Alice Cooper

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Alice Cooper

Message  Callahan le Dim 25 Avr - 11:02

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Par Walter Paisley
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BIOGRAPHIE

En réalité un résumé de carrière, car en réalité Alice ne se distingue pas par ses frasques. Sauf pour les admirateurs de la presse people, qui voudraient savoir que Alice tient 2 restaurants, "Cooperstown", l'un a Phoenix et l'un a Seattle, où encore qu'il a gagné son étoile d'or sur Hollywood Boulevard, mais j'arrête car on va le traîter de winner...
Alice Cooper, avant d’être un chanteur, est tout d’abord un groupe. Un groupe de potes formé en Arizona au débuts des années 60, et composé d’ados (tous nés à la fin des 40’s) admirateurs des Beatles et des Rolling Stones. Leur groupe s’appela tout d’abord The Earwigs, puis ensuite The Spiders en 1965, et enfin The Nazz. Ils acquirent une certaine renommée régionale, sans non plus faire de l’ombre aux vedettes de l’époque. Puis en 1968 le groupe changea de nom, le leur étant déjà pris, et devint Alice Cooper. Ce fut aussi le pseudonyme adopté par leur chanteur, Vincent Furnier (alors fraîchement débarqué de Detroit, ville rock), soit-disant en référence à une sorcière brûlée vive lors de la chasse aux sorcières de Salem (XVIIème siècle, si je ne m’abuse), mais plus vraisemblablement par un total hasard (Cooper lui-même avoue que ce nom ne vient de rien de spécial, et qu’il lui trouvait juste que ça pourrait être le nom d’une criminelle type Lizzie Borden). L’occasion aussi de se créer un personnage de scène à la fois androgyne et maléfique. Le reste du groupe était composé de Michael Bruce (guitare), Dennis Dunaway (basse), Glen Buxton (guitare) et Neil Smith (batterie).
Le groupe, dont la volonté était alors de choquer et d’enterrer le « flower power » (un peu dans la mouvance de Led Zeppelin), se fit alors repérer par ce précurseur du trash qu’est Frank Zappa. Malgré leur refus de changer leur nom comme il le souhaitait en Alice Cookies (qui aurait pleinement joué sur le côté humoristique), il les engagea sous son label pour deux albums, Pretties for You et Easy Action. Albums qui leur permirent de signer en 1970 chez Warner. A partir de ce moment, leur musique fut plus typée, de même que leurs concerts. Alice (le chanteur, pas le groupe) adopta son fameux maquillage, repris plus tard dans The Crow. Et les prestations live devinrent de véritables spectacles mêlant hard rock et films d’horreur : guillotines, chaises électriques, serpents… toute une imagerie traditionnelle témoignant de l’intérêt de Cooper pour l’horreur. Niveau album, le groupe est à son sommet et va signer 4 classiques : Love it to Death (1971), Killer (1971), School’s out (1972) et Billion Dollar Babies (1973). Des albums superbes, rock, aux textes partagés entre l’adolescence, l’horreur et le social. Bref le groupe est à son sommet, et les concerts aussi (véritables mises en scène de débauche).
Puis vient Muscle of Love, en 1973. Bon album, au style vaguement rétro, mais n’atteignant pas le niveau des 4 précédents. Suivra le traditionnel Best of (1974).
A la suite de quoi, le groupe se sépare. Ou du moins Alice reste seul. De plus en plus alcoolique (bien qu’il n’en fera l’annonce qu’en 1978), de moins en moins talentueux et avec des concerts de plus en plus exubérants jusqu’à en être ridicules. Bref les membres du groupe ne cautionnent plus et s’en vont former The Billion Dollar Babies, leur groupe à eux, qui ne fera que deux albums avant d'exploser et d'envoyer dans l'oubli ancien partenaire d’Alice Cooper.

Ce dernier, pendant ce temps, continue en solo. Son premier album ainsi, Welcome to My Nightmare (1975), est excellent, pourtant. Gros hommages aux films d’horreur (Vincent Price apparaît comme narrateur sur l’album ainsi que dans les concerts d’Alice) il s'agit d'un album-concept, très ciblé sur le cinéma.
Par contre, après, la déchéance. Alice Cooper Goes to Hell (1976), Lace & Whiskey (1977), From the Inside (1978) se traînent des réputations mitigées, plus ou moins justifiée. Alice, en plus d’être alcoolique, se met à côtoyer le milieu people et apparaît notamment dans les clubs de golf. Quelle looze. Après une cure (inutile), ses albums, marqués par la vague punk (le son se fait plus dur, plus brut, moins sophistiqué), celle de la new wave et celle du metal hair des 80's, ne retrouveront pas trop la beauté de ses premiers disques. Ces disques sont Flush the Fashion (1980), Special Forces (1981), Zipper catches Skin (1982), Constrictor (1986) et Raise your fist and yell (1987). L'exception étant DaDa (1983), proche d'un album-concept, très bizarre (une réussite, la plus belle de Cooper depuis 1975 et Welcome to my nightmare)
En 1989, le succès revint avec Trash, un grand succès commercial, aidé en cela par le producteur Desmond Child, qui s'était auparavant chargé d'Aerosmith et de Bon Jovi (désolé). Mais c’est surtout en 1991 que vint un nouveau succès : Hey Stoopid. Un album qui sonne très 90's, plus dur. A Fistful of Alice (1997, un album de reprise, de lives) marquera le début de l’exploitation des anciens titres : l’intégrale ou presque The Life And Crimes of Alice Cooper (1999), la ressortie en version remasterisée et double (un live a été ajouté) de Billion Dollar Babies (2000), ainsi qu’un nouveau Greatest Hits, à paraître prochainement.
Sinon, Brutal Planet (2000) et Dragontown (2001) sont deux albums violents, directs, qui réhabiltent le chanteur, dont le style se fait encore plus violent, plus sombre.
En 2003 parait The Eyes of Alice Cooper, un album a la réputation excellente, qui renoue avec le Alice des 70's. Une nouvelle orientation confirmée avec la publication en juillet 2005 de Dirty Diamonds.
Bref, en gros, Alice Cooper est un artiste à la carrière en dent de scie, dont le sommet reste le début des 70’s, époque des débuts du hard rock. Encore un « dinosaure du rock » qui aura mal vécu la vague punk/new wave. Mais qui depuis lors livre de temps à autres des éclairs de génie. De plus, Alice, à presque 60 ans, semble avoir enfin trouvé la stabilité musicale, et sa carrière repart sur des bons rails. Le bonhomme a toujours la forme, comme le prouvent ses fréquentes tournées, toujours conçues comme des spectacles horrifique (et même parfois censurés, comme en Allemagne fut un temps).



