhanger pareil? il faut CHERCHER LA GAMINE.

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Re: Les chroniques du Docteur- Ze return back (Doctor Who inside)

Message  sutter cane le Jeu 5 Mai - 3:21

Le Docteur a écrit:L'heure est grave!
Comment le Docteur et ses compagnons peuvent-ils rester les doigts de pied en éventail après un épisode et un cliffhanger pareil? il faut CHERCHER LA GAMINE.
Ce qui est bien avec un appareil qui voyage dans le temps et l'espace c'est que le docteur a tout le temps qu'il veut pour s'occuper de cela et se reposer avec des aventures plus légères d'abord.
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:(

Message  Le Docteur le Jeu 5 Mai - 3:25

Ca te fait rire mais tu vas voir que la gamine elle va foutre sa merde. Neutral

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Re: Les chroniques du Docteur- Ze return back (Doctor Who inside)

Message  Le Docteur le Jeu 3 Nov - 11:53

En attendant la saison 6, un petit retour sur la très sérieuse équipe derrière l'ère Davies/Tennant/Gardner.



Very Happy

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Re: Les chroniques du Docteur- Ze return back (Doctor Who inside)

Message  Callahan le Mer 4 Jan - 8:00

Super sympa ce clip Laughing

Je viens de finir la S6 et elle est E N O R M E !!!!

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Re: Les chroniques du Docteur- Ze return back (Doctor Who inside)

Message  Le Docteur le Sam 7 Jan - 12:09

CHRISTMAS SPECIAL 2010

A CHRISTMAS CAROL
de Steven Moffat

Les Pond ont réservé la suite lune de Miel sur un super vaisseau. Mais voilà que le vaisseau se coince dans une ceinture de nuage et menace de se crasher. Seul un homme pourra les sauver, Kazran Sardick, qui possède Sardicktown et la machine qui peut leur permettre d’atterrir. Mais Sardick refuse de sauver les passagers, car c’est un vieil homme aigri et méchant et qu’il n’en à rien à faire, même en ce jour de Noël. Il ne se doute pas de ce qui l’attend justement en ce Noël. En une nuit, le Docteur a décidé de changer sa vie et si tout se passe bien, de réveiller le peu de bonté qui sommeille encore en lui. Et il le fera ça d’une manière bien familière...



Les possibilités d’une série sur le voyage temporel comme Doctor Who sont infinies, elles permettent de résusciter l’histoire, de voir les possibles futurs, mais aussi de profiter d’arguments S-F pour faire venir le merveilleux. Ce qui intéresse Moffat, plus que la S.F est le pouvoir du conte, il nous l’a sans cesse montré lors de sa saison 5 et pour ce premier Christmas special en tant que showrunner, il attaque un gros morceau du conte de Noël, « A christmas carol » de Dickens. Il met en scène le vieil Ebeneezer Scrooge, qui sera ici Kazran Sardick, interprété pour l’occasion par une nouvelle pointure british sur le tableau de chasse Doctor Who : Michael Gambon himself. Mais ce choix tombe sous le sens : Quoi de mieux qu’un voyageur du temps pour amener les fantômes des Noël passés et futurs et chambouler toute la vie d’un homme seul et aigri en une seule nuit ? ( Si vous me dites une équipe d’intervention de DiCaprio venue lui inceptionner une idée, on viendra vous inceptionner un peu d'esprit de Noël). Les possibilités du temps que lui apportent doctor who, Steven Moffat sait parfaitement les utiliser pour doper son histoire, lui donner ce qui va en faire plus qu’une simple adaptation de plus de l’histoire de Scrooge.



Le Fantôme des Noël passés (le Docteur) accompagne Sardick d’une façon originale, par écran intertemporel, en lui donnant à voir la visite qu’il fait à son « lui » du passé. Puis vient un nouveau compagnon, Abigail, une jeune femme enfermée dans une chambre de glace, qui faisait partie des gages que Sardick père, puis fils, gardait en échange des sommes qu’il prêtait à la population. A chaque Noël, le Docteur reviendra pour faire vivre à Kazran et à Abigail des aventures merveilleuses. Moffat montre ici l’étendue de sa maestria de conteur, tissant un lien entre les aventures des trois et le Sardick vieux qui découvre des photos et plonge dans sa nouvelle mémoire au fur et à mesure que le Docteur réécrit sa vie. Brillant ! Le Docteur aura offert le cadeau de ces Noël à Kazran, mais aussi à la jeune femme qui n’a plus que quelques jours à vivre, et pour qui chaque jour sera un nouveau réveillon avec ses amis. Mais le plus brillant reste encore cette romance temporelle qui se tisse entre le jeune Kazran et Abigail, elle ne bougeant pas d’un pouce (elle n’est réveillée qu’à chaque Noël) et Kazran vieillissant d’un an à chaque rencontre. Leur histoire rappelle the girl in the fireplace (2-03) dans le style romance épisodiques qui traverse une vie et introduit dans le conte classique une dimension supplémentaire dont l’émotion est portée par un Murray Gold qu’on a pas vu aussi inspiré depuis un an.



Mais le temps peut-il être réécrit ? Peut-on changer le passé? Lorsqu’il apprend qu’Abigail devra mourir, Kazran sera déçu par la vie et n’aidera pas le Docteur. Les gens ne peuvent pas être réécrits comme il dit. Le fantôme du Noël présent apparaît, Amy Pond coincée dans le vaisseau qui va s’écraser, qui lui donne à voir tous les passagers. Le fantôme du Noël futur sera un beau tour de passe-passe, un élément finement introduit dans l’épisode qui donnera sens à tout rétrospectivement pour le vieux Sardick.
Séparé d’Amy, le Docteur vit nettement plus dans cette épisode que dans toute la saison dernière. Bien sûr, il est toujours cette version clown du Sherlock Moffatien, un génie qui amuse les enfants mais qui reste complètement déconnecté du monde et des émotions humaines, mais la légèreté de son rôle lui sied bien. A coté, le showrunner continue de questionner le paradoxe temporel et d’exploser les limites entre les époques, mais ces jeux temporels n’amoindrissent pas l’intérêt dramatique de son histoire. Le seul défaut de A christmas carol est son requin en CGI. Le reste est un chef d’œuvre à mettre aux cotés de « a girl in the fireplace » (2-03), « blink » (3-10) ou bien le diptyque silence in the library/forrest of the dead (4-08 et 9). Un enchantement qui fait pardonner illico à monsieur Moffat tous ces épisodes tièdes de la saison 5.


6-01 The Impossible Astronaut
6-02 Day of the Moon
de Steven Moffat


Amy, Rory et River Song reçoivent une lettre bleue du Docteur pour qu’ils viennent le rejoindre en Amérique. Il leur propose un pique-nique (dans lequel il avoue avoir 200 ans de plus que lors de la dernière rencontre avec Rory et Amy), puis un voyage dans l’espace en 1969. Mais un mystérieux astronaute apparaît dans le lac lors du pique-nique, et il…tue le Docteur. Un vieil homme, Canton Everett Delaware III, détenteur de la quatrième lettre, débarque sur les lieux de la tragédie et leur donne l’essence pour brûler le corps du Docteur. Fin de la série.
Et non, la saison 6 ne fait que commencer et les anglais (ou écossais dans le cas de Moffat) ont beau être plongés dans une marmite d’absurde dès tout petits, faut pas déconner non plus. Canton prévient les trois qu’il ne les reverra pas mais qu’ils le reverront. Si vous êtes déjà largués là, vous ne ferez pas long feu dans cette saison. Le Docteur apparaît alors (la première enveloppe était pour lui !) mais ce Docteur a 909 ans (donc à peu près l’âge qu’il avait à la dernière saison). River lui confie qu’ils se trouvent tous là car ils ont été recrutés pour une mission en 1969 où ils rencontreront un certain Canton Everett Delaware III.



1969. Canton Everett Delaware III, ancien agent du F.B.I mis à la porte il y’a quelques mois est contacté par Nixon pour une affaire de la plus haute importance. Chaque jour depuis deux semaines, Nixon reçoit l’appel direct d’une gamine qui dit qu’elle a peur d’un homme de l’espace. Le Docteur débarque et il prend le cas. A la maison blanche, Amy rencontre un hideux monstre en costume qu’elle avait vu au lac, mais oublié depuis. Cette faculté semble être le principal atout du monstre car elle l’oublie ensuite (!). Au nouvel appel de la gamine, la team emmène Canton dans le TARDIS. Ils se retrouvent dans une vieil entrepôt où ils finissent par rencontrer ladite gamine, dans le fameux costume d’astronaute de la plage. Plusieurs semaines plus tard dans l’Utah, Amy se fait shooter par Canton alors qu’elle fuit avec d’étranges marques de traits sur ses bras, Rory de même, River disparaît avant de connaître le même sort, le Doc est enfermé dans la zone 51. Tout cela n’est qu’un plan pour réunir la bande pour combattre les Silents, les mystérieux monstres qui se font oublier. Le Docteur compte utiliser pour celà le pied de Neil Armstrong et l’aide d’Amy et Canton qu’il envoie chercher la gamine dans tous les foyers du coin.



Moffat brise la convention qui veut que depuis le relaunch, il n’y ait eu aucun épisode double, mais il ne le fait pas pour rien. D’une part pour introduire une intrigue très complexe qui va guider sa saison, et puis pour l’occasion d’une visite de la prod de Doctor Who aux States pour épauler la diffusion sur BBC America.
C’est le début de la grande gymnastique du cerveau de 2011, aka le jeu de piste qui vous donnera mal au crâne car ce double épisode introduit une nouvelle idée toutes les trente secondes et flirte sans cesse avec le paradoxe, tant les lignes des destins des héros se croisent en une seule histoire. De quelle manière se croisent-elles ? Au spectateur de boucher les trous avant les révélations de la saison. Il faut juste préciser que ces épisodes ne se présentent dans toutes leurs qualités et leur complexité qu’après avoir vu la saison 6, ce qui dénote un travail de scénariste hallucinant qui aurait même à montrer à Straczynski et son pourtant béton Babylon 5. Pour l’heure il y’a de quoi être paumé, mais cet épisode foisonnant pose en peu de temps tout les éléments de la saison ! Il se passe tellement de choses que pour caser une information primordiale (la grossesse d’Amy, suggérée au début), il faudra attendre la fin du premier épisode, juste au moment où celle-ci a un intérêt à être comprise par le spectateur. Et l’abandonner l’épisode suivant, à dessein, jusqu’à ce qu’Amy découvre une photo d’elle…et de son enfant nouveau né. Car il s’en est passé des choses entre les deux épisodes, dont une qui mine de rien, a déjà activé l’enchaînement d’événements qui mènera à la mort du Docteur. Une mort qu’Amy, qui ne se doute pas que les choses sont en marche, aimerait effacer en agissant sur le futur. Mais River lui rappelle sans cesse les règles : Le Docteur ne doit pas connaître son futur ou bien toute réalité s’effondrera. Fidèle à son précepte no spoilers, River Song reste elle aussi bien mystérieuse sur son passé (l'avenir du Docteur), mais elle dit qu’un pire jour que la mort du Docteur ou la sienne l’attend. Il ne faudra que deux superbes scènes, un dialogue avec Rory + un tête à tête avec le Doc, pour saisir à quel point il lui est difficile de voyager avec un Docteur qui la connaît de moins en moins alors qu’elle a vécu tant de choses avec lui. C'est d'autant plus déchirant que ce jour où le Docteur ne se souviendra plus d'elle va avoir lieu (dans le double épisode de la saison 4 Silence in the library/forrest of the dead (4-08 et 4-09) ) .



