Les chroniques du Docteur- Ze return back (Doctor Who inside)

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Message  Le Docteur le Jeu 9 Mai - 2:58

SAISON 2


2-01 Planet of Giants
Louis Marks (3 épisodes)

Ou la revanche de microcosmos sur les méchants humains. Suite à un disfonctionnement du TARDIS, le Docteur et ses trois compagnons se retrouvent à notre époque, mais leur taille a rapetissé. Ils doivent se confronter à un nouvel environnement hostile, découvrant une foultitude de bébêtes mortes sur leur passage. Par une mauvaise ironie, un scientifique cynique et un méchant businessman ont prévu de mettre sur le marché un insecticide fait à partir d’une substance très nocive, le DN6, et ils ont supprimé le scientifique intègre qui avait fait les tests sur le produit. Dès lors, les quatre rapetissés se retrouvent dans un plus grand danger.


Ian et son nouveau costard qui fait classe. En lice pour être le prochain Docteur?

Un épisode bien original pour commencer cette deuxième fournée, et plutôt atypique. On se.nt l’influence / l’hommage à l’homme qui rétrécit de Jack Arnold, et l’intrusion d’une SF un peu plus adulte, qui fait qu’on se sent plus dans un classique du genre que dans Dr. Who. Avoir réduit l’arc à trois épisodes est une très bonne idée, car en dépit du coté cheap des effets spéciaux, on ne voit jamais le temps passer. Les aller-retour dans le labo entre la bande du Doc et les comploteurs sont convaincants.


Barbara, confrontée à une mouche qui connaîtra un triste destin.

Les interventions scientifiques (notamment sur la fréquence des sons) rappellent le rôle pédagogique de la série, sans trop en faire. On regretterait même que Ian, à l’aise dans l’action, soit autant en retrait sur son domaine de prédilection. L’inventivité est de mise lorsqu’il faut décrocher à quatre un téléphone ou craquer une allumette pour attirer l’attention, et aucun des quatre héros n'est en retrait (y compris Barbara qui est malade). Bref, pas mal du tout!


2-02 The Dalek Invasion of Earth
De Terry Nation (6 épisodes)
Le Docteur et ses compagnons atterrissent à Londres...en 2164. En un rien de temps, Susan se pète la cheville et le TARDIS est coincé sous les débris d’un pont dont l’équilibre était précaire. La routine quoi… Partis en reconnaissance, Le Docteur et Ian font le triste constat que les Daleks ont envahi la Terre (d’où le titre de l’épisode). Susan est capturée par d’étranges Londoniens et rejointe par Barbara. Les londoniens en question ont formé une Résistance. Parmi eux, un scientifique bien décidé à tester sa super bombe contre les Dalek, un jeune Résistant intrépide et sosie foireux de Michael Palin qui ne rendra pas Susan indifférente et une jeune femme très cynique. La lutte finale peut commencer.


Photo de vacance de Dalek. London Baby!

Dalek Invasion of Earth est un arc écrit par Terry Nation, l’auteur du meilleur épisode de la première saison, donc il y'a déjà un bon a priori. Et puis c'est un petit événement, car nous assistons à la première invasion Terriennes des affreux de la planète Skaro, contenant un peu du charme de la SF 50’s (version intimiste, sans les scènes de liesse et destructions à grande échelle) et quelques germes des invasions de Russell T. Davies, le tout dans un univers post-apo minimaliste manque de budget oblige. L’invasion Dalek fait suite à une pluie de météorites et à une peste qui décima la population, une aubaine pour les Dalek. Lorsque le Docteur et ses compagnons débarquent, ils ont conquis la planète et se servent d’hommes robots, asservis à leur cause (dans le style des Cybermen, mais contrôlés par un casque). Ils emploient aussi de la main d’oeuvre humaine pour atteindre le noyau terrestre et tout faire exploser.


Rock'n Roll Barbara pète la gueule aux Daleks dans son camion.

Les six épisodes de l’arc passent bien, en dépit de l’aspect sériel étiré qui perdure. Terry Nation en profite pour introduire le parallèle entre les Dalek et l’invasion nazie. On plonge dans la Résistance anti-Dalek mais on a aussi l’occasion de voir des collabos, des attentistes, des hommes sans foi ni loi typique de post-apo. Dalek invasion of Earth propose une poursuite dans un Londres vide à la 28 jours plus tard par les poubelles sur roues, -(comme les appelle Dortmun, le scientifique), une partie d’écrasage de Dalek avec un gros camion, un monstre Dalek, un Dalek Supérieur, de nombreuses choses plus intéressantes que l’issue du conflit, qui est anecdotique. Le véritable événement de cette fin d’arc est le départ de Susan, qui a trouvé l’amour auprès de David, l’un des résistants. Alors qu’elle se refuse à quitter son grand-père, celui-ci lui ferme les portes du TARDIS, lui expliquant qu’elle a besoin de se poser dans un monde précis et de faire sa vie, car notre poids mort préféré est devenue une femme. Un discours très digne pour un final bien plus émouvant qu’on ne l’aurait soupçonné.


Sad

2-03 The Rescue
De David Whitaker (2 épisodes)
Le Docteur, Ian et Barbara se retrouvent dans un futur indéterminé sur la planète Dido. Tout de suite on pense au pire, mais non, ils ne seront pas obligés d’écouter en boucle les morceaux de la chanteuse. Cette planète était autrefois peuplée de gentils autochtones fêtards et pacifiques que le Docteur connaissait bien, mais Koquillion, l’occupant, se montre bien agressif envers Ian et Barbara. Koquillon retient aussi Vicki et Mr.Bennett, membres d’un équipage crashé sur la planète dildo (hmmm) en leur faisant miroiter une protection et l’arrivée d’une équipe de secours. Ca tombe bien, les occupants du TARDIS aiment bien secourir les gens.


Rencontre du type pas net

Un two-parter ! aleluia ! Serait tenté de dire l’habitué du relaunch qui n’aime point trop les arcs étirés sur sept épisodes. Et c’est le scénariste de l’épisode le plus court de la saison 1 (inside the spaceship) qui s’y colle. The Rescue est un arc de transition qui propose une histoire plutôt simple qui a l’avantage de proposer un vilain qui a l’air de se cacher sous un costume d’E.T, et qui se cache effectivement sous un costume d’E.T. Le masque tombe lorsque Koquillion se révèle théâtralement au Docteur, et l’effet est plutôt bien amené.


Vicki et le type en costume. On peut dire qu'il l'a bien eue!

Même s’il montre peu son affliction, le Docteur doit composer avec le départ de Susan. Puisque les parents de Vicki ont été tués par l’énergumène masqué, autant l’amener faire un bout de route dans le TARDIS pour compenser. Peut-être pas la meilleure des idées car Vicki semble être aussi chouineuse que Susan était criarde, n’hésitant pas à piquer une crise lorsque Barbara tue accidentellement l’horrible chose qui lui servait d’animal de compagnie. Mais elle se montre ensuite bien plus enthousiaste. Rien que la scène où le Docteur essaie de convaincre la jeunette de les suivre dans leurs aventures amène un petit sourire, rappelant plein de bonnes choses au passage. Ca fait du bien du sang neuf.



2-04 The Romans
De Dennis Spooner (4 épisodes)

Le Docteur, Ian, Barbara et Vicki passent un mois en Rome Antique à Assisum, des vacances bien mérités pour les deux professeurs vétérans du voyage temporel, et qui ferait une belle destination pour une sortie scolaire (ma foi). Mais c’est pas top pour Vicki qui pensait vivre des aventures plus excitantes pour son premier voyage. Aussi insiste t’elle pour accompagner le Docteur en ville. Alors que les deux fainéants se font enlever par des marchands d’esclave pour être revendus au prix fort, le Docteur est accidentellement pris pour un barde qui doit jouer de la lyre à la cour de Néron.


Barbara transforme Ian en romain.

Un arc romain rythmé, hilarant, allant droit au but et scénarisé avec brio. On aurait presque l’impression d’avoir fait un bond de quarante ans dans le temps, mais non, nous sommes là avec les mêmes héros, qui plus est avec un arc historique (composé par le scénariste de l’arc français). On commence fort en effectuant une matérialisation burlesque du TARDIS , puis en évacuant d’une ellipse intrigante les passages obligés de découverte de l’époque et de l’installation, et ça ne s’arrête plus. Barbara devient servante de Poppée, la femme de Néron, et se voit poursuivre des assiduités de l’empereur fou, avant d’être la cible des empoisonnements de l’impératrice. Ian devient successivement galérien, puis gladiateur, se retrouvant à se battre contre son meilleur ami devant Barbara. Vicki est elle-même bien plus facétieuse que Susan, ne se gênant pas pour inverser la potion d’empoisonnement destinée à empoisonner Barbara afin que ce soit Néron qui en profite. Débarrassé du fardeau de sa nièce, le Docteur s’éclate comme un fou avec Vicki et lui fait profiter d’une belle bagarre à poings nues ainsi que d’une scène où il fait semblant de jouer de la lyre, qu’il ne sait pas jouer, en leur faisant croire que seuls les plus délicats d’entre eux sauront apprécier.