DISCOGRAPHIE

PARTIE 1 : L'ERE FRANK ZAPPA


- PRETTIES FOR YOU (1969)



1. Titanic Overture
2. 10 Minutes Before the Worm
3. Sing Low, Sweet Cheerio
4. Today Mueller
5. Living
6. Fields Of Regret
7. No Longer Umpire
8. Levity Ball (Live At the Cheetah)
9. B. B. On Mars
10. Reflected
11. Apple Bush
12. Earwigs to Eternity
13. Changing, Arranging

Premier album, quelque peu étrange, mais pourtant excellent. Encore proche de l'amateurisme, le groupe prouve pourtant avoir un son assez à lui, dont les influences sont assez peu identifiables. La toute première chanson, Titanic Overture, commence d'emblée avec une influence plutôt gothique, avec une sombre mélodie qui sonne comme de l'orgue. Puis on enchaîne aussitôt avec un maëlstrom de sons étranges, qui n'évoque pas grand chose de connu. Des sons qui seront un peu plus tard repris en parallèle avec les riffs de guitare. On ne peut véritablement taxer l'album de "hard rock", tant on a plutôt l'impression d'être dans de l'expérimentation digne de son Frank Zappa de producteur. Assez courtes, les chansons possèdent leur lots de mélodies répétitives, qui sonnent volontairement faux, tout comme l'emploi de certains instruments ou même le chant assez lent et poussif d'Alice, dans "Today Mueller", par exemple. Fields of regret est symbolique de l'album, avec une partie assez étrange, où Cooper récite un texte plutôt sombre (Sinful Deeds from all mankind / With death and nature in surprise / Behold the wretched sinners rise / To meet the judge's searching eyes / And when the doomed no more can flee / From the flames of misery / Assist me while I die) prouvant bien la volonté de se démarquer du flower power (on est en 1969, je rappelle).
Bref un album étrange, où les prémices du futur Cooper apparaissent, notamment sa fascination pour le cinéma d'horreur, dont il retranscrit ici l'atmosphère via des mélodies sombres et des murmures effectués par une voie sinistre. Pas forcément l'album propice à la découverte d'Alice Cooper.

5/6


- FREAK OUT (1969)



1. Ain't That Just Like A Woman
2. Painting A Picture
3. An Instrumental
4. I've Written Home To Mother
5. Freak Out Song
6. Goin' To the River
7. Nobody Likes Me (Freak Out)
8. Science Fiction

Un album libre de tous droits, et de ce fait paru sous de multiples titres et couvertures, avec un ordre des chansons aléatoire. Il s’agit d’une prestation live enregistrée à Toronto en 1969. Frank Zappa déclara au sujet d’Alice "qu'un groupe capable de vider une salle de concert en moins d'un quart d'heure ne peut pas être foncièrement pas mauvais". Cet album en est la preuve… Il s’agit avant tout de bruit, d’instrumentaux partant dans tous les sens, sur lesquels le chanteur, sans doute défoncé, braille du texte… Et pourtant, ce n’est pas aussi mauvais qu’on le dit, loin de là. Quelques titres issus du premier album studio y figurent, métamorphosés. Des titres de jeunesses également, comme Nobody Likes Me, qu’on retrouvera sur le coffret Life And Crimes. Cet album s’adresse aux amateurs de n’importe quoi zappaïen. A noter que deux chansons ne sont pas l’œuvre d’Alice Cooper : Ain’t That Just A Woman et la reprise du Goin’ To The River de Fats Domino. Personne ne sait de qui il s’agit, mais ce n’est pas Alice, en tout cas. Du reste, elle n’en n’ont pas du tout le son, même si elles sont ma foi très sympathiques.