Ce double épisode donne aussi la part belle à l’horreur grâce aux Silents, ces mystérieux hommes qui vont jouer un rôle non négligeable dans l’intrigue de cette saison 6, de qui on ne peut se souvenir que lorsqu’on les voit. Des créatures diablement réussies et une invention géniale de Moffat. Le groupe se rend compte qu’il doit mener une révolution pour déloger ses créatures qui occupent le monde depuis bien avant notre civilisation. Pour se rappeler de chaque fois qu’ils les ont vus, ils se marquent d’un nouveau trait. Des peintures de guerre parfaitement justifiées et qui rajoutent à l’effrayante présence de ces monstres en costard. Moffat choisit en effet de nous montrer le point de vue des héros qui ont été bernés, donc quand Amy, au foyer, se retourne et se retrouve d’un coup avec des dizaines de traits partout sur elle, le spectateur se retrouve aussi surpris et perdu que le personnage. Elle se retourne, des dizaines de Silents l’observent, les pieds collés au mur. L’autre trouvaille, un implant greffé qui s’illumine et enregistre les rencontres sera très utile, autant dans le but qui lui est assigné que pour servir le scénario sur l’état de la relation entre Amy et Rory. Enfin, il y’a cet homme à la mémoire ravagée par les Silents à force d’effacements, qui marque l’étendue de la menace de ces Men in Black au délit de sale gueule prononcé.



A coté de ce qui sera nécessaire pour la suite et de la joyeuse rencontre des bad guys, l’épisode est bourré de réplique hilarantes, de bons mots, notamment le flirt entre River Song et le Docteur qui est encore plus savoureux qu’à la saison dernière. Moffat joue sur ce que River connaît du TARDIS contre les connaissances plus approximatives du Docteur, et puis comment ne pas sourire au fameux nom de code « mrs Robinson » qu’il lui attribue. Le TARDIS invisible qui atterrit en plein dans le bureau ovale, les petites piques bien anglaises sur l'histoire des Etats-Unis (ou le comportement des américains), les interventions de Nixon pour épauler le plan insensé du Docteur sont autant d’excellents moments comiques. Même Rory a droit à ses bons moments qui viennent enfin épaissir le personnage, mais il reste encore à corriger le paradoxe d’un homme qui reste toujours aussi peureux et maladroit qu’au début alors qu’il a affronté durant 2000 ans les pires menaces pour garder Amy, et qu’il avoue se souvenir de cette expérience. Le personnage de Canton, greffé à l’équipe ne démérite pas. Mark Shepard compose un excellent américain pas si typique que ça (il a été viré pour avoir voulu se marier avec un black). Un personnage qui se soude aussitôt à cette team qui l’intrigue et qu’on aurait aimé voir intégrer le petit groupe un peu plus longtemps. Pour les fanas d’histoire (et d’archéologie), on découvrira que l’homme a été sur la lune parce que les Silents l’avaient influencé pendant des siècles : Ils avaient besoin du costume spatial qui emprisonnerait la gamine. Et le plan du Doc est tout simplement ingénieux : retourner les intentions des Silents contre eux en transmettant au moment du premier pas d’Armstrong sur la lune la suggestion post-hypnotique d’un Silent qui ordonne de tirer à vue sur son espèce! Des centaines de milliers d'Hommes ayant suivi à l'événement à la télé deviennent autant d’ennemis à venir pour les Silents. Ainsi l’affaire est bouclée et personne ne s’en souviendra.



Puis vient ce final à New-York avec la gamine qui se régénère. Mais pourquoi donc se demande t’on (alors qu’on a eu une partie de la réponse à la scène d’avant) ? Et pourquoi ne vont-ils pas aussitôt chercher cette foutue gamine au lieu de courir après les pirates ?

6-03 The Curse of the Black Spot
de Stephen Thompson


Amy, Rory et le Docteur se retrouvent sur un bâteau mené par le Capitaine Henry Avary et son groupe de pirates, qui sont poursuivis par une étrange malédiction. Une goutte de sang d’un homme appelle une superbe sirène qui attire les blessés et malades de son doux chant, puis elle les pulvérise. Tout se complique lorsque survient Toby, le fils du capitaine, caché dans le navire et qui a souhaité rejoindre l’équipage de papa après la mort de maman, mais Toby croit que papa est un gentil monsieur de la Marine alors que c'est un méchant pirate pas beau. Le docteur découvre bientôt que la sirène vindicative accède à leur univers par les reflets et qu’elle est bien plus qu’un simple démon.



Moffat ne pouvait pas résister à l’envie que son Peter Pan amène sa Wendy affronter les pirates, avec ce qu’il faut d’images d’Epinal Disneyennes dans les premières minutes tel le Docteur jeté aux requins et les pirates typiques bien vilains. Puis on passe à tout autre chose lorsque le fantastique s’en mêle. Bien sûr, la sirène attaque des navires remplis de trésor car dans quoi peut-on mieux se refléter, donc tous les trésors du pauvre pirate doivent être jetés par dessus le bord pour protéger le fiston malade (et Rory qui est blessé). Mais l’appât du gain réattirera la sirène qui emportera avec elle les deux personnes visées. La dernière partie est plus intéressante, lorsque le Docteur, Amy et le capitaine se retrouvent dans le monde de la sirène et revoient tout l’équipage allongés sur des lits. Le Docteur comprend alors qu’il s’agit d’une unité médicale qui ne tue pas les gens mais les soigne. Si cette idée rappelle le double épisode de la saison 1 lors de la deuxième guerre mondiale (avec l'ambulance galactique, 1-08 et 1-09), ça n’est peut-être pas une coincidence puisque cet épisode était signé Steven Moffat.



The Curse of the Black Spot est très classique au final et un brin décevant par rapport aux trois précédents mais il tient pourtant la route comme histoire indépendante et se redécouvre avec plaisir. Lily Cole (l’imaginarium du Dr. Parnassus) en sirène dégage une aura aussi sensuelle que malsaine, d’autant plus qu’elle se transforme en véritable démon lorsqu’on la perturbe. Le Docteur est fidèle à lui-même. Il sait à peine piloter son TARDIS, le fait se barrer et passe pour un crétin, pour finalement se rattraper de temps en temps en ayant une idée. Le personnage d’Henry Avery, ex capitaine de la marine devenu pirate par appât du gain (accessoirement Un célèbre pirate anglais), est intéressant et plutôt bien interprété par Hugh Bonneville, le comte de Grantham de la série Downtown Abbey. Rory manque de mourir encore une fois, mais est ressuscité sur du Murray Gold, donc ça va. Amy Pond, qui est bien mimi en pirate, revoit l’étrange femme au bandeau qu’elle avait déjà aperçu dans l’épisode précédent, et à la fin, le test de grossesse du TARDIS se révèle encore indécis. Enceinte ou pas enceinte? Faut-il acheter une nouvelle marque? Etrange étrange (et pas pratique quand on veut avorter). Mais il se pourrait bien que toutes ces étrangetés soient liées.




6-04 The Doctor's Wife
de Neil Gaiman


Le Docteur reçoit le message d’un autre TimeLord, le Corsaire, et décide de quitter l’univers pour le/la rejoindre (?). Oui, il y’a autre chose à coté de l’univers, et pour une fois Rory se fait l’écho du spectateur incrédule, qui n’aura pas plus de réponse, ça n’est pas important. Mais voilà que l’esprit du TARDIS disparaît, laissant nos trois voyageurs en rade, pour s’incarner dans une demoiselle. Le maître des lieux, House, pas un Docteur cynique mais un astéroide parlant, semble jouer à réparer les voyageurs cassés . Mais House a tué des TimeLord auparavant pour enfermer leurs voix dans des boîtes et se nourrir de leurs TARDIS. Pendant que le Doc fait connaissance avec son TARDIS personnifié, il met en danger Amy et Rory en les laissant dans le TARDIS matériel. Les voilà emportés par House qui veut faire du dernier TARDIS son nouveau domicile et tuer les deux humains après avoir joué avec eux. Pour les aider, le Docteur doit construire un nouveau TARDIS matériel avec l’aide TARDIS personnifié.



Après Richard Curtis, Neil Gaiman est l’illustre scénariste invité de cette saison. Un épisode à double tranchant qui n’égalera pas le Van Gogh (5-10) de la saison dernière pour cause de fautes de goûts trop nombreuses, mais contiendra son lot de bons moments. Evacuons déjà le pire, comme cet épisode évacue toute possibilité dramatique qui pourrait découler de la mythologie de la série. On se retrouve au-delà de l’univers à la recherche d’un TimeLord qui pourrait être en vie, et on a l’impression que ça ne fait rien au Docteur, juste des petites réactions à peine perceptibles. Ok il a changé, les TimeLord lui ont montré leur nature, mais l’utilité de convoquer autant de circonstances exceptionnelles pour les survoler rappelle comment Moffat a trop souvent joué avec les règles de la série pour colmater ses scénarios. Alors oui, le Docteur fait des conneries quand il devient émotif (comme le dit Amy) mais il les fait aussi normalement depuis la saison 5, et ce « madman in a box » est encore une fois ridicule, dangereux et l’objet de moqueries. Enfin, nous avons droit à une nouvelle scène en terme de clin d’œil aux morts de Rory, qui montre que la série a sauté le requin sur ce point et qu’on plonge dans le parodique. Quand il mourra vraiment, on en aura encore plus rien à foutre.