Le Docteur et Vicky, sa nouvelle compagne / groupie

Le coté grotesque de Néron et de sa Cour ressort bien du ton Lubitschien de l’épisode, autant que les intrigues qui peuplaient Rome semblent ici le lot quotidien. Cerise sur le gâteau, l’ironie veut que ce soit le Docteur, accidentellement, qui ait inspiré à Néron l’idée du grand incendie de Rome (qui dura six jours et sept nuits) afin que l’empereur puisse construire sa nouvelle ville. Le Doc et ses compagnons assisteront donc au début de l’embrasement. L’issue tragique pour les Chrétiens ne sera pas évoquée, mais juste suggérée par un personnage éminemment sympathique de l’arc, Tavius, dont la religion ne nous sera divulguée qu’à travers un plan discret sur sa croix. Enfin, le fait que le Doc/Vicki et Ian/Susan ne se soit jamais croisés pendant cette aventure à Rome sera un bon prétexte à conclure l’histoire sur la supposée oisiveté des deux professeurs, qui en ont pourtant vu autant que le Doc et sa nouvelle jeune amie !


L'empereur Néron et Barbara, dans un tête à tête embarrassant.


2-05 The Web Planet
De Bill Strutton (6 épisodes)
Nos voyageurs sont retenus sur la planète Vortis, et sont sujets à différents phénomènes inexplicables. Ils se retrouvent bientôt coincés entre les Mnénoptras (des guêpes géantes) et les Zarbis (des fourmis géantes), deux étranges espèces qui peuplent la planète en question. Menacées d’invasion par les fourmis, les guêpes ne semblent pas penser que les humains sont venus en paix… Ian découvre que les Mnénos habitaient déjà Vartox et que les fourmis, possédés par l’Animus, les en ont chassé. Ils viennent reprendre leurs droits sur leur planète, avec beaucoup de mal.


Les Zarbis. Un peu comme cet arc...

Cet arc fait figure de retour à la saison 1 alors que la mécanique était bien lancée. Etiré sur six épisodes, cette histoire d’invasion peinerait déjà à maintenir l’intérêt sur un two-parter. Intérêt qui revient poliment sur la dernière partie, lorsqu’il est question d’explorer le repaire de l’Animus, intelligence extraterrestre ancêtre du Jagrafess que l’on verra dans The Long Game (l’épisode de nine avec Simon Pegg), du moins du point de vue de ses intentions. Une chose est sûre, c’est que les acteurs ont dû s’en payer une bonne tranche à gambader dans leurs costumes d’insectes (ou bien ressentir une honte durable). Costumes visiblement efficaces pour les enfants, vu le traumatisme que les Zarbis firent au petit [url=Neil Gaiman.]http://www.scifinow.co.uk/news/39153/neil-gaiman-patrick-troughton-was-my-favourite-doctor/[/url] . A sauver de cette pantalonnade insectoïde la relation de camaraderie entre le Docteur et Vicki, Le TARDIS qui se déplace comme un Dalek, le jeu de plus en plus décomplexé de William Russell et quelques références à la continuité, dont une très bonne utilisation du bracelet en or offert par Néron.


Les insectes ne sont pas nos amis

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Re: Les chroniques du Docteur- Ze return back (Doctor Who inside)

Message  Le Docteur le Dim 12 Mai - 2:27

2-06 The Crusade
De David Whitaker (4 épisodes)

En présentation de cet épisode, quelques souvenirs du Docteur par Ian Chesterton, aka William Russell.



Dès leur arrivée en Terre Sainte à l’Epoque des croisades, le Docteur et ses trois compagnons sont pris dans une embuscade impliquant les forces du sultan Saladin et celles du roi Richard Cœur de Lion. Enlevée pour être livrée au Sultan, Barbara rencontre Sir William Des Preaux, chevalier anglais capturé à la place de son roi pour tromper l’ennemi. Elle accepte d’entrer dans son stratagème, qui ne mettra pas longtemps à être démasqué par le Sultan. Pendant ce temps, le Docteur, Ian et Vicki ont rejoint Richard Cœur de Lion, qui finit par les envoyer en émissaire pour libérer Barbara et Des Préaux. Mais un vile marchand l’a déjà kidnappée pour la livrer au cheikh El Akir.


Richard Coeur de Lion

Scénariste des arcs les plus courts jusqu’ici, s’essaye à un épisode historique. Cela donne un arc plutôt bon, agréable malgré la moitié des épisodes en reconstitué. On y suit autant le point de vue de Richard Cœur de Lion que celui de Saladin, ce qui confère une certaine modernité à la vision des Croisades. Le Docteur se fait bien évidemment un défenseur de la Paix, privilégiant le mariage de Joanna, la sœur de Richard Cœur de Lion avec Saphalin, le frère de Saladin. Mariage qui pourrait apporter le rapprochement des peuples, mais finalement une belle illusion eut égard à l’Histoire.


Le Sultan Saladin et son frangin.

Ian et Barbara, séparés, ont gagné suffisamment de capital sympathie pour que leurs histoires respectives puissent tenir en haleine. Barbara doit fuir le bad guy de l’arc, El Akir. Adoubé chevalier de Jaffa par Richard Cœur de Lion, Ian part à sa rescousse, se risquant à subir un beau supplice de la fourmi. Vicki semble ne plus vouloir quitter le Docteur, y compris pour devenir dame de compagnie de la sœur du roi. Il faut dire qu’elle n’a nulle part où aller.


Instant tendresse entre Vicki et le Docteur

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Re: Les chroniques du Docteur- Ze return back (Doctor Who inside)

Message  Le Docteur le Lun 20 Mai - 7:00

2-07 The Space Museum
De Glyn Jones (4 épisodes)
Le comble pour un voyageur temporel, c’est un peu de se retrouver embaumé dans un Musée. Ce qui pend au nez de nos héros dans cet arc ingénieux. D’étranges phénomènes se produisent dès leur arrivée au sein d’un musée géant sur la planète Xéros. Ils ne tardent pas à découvrir que le TARDIS les a envoyé dans une dimension temporelle dématérialisée alors que chacun d’entre eux se trouve sous verre, aux cotés d’un dalek et d’autres pièces du musée. Lorsqu’ils se matérialisent et que leurs double statufiés disparaissent, ils comprennent que leur futur comme pièce de musée est désormais entre leurs mains, ou peut-être pas.


Etre enfermé dans un musée : Une certaine idée de la lose pour le voyageur temporel.

Sympathique arc que voilà, qui rappelle un peu le postulat de Départ du « Dalek » de Russell T. Davies, avec ce musée qui récupère toutes sortes de breloque, y compris une carapace de Dalek ! On pense aussi à l’épisode de la quatrième dimension qui se terminait sur l’exposition d’humains comme pièces de musée et on se dit que l’image des quatre voyageurs se regardant eux-mêmes exposés, a dû être encore bien plus évocatrice en 1965, année de diffusion de l’épisode. Mais ce qui ressort de ce the Space Museum est l’inauguration, en quelque sorte, du wibly woobly timey winey dans l’univers de Doctor Who. C’est le moment où on s’est rendus compte que le voyage dans le temps amenait certaines questions qui pourraient s’avérer passionnantes dans le cadre des aventures du Docteur. On y voit les héros discuter la possibilité de changer le cours du temps (le fameux « time can be rewritten » de Moffat) afin d’éviter la fin tragique qu’ont connus leur futurs «eux» et élaborer toutes sortes de scénarios pour ne pas suivre des routes qu’ils auraient suivi.


Le Docteur dans une coquille de Dalek. What else?

L’épisode nous amène la désormais classique guerre entre deux peuples, cette fois les Xerons qui ont été chassés par les Moroks, propriétaires du musée interstellaires. Une Résistance doit se former, et elle interviendra au final en faveur de nos héros qui nl’auront fait que manipuler l’Histoire malgré eux. Du coté des personnages, le Docteur recommence à confondre facétie et sénilité, mais Vicki brille dans tout ce qu’elle entreprend, envoyant un peu Ian et Barbara au second plan. C’est tout à fait ce qu’il fallait pour installer complètement le personnage et tester son potentiel. D'autant plus qu'à en croire le cliffhanger de fin d'arc, elle rencontrera sous peu les Daleks.


Le Docteur au milieu des vigiles et d'un Super-Conservateur rigide.

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Re: Les chroniques du Docteur- Ze return back (Doctor Who inside)

Message  Le Docteur le Mar 21 Mai - 10:58

2-08 The Chase
De Terry Nation (6 épisodes)

De vrais stars ces Daleks. A tel point qu’ils rempilent pour une seconde fois dans cette saison, toujours sous la houlette de Terry Nation qui les suit depuis leurs débuts. L’intérêt de cet arc est qu’il suit nos amis devenus les proies des Daleks, le Dalek suprême ayant ordonné leur exécution après qu’ils aient bien ridiculisés les siens à deux reprises. Au programme une poursuite des quatre compagnons à travers différents mondes, ce qui évite de se retrouver avec un long arc de six épisodes contant une histoire d’invasion / révolution sur une planète lointaine (on l’a échappé belle avec les deux premiers épisodes opposants les Aridiens et leurs bébête à tentacules). Mais c’est au final dans l’excès inverse que s’engouffre Terry Nation.


Le grand bazar ne fait que commencer...