5/6

- EASY ACTION (1970)



1. Mr. and Misdemeanor
2. Shoe Salesman
3. Still No Air
4. Below Your Means
5. Return of the Spiders
6. Laughing at Me
7. Refrigerator Heaven
8. Beautiful Flyaway
9. Lay Down and Die, Goodbye

Un album à l'image de Pretties for you. Du reste la chanson "Still No Air" en reprend des lignes de guitares entières. Cette chanson comporte de plus des paroles qui seront plus tard réutilisées dans l'album School's Out[/i], pour "Gutter Cat Vs. The Jets". Le reste de Easy Action est également très expérimental et sonne vraiment comme un produit Frank Zappa. Les instruments varient : parfois du piano, d'autre fois des solos instrumentaux à base de guitare, tendance fin de 60's, et même de l'orgue assez psychédélique. Un album assez violent, dans l'ensemble, qui reste profondément attaché aux 60's. On pense parfois à Led Zeppelin, aux Beatles, aux Rolling Stones, à Jimi Hendrix... Le groupe se cherche encore une identité, même si Alice commence déjà à trouver ses timbres de voix prédominantes (la voix "vicieuse", notamment, commence a être bien utilisée). L'ensemble fait tout de même assez amateur, chose encore renforcée par la chanson "Return of the Spiders". Les Spiders étaient un des noms du groupe à ses débuts. On sent déjà poindre une certaine nostalgie du passé, quelque part... Cela deviendra un des thèmes récurrent du groupe.
Bref l'album est vraiment pas mal. Les morceaux, bien que différents, se complètent bien. On sent également que c'est un album dont les chansons sont avant tout faites pour être jouées en live. Il est donc difficile d'en sortir une du lot, même si comme je l'ai dit, ma préférence va à "Still no air", une des plus recherchées, qui reste dans le ton tout en annonçant quelque peut ce qui suivra.

5/6

[i]PARTIE 2 : L'APOGEE



- LOVE IT TO DEATH (1971)



1. Caught In A Dream
2. I'm Eighteen
3. Long Way to Go
4. Black Juju
5. Is It My Body
6. Hallowed Be My Name
7. Second Coming
8. Ballad of Dwight Fry
9. Sun Arise

Beaucoup plus accessible que ce qui a précédé, Love it to death marque l'explosion du groupe. Désormais pleinement professionel, signé par la Warner, Alice Cooper (le groupe) donne désormais dans du rock plus imparable. Assez hard rock, les compostions sont cependant autant teintées de pop ou de blues. "I'm Eighteen" marque ainsi le premier carton du groupe. Chanson traitant de l'adolescence (un thème récurrent chez Cooper), le son est assez blues, decomplexé, avec des riffs de guitares versant dans les aigüs allant de pair avec la voix brisée du chanteur.
"Caught in between", "Long Way to go" sont des chansons pop/rock assez classiques, mais très énergiques. "Is it my body", "Hallowed be my name" et "Second Coming" y sont similaires, mais sonnent un peu plus sombres, l'energie se transformant ici en chant presque désabusé, même. "Sun Arise" est la reprise d'un air traditionnel, avec une mélodie répétée inlassablement toute la chanson (certains y reprochent son côté répétitif), au chant soutenu presque uniquement par la batterie (une chanson à rythme, quoi).

Enfin, le meilleur pour la fin : "Black Juju" et "Ballad of Dwight Fry". Deux chansons extrêmement influencées par le cinéma d'horreur. La première évoque la sorcellerie, avec rythmique et orgue à l'appui. Le chant est assez type du style d'Alice Cooper, avec une voix que je qualifierais de mesquine, vicieuse, pas forcément forte, mais pleine de sous-entendus et de menaces. Pas étonnant que Vincent Furnier ait pris le nom d'une sorcière et qu'il se promène régulièrement avec un serpent (animal qui représente le mieux la mesquinerie, le dégoût et le danger). La chanson se finit en explosion, avec la prise du pouvoir du mal, en quelque sorte.
"Ballad of Dwight Fry" est une chanson écrite pour rendre hommage à Dwight Fry, donc, un acteur ayant joué dans plusieurs films horrifiques de la Universal des 30's. Renfield dans le Dracula de Browning, l'assistant du scientifique dans le Frankenstein de Whale...). Elle est plutôt semblable à "Black Juju". Alice commence à parler comme un enfant, avec une voix innocente. Puis elle se fait de plus en plus sournoise, et fini de façon complétement barrée, lorsque Dwight Fry (le personnage que l'on devine être le narrateur de la chanson) est devenu fou et est enfermé dans un asile... Il s'agit presque d'un film, cette chanson... Pas étonnant que Cooper soit par la suite devenu acteur.

Cet album est un chef d'oeuvre.
6/6


- KILLER (1971)



1. Under My Wheels
2. Be My Lover
3. Halo of Flies
4. Desperado
5. You Drive Me Nervous
4. Yeah, Yeah, Yeah
5. Dead Babies
6. Killer

On entre de plein pied dans le hard rock. D'emblée, le hit de l'album, "Under my wheels". Le riff de guitare énérgique, la voix brisée de Cooper... Tout concorde pour faire de cette chanson une chanson susceptible de foutre le feu sur scène (ce que fit le groupe, qui commençait alors à faire de ses concerts de vrais petits spectacles gores). "Be my lover", "You drive me nervous" et "Yeah, Yeah, Yeah" sont un peu du même tonneau, avec des riffs moins mémorables.
"Halo of flies" constitue un peu l'aboutissement des expérimentations du groupe sous le tutorat de Frank Zappa. Des bruits étranges, dérangeants, auxquels viennent se superposer ici des lignes de guitares assez macabres, ainsi que la voix brisé de Cooper. Du hard rock assez sombre, assez proche également du "Black Juju" de l'album précédent de part l'aspect assez maléfique qui s'en dégage. "Desperado" est assez différente. Cooper utilise une palette de voix assez variée, de sa voix brisée de chanteur à sa voix civile, très différente l'une de l'autre. La chanson évoque une mélodie tour à tour désépérée et rebelle, qui abouti à un style tantôt noir, tantôt énergique.
"Dead Babies" est une chanson très noire, évoquant les enfants battus (sur scène, pour l'anecdote, Alice s'amusait à démembrer des poupées de bébé). Chose qui fut mal prise à l'époque. Quoi qu'il en soit, la chanson est une des meilleure de l'album, qui possède tout comme Desperado des moments alternés, tantôt despespérés et tantôt violents.
Enfin, "Killer" est une chanson assez scénique également, elle évoque la fatalité d'un tueur condamné à la chaise électrique. Elle évoque la résignation, à l'aide de la voix de Cooper qui donne un aspect très "monologue" à la chanson, qui n'est pas entièrement chantée, mais également dictée. Quand au final, le bruit en pagaille est présent, mais cette fois identifiable : il s'agit du bourdonnement d'une chaise électrique qui se charge, bourdonnement amplifié constamment jusqu'à la fin du disque. Violent, à l'image de l'album, album qui constitue le second chef d'oeuvre de rang d'Alice Cooper.