A coté de ça, les travaux conjugués de Moffat et du créateur de Sandman donnent un épisode plaisant et complètement à part dans la progression de la saison et de la série. Un épisode qui parvient à nourrir la mythologie d’une façon intéressante. L’idée de séparer l’âme du TARDIS est si ingénieuse qu'on se demande comment on a pu passer à coté jusqu'ici. Le TARDIS n'a t'il pas été constamment personnifié par le Docteur (en particulier lors de l’épisode précédent lorsqu’il sert la cabine dans ses bras). Cette idée est d'ailleurs habilement exécutée, nous offrant une bien belle rencontre entre le voyageur et son vaisseau. On profite de l’occasion pour régler des vieux comptes, comme de savoir qui a volé l’autre ou si le vrai nom du vaisseau est sexy. Et puis la fin est superbe, laissant enfin transparaître une facette de la personnalité du nouveau Docteur par l’attachement qu’il porte à sa machine. Rien que cet apport efface les facilités de l’épisode pour ne retenir qu’une bonne impression. De son coté, House utilise avec Rory la méthode de la séparation temporelle qu’on retrouvera dans l’épisode « the girl who waited », un miroir du futur proche d'Amy Pond plutôt bien vu. Le même Rory se retrouve ici élu du TARDIS, qui établit un lien télépathique avec lui, faisant de Mr. Pond un élément utile de l’histoire. Une escale donc pas si mal, qui nous gratifie d'une nouvelle énigme, étrange mais familière : « The only water in the forest is the river ».


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Message  Le Docteur le Mer 28 Mar - 8:09

6-05 The Rebel Flesh
6-06 The Almost People
de Matthew Graham


Le Doc et ses compagnons se retrouvent au 22ème siècle, sur une île abritant un monastère qui dissimule d’étranges usines à travailler l’acide. Et comme l’acide dissout, les savants utilisent le flesh, une matière entièrement programmable qui peut répliquer des êtres humains à l’identique, en l’occurrence eux-même. Ainsi les doubles (gangers) peuvent manipuler l’acide et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes (ils auraient du penser à ça dans le Nostromo). Mais une tempête solaire arrive et anime leurs gangers. Aussi vivant que leurs modèles, avec toute une mémoire dans leur tête, ceux-ci n’ont d’autre choix que revendiquer leur droit à la vie. Deux clans se forment, les humains et les gangers, et tout se complique quand le Docteur a lui même son propre double.



Même s’il passe après Neil Gaiman, il ne faut pas minimiser le potentiel de Matthew Graham, car il n’est pas moins que le co-créateur de la géniale série life on mars. En guise de clin d’œil, Marshall Lancaster, Chris Skelton dans cette même série, nous gratifie de sa présence dans le rôle de Buzz. Malheureusement l’incursion de Graham dans Doctor Who est loin d’être glorieuse. L’épisode peine à maintenir l’intérêt. Il n’y a clairement pas de matière à faire un double épisode, et l’étirement est accentué par cette volonté (prégnante dans ce milieu de saison 6) à enlever une bonne partie du coté « entertainment » du show. Le sujet est grave, peu contrebalancé par le jeu du Doc et d’Amy et son traitement ne transpire pas la finesse. Outre l’expression de l’humanité des gangers martelée à grands renforts de souvenirs au sein des dialogues et à plusieurs reprises (test de grossesse/faille style), les différents points de vue sur la question sont creusés à coups de marteau piqueur. Il y’avait pourtant le temps de développer tout ça en une heure vingt, et de faire vivre tout ce petit monde. Matthew Graham se contente de répéter les mêmes scènes, enfermant le groupe dans un décor industriel bien trop cheap pour l’ambition d’un double épisode. Dans ce minimalisme, la réunion des flesh rappelle celle des réplicants de blade runner, mais un petit brin de fantaisie manque cruellement.



La bonne idée de l’épisode, le deuxième Docteur, pose ses grands pieds en fin de première partie, annoncé comme si on avait convoqué tous les tambours. Il fallait la mettre en valeur certes, mais à ce point ? Surtout quand on nous offre une sorte de remake de Dupont & Dupont en la personne des deux Matt Smith (et le Doc qui se fait appeler Smith, on frise la schyzophrénie). Le double show reste néanmoins la partie la plus intéressante de l’épisode, le reste relevant de la S-F réflexive consciente d’elle-même. Il y’a aussi les incohérences des situations, une idée en chassant une autre quitte à laisser en stand by la psychologie des personnages. Rory se perd. Amy part à sa recherche dans un nid à acide sans se protéger, mais elle le laisse ensuite se barrer dans le labyrinthe sans trop s’en soucier juste parce que le Doc a dit que c’était pas grave. Le même Rory qui donnerait tout pour ne pas être séparé de sa moitié, se barre pour aider une autre femme et refuse de faire confiance à Amy lorsqu’elle lui dit qu’il est manipulé.
Le retournement final, qui voit révélé qu’Amy non enceinte était un flesh alors que la vraie Amy (enceinte) est prisonnière de la femme au bandeau est alors amené, et plutôt bien. On comprend alors que cet épisode n’était qu’un épisode fonction censé introduire le choc du twist. C’est plutôt bien vu, mais il vient la désagréable impression de se retrouver devant un effet de manche à la Shyamalan, quelque chose de purement artificiel. Dans un épisode simple, la pilule serait peut-être mieux passée.



6-07 A good man goes to war
de Steven Moffat


Dernier épisode avant la césure de mi-saison de mai 2011. Demon’s Run. Melody Pond est née, mais la méchante dame au bandeau (Mrs Kovarian) la retient prisonnière avec sa maman. Le Doc et Rory rassemblent une armée d’E.T en dette pour récupérer Amy et son bébé, mais River refuse de répondre à l’appel car le jour où il découvre qui elle est approche. De l’autre coté, les moines sans têtes lèvent une armée pour le contrer, dans laquelle officie Lorna, une jeune femme qui a rencontré le Doc quand elle était gamine. Le Docteur les prend de cours. Mais pas pour très longtemps.
Les alliés découvrent que Mélody Pond a de l’ADN de Time Lord. Elle a été conçue alors que le couple était dans le vortex. Melody est une arme dans une guerre contre le Docteur, parce que les gens du peuple de la foret Gamma le craignent. Mais une autre révélation bien plus importante interviendra : Mélody Pond n’est nulle autre que River Song.



Quand River Song décrit la bataille de Demon’s Run comme l’heure la plus sombre du Docteur, on ne s’attend pas à ce qu'on va voir. On s’attend à quelque chose de grand, et encore une fois Moffat a le sens de la formule, mais aussi du beaucoup de bruit pour rien. L’épisode manque de lyrisme et d’une mise en scène adéquate pour marquer l'importance des événements (bataille dans un mouchoir de poche, une dizaine d’opposants), on voit qu’on est dans un entrepôt. La musique de Murray Gold, excepté le somptueux thème d’Amy qui marque les scènes avec le bébé, peine à rattraper ces scories. Enfin, la folie du "toujours en mettre plus" a encore frappé. Les événements et révélations sont trop compressées. Comme l’avant dernier épisode de la saison 5, se succèdent une suite de caméos de monstres plus ou moins connus (Sontaran, Lézard, Judoon ) et beaucoup trop d’informations pour pouvoir se concentrer sur l’impact émotionnel et les enjeux énormes de l'événement. Il en résulte un des épisodes les plus brouillons depuis le relaunch.



Pourtant, la deuxième partie beaucoup plus bavarde, parvient à reposer les choses, avant que la bataille ne recommence. La scène où tous entourent le bébé (avec le Doc qui peut lui parler) est drôle, surtout quand on sait qui est dans ce berceau. La révélation finale, même si elle pouvait être devinée (ce fut mon cas au début de cette saison), fait son petit effet, car au final tout s’est bien agencé depuis le début de la saison 5, moment où Moffat a vraiment su qui était River. Et nous avons la réponse à l’énigme « The only water in the forest is the river » : Les gens de la forêt Gamma ne connaissent pas les étangs (Pond), donc ils n'ont pas de mot pour les nommer. Moffat, qui n’est jamais meilleur que dans le jeu de piste, nous a offert un nouvel exemple de son talent (dans la veine de l'astucieux « sherlocked » d'Irene Adler ), et on s’émeut par ailleurs qu’un simple mouchoir offert par une amie de l’autre camp puisse achever de donner la résolution à l’énigme finale. Enfin la réaction finale du Doc est plutôt…fraîche et bien vue dans cette ambiance morne. Ces quelques bons moments suffisent à donner envie de voir la suite.



6-08 Let's Kill Hitler
de Steven Moffat


Premier épisode de la deuxième partie de la saison, diffusée à la fin de l'été 2011. Amy et Rory rejoignent le Docteur au milieu d’un champ, où se trouve écrit son nom en gros. Soudain une femme débarque dans une voiture, poursuivie par la police. La femme en question est Mels, amie d’enfance des Pond, et elle est armée. La délurée s’est faite sa propre obsession sur le Docteur avec les histoires d'Amy et elle compte bien dicter au TimeLord le prochain voyage : aller tuer Hitler. Ce qui conduit nos amis à Berlin en 1938. Mais ils ne sont pas les seuls à avoir eu cette idée. il y’a aussi un étrange automate qui peut prendre l’apparence de n’importe quelle personne et qui est commandé par un équipage entier miniaturisé à l’intérieur de lui. Le Tesselecta, nouvelle marotte de Mr.Moffat après les flesh du début de saison. Mais lorsque le robot infiltré, métamorphosé en nazi du parti, s’apprête à en finir avec Hitler, le TARDIS vient jouer les trouble fête et Hitler finit dans un placard.



Et puis on s’en fout du reste, puisqu’on apprend que Mels n’est nulle autre qu’une régénération de Mélody Pond, aka River Song aka la gamine en costume d’astronaute, et nous assistons direct à sa régénération en la véritable River (Alex Kingston) ! Puis la psychopathe programmée (par Mrs Kovarian, rappelons le, qui taffe pour The Silence) embrasse le Doc et l’empoisonne du même fait. Il sera bientôt mort et ne pourra plus se regénérer. Bien décidée à s’amuser en faisant des trucs de psychopathes, River est dès lors poursuivie par l’équipage du Tesselecta qui fait de la meurtrière du Docteur sa cible prioritaire.