L’arc Keys of Marinus de la première saison avait bien su jongler entre différents mondes, chaque monde représentant un épisode. Ici, la poursuite effrénée pour échapper aux Daleks ne permet pas de se poser, forçant à multiplier les idées, donnant ainsi du bon peu développé comme du pire. On se retrouve au sommet de l’Empire State Building en 1966 pour un intermède comique sympathique, puis sur le navire le Mary Céleste en 1872 (mystère de la disparition de l’équipage résolu !), dans un château gothique rassemblant Dracula/le monstre de Frankenstein/des fantômes (qu’on se rassure, rien de ça n’est vrai) et enfin la planète MECHANUS (!) avec sa jungle de champignons géants et ses Mécanoïdes (Mechanus). Un gloubiboulga qui paraît aussi bordélique à l'écran que sur le papier et qui n'inspire qu'une grande question : les Daleks n’auraient-ils mieux pas fait d'anticiper la venue de leur proie à une époque précise plutôt qu’à les poursuivre dans chaque époque ?


Daleks contre Mechanoids, l'apocalypse robot selon dr who

The Chase contient néanmoins de bonnes idées comme un androïde du Docteur crée par les Dalek pour infiltrer l’équipe. Il y’a également une belle utilisation scénaristique de l’incapacité du TARDIS à pouvoir voyager sur sa propre timeline, qui fait rebondir le scénario sur les possibilités du vaisseau temporel Dalek. Nous découvrons enfin que la machine récupérée dans le Musée de l’épisode précédent par le Docteur permet de regarder à la télé les événements du passé. Ian et Barbara se plaisent à tripper différents événements historiques avant de s’arrêter sur un concert des Beatles de 1965. Vision prémonitoire ? L'arc se conclut sur Ian et Barbara qui souhaitent utiliser le vaisseau temporel Dalek pour rentrer dans leur époque. Le Docteur est furieux, mais il finit par se laisser convaincre par Vicky de laisser partir ses deux compagnons historiques, non sans une pointe de nostalgie. So long, premiers compagnons du Docteur. Sad




2-09 The time meddler
De Dennis Spooner (4 épisodes)
C’était couru d’avance. Steven Taylor avait bien fui la planète Mechanus en trouvant refuge dans le TARDIS. A peine remis de leur séparation de Ian et Barbara, Vicki et le Docteur débusquent le passager clandestin. Bien lavé et rasé, l'astronaute terrien captif des Mécanoïdes peut se remettre de ses émotions et questionner la qualité de vaisseau temporel du TARDIS. Pas pour longtemps, car tous ont atterri en 1066 dans le Northumberland, alors qu’une bataille historique entre vikings et Saxons menace de faire rage. Tandis que ses compagnons parviennent à survivre aux Saxons, le Docteur est kidnappé par un étrange moine.



Retour aux commandes de Dennis Spooner pour clore cette saison 2, comme il l’avait fait pour la 1. On peut néanmoins regretter que le ton comique des Romains n’ait pas fait fureur. Nous revenons à quelque chose de plus sérieux, dans le style de son épisode sur la Terreur. Toute proportions gardées car ces quatre épisodes se suivent avec nettement plus de plaisir, évitant de sombrer dans les répétitions de la première saison. Steven Taylor se montre astucieux et laisse entrevoir un goût marqué pour l’aventure. Il y’a une belle alchimie / complémentarité entre le nouveau et Vicki, toujours autant attachée au Docteur et au TARDIS. Fait inédit dans le relaunch : Le Docteur se retrouve avec deux compagnons du futur qui auront moins l’air de tomber des nues lors des voyages et qui n’ont guère d’attache à leur époque.


Vicki et Steven. Deux compagnons du futur déjà complices.

Pour l’heure, l’intérêt se porte sur le fameux moine, qui n’est rien d’autre qu’un congénère du Docteur qui a emprunté un TARDIS de modèle 4 (!) plusieurs dizaines d’années après la fuite du Docteur. Mais celui-ci voyage pour modifier l’Histoire (donner des outils à De Vinci, aider à construire Stoenhenge…) et il compte bien faire son gros coup en coinçant les Vikings aux côtes de Northumberland, empêchant ainsi les armées du roi Harold d’être dépassés au sud et de perdre la bataille de Hastings contre Guillaume Le Conquérant. Vaste programme de cet ancêtre du Maître, qui sera heureusement déjoué à temps, tandis que celui-ci sera assigné à résidence à cette époque charnière de l’Histoire anglaise. Pendant ce temps, nos voyageurs temporels voguent vers une belle saison 3 !


Le time meddler, one shot ou première incarnation du Maître?

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Re: Les chroniques du Docteur- Ze return back (Doctor Who inside)

Message  Le Docteur le Dim 26 Mai - 0:23

SAISON 3


3-01 Galaxy 4
De William Emms (4 épisodes)
A peine débarqués sur une nouvelle planète, le Docteur, Vicki et Steven se retrouvent accueillis par les Chumblies, des robots aux intentions peu claires. Sauvés de leurs griffes par les Dravhins, un peuple évolué constitué principalement de femmes, ils sont avertis du danger constitué par les Rills, les maîtres des Chumblies. Depuis que leur vaisseau abattu à échoué sur la planète, les Drahvins tentent de s’emparer du vaisseau Rills avant que la planète n’explose. Il ne leur reste plus que deux jours pour ce faire. Mais le Docteur et ses compagnons découvriront vite que les bad guys ne sont pas ceux qu’on croit.


Les Dravhins, ou l'échec de l'intelligence

Un arc reconstitué pour débuter cette saison 3, certes peu original (deux peuples en conflit sur une planète étrangère) mais pas désagréable à suivre. La dynamique entre Le Docteur, Vicki et Steven est bonne et le show ressort allégé de l’abandon d’un compagnon, d’autant plus que les trois héros sont tous actifs et entreprenants. L’arc bénéficie en outre d’un bon rythme et d’une bonne gestion du suspens (entre autres, sur la partie avec Steven dans le sas), baladant le spectateur d’un camp à l’autre et conservant habilement le doute sur la nature du peuple Rills.


Le Chumblie, ce n'est pas son vrai nom. Et on ne saura jamais pourquoi il fut baptisé ainsi.

Galaxy 4 traite du soucis des apparences, de l’orgueil et des préjugés d’une civilisation proche des sociétés humaines, mais très régressive. On découvre vite que ce ne sont pas les Rills, mais les Drahvins qui refusent le dialogue et sont prisonniers de leurs visées guerrières. Leur chef se pense très intelligente du seule fait qu’elle peut penser, mais est assez conne pour ne pas sortir combattre et garder avec elle la seule arme qui pourrait détruire les robots « ennemis ». Elle soutient également que les Rills ne les aideront pas à quitter la planète, basant au final sa crainte sur l’apparence de l’autre peuple, alors que les maîtres des robots ont atteint un stade d’évolution qui les garde de toute passion destructrice. Le Docteur et ses compagnons finiront par aider les Rills et les Dravhins périront dans l’explosion de la planète, ne pouvant s’en prendre qu’à eux-même !

Une petite intervention de Peter Purves, aka Steven Taylor, pour présenter la suite des joyeusetés!




3-02 Mission to the unknown (The Dalek cutaway)
De Terry Nation (1 épisode)
Trois hommes atterrissent sur une lointaine planète. L’un d’entre eux est piqué par une épine et pris d’une folie meurtrière. Il est abattu par un de ses confères qui avoue au troisième larron qu’il est un agent secret avec un permis de tuer (!) et qu’ils ont été envoyé sur cette planète car elle semble être l’avant-poste des Daleks, très influents dans différentes galaxies et bien décidés à conclure une terrible alliance pour mettre à feu et à sang notre système solaire. La présence des Vargas, plantes qui ont rendu fou leur collègue et qui ne poussent que sur Skaro, semblent confirmer les dires de notre double zéro de l’espace.


Les z'héros de l'épisode (l'un des deux en est un double).

Mission to the unknown est un épisode très spécial car il s’agit du seul épisode de Dr Who où Le Docteur ou ses compagnons n’apparaissent pas. Il fut construit comme une forme de teaser de « The Dalek master plan », le quatrième arc de la saison, et tient plutôt bien cette mission en présentant une sorte d’alliance guerrière entre les tarés de Skaro et les chefs des galaxies lointaines (les forces de l’Axe ?). On peut donc s’attendre à de la surenchère plusieurs centaines d’années après l’échec de leur invasion de la Terre (2-02) et seulement trois épisodes depuis leur dernière apparition. L’incroyable popularité dont jouissaient les Daleks déjà à l’époque semblait être une bonne garantie de Terry Nation pour figurer encore longtemps au générique.


"On va être les maîtres de l'univers hahahahahaha!!!!"

Outre le freak show stupéfiant proposé par la réunion au sommet (avec entre autres un lointain cousin du Toxic Avenger), l’épisode offre de belles transformations d’humains en plantes à mousse géantes (la phase 2 après l’envie de tuer). Le coté one-parter dissipe les longueurs d’un épisode qui ne contient aucun personnage récurrent, et se trouve être un épisode entièrement reconstitué. Pour l’anecdote, il ne fut pas diffusé à l’étranger puisque jugé trop violent (mouais) et il s’agit du dernier épisode auquel a participé la productrice historique du show, Verity Lambert.