6/6


- SCHOOL'S OUT (1972)



1. School's Out
2. Luney Tune
3. Gutter Cat vs. the Jets
4. Street Fight
5. Blue Turk
6. My Stars
7. Public Animal #9
8. Alma Mater
9. Grand Finale

Et on continue. Un album encore différent de ceux qui ont précédés, mais tout autant un chef d'oeuvre. Mémorable déjà pour la présentation du vynil d'époque : un pupitre d'écolier en carton que l'on pouvait déplié de façon à ne faire un petit bureau d’écolier, au milieu duquel se trouvait, lorsque l'on ouvrait la pochette, une petite culotte rose ou bleue : l'emballage du disque.
Trèves de gadgets, parlons un peu de la musique. Et bien on entame comme l'album précédent par le hit : "School's Out". Peut-être la chanson la plus connue du groupe, qui fut reprise dans pas mal de films. Une chanson énergique, au refrain rock entonné par Alice accompagné de gamins (et pas les morveux des pubs Evian, ça reste rock). La chanson est assez peu représentative du reste de l'album, hormis par son thème : le passé, l'école. Car School's out est un assez conceptuel, c'est à dire avec une ligne directrice et un thème musical et parolier semblable à toutes les chansons. Alice Cooper et ses potes y évoquent leur passé à l'école, chez eux, en Arizona. Et tout ce qui va avec : les saloperies faites à leurs profs, à leur camarades de classe, les bagarres, les départs en vacances, les sorties entre potes, les premières fréquentations des filles... L'album est nostalgique, mais ne sombre jamais dans la tristesse. Les chansons sont homogènes, et versent dans un côté jazzy des plus réjouissant. Avec bien entendu des sons typiques, tels que la cloche synonyme de reprise des cours, les gueulements et les bruits de bagarres... Alice rend ici hommage à son enfance et à son adolescence, une période heureuse à laquelle il porte une grande affection. Un côté nostalgique qui fleurit donc sur la musique, qui du coup n'est pas aussi hard que dans Killer, mais qui en revanche cerne parfaitement un état d'esprit qui peut toucher l'auditeur, si tant est que celui-ci possède également des souvenirs en commun avec l'atmosphère décrite par Cooper.
Un album à part, mais un chef d'oeuvre, encore.

6/6


- BILLION DOLLAR BABIES (1973)



1. Hello Hooray
2. Raped and Freezin'
3. Elected
4. Billion Dollar Babies
5. Unfinished Sweet
5. No More Mister Nice Guy
6. Generation Landslide
7. Sick Things
8. Mary-Ann
9. I Love The Dead

Dernier des "grands albums" du groupe, Billion Dollar Babies prend encore une fois le contre-pied de ce qui a précédé. Hormis la présentation du disque 33 tours, tout aussi particulière : ici la pochette est un portefeuille en peau de serpent, dans lequel est glissé un gros billet d'un dollar contenant le disque. Plus une image du groupe, avec Alice tenant un bébé maquillé à l'image du chanteur, le tout au milieu d'une liasse de billets.
Musicalement, on n'entame cette fois pas sur le hit de l'album, mais sur "Hello Hooray", une chanson assez calme, mélangeant guitare, clavier, au chant assez fort, écrite visiblement pour les concerts, qui s'adresse directement au public, avec le début d'un spectacle. Un peu comme le Sgt Pepper, des Beatles.
A part ça, toutes les chansons de l'album sont différentes les unes des autres. "Unfinished Sweet" renoue avec l'expérimentation de la période Zappa, avec l'intervention de bruits bizarres et de notes distordues au beau milieu. "Raped and freezin'" est une chanson rock gentillette, assez énergique. "Generation Landslide" se rapproche un peu des chansons de School's out, en moins jazzy et en un peu plus pop/rock, avec la voix vicieuse d'Alice. Elle parle encore une fois des conflits parents/enfants. "Elected" est une satire hard-rock sur les campagnes électorales, avec un chant mettant en avant le ton d'un discours politique, et un texte faisant ressortir les hypocrisies. Le tout très énergique, encore une fois. "No more Mr. Nice Guy" est calibré pour être un hit, ce qu'elle fut. Refrains et riffs à l'appui. "Sick Things" joue pleinement sur la voix "vicieuse" d'Alice, qui décrit (comme dans toutes les chansons de l'album, d'ailleurs), les côtés pourris de la société. Une chanson assez tendue, assez lente, assez malsaine. "Mary-Ann" est une petite blague, une ballade au piano, avec un twist audacieux dans l'histoire qu'elle racconte. "I love the Dead" joue un peu sur le même tableau que "Sick Things", la chanson parle de nécrophilie et comporte un passage assez exubérant. Enfin "Billion Dollar Babies" est le plus gros succès de l'album. Refrain entraînant, riff de guitare, mais aussi des parties plus étranges, avec un duo entre Alice et un des membres du groupe (je ne sais pas lequel), où Alice emploie encore une fois le côté "sournois" de sa voix. Et puis bien sur une batterie omniprésente, qui a droit à un magnifique solo tout au début de la chanson. Pas mal de procédés divers sont employés dans les 4 minutes de la chanson, donc.
En conclusion un album encore superbe, plus engagé que les précédents, qui appuie certaines facettes que l'on avait pu voir dans les albums précédents. Un album-somme, quelque part, qui achève bien la plus prestigieuse partie de la carrière d'Alice Cooper.
A noter que le disque est ressorti récemment en version remasterisée, avec un deuxième disque, à savoir un live agrémenté de quelques chutes de studios. Très bon live, qui témoigne de l'énergie du groupe sur scène et qui témoigne que les différents effets de voix du chanteur ne sont pas dus aux techniques de studios. Du tout bon, donc.
La composition de l'album live (qui possède quelques titres ne figurant sur aucun album) :