Oui tout ça peut sembler bordélique, mais rassurons nous, cet épisode n’est pas brouillon, ni sur-rempli. Il a un bon rythme, de bonnes idées et il parvient à peu près bien à gérer les différents personnages. Ouf, ça fait du bien de redire des choses positives d’un épisode de cette saison 6. « Let’s Kill Hitler » est même presque aussi réussi que le double de début de saison. L’irruption de Melody dans le couple des Pond dès l’enfance est drôle sur le coup, et finalement ironique (Amy et Rory l’ont finalement élévée). Et puis ça évite de montrer des phases supplémentaires de transformation puisqu’on a accès aux dernières années de River dans le pré-générique. L’arme est au point et elle est prête ! Pourtant on peut se demander si ce nouveau paradoxe temporel était bien nécessaire avec tout le bordel déjà installé autour du couple Amy/Rory en deux saisons ? Encore une manipulation d’esprit, des personnages marionnettes complètement vidés de leur vie et de leur substance, reprogrammés au gré du scénario. Dans un autre épisode on y aurait réfléchi plus, mais avec tout ce qu’il y’a à coté, il serait criminel de bouder son plaisir.



Le contexte d’espionnage est bien exploité, par l’entremise des Tesselecta . Idée brillante, présentée et mise en image avec acuité, ces machines à la solde d’un ordre de Punisher spatio-temporels, qui donne l’enfer comme punition aux criminels de l’Histoire, vont avoir un rôle à jouer dans cette saison. Malgré les enjeux, l’humour et la décontraction sont de retour , avec entre autres Hitler qui finit dans le placard, une très bonne dynamique entre le Doc, Amy et Rory, l’apparition impromptue de l’image de Rose/Martha/Donna qui renvoie à la culpabilité du Doc et le personnage de River ! Alex Kingston rend plus que crédible le début de la transformation de la gamine fofolle qui a subi un lavage de cerveau en une magnifique femme, ainsi que le choc qui lui fait faire un revirement à 180° lors de sa première vraie rencontre avec le Docteur. Toutes ces choses se déroulent dans un mouchoir de poche, et pour une fois ça fonctionne car rien n’est souligné. Le fait que nous connaissons le point de vue d'une River plus vieille sur cette rencontre renforce encore l'impact de ces moments. Et puis Murray Gold sait insister sur le thème du onzième Docteur lorsque l’occasion se présente.
Au final, Le Doc revit, mais il connaît maintenant la vraie date de sa mort (celle qu’on a vu en début de saison), et on découvre logiquement que River a décidé d’étudier l’archéologie pour retrouver son Timelord. C'est-y pas beau l'amour!




6-09 Night Terrors
De Mark Gatiss


Le petit George (?) envoie un message à l’aide pour qu’on le sauve des monstres dans son placard. Le Docteur répond. Il revient donc dans le présent, puisque le présent est bien plus intéressant à montrer que les autres époques, même s’ils les vivent apparemment à coté, et qu’il n’y’a plus de fric depuis qu’on a tout englouti dans l’épisode américain. Donc on va faire une intrigue dans un immeuble, ce qui changera un peu des entrepôts et des usines. Le Doc rencontre le papa, Alex, qui lui confie ses inquiétudes sur la peur de tout de son gamin. Le papa, il fout tout ce dont le gamin a peur dans le placard, donc on comprend que George ait encore plus peur du placard. Mais les monstres sont réels, comme dit le Doc. Pendant ce temps, Rory et Amy se baladent et se font des frayeurs avec des méchantes poupées mannequins qui transforment les gens en méchantes poupées mannequins. Au final tous (y compris Rory et Amy) se retrouvent dans la maison de poupée et Amy se fait transformer en méchante poupée mannequin au terme d’une étreinte douloureuse.



La cause de tout ça : Le gamin lui-même. George est un Tenza, un E.T qui a intégré un foyer en répondant à l’appel d’un couple en mal d’enfants. Et il faut lui faire ressentir qu’il n’est pas en trop parcequ’il est programmé pour s’adapter et que tout ce qui a foutu ce bazar, ce sont ses doutes. Métaphore de l’adoption ? Ouais bof. L’épisode est écrit par celui qui est à présent co-showrunner de Sherlock. Si ses épisodes de l’ère Davies n’étaient pas les meilleurs, on l’a connu nettement plus inspiré. En dehors du problème du décor, on retrouve un paquet de motifs déjà peu efficaces dans les épisodes précédents de l'ère Moffatienne dont la figure du Docteur enfantin qui vient en aide aux enfants (après prière, comme pour Amy Pond) dans un épisode clairement adressé à cette cible. On a parfois l'impression de se retrouver devant la série « Chair de poule ». Malgré la bonne idée de la maison de poupée, les scènes de couloir sont longues et répétitives, l’humour maladroit et on ne craint plus grand chose pour Amy et Rory après tout ce qui leur est arrivé avant. On commence quand même à se dire qu’il serait temps d’arrêter le calvaire de cette pauvre Amy, qui en a bavé plus qu’il ne faut dans chaque épisode de cette saison. Que pourrait-on inventer de plus pour qu’elle finisse par quitter pour de bon ce vilain Docteur ? Pourquoi pas l’abandonner seule quelque part sans venir la chercher pendant des dizaines d’années ?


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Message  Le Docteur le Ven 11 Mai - 6:33

6-10 The girl who waited
De Tom MacRae


Appalapachia : deuxième planète du guide du voyageur intergalactique (pas celui qu’on connaît). Et voilà nos trois voyageurs dans des pièces blanches avec une porte. Rory et le Doc poussent le bouton vert, mais Amy, qui était partie chercher son téléphone, pousse le bouton rouge. Les voilà séparés, dans des flux temporels différents. Quelques instants pour les Rory et le Doc font une longue semaine pour Amy. Une quarantaine a été instituée et Rory et le Doc sont dans la pièce stérile. Il communiquent avec Amy par un miroir, alors qu’elle se trouve dans un monde où elle vivra sa vie en un jour. Pour compliquer les choses, Amy est poursuivie par des robots à main qui veulent la soigner mais pourraient la tuer. Comme le Doc peut pas l’aider (la peste en question peut le contaminer), il envoie Rory dans son flux temporel pour la secourir. Mais lorsque Rory arrive, elle est déjà vieille de 36 ans de plus car ce crétin de Doc est bien sûr arrivé trop tard. Que faire pour sauver cette Amy Pond ? Faut-il modifier le passé ? Faut-il secourir cette Amy amère qui a vécu sa vie en enfer?



Il faut avouer que the girl who waited est une très bonne histoire de S.F, remarquablement écrite, même si les règles des flux temporels sont encore une fois mises à néant, éliminant une nouvelle fois le potentiel dramatique de l’impossibilité de modifier sa propre timeline. MacRae démontre parfaitement les dangers des destinations inconnues et des coutumes étrangères non assimilées par un onzième Docteur qui a perdu sa science et qui ne sait plus voyager que de manière chaotique.
The Girl who waited offre également au couple Rory/Amy ses meilleurs moments. Après un an à traîner Rory dans l’ombre d’Amy, cet épisode parvient enfin à lui donner une consistance qui traînait dans le vague. La déclaration qu’Amy fait à Rory par l’entremise d’un superbe dialogue avec sa vieille elle-même s’avère plus convaincante que l’histoire du soldat romain qui protège sa belle pendant deux mille ans ou du type normal qui lève une armée d'E.T. Face à un docteur absent physiquement, Rory devient le relais du spectateur dans le sauvetage et achève de convaincre que la place d’Amy et à Leadworth avec lui. Corrélativement, il offre au Docteur ses pires moments. Non content de voguer au hasard dans l’espace-temps, eleventh affiche un comportement ouvertement antipathique devant le fait accompli. Les mots très durs que lui assène Amy, identifiant premier du spectateur, passent sur lui comme si il ne saisissait pas l’enjeu de la situation. Aucun de Tennant ou d’Eccleston n’aurait été aussi inconséquent et froid après autant de temps avec une compagne. Non content d’enlever tout l’aspect dépaysant de la série, le but serait-il de supprimer toute forme d’empathie envers le Docteur?



Si c'est le cas, soit, alors autant libérer nos tourtereaux de son emprise. Un peu retouchée, The Girl who waited aurait pu être un bon épisode de The twilight zone, un bon loner dans une anthologie. Ou bien dans l’optique d’une série feuilletonnante comme Doctor Who, l’épisode de fin de saison qui aurait vu se clore l’aventure d’Amy (par sa mort ou son retour chez elle). Un scénario et des enjeux pareils ne pouvaient pas ne pas laisser de suite, et cette fin horrible pour la vieille Amy Pond aurait pu être une parfaite scène finale pour cette saison dépressive. Mais c’est un épisode banal. Moffat s’attaque à des sentiments trop complexes. Et il reboote, incapable de traiter les changements que ces situations impliquent dans l'évolution des personnages. Comme il a été incapable de tenir compte des années que Rory a passées à protéger sa belle, il refuse de traiter les conséquences de l’exposition d’Amy et (surtout) de Rory à ce double abandonné et nous propose de continuer les voyages. Durant l'épisode, Rory lance au Doc : « dans ce cas je ne veux plus voyager avec vous ». Et ce fut mon cas à l’issue de cet épisode.





6-11 THE GOD COMPLEX
De Toby Whithouse


On n’enlève pas le Doctor Who du docteur comme ça, donc me voilà présent une semaine de plus en dépit du goût amer que me laissent tous ces épisodes sans River Song (Vous avez dit maso?). Ca commence mal. Chouette. Encore des COULOIRS (ceux d’un hôtel pour changer), une femme qui ouvre des PORTES et se retrouve face à des HORREURS et se fait attaquer par une chose en disant « Praise Him ». Le Doc s’est encore planté de destination et s’extasie face aux Pond incrédules, qui le suivent encore, complètement passifs. Ils voient des portraits de gens et d’aliens et au dessous leur plus grande PEUR. Ils rencontrent d’autres personnes (dont un alien) qui ont été jeté dans cet hôtel avec des pièces qui renvoient à des cauchemars. Un homme chtarbé avec des MARIONNETTES leur dit (avec des ENIGMES) qu’une entité supérieure va tous les asservir et se nourrir d’eux. En attendant, ils ont à faire à leurs pires peur dans chacune des pièces (dont nos potes les anges pleureurs), puis il décident de chasser le monstre. Le Doc arrive à lui parler. C’est une ancienne créature, sorte de minotaure. Pendant ce temps, la gentille Rita rappelle au docteur qu’il se prend pour un Dieu.