Verity Lambert au milieu des créatures des galaxies lointaines


2-03 The Myth Makers
De Donald Cotton (4 épisodes)
Le Docteur et ses compagnons atterrissent au beau milieu du combat entre Hector et Achille qui décidera de l’issue de la Guerre de Troie. Vainqueur, Achille est persuadé que le Docteur est le dieu Zeus venu lui fournir son aide. Ulysse n’est guère de cet avis, mais le Docteur décide de jouer de cette aura divine que lui procure son vaisseau. Ulysse conduit le vieil Homme au camp des Achéens où il rencontre Ménélas et Agamemnon et parvient à plaider sa cause…pour le moment. Parti à la recherche du Docteur, Steven Taylor se retrouve pris à son tour. Le TARDIS a été de son côté traîné par les Troyens jusqu’au palais de Priam. Le roi Troyen et ses enfants découvrent avec stupeur la jeune Vicky sortir du vaisseau...


Ulysse s'en paie une bonne tranche sur quatre épisodes, mais bientôt il rira moins!

Un épisode mythique qui se retrouve forcément réduit à une grosse pièce de théâtre mettant en scène les quelques acteurs principaux de la Guerre de Troie. On vogue d’un camp à l’autre avec de longs dialogues, pas forcément inintéressants mais plus difficilement tenables sur un épisode reconstitué. The Myth Makers est pourtant un des meilleurs épisodes historiques, car il utilise très bien les superstitions des deux camps (Dieux, oracles…) pour retraduire le point de vue sur l’arrivée du Docteur et de ses compagnons. Les acteurs sont plutôt investis, même parfois un peu trop, notamment Ivor Salter qui rend un Ulysse cabotin et belliciste. La rencontre entre le chef de guerre d’Itaque et le Docteur est d’ailleurs plutôt savoureuse.


Le prince charmant. La porte de sortie des jeunes compagnes du Docteur...

L’épisode présente également une vue exhaustive sur les événements et une bonne mise en perspective. Nous aurons même
le droit au Cheval de Troie (auquel, une fois de plus, le Docteur ne serait pas étranger) et à une petite surprise sur la fin. Tombé amoureuse de Troilus, un des fils de Priam, Vicki s’avise de le sauver du massacre de Troyes et choisit de ne pas suivre le Docteur dans le TARDIS. Elle et Troilus rejoindront Enée, le cousin de ce dernier afin de pourquoi pas…fonder une nouvelle Troyes (dans laquelle Vicki rencontrera plus tard Néron !). Un départ bien prématuré pour une sympathique compagne, plutôt dommage car le trio Vicki/Steven/Docteur bénéficiait d’une excellente dynamique. Pour l’heure, Le Docteur et un Steven blessé par l’attaque des Achéens embarquent dans le TARDIS Katharina, une des servantes Troyennes du palais de Priam, pour se diriger vers la menace Dalek.


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Re: Les chroniques du Docteur- Ze return back (Doctor Who inside)

Message  Le Docteur le Sam 8 Juin - 4:24

3-04 The Dalek’s Master plan
De Terry Nation / Dennis Spooner (12 épisodes)

An 4000. La paix règne dans le système solaire, mais les Dalek ont déjà signé l’Alliance qui y mettra fin (3-02). Le Docteur atterrit sur la planète de leur QG, accompagné d’un Steven empoisonné et de la servante Katarina, qui est totalement à l’ouest (elle pense embarquer pour une sorte de lieu de perfection). Il part en reconnaissance. Bret, un soldat envoyé sur place, en profite pour entrer dans le TARDIS et compte s’en servir pour rentrer chez lui. Gros choc des cultures au sein du vaisseau du Docteur. De son côté, le seigneur du temps ne tarde pas à découvrir les Daleks et également leur plan. Avec l’aide du traître Mavic Chen, grand maître du système solaire, et de l’Alliance des galaxies lointaines, ils comptent placer un noyau de Taranium dans un destructeur temporel afin de détruire notre système. Mais le Docteur et ses compagnons parviennent à dérober le Taranium.


Mavic Chan, Just a megalo.

Avec ses douze épisodes, The Dalek’s Master Plan est l’arc le plus long de Dr. Who, ce qui n’est pas une mince affaire sur un épisode semi-reconstitué. C’est aussi un bodycount impressionnant, à commencer par la suppression de Katarina, première voyageuse temporelle tuée, éjectée dans l’espace avec un dangereux criminel dès le premier quart de l’arc. La pauvre servante Troyenne aurait été larguée dans le TARDIS, mais c’est un peu brutal. Bret est aussi abattu et l’arc se termine avec la mort brutale de Sara Kingdom, soldat du système solaire incarnée par Jean March qui les a suivi sur près de dix épisodes de cet arc et qui aurait pu aussi faire une excellente compagne pour le Docteur et Steven. Bref, Terry Nation a bien craqué.


Ils étaient quatre. Il n'en restera que deux.

La première partie de l’arc se suit agréablement. D’une planète pénitentiaire à une téléportation interstellaire qui envoie nos héros à l’autre bout de l’univers, en passant par des échanges sympathiques (la prise de bec de Steven et du Docteur concernant ses expérimentations ). Puis au beau milieu de l’arc, Terry Nation nous fait un beau pétage de cable dans le style de The Chase. Le temps d’un christmas special (le premier!). Le Docteur, Steven et Sara sont propulsés dans les années 60 et ont des difficultés à cause du TARDIS et d’une bande de flics qui le confondent avec une de leurs cabine (Sara pense que la planète du Doc s’appelle police !). Ils se retrouvent ensuite au temps du muet lors du tournage d’un film exotique, avant de péter le quatrième mur en souhaitant un joyeux Noël aux spectateurs.


Sara Kingdom, incarnée par Jean March : Une compagne qui ne fait que passer.

Alors que les Dalek sont à leur poursuite pour retrouver le précieux Taranium, le trio voyage au cœur d’un match, retrouve le Time Meddler (2-09) qui cherche à se venger (merci Dennis Spooner), puis passe faire un tour à Londres, au 1er janvier 1966 pour atterrir en Egypte. Là, c’est un peu la poursuite à la Benny Hill entre les trois vaisseaux temporels (les TARDIS du Docteur et du Time Meddler et le vaisseau des Daleks). Le dernier épisode rattrape heureusement ce gros n’importe quoi en proposant un final à la hauteur. The Dalek’s Master plan est le premier vrai épisode à puiser dans une continuité mythologique, à convoquer un background récurrent au-delà des personnages. L’arc scelle aussi l’installation des Dalek et de Dr Who dans les mœurs des anglais, mais il serait temps de mettre un peu d’ordre dans la surenchère de Terry Nation.


Il s'en est fallu de peu pour que Terry Nation supprime aussi le Docteur.


3-05 The massacre of St Bartholomew’s eve
De John Lucarotti / Donald Tosh (4 épisodes)
Steven et le Docteur atterrissent en France en août 1572. A quelques jours du mariage d’Henri de Navarre et Marguerite de France, les tensions entre catholiques et protestants sont alors au plus haut, malgré la paix de St Germain (qui mit fin aux guerres civiles cathos/protestants). Le Docteur ne pense alors qu’à aller rendre visite au scientifique Charles Preslin. En l’attendant dans un bar, Steven sympathise avec des huguenots et rencontre une jeune fille en fuite qui a entendu des officiels évoquer un événement dramatique, qui pourrait se reproduire dans les jours prochains. Steven découvre bientôt que le Docteur est devenu l’Abbé d’Amboise, ennemi de la cause de ses nouvelles connaissances.


Le Docteur et Steven Taylor, qui commence à en avoir marre que tout le monde meure...

Recocorico. Après la Terreur, Lucarotti, qui semble bien aimer les turpitudes de Histoire de France, s’attaque à un autre triste épisode de notre Histoire. Moins long et malgré le fait qu’on se trouve devant un épisode reconstitué, ce Massacre of St Bartholomew’s Eve est plutôt habilement mené. Il se concentre sur les tensions politiques et montre la complexité des causes qui ont mené à l’événement, notamment la tentative d’assassinat de l’amiral Coligny, proche du roi Charles IX, par sa propre mère Catherine de Medicis et le Maréchal de France Tavannes (L’influence de Catherine de Medicis et le fait que Coligny et Charles soient aussi proches n’est pas prouvée, mais tout le suggère ici).


Tavannes, Catherine de Médicis, Charles IX et Coligny. En route vers l'irréparable.

Les scénaristes se sont bien gardés de décrire en détail le massacre et les journées qui ont suivi, fournissant une porte de sortie au Docteur et Steven au tout dernier moment (il valait mieux pour eux !) en laissant derrière la jeune fille que Steven voulait protéger. Une bonne manière de revenir sur la règle d’or du Docteur de ne pas intervenir dans l’Histoire. Règle qui passe en travers de la gorge de l’impétueux compagnon, qui décide de quitter le TARDIS pour en finir avec ces rencontres de gens qui mourront inévitablement sans qu'il ne puisse rien faire. Le Docteur se retrouve ainsi seul, dépouillé de sa garde et entre dans une complainte…jusqu’à ce qu’une jeune fille étrangement volontaire, Dodo, arrive dans le TARDIS pour prévenir la police d’un accident. Steven fait aussi marche arrière. Nous arrivons donc en l’espace d’une minute de zéro à deux compagnons.


Les bars parisiens : lieu de rencontre entre jeunes filles perdues, huguenots et voyageurs temporels anglais.