1. Hello Hooray
2. Billion Dollar Babies
3. Elected
4. I'm Eighteen
5. Raped And Freezin'
6. No More Mr. Nice Guy
7. My Stars
8. Unfinished Sweet
9. Sick Things
10. Dead Babies
11. I Love The Dead
12. Coal Black Model T
13. Son Of Billion Dollar Babies (Generation Landslide)
14. Slick Black Limousine

6/6


- MUSCLE OF LOVE (1973)



1. Big Apple Dreamin' (hippo)
2. Never Been Sold Before
3. Hard Hearted Alice
4. Crazy Little Child
5. Working Up A Sweat
6. Muscle of Love
7. Man With the Golden Gun
8. Teenage Lament '74
9. Woman Machine

Une légère déception que cet album en carton (telle que la pochette fut vendue). Très loin d'être humiliant, mais ce dernier album du groupe n'est pas du même calibre que les 4 précédents. L'entrée en matière, "Big Apple Dreamin' (hippo)" annonce le ton. Un riff sympa mais sans grand panache, et un Cooper a la voix quelconque. "Never Been sold before" et "Woman machine" seront du même calibre. D'ailleurs, fait significatif, aucune chanson ne deviendra un hit. "Teenage Lament '74" renoue un peu avec les thèmes adolescents de School's out, mais son refrain décevant, avec des voix de femmes en fond sonore n'est pas forcément très bien vu, même si le reste de la chanson est très honnête, dans un style très détendu, presque un monologue chanté. "Muscle of love" est une bonne chanson, mais rien de transcendant : il s'agit d'une exploitation de la voix de Cooper, avec des riffs assez banals. "Working on a sweat" partage également un très bon chant contrebalancé avec un refrain répétitif assez mauvais. "Man with the golden gun" est intéressant car la chanson fut écrite pour le film de James Bond du même nom, mais les producteurs du film, craignant que l'image de Cooper ne nuise au film, ne donnèrent pas suite. Dommage pour eux, car la chanson se révèle bien dans l'esprit des James Bond, avec un emploi de la guitare assez typé 007, et une voix de Cooper très adaptée.
Enfin, je finirais par les deux meilleures chansons de l'album, à mon sens :
Tout d'abord "Heart Hearted Alice". Une chanson assez mélancolique dans les premières notes, où le chanteur dévoile un nouvel aspect de son chant : la voix quasi-féminine, très douce, soutenue par une discrète musique. Puis la chanson va évoluer par un côté plus rock, et un retour à la voix normale, vicieuse, d'Alice. Une très bonne chanson.
Mais surtout, "Crazy little child", petit chef d'oeuvre. Chanson que l'on pourrait imaginée jouée dans des cafés jazz/blues, avec de la fumée, du billard, et tout ce genre de chose. Un thème qui était visiblement censé être le thème de l'album, mais malheureusement cette chanson est la seule dans ce genre, avec dans une moindre mesure "Heart Hearted Alice". Quoi qu'il en soit, la présence de piano et de saxophone en font une très belle chanson jazzy, cependant plus sombre que celles de School's out, plus adultes, aux textes plus durs.
Bref un album pas mauvais du tout, même franchement bon, mais loin du génie dont étaient capables les membres du groupe. Etaient, car il s'agit donc du dernier album du groupe, avant la séparation. Les mauvaises relations entre le chanteur et les autres (qui lui reprochaient de tirer la couverture à lui), de même que l'alcool, de plus en plus présent, sont probablement les raisons de cette séparation, qui reste assez floue. Vraiment dommage. Le groupe ne se réunit jamais plus, et c'est désormais impossible avec la mort en 1997 du guitariste Glen Buxton.

5/6


- GREATEST HITS (1974)



1. I'm Eighteen
2. Is It My Body
3. Desperado
4. Under My Wheels
5. Be My Lover
6. School's Out
7. Hello Hooray
8. Elected
9. No More Mr. Nice Guy
10. Billion Dollar Babies
11. Teenage Lament '74
13. Muscle Of Love

Sans suprise, on y trouve les chansons les plus jouées à la radio et les plus vendues en 45 tours, dans l'ordre chronologique. Du coup, ne figurent pas sur ce Greatest Hits des monuments tels que "Black Juju", "Ballad of Dwight Fry", "Dead Babies", "My stars", "Sick Things" ou "Crazy little child". Du reste on y trouve à peu près le même nombre de chansons pour chaque album, en omettant celles de la période Zappa (qui ne sont donc pas celle de la période Warner et du producteur Bob Ezrin, producteur attitré du groupe qui travailla également pour Kiss et Pink Floyd), et en incluant deux titres quelconques issus de Muscle of Love... Comme tout best-of, c'est avant tout l'aspect commercial qui compte...