Toute la première partie de l’épisode n’est qu’un complet macguffin, une suite de motifs moffatiens qui cache au final le véritable ennemi : la foi. Et dans cet épisode, Moffat déballe enfin toutes ces notes d’intention, souvent avec un marteau, mais ça a le mérite d’être clair.
La créature ne se nourrit pas de la peur des gens, mais de leur foi et elle la convertit en énergie, car elle a besoin de ça pour vivre (grosse métaphore du Docteur et de ses compagnes). Et la créature veut Amy car elle a foi dans le Docteur. De Donna, Martha, Rose ou même le spectateur que j’avoue être, ou bien encore le petit Steven Moffat, Amy est la personne qui croit le plus aveuglément et depuis le plus longtemps dans le Docteur. Moffat avoue par cet épisode qu’il a utilisé le conte et ces horreurs pour montrer à celle qui a été le plus marquée par son influence (ou au spectateur inconditionnel, ou même à lui-même!) que la foi en son TimeLord ne pouvait plus rien lui apporter à ce stade et qu'il fallait s'en détacher pour aller de l'avant. La scène où eleventh déballe tout de son impuissance à l’aider dans ce nouveau danger est émouvante, surtout après l'épisode 10, et le final où il l’abandonne à sa vie est un soulagement, autant qu’il reste un sacrifice pour ce Docteur. Le thème d’Amy qui résonne à la fin prend tout son sens, ainsi que ce très beau « he’s saving us » qu’elle prononce.



Mais le Doc ne se sauve t’il pas aussi par la même occasion ? Et si Amy n’était pas une transition pour lui, une manière de se délester de ce cercle vicieux qui fait qu’il perdait toutes ces compagnes, puis recommençait encore jusqu’à tomber dans une impasse (la fin de l’ère Davies) et se régénérer. Rien n’est fait au hasard, même dans le chemin de notre TimeLord. Moffat montre qu’il ne tiendra pas le schéma Davisien et place à un niveau méta ces deux saisons comme une sorte de purgatoire du Docteur prédécesseur pour qui la mort était la seule échappatoire à l’accompagnement. Si Moffat nous a montré un Docteur exécrable pour faire « passer la pilule » de cette transition, il a aussi assorti Amy d’une chose que les précédentes compagnes n’avaient pas : Rory, l’homme qui ne la quitterait jamais malgré les tentations extérieures, la pierre dans l’engrenage de l’intimité entre le Doc et la compagne. Ainsi Amy était-elle la parfaite transition, de par sa condition et sa spécificité pour faire cesser le schéma. La fin de cette transition se valide par la prise de conscience du Docteur, différente de celle de Ten. Le Docteur Tennant ne voulait pas mourir, mais le minotaure a fait comprendre à Eleven la vaineté de cette résistance. Va t’il finalement se résigner à sa destruction par les Silents, puisque seule la mort peut-être un cadeau pour lui ? Moffat va t’il aller jusqu’au bout de ce qu’il a lancé en proposant du neuf ou se dégonfler ? Va t’il utiliser River ? Assez de questions et autant de perspectives qui me réconcilient avec le showrunner. Si les choses ne seront sans doute plus aussi excitantes qu’avant (qui sait, le seront-elles peut-être d'une manière différente), il y’a de quoi s’incliner devant une telle maestria de conteur.




6-12 Closing Time
De Gareth Roberts


Craig Owens, round 2. Le coloc du Doc (5-11) fera office de compagnon…heu partenaire en attendant le final de cette saison 6. Craig est papa d’un petit Alfie (…), mais il sait pas comment faire (normal). Le Doc que nous retrouvons a passé deux cent ans à fuir les humains en se parlant tout seul, mais il se permet de replonger car des gens ont disparu dans un magasin de jouet et quelqu’un utilise un téléporteur. En traçant le signal, le Doc et Craig rencontrent…un cyberman. Commence alors une enquête qui les oppose à une méchante petite créature à dent et qui met Craig en danger de cybertisation avant qu’il ne soit sauvé par l’amour...



Cet épisode est un vent d’air frais. Malgré ses résolutions, le Doc solitaire se laisse avoir et accepte de protéger Craig et son gamin, mais il est plutôt désabusé et cynique sur celui qu’il était lorsque des humains l’accompagnaient, et aussi sur les humains (il fait très Eccleston). Le duo Doc/Craig est d’ailleurs bien plus sympathique que dans le premier épisode, les notes d’humour fonctionnent (les shhh aux esprits faibles), Gareth Roberts réutilise admirablement le fait que ce Doc parle le bébé, ce qui fait de Alfie une sorte de troisième partenaire, et last but not least, on ressent de l’empathie pour eleven.



L’intrigue se suit agréablement, mais n’est qu’un prétexte à exposer de bien belle manière le crépuscule de notre Timelord. On apprend qu’Amy est devenue mannequin dans une scène qui rappelle celle où il voyait Donna et son mari, mais en plus optimiste. Dans une scène avec le bébé, le Docteur se lance dans un monologue qui révèle que sa mort est pour bientôt et qu’il en est résigné. Puis il révèle plus tard que le jour où il mourra est demain. A l’issue de cette aventure, le Docteur partira en Amérique, mais avant il emprunte des enveloppes bleues et Craig lui file un stetson. River est elle-même sur le chemin de son destin, reprise en main par Madame Kovarian le jour de l’obtention de son doctorat. The rest is History…ou pas.




6-13 The Wedding of River Song
De Steven Moffat


Le tésselecta délivre les enveloppes bleus à Amy, Rory, River, Canton et le Doc d'il y'a deux cent ans et tout se déroule comme dans le début du premier épisode de la saison. 22/04/2011 17h02 Lake Silencio. Un point fixe dans l’espace temps. Le moment et le lieu où le Docteur doit mourir de la main de River. Le Doc se présente devant River, mais elle ne tire pas, déclarant avec aplomb que les points fixes peuvent être réécrits. Deux différentes versions d’un même événement. Ainsi River a t’elle tué le temps. Alors que l’onde se propage et que ce seul moment enferme désormais toutes les époques de l’histoire , Les Silents poursuivent le Doc, mais c’est Amelia Pond qui le capture. Elle a été épargnée par l’amnésie générale ( elle est spéciale à cause de la faille de sa chambre ). Rory est aussi là, même si Amy a oublié que c’était lui…La jeune femme le conduit à River et à une Madame Kovarian prisonnière. Le Doc doit forcer River à le tuer pour que tout redevienne normal. Mais la jeune psycho amoureuse a envoyé un message de détresse à l’univers pour prévenir que le Docteur allait mourir et des milliers de voix lui ont répondu qu’elles ne le voulaient pas. Au terme de leur échange, le Docteur accepte d'épouser River Song puis elle accepte en retour de le faire retourner là où elle va le tuer. Tout redevient normal, et la prison attend River.



Un épisode complexe, foisonnant, un casse tête temporel comme seul Moffat peut les faire, mais qu’il se soit donné 45 minutes pour tout faire tenir est une excellente chose. Il n’y a pas un morceau de gras, la narration éclatée est maîtrisée de bout en bout et on ne se perd jamais dans les méandres des époques. Il faut dire que le premier épisode de cette saison 6 a largement contribué à tout ça et que ce final nous est d’ors et déjà familier. The Wedding of River Song contient quelques bons moments, et le meilleur est sans doute le très court mariage titre. D’abord parcequ’après une saison de griefs qui a conduit le Docteur a accepter de mourir, Moffat arrive enfin à souligner que l’univers ne veut pas de la mort du Docteur. Mais surtout parce que cette scène qui rassemble les quatre protagonistes est tout simplement magique, de ces moments qui manquaient cruellement depuis longtemps. Moffat prouve qu’il peut encore donner des moments pareils, et ce fait est très encourageant pour la suite. Il y’a également le retour de Winston Churchill, l’explication du cache œil de Madame Kovarian, quelques coups de coude lors de la confusion des détails (allusion au Christmas Carol Special avec Dickens himself) et enfin l’habile révélation finale, qui est astucieuse : Le Docteur sur la plage n’était qu’un tésselecta. Ainsi le Doc a berné tout le monde et il va pouvoir retourner dans les ombres où il se fera oublier. Une retraite loin du bruit et de la célébrité est tout ce qu’il fallait à Eleven, et tout ça laisse pleine manœuvre au showrunner pour enfin faire exploser son personnage. Une chose est sûre à la vision de ce final, cette saison 6 s'apprécie d'une traîte, et si elle ne fut pas toujours facile, elle s'avère d'une grande cohérence dans les lignes de chacun des personnages.



Mais où en est cette mythologie qui se développe depuis l’accession de Steven Moffat au trône de showrunner ? Et bien le Docteur a fait son enquête pour savoir pourquoi les Silence avaient voulu qu’il meure. La tête de Dorium Maldovar, le type bleu mort à Demon’s run, (6-07) lui a révélé que son futur était dangereux. « Silence must fall when the question is asked », disait la fameuse phrase. L’Ordre ne voulait pas que cette question ait une réponse et le Docteur devait tomber avant qu'il ne la prononce. Et la question est : Doctor Who ?
Si ça ça ne fait pas saliver, les champs de Trenzalor et la chute du Onzième sont aussi à venir, et pour cette saison 7 le feu d’artifice du cinquantenaire de la série ! See you soon.