3-06 The Ark
De Paul Erickson, Lesley Scott (4 épisodes)
Le Docteur et Steven atterrissent avec Dodo dans un lointain futur, au sein d’un vaisseau transportant toutes les espèces terriennes miniaturisées dans le but de coloniser la Planète Refusis 2 et éviter l’extinction prochaine de la Terre. L’équipage de cette Arche de Noe se fait aider d’une race alienne, les Monoïds. Les choses se compliquent lorsque Dodo refile son rhume au vieux sage qui commandait l’expédition. N’ayant aucun anticorps contre la maladie, le vieux est menacé de mort et les trois sont aussitôt enfermés.


Le Docteur dit à Dodo de surveiller son langage, parceque quand même hein...

Apparue dans le TARDIS à la fin du dernier épisode, Dodo fait déjà comme chez elle, avec un comportement inconséquent et puéril que Steven et le Docteur ne se gênent pas à corriger (le Doc corrige surtout son langage de djeunz), mais dont la plus grande leçon d’humilité sera cette première aventure. Le télétubbie humain est devenu malgré elle un cavalier de l’apocalypse à cause d’un simple rhume qu’elle a emporté dans le TARDIS. De quoi faire vaciller toute une civilisation, et pourquoi pas éteindre l’espèce humaine. Heureusement, cette première partie finit bien.


700 ans plus tard, le monoïd a appris à se couper les cheveux.

La deuxième partie voit le retour des voyageurs dans l’Arche, mais 700 ans plus tard. Les Monoïds ont pris le contrôle et ont réduit les humains en esclavage. Ils s’apprêtent à atterrir sur la planète Refusis 2, à combattre les autochtones (des êtres dématérialisés !) et à faire sauter leur vaisseau avec les esclaves humains dedans. Peur de la différence, cercle vicieux de la conquête et de l’esclavage, danger d’embarquer dans un monde étranger sans quarantaine préalable…autant de thèmes profonds qui sont plutôt bien traités. Nous aurons en prime, et pour la première fois dans la série, un aperçu de la destruction de notre Terre. On regrettera juste que la deuxième partie soit plus brouillon que les deux premiers épisodes.


Dodo (Dorothea) est elle bipolaire ou bien juste une enfant en manque de ritaline?

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Message  Le Docteur le Mer 12 Juin - 0:32

3-07 The Celestial Toymaker

De Brian Hayles (4 épisodes)

Le Docteur, Steven et Dodo se retrouvent coincés dans un monde de jeu gouverné par le Toymaker. Cet étrange personnage lance des défis aux visiteurs. Le Docteur devra  l’affronter dans un jeu de logique tandis que Steven et Dodo devront passer par différentes épreuves pour retrouver le TARDIS. Mais les choses sont plus dangereuses qu’elles n’y paraissent car perdre la partie signifie devenir la poupée du Toymaker à jamais et le maître du jeu réécrit les règles à sa guise.


Un épisode spécial jeu d'enfants, dont le Docteur se serait bien passé.

Un arc qui perd beaucoup à être perdu dans sa quasi totalité (les ¾ sont reconstitués) tant il joue sur le suspens et des éléments visuels. Le coté enfantin, qui semble être plus présent depuis l’arrivée de Dodo, n’est pas la meilleure chose qui pouvait arriver à la série. Steven et Dodo sont successivement confrontés à des clowns, à des poupées puis à un écolier qui joue à une sorte de marelle ludique en trichant. Ce qui est un poil amusant au départ devient vite ennuyeux, répétitif et peu amusant surtout. On apprend peu de choses supplémentaires sur la nouvelle compagne, si ce n'est qu'elle a perdu sa mère de manière tragique.


Michael Gough en Toymaker. Ou comment avoir la classe même dans un costume ridicule.

L’affrontement direct de tout le groupe avec le fieffé manipulateur au dernier épisode rend le tout un peu plus savoureux. La valeur ajoutée de l’arc est bien le personnage du Toymaker, interprété avec délectation par Michael Gough (le Alfred des Batman de Burton). Cet immortel qui a le pouvoir de se régénérer après chaque défaite et de poursuivre ses jeux encore et encore est un bon ajout à la mythologie de la série. Il serait une bonne chose de le retrouver à l’occasion, comme ce fut le cas pour le Time Meddler.



3-08 The Gunfighters
De Donald Cotton

Décidé à trouver un dentiste pour soigner sa dent, le Docteur fait atterrir le TARDIS en 1881 à Tombstone. Mauvais moment, car les Clanton sont arrivés en ville, jurant de se venger de Doc Holliday qui a abattu l’un d’eux. Doc Holliday profite de la confusion suscitée par l’arrivée du Docteur pour le faire passer pour lui et l’envoyer se faire descendre à leur place. Steven, Dodo et Le Docteur devront faire face aux Clanton, seront sauvés de justesse par le shériff Wyatt Earp, puis impliqués chacun à leur manière dans le règlement de compte à O.K Corral qui pointe à l’horizon.


Doc Holliday, homme de principe et nid à problèmes

The Gunfighters est le meilleur épisode depuis The Romans. Du quiproquo qui entraîne le Docteur au cœur de la bataille à la représentation du Far West (cheap, mais crédible pour une production télé) en passant par les caractéristiques des personnages et les chansons (une seule chanson en fait), les fusillades qui rendent plutôt bien : tout est fait pour immerger le spectateur. La touche de comédie et le rythme de l’ensemble rappellent d’ailleurs l’épisode de Dennis Spooner. Les faits historiques de l’affrontement sont arrangés à la sauce de Donald Cotton (mort du plus jeune Earp, présence de Johnny Ringo…), mais le personnage de Wyatt Earp, alcoolique usé mais intègre, est loin de l’incarnation de Henry Fonda quelques années plus tôt. Sans doute plus proche de la réalité. Doc Holliday et la chanteuse Kate (qui ont aussi existé) apportent une touche un peu plus sophistiquée à ce rude milieu, achevant de donner un équilibre scénaristique indéniable à l’ensemble. On regrettera seulement la contradiction du Docteur avec le principe de ne pas changer le cours de l'Histoire lorsqu'il se met en travers de l'affrontement, ainsi que son ignorance affichée des événements ayant eu lieu à Tombstone.


Wyatt Earp rencontre le Docteur.

Cet épisode est très particulier. Ayant failli ne pas être diffusé, The Gunfighters fut également très mal reçu à l’époque, autant par le public que par le critique, comme le furent les autres épisodes tournés vers la comédie, The Romans et The Myth Makers. Suite à l’échec de cette aventure au Far West, la série s’orienta sur une ligne stricte de S-F sérieuse, l’aspect qui passe bizarrement le moins bien lorsqu’on regarde la série actuellement, car beaucoup des épisodes de S-F sont trop longs, arythmiques et souffrent du coté cheap des costumes. Suite à cet épisode, Doctor Who quitta également les personnages historiques sur une très longue durée.


Attention ça va chauffer!



3-09 The Savages
De Ian Stuart Black (4 épisodes)

Le Docteur, Steven et Dodo se retrouvent sur une planète occupée par des sauvages, mais ils sont bientôt sauvés de leurs griffes par des hommes très civilisés qui attendaient depuis longtemps la venue du voyageur temporel. Le Docteur est introduit parmi leurs sages, mais Dodo ne tarde pas à découvrir que les sauvages ne sont pas ceux qu’on croit. Les scientifiques puisent la grandeur de leur civilisation dans l’énergie des hommes qui vivent au dehors, en leur retirant petit à petit, à l’aide de leurs machines, la vie qui reste en eux.


Le Docteur et Jano le méchant Eugéniste. Bientôt il ne feront qu'un!

Arc reconstitué de bout en bout, The Savages se laisse néanmoins suivre avec plaisir. Un des meilleurs épisodes S-F depuis les débuts de la série, et sans doute un des plus noirs. Ian Stuart Black décrit avec acuité cette société eugéniste qui a coupé en deux l’humanité et a du même coup perdu sa conscience au profit de la science. Informé de la dangerosité des actes de cette civilisation, le Docteur accueilli en héros n’hésitera pas à prendre le contrepied, quitte à se faire enfermer lui-même et à servir de rat de laboratoire à son tour. Ce qui nous mène à la meilleure idée de cette arc : Faire de Jano, leader la personne qui fera voler cette société en éclat. En absorbant l’énergie du Docteur, celui-ci absorbe aussi sa conscience et prend peu à peu, à son corps défendant, position contre les siens.


Deux beaux specimens de piles électriques humaines

La tension est très bien géré et il est plutôt agréable d’enchaîner des arcs sur quatre épisodes qui ne  dévient pas trop de leur propos et ne meublent pas. Une fois ce monde libéré de la société tortionnaire, il faut nommer un leader pour en construire une nouvelle. C’est à Steven Taylor qu’échouera cette tâche, une décision somme toute logique pour un type aussi responsable et généreux et une sortie du personnage par la grande porte, même si un peu prématurée. Le Docteur se trouve désormais seul avec Dodo, dont on ne connaît toujours presque rien.




Goodbye Steven Taylor.  Sad



 

3-10 The War Machines

De Ian Stuart Black (4 épisodes)

Le Docteur et Dodo retournent à Londres à notre époque, mais ils ne vont pas pouvoir visiter la ville. Un grand savant a mis au point WOTAN, une sorte de serveur omniscient qu’il pense connecter à tous les ordinateurs du monde, et qui ne se trompe jamais. Mais WOTAN triche car il peut lire les réponses dans l’esprit des gens qu’il contrôle, et il décide de prendre en main le destin de l’humanité. Dodo part s’amuser en boîte avec Polly, l’assistante du savant. Les deux jeunes femmes rencontrent le jeune Ben, un marin qui a loupé son cargo, avec qui elles sympathisent. Mais Dodo ne se rend pas compte que l’ordinateur contrôle déjà son esprit, ainsi que celui de son créateur et d’autres savants, et qu’il envisage de posséder aussi celui du Docteur.