PARTIE 3 : DECADENCE ? MON CUL !


- WELCOME TO MY NIGHTMARE (1975)



1. Welcome To My Nightmare
2. Devil's Food
3. The Black Widow
4. Some Folks
5. Only Women Bleed
6. Department Of Youth
7. Cold Ethyl
8. Years Ago
9. Steven
10. The Awakening
11. Escape

Le premier album solo d'Alice est très ambitieux. Il s'agit d'un album-concept à la thématique cinématographique (cinéma d'horreur), qui servit aussi de support à des prestations en concert cette fois totalement devenues des shows, des mini spectacles théâtraux gores. Fait avec humour, et non pour faire de la simple provoc genre Marilyn Manson. Car Alice ne se prend jamais au sérieux, et c'est ce qui fait sa force. C'est aussi ce qui justifie les tons légers des albums (pas ou peu de chansons sérieuses ou tristes chez Alice). Ce Welcome to my nightmare en est la preuve. "Department of youth" (une chanson qui rejoint les thèmes adolescents chers à Cooper), "Cold Ethyl" et "Escape" sont ainsi des chansons hard rock théâtrales fort sympathiques, même si parfois à la limite du ridicule (c'est aussi une période où Alice sombre dans l'alcool, et ça se ressent). "Some Folks" a une tonalité assez proche de School's out, un peu jazz, et donc vraiment bonne. "Black Widow" est une chanson rock au refrain en forme de choeur et au texte comme à la tonalité macabre (voix de Cooper à l'appui), qui est précédé dans l'album par "Devil's food", chanson du même accabit dans sa première partie, mais dont la second est l'introduction sous forme de monologue parlé à "Black Widow". Un monologue de plus d'une minute récité par... Vincent Price. On retrouve le côté macabre de l'acteur, sa voix grave et ironique, au service d'un texte à l'humour noir prononcé, énonçant les bienfaits et les talents de la veuve noire, célèbre araignée extrêmement dangereuse. La présence de Price est un gros atout pour l'album, d'autant plus que l'acteur suivra Cooper en tournée, et il interviendra directement sur scène pour les spectacles horrifiques. Début d'une amitié certaine entre les deux hommes, en plus. Le reste de l'album est énorme. "Welcome to my nightmare" est une chanson encore une fois macabre, pas forcément très rock mais très axé sur les sonorités horrifiques, texte comique à l'appui. "Only Women bleed" est une chanson calme, douce au texte féministe. Une ballade qui sera le morceau le plus connu de l'album. Quand au tryptique "Years ago", "Steven" et "The Awakening", il touche au génie. Il s'agit de mise en scène très cinématographique, où Cooper joue plus ou moins le rôle d'un gamin séquestré, ce qui du coup lui fait employer une voix "innocente" mais torturée. Des sonorités d'outre-tombe, qui auraient très bien pu être extraits des films de Vincent Price des 60's, viennent compléter ces textes et achèvent de faire de Welcome to my nightmare l'album concept le plus réussi qu'ait jamais fourni Cooper. Un chef d'oeuvre, mais qui par certains côtsé annonce la débauche d'excentricité qui suivra, et qui, alcool aidant, n'éviteront pas forcément le ridicule (surtout sur scène).
En attendant, 6/6.


- ALICE COOPER GOES TO HELL (1976)



1. Go To Hell
2. You Gotta Dance
3. I'm The Coolest
4. Didn't We Meet
5. I Never Cry
6. Give The Kid A Break
7. Guilty
8. Wake Me Gently
9. Wish You Were Here
10. I'm Always Chasing Rainbows
11. Going Home

Autre album-concept, avec cette fois pour trame l’arrivée d’Alice en enfer. Goes to Hell est d’ailleurs aussi la chanson qui ouvre l’album. Une très bonne chanson, rock, au texte franchement comique où Alice fait un catalogue des vacheries qui l’ont envoyé en enfer (et qui vont des blagues de gosses tordus à des reproches plus concret, comme ceux que les puritains lui adressaient régulièrement). Le reste de l’album est très hétérogène, avec un passage dans le disco via You Gotta Dance et Wish You Were Here, la ballade 20’s dans I’m Always Chasing Rainbow, le blues rock à la Fats Domino (Give The Kid A Break), la pop (Guilty), la ballade simple (Didn’t We Meet, I Never Cry)… Toutes ces chansons sont extrêmement parodiques, voire auto-parodiques dans la très marrante I’m The Coolest, très funky, très peter-panienne (vous en devinez bien le propos de par le titre). L’album s’achève sur Going Home, sortie logique de l’histoire racontée dans l’album, volontairement mielleuse.
Bref même si cela manque de morceaux marquant, l’ensemble reste très bon, malgré ce que disent certaines mauvaises langues qui y voient la fin d’Alice Cooper.