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Re: Les chroniques du Docteur- Ze return back (Doctor Who inside)

Message  sutter cane le Ven 11 Mai - 12:32

Le Docteur a écrit:[center]6-10 The girl who waited
De Tom MacRae



Il faut avouer que the girl who waited est une très bonne histoire de S.F, remarquablement écrite, même si les règles des flux temporels sont encore une fois mises à néant, éliminant une nouvelle fois le potentiel dramatique de l’impossibilité de modifier sa propre timeline. MacRae démontre parfaitement les dangers des destinations inconnues et des coutumes étrangères non assimilées par un onzième Docteur qui a perdu sa science et qui ne sait plus voyager que de manière chaotique.
The Girl who waited offre également au couple Rory/Amy ses meilleurs moments. Après un an à traîner Rory dans l’ombre d’Amy, cet épisode parvient enfin à lui donner une consistance qui traînait dans le vague. La déclaration qu’Amy fait à Rory par l’entremise d’un superbe dialogue avec sa vieille elle-même s’avère plus convaincante que l’histoire du soldat romain qui protège sa belle pendant deux mille ans ou du type normal qui lève une armée d'E.T. Face à un docteur absent physiquement, Rory devient le relais du spectateur dans le sauvetage et achève de convaincre que la place d’Amy et à Leadworth avec lui. Corrélativement, il offre au Docteur ses pires moments. Non content de voguer au hasard dans l’espace-temps, eleventh affiche un comportement ouvertement antipathique devant le fait accompli. Les mots très durs que lui assène Amy, identifiant premier du spectateur, passent sur lui comme si il ne saisissait pas l’enjeu de la situation. Aucun de Tennant ou d’Eccleston n’aurait été aussi inconséquent et froid après autant de temps avec une compagne. Non content d’enlever tout l’aspect dépaysant de la série, le but serait-il de supprimer toute forme d’empathie envers le Docteur?


Si c'est le cas, soit, alors autant libérer nos tourtereaux de son emprise. Un peu retouchée, The Girl who waited aurait pu être un bon épisode de The twilight zone, un bon loner dans une anthologie. Ou bien dans l’optique d’une série feuilletonnante comme Doctor Who, l’épisode de fin de saison qui aurait vu se clore l’aventure d’Amy (par sa mort ou son retour chez elle). Un scénario et des enjeux pareils ne pouvaient pas ne pas laisser de suite, et cette fin horrible pour la vieille Amy Pond aurait pu être une parfaite scène finale pour cette saison dépressive. Mais c’est un épisode banal. Moffat s’attaque à des sentiments trop complexes. Et il reboote, incapable de traiter les changements que ces situations impliquent dans l'évolution des personnages. Comme il a été incapable de tenir compte des années que Rory a passées à protéger sa belle, il refuse de traiter les conséquences de l’exposition d’Amy et (surtout) de Rory à ce double abandonné et nous propose de continuer les voyages. Durant l'épisode, Rory lance au Doc : « dans ce ca

Sauf que non, déjà, le docteur sombre, ça fait partie de la caractéristique de Eleven, c'est montré dés le seconde épisode où il devient presque détestable avec le mépris qu'il montre envers les humains avant de se raviser en fin d'épisode, il prend la suite d'un docteur dépressif, il garde sa blessure mais, il la cache par un tempérament fou-fou, tu vois souvent sur les deux saisons avoir un regard grave et il cache ensuite la vérité en faisant le bouffon, j'ai de suite perçu ce Docteur là comme un maniaco-dépressif.

Et il est obligé d’être dur, c'est la situation qui l'exige, situation d'ailleurs jamais abordé à ma connaissance, alors que c'est une des bases du voyage temporel, une des conséquences de la modifications du temps, on supprime forcément des vies possibles pour on laisser vivre d'autres (ou l'on considère que le nombre de timeline est infini) et c'est un choix tragique qui s'offre constamment aux voyageurs temporel et ici pour bien le faire comprendre aux spectateurs, c'est abordé sous l'angle du couple.
Avec Rory mis en avant et ça c'est toujours bon dans la série.

Et puis tu parles de Moffat, mais ce n'est pas lui qu'il l'a écrit, il a peut être suggéré des idées (ça ne m'étonnerait pas), mais normalement, c'est tout.

(Et les années de Rory, elles sont toujours présentes).
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Re: Les chroniques du Docteur- Ze return back (Doctor Who inside)

Message  Le Docteur le Ven 11 Mai - 13:39

Je me doutais que tu allais le défendre cet épisode. MrGreen
Ok pour le Doc maniaco-dépressif, je n'avais pas envisagé ça sous cet angle mais oui ça se tient. Ca se voit dans ces reviews que je n'aime pas le comportement d'eleven depuis le début et les rares fois où il a eu l'air grave ne m'ont pas convaincues. Je pense que c'est l'accumulation d'épisodes ou cette caractéristique est mise en avant couplée à la gravité de la situation de cet épisode qui ont été la goutte d'eau pour moi. Son choix est un choix commun dans une telle situation, mais le fait de le mettre devant cette situation à ce moment là, d'imputer le problème à son erreur et d'insister sur la mort tragique de la vieille Amy revient à appuyer sur un bouton pour le rendre encore plus détestable.

Pour Moffat je sais que je m'acharne sur lui (mais je me rattrape dans les reviews suivantes!), surtout qu'il donne plus de liberté à ses scénaristes que ne le faisait Davies. Mais les jeux temporels de l'épisode (time can be rewritten, le paradoxe etc...) sont très caractéristiques du monsieur, comme le choix de cet épisode et du reboot final sont certainement de son fait. Tu peux aussi mettre ça sur le compte de cette saison que j'ai tendance à aborder d'une manière assez irrationnelle. Assez incroyable, en connaissant la fin, je passe par les mêmes réactions que pour la première vision. Cet état d'esprit favorise les raccourcis faciles.

Quand aux années de Rory, je sais que je suis un peu chiant à répéter ça, mais Rory est toujours le même que dans la saison 5 malgré cette expérience. On n'aborde son souvenir qu'à travers un seul dialogue et une ou deux références dans toute la saison. Je passerai 2000 ans à monter la garde devant une stelle et à la protéger quoiqu'il arrive, je le garderai pas pour moi pendant toute la saison suivante et je ne resterai pas en retrait comme il le fait. je trouve dommage que la dynamique des trois n'ait pas été complètement bouleversée suite à ça.

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Re: Les chroniques du Docteur- Ze return back (Doctor Who inside)

Message  Le Docteur le Mer 16 Mai - 0:41

Samedi 19 mai prochain, France 4 lance la saison 6 avec une nuit spéciale Doctor Who (produite par 8 art media, la société d'Alain Carazé).
Ca commence à 20h35 et il y'a des interviews et reportages entre les programmes.

Les reportages :
Le phénomène Doctor Who
Les origines de Doctor Who
Les 11 docteurs de Doctor Who
Les compagnons de Doctor Who
Les ennemis de Doctor Who
L’avenir de Doctor Who

Le programme :

20h45 : [VM] The Impossible Astronaut / L'Impossible Astronaute (1/2)


21h30 : [VM] Day Of The Moon / L'Impossible Astronaute (2/2)


22h15 : [VM] The Curse Of The Black Spot / La Marque Noire


23h00 : [VM] The Doctor's Wife / L'Âme du TARDIS

23h50 : [VM] Rose

00h40 : [VF] Genesis Of The Daleks (1/6) / La Genèse des Daleks (1/6)

01h05 : [VF] Genesis Of The Daleks (2/6) / La Genèse des Daleks (2/6)

01h30 : [VF] Genesis Of The Daleks (3/6) / La Genèse des Daleks (3/6)

02h00 : [VF] Genesis Of The Daleks (4/6) / La Genèse des Daleks (4/6)

02h25 : [VF] Genesis Of The Daleks (5/6) / La Genèse des Daleks (5/6)

02h50 : [VF] Genesis Of The Daleks (6/6) / La Genèse des Daleks (6/6)

03h20 : [VOSTFR] The Edge Of Destruction / The Edge Of Destruction (1/2)

03h45 : [VOSTFR] The Brink Of Disaster / The Edge Of Destruction (2/2)

04h15 : [VOSTFR] City Of Death (1/4)

04h40 : [VOSTFR] City Of Death (2/4)

05h05 : [VOSTFR] City Of Death (3/4)

05h30 : [VOSTFR] City Of Death (4/4)



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Re: Les chroniques du Docteur- Ze return back (Doctor Who inside)

Message  Le Docteur le Ven 5 Avr - 10:35

Pour fêter le retour de la saison 7 et les 50 ans de la série, rien de tel qu'un petit tour de TARDIS en 1963 sur la trace des premiers épisodes de la série avec monsieur William Hartnell.


-GERONIMOOOO!!!!


Saison 1 (1963-1964)

1-01 An Unearthly Child
de Anthony Coburn.
4 épisodes

Ian Chesterton et Barbara Wright, deux profs dans un lycée des 60’s, se posent des questions sur une de leurs élèves, Susan, qui sait tout sur certaines choses et rien sur d’autres. Alors qu’ils la suivent jusqu’à chez elle, ils rencontrent le Docteur, son grand-père. Forçant l’entrée d’une étrange cabine téléphonique, ils se retrouvent dans un lieu plus grand de l’intérieur, nommé TARDIS par la jeune Susan. Afin qu’ils ne viennent pas les dénoncer, le Docteur les embarque et le groupe se retrouve en 10000 avant J-C. Les voilà aux prises avec une tribu en prise à une guerre de succession qui pourrait se résoudre par l’homme qui saura refaire un feu. Le groupe des quatre se retrouve prisonnier des hommes des cavernes.


-Je ne suis pas une ado normale. La preuve, je surjoue à fond l'ado!

Un premier épisode un peu longuet, du fait du tournage quasi-théâtral de l’époque, en caméra fixe. Il se dégage une impression de langueur, en dépit de bonnes idées. Arthur C.Clarke n’est toujours pas passé par là avec son mix préhistoire/S.F mais on retrouve un peu de l’esprit de son futur 2001 dans cette histoire de premiers hommes aux prises avec une force supérieure (celle d’hommes de notre époque). Il y’a un effort pour rendre crédible les réactions des hommes préhistoriques à la manière un peu naïve de l’époque, mais l’intention passe parfois à coté. Le Docteur est un personnage qui n’a pas de psychologie définie, mais semble avoir de nombreux défauts en dépit d’une certaine ingéniosité. Il n’a pas encore d’attributs extraterrestres et semble être un vieil homme un peu fêlé vu à travers les yeux des deux nouveaux arrivants.



La mise en valeur de William Russell dans le rôle de l’anglais moyen instruit, viril, empathique et juste (on retrouvera cette figure dans la première s1aison de the avengers) se pose même en porte à faux avec ce vieux Docteur un brin pleutre, fatigué (le comble pour des débuts), égoïste et peu sympathique. On a tout de même le plaisir de découvrir le moment où le TARDIS s’est figé dans une cabine de police des 60’s et d’entendre déjà dans sa version fini le thème de Ron Grainer.