Dodo, Ben et Polly in da club.  Les djeunz qui dansent derrière ont maintenant 70 ans.

Pour finir cette troisième saison plutôt bordélique et qui continue de voir les audiences chuter, Ian Stuart Black revient aux commandes pour un épisode S-F qui commence très bien. Le contrôle des esprits par cette machine est dans la droite lignée des histoires de S-F paranoïaques telles que l’invasion des profanateurs. La menace intérieure tranche avec les habituelles querelles de peuples du futur et sa nature cybernétique a un impact autrement plus savoureux à notre époque, alors que l’usage des PC et d’internet s’est quasi généralisé. On peut voir dans cet ordinateur omniscient le transmetteur d’une idéologie (Guerre Froide Oblige) plus que l’ancêtre du Ghost de Ghost in the Shell (il nomme le Docteur Doctor Who, on repassera pour l'omniscience...). Il s’agit d’une machine froide, méthodique, un peu comme les Dalek, mais en moins efficace. Bien que la sécurité du pays soit appelée, les dégâts effectués par les machines de guerre à sa solde font pâle figure à coté de ceux des ennemis les plus populaires du Docteur et la deuxième partie de l’arc est peu réussie. William Hartnell est pourtant parfait.


Allo Allo Monsieur l'Ordinateur.


L’épisode voit le départ de Dodo, le compagnon le plus mal géré de la série. On n’aura rien su d’elle, elle n’aura jamais suscité un grand intérêt et elle partira sans dire aurevoir au Docteur et au TARDIS (quelle ingrate!). Un beau gâchis qui révèle beaucoup des difficultés de cette saison à maintenir une direction claire après le départ de la productrice historique, malgré une poignée d'épisodes honorables. Plus que deux épisodes pour le premier Docteur et voilà qu’il embarque le jeune Ben et la charmante Polly. On espère que ces deux là pourront au moins voir sa régénération...



Dodo Chaplet vivra ses dernières scènes dans la série sous hypnose.

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Re: Les chroniques du Docteur- Ze return back (Doctor Who inside)

Message  Le Docteur le Lun 17 Juin - 23:07

SAISON 4

4-01 The Smugglers
De Brian Hayles (4 épisodes)
Le TARDIS atterrit sur la côte des Cornouailles, au 17ème siècle. Le Docteur, Ben et Polly sont accueillis par Joseph Longfoot, qui surveille l’Eglise locale. Avant de les laisser s’en aller, Longfoot glisse trois mots à l’oreille du Docteur. Depuis la mort du pirate Avery, l’ancien matelot Samuel Pike a pris les commandes du navire pirate le Black Albatross et il est bien décidé à retrouver le trésor de l’ancien chef, que Longfoot aurait conservé. Il envoie son lieutenant Cherub aux basses besognes. Les trois voyageurs sont aussitôt accusés du meurtre de l’Homme d’Eglise. Tandis que Ben et Polly doivent être jugés, le Docteur est enlevé et transporté vers l’Albatross.


Et oui vous ne rêvez pas. C'est plus grand à l'intérieur!

Un arc entièrement reconstitué, ce n’est pas la meilleure manière pour faire plus ample connaissance avec Ben et Polly. The Smugglers offre pourtant la particularité d’être un épisode particulièrement violent pour l’époque, avec plusieurs meurtres de sang-froid. L’ironie veut que ce soient ces moments qui aient été sauvés de la destruction par la BBC, puisqu’ayant été censurés lors de leur diffusion en Australie, et non rendus à la chaîne anglaise. The Smugglers décrit également le monde des pirates avec une certaine délectation, offrant une chasse au Trésor sans pitié sur les derniers épisodes (dans un cimetière, Sergio Leone style), dans laquelle se détachent Pike et Cherub, deux personnages de pirates aux antipodes et plutôt bien campés par George A. Cooper et Michael Godfrey. Et puis il y'a Jamaïca...


Certainement le perso le mieux caractérisé de la série.

Qu’en est-il des nouveaux compagnons ? Ils sont un peu moins aventureux que lors de leur première aventure (ben oui, le choc du voyage dans le temps), mais Polly se révèle plutôt ingénieuse pour s’évader d’une cellule. L’idée de les séparer aussitôt du Docteur dans cette époque étrangère n’est pas mauvaise, mais aurait pu être mieux exploitée. L’Episode prend aussi une autre saveur quand on sait que le Docteur aura de nouveau l’occasion de croiser des pirates pour sa onzième incarnation, et même Henry Avery en personne !


Le capitaine Pike. WannaBe gentilhomme et vrai pirate.


4-02 The Tenth Planet
De Kit Pedler / Gerry Davis (4 épisodes)

1986, en Antarctique. Le Docteur et ses jeunes compagnons se retrouvent au beau milieu d'une expédition scientifique qui a le regard tourné vers l'espace. Ils sont témoins de la découverte de Mondas, planète jumelle de la Terre, qui s'approche dangereusement de notre monde. Les habitants de Mondas, les Cybermen, expliquent que leur monde a besoin de l'énergie de Terre pour l'absorber avant de la détruire. Ils proposent aux humains de venir sur leur planète afin de les changer en Cybermen. Sous la menace de l'invasion et par peur pour son fils (qui fait partie de l'expédition de reconnaissance), le Général Cutler en commande de la base décide d'employer les grands moyens : Une bombe atomique, au corps défendant des compagnons du Docteur.


Le Cyberman première mouture. Paye ton costume anxiogène.

Un arc doublement important, puisqu'il s'agit de la première incursion des CYBERMEN dans l'univers de Doctor Who. Les robots dénués d'émotion ont d'ailleurs droit à de premières apparitions surprenantes qui ont du faire leur petite effet sur les spectateurs de l'époque. La voix monocorde des robots doublée d'un costume plutôt malsain (qui rappelle un peu le human being de Community) en fait d'entrée de jeu des ennemis marquants. L'autre raison de l'importance de cet arc est le départ de William Hartnell, le premier Docteur, la régénération se produisant à la toute fin de cette histoire. Dès le premier épisode, le Docteur manifeste des signes de faiblesse qu'on ne sait pas à quoi attribuer, pour revenir sur la fin avant de compléter sa transformation.


Le Général Cutler veut faire péter la bombe sur ces enfoirés de commu...cybermen

Il est regrettable que cette régénération se produise sur le seul épisode reconstitué de l'arc, mais on ne peut pas dire qu'Hartnell soit parti sur une mauvaise note. The Tenth Planet est pour l'instant le meilleur épisode du futur (d'un futur uchronique, 1986 étant désormais loin derrière nous). Il dégage une atmosphère anxiogène avec des accents de paranoïa Guerre Froide. Sur la forme, on se rapproche du Point Limite de Sidney Lumet, avec les éléments typiques de Doctor Who, et une implication non négligeable de Ben et Polly. Il le faut bien car Patrick Troughton aura besoin d'eux pour faire oublier William Hartnell !



UNE REGENERATION! UNE!

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Re: Les chroniques du Docteur- Ze return back (Doctor Who inside)

Message  Le Docteur le Lun 24 Juin - 10:42




4-03 Power of the Daleks
De David Whitaker / Dennis Spooner (6 épisodes)

Ben et Polly se posent bien des questions sur cet homme dans le TARDIS. Polly pense qu’il est le Docteur, Ben voit en lui un intrus. Le nouveau Docteur ne leur fournira aucune réponse et se contentera de faire atterrir le TARDIS sur la planète Vulcan. Près d’un lac de Mercure, il croise un homme qui se fait descendre. Cet homme était un « examinateur » envoyé de la Terre pour enquêter sur la Colonie installée sur la planète. Le Docteur prend sa place, et lui et ses compagnons sont menés à la dite Colonie. Ils ne tardent pas à découvrir que Lesterson, un scientifique de la base, a découvert une capsule Dalek et qu’il compte bien réactiver les affreux. Entre alors en scène un groupe de rebelles à la tête desquels se trouve le chef de la sécurité de la Colonie, et qui comptent bien profiter de Daleks anormalement serviles.


500 years, And he's younger on the outside!

Premier arc du deuxième Docteur, et Patrick Troughton s’approprie royalement le rôle. William Hartnell avait accepté son remplacement si le nouveau Docteur ne se contentait pas de l’imiter. Résultat : Le nouveau est plus jeune, plus fou, fouillant dans tous les sens dans le TARDIS, jouant de la flûte, n’hésitant pas à troquer le ton un peu sénile et offusqué du premier par des piques bien senties. La régénération demeure un mystère, ce qui l’intègre d’autant mieux à la mythologie grandissante du show. Mais si le Docteur passe ce premier examen (en dépit d’un épisode entièrement reconstitué), Ben et Polly demeurent bien fades et on peine encore à s’intéresser à leur destin.


Et oui, encore les Daleks!