5/6


- LACE AND WHISKEY (1977)



1. It's Hot Tonight
2. Lace And Whiskey
3. Road Rats
4. Damned If I Do
5. You And Me
6. King Of the Silver Screen
7. Ubangi Stomp
8. (No More) Love At Your Convenience
9. I Never Wrote Those Songs
10. My God

Pas un album conceptuel, mais tout de même un thème commun : les films noirs, comme l’illustre bien la pochette de l’album. Musicalement, du coup, certaines chansons font très rétro : la superbe ballade You and Me (repris plus tard par Frank Sinatra), les rock’n’roll Ubangi Stomp (qui sonne très « Elvis ») et Damned If You Do, la jazzy I Never Wrote Those Songs (et ses saxo). D’autres au contraire paradoxalement plus modernes : la funky It’s Hot Tonight, Road Rats qui préfigure ce qu’Alice fera au début des 80’s, la pop/ballade My God. Mais les deux succès de cet album sont sans aucun doute Lace And Whiskey, au thème illustrant celui de l’album, tout en étant assez indéfinissable musicalement. Rock, tout de même, avec un refrain bien marqué. Et également King Of The Silver Screen, qui démarre funky et qui se transforme en reprise d’un chant patriotique américain au beau milieu. Parodique, à l’image du reste de l’album. A noter qu’à cette époque, Alice est une épave, dépassé par l’alcool, et qu’il est en roue libre. Ca se ressent au niveau du chant, très discret, sans orientation particulière. Cela peut aussi expliquer l’abondance de cœurs sur certains albums comme dans (No More Love) At Your Convenience. Le producteur Bob Ezrin a dû bien s’amuser à ficeler le tout. Mais il y a réussi. C’est au terme de cet album qu’Alice ira en cure, infructueuse.
Quoi qu’il en soit, ça reste indéniablement un bon album, même si on peut regretter que les expérimentations dans différents styles n’aboutissent jamais à des chansons inoubliables. Juste « bonnes ».

4/6


- THE ALICE COOPER SHOW (1977)



1. Under My Wheels
2. I'm Eighteen
3. Only Women Bleed
4. Sick Things
5. Is It My Body
6. I Never Cry
7. Billion Dollar Babies
8. Devil's Food
9. The Black Widow
10. You And Me
11. I Love The Dead
12. Go To Hell / Wish You Were Here (instrumental)
13. School's Out

Un album live, au titre révélateur de ce qu'étaient les concerts de Cooper : des shows. A cette époque, époque d'alcoolisme, les extravagances prenaient le pas sur la musique. Les cyclopes géants, les décapitations, les femmes à poil, c'est bien gentil, mais quand la musique ne suit plus, cela ne va plus. Alors bien sur, les principaux hits de la période du groupe sont joués, et la qualité des airs est là, mais le chant de Cooper se fait moins travaillé. Souvent bordélique, l'album n'a pas non plus un enregistrement terrible (faut dire que je ne l'ai qu'en vynil).
Bref un album live pas terrible, auquel on préférera mille fois celui de la version remastered de Billion Dollar Babies (mais qui n'est pas valable séparément), ou les quelques chansons livre qui figureront dans les 90's dans l'album Classicks.

3/6


- FROM THE INSIDE (1978)



1. From the Inside
2. Wish I Were Born in Beverly Hills
3. The Quiet Room
4. Nurse Rozetta
5. Millie and Billie
6. Serious
7. How You Gonna See Me Now
8. For Veronica's Sake
9. Jackknife Johnny
10. Inmates (We're All Crazy)

Un album ouvertement ironique, où Alice invente des bobards sur sa cure, qui se serait en fait passé dans un hôpital psychiatrique dans lequel il aurait rencontré diverses personnages, dont il parle ici. Musicalement parlant, il commence à être à la ramasse, le père Cooper. Le punk, le disco, la new wave, tout cela est en train d'arriver. Alice, comme beaucoup d'autres des "dinosaures du rock", digère mal l'époque. Ce fut d'ailleurs la fin pour beaucoup d'entre eux. Des Rolling Stones à Queen en passant par Deep Purple et Black Sabbath, aucun de ces groupes ne fut le même, par la suite. D'autres s'en tirèrent mieux que d'autres. Alice ne toucha pas à proprement parler le fond, et il sut s'en relever, mais ces nouvelles modes plus l'alcool portèrent un gros coup à ses productions du moment.
Le ton se fait plus synthétique, moins rock. Les années 80 se profilent et leur style de musique caractéristique aussi. "Wish I were born in Beverly hills", "Serious", "For Veronica's sake" sont ainsi des chansons rock-pop toniques, sans grand travail à la guitare, à la batterie ou au chant. Quelconques. "How you gonna see me now", "Jackknife Johnny", et dans une moindre mesure "Inmates (we're all crazy)" (avec un choeur en forme de comptine enfantine) sont des ballades surfant vaguement sur le "Only Women Bleed" de Welcome to my nightmare. Sans grand succès, les chansons étant plus mielleuses qu'autre chose. En parlant mielleux, "Millie and Billie" est un calvaire pour l'auditeur. Une sombre merde, peut-être la pire de Cooper de tout ce que j'ai pu entendre de sa carrière. Comme toute les autres chansons de l'album, il s'agit de la description de personnalités diverses, ici un couple homicide. Les deux parlent niaisement pendant toute la chanson. La voix d'Alice n'étant pas faite pour ce genre de tendresse, c'est assez ridicule. D'autant que la voix de femme est assez stéréotypée. Bref un morceau atroce. "The Quiet Room" est aussi une balade, assez moyenne. La chanson est partagée entre la ballade classique et les morceaux ou Alice devient agressifs, les meilleurs. Quand à "Nurse Rozetta", il s'agit de la meilleure chanson de l'album. Agressive, belle voix typique de Cooper, malgré quelques passages assez typés 80's.
Un album qui possède une excellente réputation, Alice lui-même le considère comme un de ses meilleurs, je ne sais pas pourquoi, faut qu’on m’explique. Je ne le considère que comme un album au mieux moyen (les paroles assez recherchées sauvent l’ensemble, on les doit à Bernie Taupin, parolier d’Elton John). Par contre, il a été exploité dans un comic, Tales from the Inside, qui a une bonne réputation

3/6


- FLUSH THE FASHION (1980)