1-02 The Daleks
de Terry Nation
(7 épisodes)
Ian et Barbara n’ont pas de chance. Ils ne peuvent pas rentrer chez eux et cette calamité de Docteur les a bien dupés en leur faisant croire qu’il n’y avait plus de mercure pour nourrir le TARDIS. En fait c’était pour voir la ville. Le problème étant que si ils ne l’ont pas encore vu, le monde où ils ont atterri a dépassé le danger sur le compteur geiger(!). Comme si ça ne suffisait pas, les quatre compagnons sont capturés par des Daleks qui vivent dans un souterrain pour fuir la radioactivité. Pendant que les trois autres crèvent lentement (dont l'inutile Docteur), Susan Who doit aller chiper l’antidote aux Thals (ennemis des Daleks sur la planète Skaro). Elle rencontre l’un d’entre eux, Alydon, qui lui confie les antidotes et tous découvrent bientôt que les Thals n’ont rien des mutants que les Daleks décrivaient.



De guerriers, ils ont évolué en un peuple de fermiers aryens pacifiques tandis que les Daleks ont muté en une race belliqueuse qui ne compte pas laisser les ennemis historiques s’en sortir. A la mort de leur chef, les Thals finiront par aider le groupe des quatre et à combattre les Dalek à contrecoeur pour aider le groupe et empêcher l’explosion d’une nouvelle bombe à neutron. Un seven-parter c’est long, même quand ça ne dure que 25 mn (près de 3h), et il y’a bien trois épisodes à couper parmi tout ça, entre le contournement par le lac pour prendre les Daleks par surprise et la longue évasion. Des idées sont intéressantes mais le coté bout de ficelle du scénario ne fait plus mouche aujourd’hui. On le comprendra. L’intérêt principal est cette première rencontre avec les Daleks sur Skaro, qui se solde par leur extermination.



Ceux-ci sont bien plus loquaces qu’ils le seront par la suite, même si le Exterminate est déjà là et le look des carapaces n’a pas trop changé. Le Docteur ne brille guère plus que lors du premier épisode, étant le premier à être touché par les radiations, souvent un fardeau pour Ian et Barbara, quand il ne manipule pas les blondinets pacifiques pour sauver sa peau (…). La jeune Susan quand à elle surjoue constamment.


1-03 Inside the Spaceship (ou the Edge of Destruction)
de David Whitaker
(2 épisodes)

Etrange épisode que ce double entièrement dans le TARDIS, ancêtre de ces bottle episodes crées pour économiser sur une saison, et même un huis clos qui pourrait se jouer sur une scène de théâtre. Car les affrontements qui se jouent dans le vaisseau sont bien théâtraux et les personnages s’expriment de manière incohérente, comme si ils avaient pénétré dans une dimension David Lynch bien avant l’heure. Ca ne fonctionne pas toujours car le sur-jeu guette (surtout pour Susan) mais l’intention est louable. Baser aussi tôt un épisode sur un argument de scénario montre la confiance de la BBC en l’intelligence de ses spectateurs et sa compréhension de la mythologie naissante de la série. On peut y voir en germe quelques épisodes de chapeau melon et bottes de cuir à venir, et surtout les épisodes conceptuels du prisonnier. L’histoire suit nos quatre héros enfermés dans le TARDIS alors que des complications semblent les alerter et déstructurer leur notion de l’espace-temps. Peu à peu, la paranoïa gagne le Docteur, qui finit par soupçonner Chesterton et Barbara de saboter son vaisseau.


-They're coming to get you Barbara!

Mais il n’en est rien. Le bouton « retour dans le temps » a juste été enfoncé et nos amis se retrouvaient proches du big bang. S’ensuit une explication assez surréaliste du Doc à sa petite fille sur l’enfonçage de bouton. Un Doc bien arrogant et à la limite de la sénilité qui se bonifie néanmoins sur la dernière scène, où on trouve un semblant de complicité avec la pauvre Barbara, puis avec Ian.



Cet épisode aura permis de faire exploser les frustrations de chacun, créer des liens qui n’existaient que peu entre le Doc et ses passagers et d’accorder à Barbara un rôle plus consistant dans le petit groupe, Ian étant dans le vague pendant une bonne partie de l’épisode. Et puis de laisser entrevoir les capacités d’intelligence du TARDIS.


Dernière édition par Le Docteur le Jeu 9 Mai - 3:03, édité 1 fois

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Re: Les chroniques du Docteur- Ze return back (Doctor Who inside)

Message  Mecha T. le Sam 6 Avr - 1:15

Gloria Hallelujah !

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Re: Les chroniques du Docteur- Ze return back (Doctor Who inside)

Message  Le Docteur le Ven 12 Avr - 7:50

1-04 Marco Polo
De John Lucarotti (7 épisodes)
Bonne nouvelle ! Ce Marco-Polo a été colorisé. Moins bonne nouvelle. L’épisode a été détruit par la BBC à la fin des années 60. Procédé classique de la chaîne qui coûta la vie à presque l’intégralité de la saison 1 de chapeau melon et bottes de cuir (hé oui, encore eux) et nous aurait privé des épisodes du Monty Python’s flying circus si les six génies n’avaient pas copié en douce les bandes pour stocker dans la cave de Terry Jones. Ca nous donne un épisode reconstitué à partir de photos et des bandes sons de l’époque. Un visionnage surréaliste qui vit se succéder parfois les mêmes photogrammes sur plusieurs minutes avec des sons bizarres et décalés en fond (Susan rit sur la photo et on l'entend hurler en fond), et ce sur sept épisodes de 23 mn. Il n’en demeure pas moins que ce Marco Polo est intéressant dans sa première moitié.


Le Docteur et ses trois compagnons atterrissent sur le toit du monde en 1298. Ils ne tardent pas à rencontrer le grand explorateur Marco Polo, qui souhaite offrir au Khan le TARDIS, un bien inestimable (une caravane qui vole pensez-vous…), afin de pouvoir se défaire de son service et regagner l’Europe. Il embarque donc les quatre dans un périple à travers le désert, sans se douter que Tegana, un traître mongol, a juré leur perte. On retrouve dans ce deuxième épisode du passé toute la vocation éducative de la série. L’adolescente accompagnée de ses deux profs (compagnons initiés) et d’un membre de sa famille (Le Docteur, qui ne sert encore une fois qu’à être malade) voyagent à travers l’Histoire pour immerger le jeune spectateur dans cette même Histoire et en profiter à l’occasion pour apprendre des choses sans s’en rendre compte (que l’histoire des Hashashins amène le terme assassin par exemple). L’idée ingénieuse est de faire témoigner le personnage historique sur la présence des intrus, de laisser de temps à autre Marco-Polo faire le récit de son aventure avec ces gens venus d’ailleurs. Ainsi ils sont incorporés à ses récits et à l’Histoire par un point de vue extérieur et les voyages permettent de s'améliorer en géographie de l'époque. Malins va !


Tout se gâte à l'épisode 4. Après avoir mis bien du temps à passer des soupçons à la certitude, ce quatrième épisode se résume à prouver à un Marco Polo un peu neuneu que le grand guerrier mongol Tegana lui veut du mal. Le problème est que l’intrigant pourrait parader avec une fanfare en dévoilant son plan à Marco qu’il lui ferait encore confiance, alors on tire la manche (à défaut du polo) de Marco d’un coté et de l’autre pendant un trois quart d’épisodes jusqu’à ce que Tegana gagne. Content de lui, le grand chef de guerre s’autorise des apartés de satisfaction qui n’auraient pas déparé dans Astérix et Cléopatre. En live, c’est une autre paire de manches. Les derniers épisodes sont très laborieux, poursuivant le jeu du chat et de la souris avec le Tegana, envoyant de temps en temps Ian sauver une des femmes qui se perd (...). Un des climax voit le petit fils de Gengis Khan et le Docteur comparer leurs rhumatismes et s’affronter au backgammon pour le TARDIS (le Doc trouve encore le moyen de perdre). L’autre consiste à voir Ping Cho, la jeune copine de Susan qui les suivait et qui était promise à un vieux ne pas l’épouser au final, le tout étant expédié en une scène sans avoir même vu le type en question. Pas fameux.

-Incroyable! On est tous les deux vieux et on a tous les deux mal au dos!


1-05 The Keys of Marinus
de Terry Nation (6 épisodes)

Le plaisir de retrouver un épisode non reconstitué fait passer sur le retour au noir et blanc. Le Docteur et ses trois compagnons débarquent sur la planète Marinus, dont les lacs sont faits d’acide et qui se trouve dans une bien fâcheuse posture. Une machine, la conscience de Marinus était un juge parfait qui n’avait jamais tort. Il fut possible de la faire rayonner pour influencer l’esprit de tous les habitants de la planète, qui n’eurent plus à décider ce qui était bon ou mauvais. Pendant des siècles, il n’y eut plus de mal, ni de violence. Mais les affreux Voords, redoutables cosplayeurs, trouvèrent le moyen d’en prendre le contrôle, laissant un peuple incapable de se défendre à sa merci. Les cinq clés de la machine furent retirées et disséminées par sécurité dans plusieurs mondes. Le dernier survivant / créateur de la machine lance un champ de force autour du TARDIS pour empêcher les quatre voyageurs de regagner leurs pénates et les forcer à rechercher les 4 clés restantes de Marinus / Fort Boyard. Les voilà en route pour l’aventure, armés chacun d’un super téléporteur (!).


Nos quatre amis et le père Fourras

Cet arc corrige les erreurs des premiers arcs construits comme des serials (sauf le troisième) en imaginant une quête dans quatre univers différents dans lesquels les clés sont dispersées. Terry Nation prend aussi un grand plaisir à disperser le groupe sans les faire se retrouver aussitôt, mettant en danger d’autant plus le retour de chacun. Ainsi le TARDIS est enchaîné à Marinus dès la fin du premier épisode, le Doc est isolé dès la fin du deuxième épisode au sein du dernier monde, Ian et Barbara doivent regagner seuls le troisième monde. Les bracelets téléporteurs programmés par le créateur de la conscience du Marinus sont très bien rentabilisés scénaristiquement, occasionnant de nombreux et réjouissants croisements.