Power of the Daleks est le premier épisode dalekien non réalisé par leur créateur Terry Nation. Pas vraiment un mal, quand on constatait le niveau de digressions, d’allers et retour du long arc de la saison 3 (et même sur the Chase) qui traduisaient l’ennui du scénariste au sein de l’univers Whovien. On se retrouve ici dans une histoire plus classique et modeste, qui renvoie plus volontiers aux épisodes à conspiration avec ennemi intérieur de la saison 1 (ex : les sensorites), donc un arc étiré, répétitif et souvent ennuyeux. Un peu frustrant quand on sait ce que Dennis Spooner était capable d’écrire. On retiendra quand même le personnage du scientifique, plutôt bien campé par Robert James, et  on prendra plaisir à voir les Daleks manipuler les ambitions des humains, qui pensaient (encore une fois !) avoir le dessus. Les fous…  


Le scientifique Lesterson sur le point de faire une grosse connerie.


4-04 The Highlanders
De Elwyn Jones et Gerry Davis (4 épisodes)

1746. Les Highlands. Le Docteur et ses compagnons débarquent à la fin de la bataille de Culloden, qui oppose l’Armée Anglaise aux Jacobites écossais. Faits prisonniers à la demeure du Laird (seigneur local), ils sont attaqués par les Anglais. Le Docteur, Ben, le Laird et le jeune Jamie sont amenés aux autorités pour travailler dans les colonies tandis que Polly et Kristy, la fille du Laird, parviennent à s’enfuir. A force d’ingéniosité, le Docteur parvient à s’enfuir. Il s’agit dès lors de récupérer les autres qui voguent à bord du navire l’Anabelle.


Le Docteur en facheuse posture.

Encore une histoire de pirates dans un épisode du passé. Ben a beau avoir le pied marin, tout ça fait un peu répétitif. On regrettera que les paysages d’Ecosse passent très vite au second plan, même en N&B et en reconstitué. The Highlanders pense plus à mettre en avant le contexte de l’époque qu’à véritablement intriguer le spectateur, amenant parfois des longueurs qui rappellent les épisodes historiques de la première saison. On retiendra néanmoins la scène où le lieutenant anglais Ffinch (Michael Elwyn, le révérend de la série Bad Girls!) est coincé dans un trou avec Polly et Kristy, qui réactive un peu une dynamique comique.


Le Docteur en vieille dame, une des plus plus values de Patrick Troughton

Patrick Troughton apporte le trois quart du sel de l’arc, notamment par une manie du déguisement très Holmésienne qui s’ajoute à ses talents de flutistes. L’acteur est plus qu’à l’aise en Docteur, permettant de compenser une fois de plus la transparence de Ben et Polly. A la fin de l’arc, Jamie rejoint l’équipée. A première vue, une idée pas très futée car, à part son origine du passé, il n’a rien qui puisse vraiment trancher avec les deux autres compagnons.


Jamie McCrimmon, désormais compagnon du Docteur

4-05 The Underwater Menace
de Geoffrey Orme (4 épisodes)

Le premier voyage de Jamie l’écossais sera sous la mer, aux côtés des Atlantes (habitant d’Atlantis). Arrivés sur une île volcanique, les quatre sont capturés par le peuple perdu, conduits dans les profondeurs, puis promis au sacrifice pour le dieu Amdo. Le Docteur parvient à les sauver en rusant auprès du Docteur Zaroff, étrange scientifique qui se révélera au final bien plus fou que les obscurantistes. Promettant aux Atlantes de faire remonter Atlantis à la surface de la Terre, il souhaite drainer l’eau de l’océan vers le noyau interne de la planète, ce qui mènerait à sa destruction. Le Docteur est bien décidé à prévenir les prêtres pour empêcher le massacre. Pendant ce temps, Jamie et Ben sont conduits aux mines avec d’autres naufragés et Polly manque de se faire transformer en femme poisson…



Un arc au trois quart reconstitué qui donne la possibilité de confirmer la finesse du jeu de Patrick Troughton. Il trouve un adversaire particulièrement retors en la personne du Dr. Zaroff, scientifique fêlé et fourbe qui n’hésite pas à tirer dans le dos de ses ennemis ou à simuler une crise cardiaque pour les poignarder ensuite, et aussi à crier « PLUS RIEN NE POURRA M’ARRETER MAINTENANT. HAHAHAHA ». Joseph Furst en fait souvent trop, on l’aura compris mais l’arc se laisse suivre sans déplaisir.


-PLUS RIEN NE POURRA M’ARRETER MAINTENANT. HAHAHAHA !!!!

Il est dépaysant de se retrouver parmi les atlantes et nous faisons même connaissance avec des hommes transformés en (costumes de) poissons qui exécutent d’étranges danses sous-marines que la réalisatrice se plaît visiblement à filmer. La spécificité de Jamie (c’est un type du 18ème qui vient d’Ecosse) est encore peu utilisée mais Frazer Hines semble un peu plus impliqué et imprévisible que Anneke Wills et Michael Craze. Au final, le Docteur paye sa dette au peuple des atlantes qui lui doit une fière bretelle. Il commence à les collectionner...


Les hommes poissons, encore plus flippants en mouvement



4-06 The Moonbase
De Kit Pedler (4 épisodes)

2070. Le Docteur et ses trois compagnons débarquent près d’une station menée par des scientifiques et construite pour réguler la météo sur Terre. Jamie se blesse en faisant l’idiot et ils sont transportés vers la station. Jamie tombe aussitôt malade, souffrant du même mal que d’autres membres de l’équipe de la base. Le Docteur doit vite prouver que lui et les siens ne sont pour rien dans l’infection, et pour cause, les cybermen ont provoqué ça et ils viennent faire le ménage pour récupérer les corps un à un.


We could live together. Walking on the moon.

L’équipage en t-shirt de la station lunaire est plutôt convaincant, et comporte même un français ! Le très sérieux Benoît interprété par André Maranne (le sergent Chevalier dans les « panthère rose »). Le Chef Hobson est solidement interprété par Patrick Barr. L’épisode a pour lui de mieux utiliser les compagnons, évitant le Patrick Troughton show dans lequel se noyaient les précédents (la récolte des échantillons sur les types de la base demeure hilarante). Les superstitions de Jamie sont mises en avant un peu maladroitement par l’entremise d’un joueur de cornemuse fantôme qui apparaît aux McCrimmon à leur mort et avec qui il confond les cybermen. On n’hésite également pas à lui faire porter le kilt ! Les petites attentions de Polly pour l’écossais, et sa capacité à servir le café dans les situations difficiles la rendent plus humaine et Ben a quelques interactions qui l’éloignent de l’action man des précédents épisodes.


Un cyberman adepte des hôpitaux

Les expéditions lunaires (l’épisode est diffusé en 1967) semblent contribuer à créer une volonté de vraisemblance scientifique dans l’utilisation de la gravité (pour combattre les cybermen) et sur d’autres détails. Deuxième arc avec les cybermen, the moonbase voit déjà évoluer leur aspect physique, couvrant de métal ce qui était un costume. Paradoxalement, le cyberman fait moins d’effet, même si certaines scènes produisent leur ambiance, notamment la récupération des malades, transportés par les robots comme de vulgaires sacs. The Moonbase est à moitié reconstitué, ce qui en fait pour le moment l’épisode le plus complet avec Patrick Troughton.

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Re: Les chroniques du Docteur- Ze return back (Doctor Who inside)

Message  Le Docteur le Ven 26 Juil - 10:25

4-07 The Macra Terror
De Ian Stuart Black (4 épisodes)

Le Docteur et ses compagnons débarquent sur une planète colonisée par des humains dans le futur. Après avoir arrêté un fugitif, ils sont conduits à la base de ces colons qui font d’étranges numéros musicaux avec des majorettes (wtf ?!) et se voient dicter des ordres et des messages d’encouragement par le Contrôleur, sorte de Big Brother en plus jeune. Sauf qu’ici nous ne sommes pas dans un monde austère, mais un monde de plaisirs et de loisirs. Les visiteurs ne tarderont pas à découvrir que derrière le vernis se cache une vérité autrement plus honteuse, et que le Contrôleur est l’outil d’insectes despotes, les Macras.


Des majorettes. Pas très futuriste tout ça…

The Macra Terror est un épisode avec de bonnes idées, dont l’exécution est pourtant loin d’être à la hauteur. Le monde futuriste est banal, les bestioles ne terrifient pas particulièrement, les rebondissements sont dans la routine de la série. Autant dire qu’on s’ennuie ferme, on aimerait que ça passe plus vite et que les enjeux exposés et les problèmes que l’hypnose des macras apporte au groupe du Docteur soient traités de manière plus frontale. La plus grande surprise de The Macra Terror, c’est encore son nouveau générique qui signifie, s’il en était encore besoin que le deuxième Docteur is in da place.


Ben n'est pas le seul espoir des neuneus. Heureusement...

Au niveau des personnages, Patrick Troughton fait encore une fois la moitié du boulot. On est cependant amusés de voir Ben et son esprit faible tomber à pieds joints dans le piège de l’hypnose qu’il avait contourné lors de son premier épisode et de voir Polly manifester pour Jamie autre chose que de la compassion pour un être moins évolué. Jamie semble lui bien plus impliqué que les compagnons du présent, ce qui lui permet de sortir un peu de son rôle de gentil écossais bien brave, mais il nous improvise tout de même des danses de son pays (qui ne seront pas reconstituées pour le coup). Hihi.