Le monde des méchants cerveaux : le paradis du cheap

Nos amis traversent donc quatre mondes. Le premier est contrôlé par des méchants cerveaux qui font miroiter aux voyageurs tout ce qu’ils veulent avant de les réduire en esclavage. Ils y rencontrent Sabetha et Altos, envoyés dans cette quête et perdus dans ce monde. Le deuxième monde est une jungle hurlante qui cache un secret (SPOILER ses plantes attaquent les gens). Nous suivons Barbara et Ian à la recherche de la clé en suivant une énigme donné par un gardien de la clé. Le troisième monde est une planète des neiges dans laquelle Ian et Barbara retrouvent Susan, Sabetha et Altos. Les cinq devront prendre la clé coincé dans un bloc de glace et protégée par des gardes. Le dernier monde est la société futuriste dans laquelle est parti le Docteur trois épisodes plus tôt. Dès son arrivée, le pauvre Ian Chesterton est assommé alors qu’il allait attraper la clé, puis celle-ci disparaît. Il est accusé du meurtre de l’homme qui aurait tenté de la voler et condamné à mort. Le Docteur réapparaît et assure sa défense, démasquant un des inspecteurs mais tout ne s’arrête pas là, car les complices rôdent toujours et Ian n’est pas innocenté. Ce chapitre rend le Docteur bien plus sympathique, le faisant passer tantôt pour un redoutable avocat, tantôt pour un émule de Sherlock Holmes. La fin de l’arc voit le retour de tous à Marinus, désormais contrôlé par les Voords cosplayeurs qui n’ont pu qu’à récupérer la clé du Docteur pour contrôler la Conscience. Mais Ian Chesterton a plus d’un tour dans son sac.


Susan et un ami à la recherche d'un clip des Daft Punk


Moralité pour les têtes blondes britonnes : Une machine ne peut rendre seule la justice. Une bonne manière de conclure ce qui est pour le moment et en dépit du coté cheap des différents mondes (voir la fin WTF de la partie 2) le meilleur arc de cette saison 1.


1-06 The Aztecs
De John Lucarotti (4 épisodes).

Barbara est une digne représentante de la caste des profs d’Histoire : A peine arrivée à l’époque des Aztèques, elle pille un tombeau. Là-voilà proclamée réincarnation de la déesse Yetaxa. Alors que ses compagnons se voient décerner différents honneurs (Susan dame de compagnie, Ian chef de l’armée, Le Docteur invité prestigieux), elle prend la grosse tête et décide de protéger ces sauvages d’eux - même en interdisant les sacrifices humains. Ainsi lorsque Cortès et ses conquistadors débarqueraient, ils les épargneraient puisqu’ils seraient devenus gentils (?). Cette mission civilisatrice lui attire l’animosité de l’intrigant Tlotoxl, préposé aux sacrifices, mais elle peut compter sur Autlox, le grand prêtre de la Connaissance pour être de ses alliés. Pendant ce temps Ian doit prouver sa valeur au combat contre un prétendant chef des armées et le Docteur fait le joli cœur auprès d’une Aztèque érudite.


Barbara apprenant aux Aztèques à ne plus faire de sacrifices humains

On continue d’alterner arc S-F et arc historiques avec le retour au scénario de John Lucarotti, l’auteur du Marco Polo. Il n’y a ici que quatre épisodes, ce qui permet d’obtenir quelque chose de moins élagué et plus intéressant, mais toujours des « intrigues de cour » avec un grand méchant cabotin, ses alliés et un autre mariage non consenti (OMG !). L’intérêt se porte de manière égale sur le Docteur et ses trois compagnons, avec un petit moins pour Susan, mais le show se porte d’autant mieux qu’elle n’intervient pas trop.


A gauche le gentil, à droite le méchant.

Les personnages s’étoffent et le Docteur n’est plus ce type gênant qui bloquait les aventures. Nous entrevoyons d’ailleurs une part de sentiments à travers la brève love story avec l’Aztèque Cameca et un plan final pas innocent du tout qui contient en germe la malédiction du Docteur, qui devra abandonner tous ceux qu’il aime. Ian a encore une fois le beau rôle, administrant le classique « fais dodo » avec son pouce lors d’un combat ou raisonnant sa collègue sur le fait qu’elle ne peut pas changer les pratiques d’une civilisation. Les réactions hasardeuses et naïves de Barbara auront néanmoins le mérite d’introduire la règle d’or que l’Histoire ne peut pas être modifiée.

1-07 The Sensorites
De Peter R. Newman (6 épisodes)

Le Docteur et ses compagnons débarquent dans un vaisseau spatial au 28ème siècle pour découvrir que les deux membres de l’Equipage sont inconscients. Une fois revenus à eux, ceux-ci expliquent que les Sensorites, à qui le système appartient, ont tout fait pour les empêcher de quitter le secteur tout en les maintenant en vie. Les fourbes ont manipulé leur esprit en se servant de leur peur. Alors que Barbara et Susan découvrent John, le troisième passager, les Sensorites font leur apparition. Ils s’avèrent plutôt inoffensifs mais refusent que les humains rentrent chez eux depuis la précédente visite de notre engeance qui a contaminé leur peuple (un métal précieux était en jeu il faut dire). Petit à petit, les Sensorites parviennent à convaincre Susan de les suivre jusqu'à Sensorite city. Mais des gens qui ne les aiment pas sont là, et Ian est bientôt contaminé par la maladie qui touche les Sensorites. Le Docteur aura peu de temps pour trouver un antidote.


Susan la télépathe, ou la métamorphose de la Scream Queen.

Rassurons nous, Ian et Barbara ont pris goût aux voyages et ils ne pensent plus à quitter le TARDIS. Ils nous le disent même en début d’épisode, au cas où on l’aurait pas compris, qu’ils ont CHANGE. Susan fait sa crise d’ado et réclame plus d’initiative à grand papy, ce qui dissimule bien autre chose. On retrouve dans cet épisode un grand thème de la S-F : La télépathie et le contrôle de l’esprit. Ces Sensorites seraient-ils de la famille des Oods ? Ils en ont en tout cas les caractéristiques télépathes, le ton civilisé et une silhouette proche (mais pas les tentacules). Deux sous-arc s’entrechoquent bientôt : L’un voit la progression vers la Résolution de l’empoisonnement des Sensorites, l’autre suit le complot de l’administrateur de la ville qui n’aime pas les humains et aimerait prendre les rênes pour lui-seul. Le malin a compris qu'il valait mieux incorporer les manques du budget costumes d'E.T dans ses plans pour duper les humains et le premier chef de la Cité.


-Puisqu'on se ressemble tous, notre plan consistera à changer nos écharpes et ils seront dupés!


L’intérêt de l’arc se trouve dans la confrontation de la civilisation avancée des Sensorites et celle des humains, qui sont autant une aide pour eux (le Docteur et ses compagnons) qu’une menace (les humains cachés dans l’aqueduc pour contaminer l’eau). Le chef Sensorite qui croyait sans réserve en chacun des siens se trouve aussi en but à un complot dans les hautes sphères. Ainsi personne n’est blanc ou noir d’aucun coté, même si les Sensorites apprendront au final plus des humains bienveillants qui les visitent que le Doc et ses compagnons n’apprendront d’eux. La dynamique et les interactions du groupe du Docteur progressent dans le bon sens, entraînant cette fois une plus grande exploration du personnage de Susan, qui est bien plus active de par ses facultés télépathiques et ses initiatives. Elle avoue même ressentir la nostalgie des Terres de Galiffrey et avoir besoin d’un endroit auquel elle appartienne...Serait-elle victime du blues du voyageur ?


Susan parle de Gallifrey au chef Sensorite.


1-08 The Reign of Terror
De Dennis Spooner (6 épisodes)

Cocorico. Ian et Barbara avaient parié que le Doc se tromperait encore de destination, et ils ont mis dans le mile. Le Docteur et ses compagnons ont atterri en France. Mais ils auraient pu tomber sur une période plus cool de notre Histoire, car les voilà arrivés à l’époque de la Terreur de Robespierre (à la fin, en 1794). Arrivés à une ferme où ils trouvent des habits, le groupe est pris dans un règlement de compte dans lequel deux nobles sont abattus, puis ils sont amenés à la Conciergerie dans l’attente de se faire guillotiner. Inconscient, le Doc se fait sauver par un jeune Jean-Pierre alors que la maison brûlait, puis il se met en quête de ses amis avant qu’ils se fassent couper la tête. Un chemin long dans la campagne française au cours duquel son psychic paper lui aurait été bien utile. Mais le Doc a la ruse pour lui, et il parvient à pénétrer dans la prison sous une fausse identité. Entre temps, Barbara et Susan (redevenue un poids mort) ont été sauvé de Madame la guillotine par un groupe de « sauveurs » et Ian a réussi à s’échapper, détenant le secret de son compagnon de cellule sur un certain anglais.


Le jeune Jean-Pierre, sans qui Doctor Who n'aurait pas dépassé la première saison.

Dernier épisode de la saison et logiquement (vu l’alternance), un épisode historique. Pas forcément une bonne nouvelle, mais vu qu’on a switché d’auteur et qu’on se trouve en terrain connu, les choses promettent d’être plus intéressantes, d’autant plus que la Terreur, selon Susan, est la période historique préférée du Docteur. Il y’aura deux épisodes reconstitués en prime, mais pas de comploteur cette fois (thank god !). On n’évite pas les images d’Epinal sur la Révolution Française ou les leçons de morale naïves, ce qui donne un intérêt poli au point de vue anglais sur la question (en Guerre contre la France révolutionnaire à l’époque, rappelons le…). On réduit aussi très vite le conflit à une lutte entre monarchistes/ Révolutionnaires de la Terreur. Le contexte semble parfois bien confus. On suit en tout cas une bande de rebelles au grand cœur parmi les Révolutionnaires, des gens qui complotent contre Robespierre.


Susan, toujours malade dans les pires situations

L’arc est inégal et comporte évidemment des longueurs, mais aussi des choses sympathiques. Ian et Susan se retrouvent par la force des choses dans le camp des rebelles, ce qui permet d’assister à un grand moment de nawak tel que seuls nos voyageurs temporels - profs peuvent en produire. Lorsque son bon ami Léon, traître pour leur camp, se fait descendre alors qu’il allait tuer Ian, Barbara lance à son collègue scientifique « Tu devrais lire les livres d’Histoire avant de juger les gens ». Le Doc est astucieux (la sortie des filles de la conciergerie est plutôt drôle), loin du boulet des débuts de la série. Malgré un twist foireux, le dernier épisode qui conte la chute de Robespierre expose bien la précarité des régimes révolutionnaires et se permet d’introduire un guest de luxe : Napoléon Bonaparte.


What a twist!


Dernière édition par Le Docteur le Jeu 9 Mai - 3:05, édité 1 fois

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