Big Brother tel que le voient une bande d'insectes

4-08 The Faceless ones
De David Ellis et Malcom Hulke (6 épisodes)

1966. Londres. Le TARDIS atterrit sur le tarmac de l’aéroport de Gatwick. Alors que le Docteur et ses compagnons sont poursuivis par la sécurité, Polly est témoin du meurtre d’un inspecteur par un étrange pistolet laser. L’homme enquêtait sur de mystérieuses disparitions ayant un lien avec les vols de la compagnie aérienne Chameleon. Bientôt, elle est kidnappée (et Ben un peu plus tard) par le personnel de la compagnie, ou du moins ce qui en ressemble. Celle-ci a été noyautée par des extraterrestres sans visage qui volent l’aspect physique du personnel afin de servir un funeste plan qui passe par l’enlèvement des passagers qui prennent place dans les avions. Mais le Docteur, Jamie et leurs nombreux alliés veillent.


Le Docteur face à un commandant qui a un peu trop les pieds sur Terre…

Un six-parter, cela faisait longtemps, et nos deux scénaristes en charge se débrouillent très bien à cet exercice dorénavant inhabituel. The Faceless one est même le meilleur épisode de cette saison, coiffant au poteau les Cybermen. L’histoire est originale, manie habilement la tension, l’étrange (les passagers qui disparaissent de leur siège brrr !), la paranoïa inhérente au vol des corps ainsi que le dévoilement progressif des plans des E.T ennemis. La dernière partie, qui voit le dévoilement de ceux qui oeuvraient à couvert, l’arrivée du Docteur dans le vaisseau E.T et la recherche des corps originaux est un modèle de suspens.  


Kilt Jamie, Samantha et le DCI Crossland en attente d’un vol dangereux

Mais le meilleur est encore la gestion des personnages. David Ellis et Malcom Hulke, selon le souhait de la production, abandonnent vite Polly et Ben, destinés à quitter la série à la fin de l’épisode. Ils évitent ainsi de trop se disperser, se permettant même d’introduire une compagne potentielle en la personne de l’énergique Samantha (l’actrice refusera la proposition de la production). Le commandant de l’aéroport, son assistante, le DCI, l’infirmière, le personnel « Chameleon » de la compagnie. Chacun est suffisamment bien écrit et interprété pour prendre un vrai plaisir à suivre l’intrigue, en dépit de quatre épisodes reconstitués. Les mauvaises intentions des E.T seront au final contrariées par un bon travail collectif. De leur coté, Polly et Ben choisiront de rester en 1966, car ils viennent de là (pour ceux qui suivent plus). Une initiative heureuse pour deux compagnons qui n’auront jamais réussi à s’imposer, et une aubaine pour enfin se concentrer sur Jamie l’Ecossais.



4-09 Evil of the Daleks
De David Whitaker (7 épisodes)
Les Chameleon sont terrassés mais le TARDIS a disparu, enlevé par Edward Waterfield, un amateur d’art. Piégés par l’homme, Jamie et le Docteur se matérialisent en 1866, dans la demeure de Maxtible, l’associé du dérobeur. Les deux hommes ont été forcés d’enlever le TARDIS par les Daleks, qui ont enlevé Victoria, la fille de Waterfield. Las de se voir sans cesse vaincu par les humains (et le Docteur accessoirement), les Daleks souhaitent isoler le facteur humain et se l’injecter pour devenir invincibles. Ils comptent pour cela sur l’aide des deux savants, du Docteur et de Jamie. L’Ecossais sera le cobaye qui leur permettra de capter le précieux facteur humain.

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Waterfield, Maxtible et le Docteur. C’est l’ordure qui a la plus belle barbe.

Pour finir cette première saison du deuxième Docteur, presque entièrement reconstituée, rien de tel que le retour des grands ennemis, et sur un arc de 7 épisodes (dont un seul a été retrouvé). C’est le dernier épisode Dalek des années 60, tant mieux, il faut savoir passer à autre chose ! Evil of the Daleks a le mérite de mettre le coup de projecteur sur Jamie, humain au grand coeur qui n’hésite pas à voler au secours de la belle Victoria Waterfield et à fraterniser avec un ennemi pour en faire un allié. L’Ecossais en vient même à questionner les agissements du Docteur et à lui dire ses quatre vérités, ce qui présage du mieux pour l’avenir. Jamie est sélectionné par les Daleks pour être un humain spécial (le voyage temporel rend le voyageur particulier, on retrouvera cela dans la nouvelle série) mais on apprend que le Docteur n’est plus un humain car il a trop voyagé dans le temps. Aurions-nous oublié que le Docteur est un E.T ? Pas du tout. Le Docteur parle de son monde lors de cet arc. « Une planète lointaine ».

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Victoria vole vers son destin de compagne du Docteur
Le fieffé Maxtible, qui en plus de ressembler à Karl Marx, a conclu un pacte avec les Daleks pour pouvoir convertir le métal en or (le malheureux), représente un tout autre pendant de l’être humain. L’originalité de l’arc réside dans la capture de l’essence des humains et des Daleks. L’hybridation engendrée par la mise à l’épreuve de Jamie permet à trois Daleks d’acquérir des caractéristiques humaines, préfigurant le Daleks in Manhattan de l’ère Tennant. Ainsi trois Daleks sympathiques recevront des noms du Docteur et deviendront ses amis ! Les sept épisodes sont plus ou moins faciles à digérer, présentant l’avantage de ne pas se perdre dans le nawak des derniers Terry Nation. La dernière partie qui voit les Daleks revenir sur Skaro (une première depuis le deuxième épisode de la série), puis projeter d’implanter le facteur Dalek dans la population humaine entière est un peu brouillonne, mais nous aurons le plaisir de découvrir pour la première fois l’empereur Dalek. A l’issue de l’aventure, Victoria Waterfield embarque dans le TARDIS après que son père se soit sacrifié pour sauver la vie du Docteur.

Le Dalek tunné.

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Message  Le Docteur le Lun 5 Aoû - 0:56

5-01 The Tomb of the Cybermen
De Kit Pedler et Gerry Davies (4 épisodes)

Planète Telos. Une équipe d’archéologues menée par le Professeur Parry a pour but de retrouver les vestiges des Cybermen disparus il y’a 500 ans. Tentant d’ouvrir un tombeau, ils croisent le Docteur, Jamie et Victoria. Les trois se voient obligés de suivre l’expédition, qui n’est pas composé que de scientifiques désintéressés. La financière de l’expédition, Kaftan et son accompagnateur Klieg, font secrètement partie d’une fraternité des logiciens et leur but est de contrôler les cybermen. Lors de leur visite du tombeau, l’équipée découvre une pièce avec des cybermen cryogénisés qui n’attendaient plus que des êtres intelligents (mais aussi assez stupides) pour les réveiller selon leur plan. Mais comme on commence à s’en rendre compte, il est plus difficile de contrôler un cyberman que de le réveiller.

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Le Docteur fait visiter son bolide à la jeune Victoria. Un vrai tombeur !

Victoria est gâtée. Après avoir rencontré le Docteur et Jamie lors d’une aventure avec les Daleks, la voilà à affronter  les Cybermen, qui sont un peu les nouveaux Daleks de la série. Trois apparitions en moins d’une saison ! Les robots humanoïdes restent fidèles à eux-même. Aidés de cybermat, ces petits robots rampants que l’on voit encore dans la nouvelle série. Ils bénéficieront une nouvelle fois d’humains assez crétins pour être manipulés. Si les premières apparitions des Cybermen font toujours leur effet et le coté archéologues pilleurs de tombes renouvelle le schmilblick, le souffle retombe assez vite pour laisser un dernier épisode peu passionnant. Il est toutefois bien agréable de se retrouver sur le premier (et seul) épisode complet avec le deuxième Docteur.

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Les cybermen se libèrent de leur prison de glace. Merci aux humains crétins…

L’arrivée de la nouvelle compagne nous permet de connaître enfin l’âge du Docteur, environ 450 ans et de l’entendre évoquer sa planète et sa famille, tandis que Victoria a encore du mal à encaisser la mort de son père à la fin de la saison dernière. Bien qu’inexpressive, ce petit brin d’anglaise de l’époque victorienne se montre très active et plutôt attachante. Sa répartie envers les hommes qui veulent la laisser de coté, particulièrement envers le capitaine Hopper, laisse augurer des aventures plus sympathiques que celles de Ben et Polly. Kilt Jamie, qui trimballe toujours son air naïf de pré-Luke Skywalker continue de prendre de l’assurance et Patrick Troughton reste parfait. Un début de saison satisfaisant.

http://cdn3.whatculture.com/wp-content/uploads/2013/04/tomb-of-the-cybermen.jpg" alt="" />

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Re: Les chroniques du Docteur- Ze return back (Doctor Who inside)

Message  Le Docteur le Ven 9 Aoû - 10:38

Suite à des difficultés dans l'affichage du textes,des photos et des liens, les chroniques du docteur migre juste là :
http://chroniquedocteur.wordpress.com/

Si j'arrive à régler le problème, je reposterai ici Wink

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Re: Les chroniques du Docteur- Ze return back (Doctor Who inside)

Message  Han Solo le Sam 23 Nov - 21:23

hier, pour le cinquantième anniversaire de la série Docteur Who, France 4 a diffusé un épisode avec les 13 Docteurs Who, je ne sais pas trop si c'était Le nom du Docteur ou Le jour du Docteur

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