1. Talk Talk
2. Clones (We're All)
3. Pain
4. Leather Boots
5. Aspirin Damage
6. Nuclear Infected
7. Grim Facts
8. Model Citizen
9. Dance Yourself To Death
10. Headlines

Produit par Roy Ward Baker, le producteur des premiers albums de Queen, cet album est censée amener un nouveau Cooper, guéri de ses problèmes d'alcool suite à une cure. Est-ce le cas ? Partiellement. Des progrès certains par rapport à From the inside sont visibles, mais on ne se rapproche pas trop de l'Alice du début de carrière. "Talk talk", "Pain", "Aspirin damage", "Nuclear Infected", "Grim facts", "Model Citizen", "Dance yourself to death" et "In the Headlines" (donc quasiment tout l'album) sont assez travaillées, plutôt new wave, avec un style parfois assez futuriste, comme dans "Clones", très synthétique, assez réussie, avec suffisamment de guitare pour éviter de tomber dans le "Video killed the radio star", si vous voyez ce que je veux dire.
Etrangement, sans être géniaux, ces titres fonctionnent. Peut-être grâce à l'énergie qui s'en dégage, énergie qui, à défaut de riffs mémorables ne possèdent pas de côté gentillet, pas plus que de choeurs enfantin ou féminin. Assez bon, donc. Enfin, "Leather Boots" est une des plus belle réussite. Chanson très courte (1 minute 36, mais l'album en entier fait moins d'une demie-heure), c'est un rockabilly moderne.
En conclusion, un bon support pour un possible nouveau départ. Très répétitif, manquant de personnalité, mais en tout cas aucun titre n'est vraiment mauvais (ni vraiment très bon).

4/6


- SPECIAL FORCES (1981)



1. Who Do You Think We Are
2. Seven And Seven Is
3. Prettiest Cop On The Block
4. Don't Talk Old To Me
5. Generation Landslide '81
6. Skeletons In The Closet
7. You Want It, You Got It
8. You Look Good In Rags
9. You're A Movie
10. Vicious Rumours
11. Look At You Over There, Ripping the Sawdust From My Teddybear

A noter que la chanson 11 a été virée de l’album, mais qu’elle réapparaîtra dans le coffret. Bref. Special Forces est très semblable à Flush the Fashion. L'accent est juste un peu plus mit sur la new wave, mais les chansons sont aussi plus sombres, un brin plus personnelles. On assiste aussi au retour d'extravagances, avec notamment You Look Good In Rags. Volonté de faire un album plus personnel, ce qui est louable, mais qui n'évite pas forcément le ridicule. Cela dit, Alice est en progrès, et, même si l'album manque encore beaucoup de personnalité et de ligne directrice, il prouve qu'Alice n'est pas mort. Skeletons in the closet témoigne ainsi de cette bonne volonté du chanteur. La chanson est un hommage au cinéma horrifique, mais cette fois-ci plus ciblé par des films tels que Vampire vous avez dit Vampire. C'est à dire se référant à un passé cinématographique précis, les 60's et les films de Vincent Price, allié à un modernisme typiquement 80's (qui peut sembler kitsch aujourd'hui). Concrètement, la chanson commence par un solo d'orgue macabre, et se poursuit par du synthé et du chant tenant pas mal du murmure menaçant. Pas génial, mais assez bon tout de même, à l'image de l'album, dont les textes distillent encore une fois un humour certain. La reprise du Generation Landslide issu de Billion Dollar Baby[i] est un peu un travail de fainéant, cela dit…

4/6


- ZIPPER CATCHES SKIN (1982)



1. Zorro's Ascent
2. Make That Money (Scrooge's Song)
3. I Am the Future
4. No Baloney Homosapiens
5. Adaptable (Anything For you)
6. I Like Girls
7. Remarkably Insincere
8. Tag, You're It
9. I Better Be Good
10. I'm Alive

On continue sur le style des 2 albums précédents. Cette fois produit par le producteur des trop méconnus Iron Butterfly. Mais à force de continuer dans la même voie, Cooper s'améliore encore. Le rock revient petit à petit, même si la côté new wave est loin d'être abandonné. Les chansons se ressemblent encore un peu toutes, mais cela dit elles sont mieux rythmés, chantées avec plus de convictions, et avec des meilleurs refrains, à l'image de "Remarkably Insincere" et "I better be good", deux chansons qui jouent encore une fois sur l'humour (comme quasiment tout l'album d'ailleurs), non seulement au niveau des textes, mais aussi des mélodies. Sans être ridicule. Même lorsqu'il n'est pas à son top, Cooper parvient encore à faire du cinéma à travers sa musique, et rien que pour cela, ses intentions méritent le respect, même si musicalement parlant, la réussite n'est pas systématique. A noter ici que la chanson I Am The Future a été co-écrite avec Lalo Schifrin, spécialiste de BO
En tout cas, ce [i]Zipper catches skin
possède cette fois assez de personnalité pour être identifiable, et se démarquer du lot des musiques de l'époque. Alice a repris les choses en main, et même si son son sonne encore trop 80's, il est bel et bien de retour.

5/6

- DA DA (1983)



1. Da Da
2. Enough's Enough
3. Former Lee Warmer
4. No Man's Land
5. Dyslexia
7. Scarlet And Sheba
8. I Love America
9. Fresh Blood
10. Pass The Gun Around

Un album qu'on attendait depuis Welcome to my nightmare. Il qui part efficacement dans tous les sens, et entame très fort par un "Da Da" qui pourrait aussi bien être issu d'une BO de film d'épouvante que ça serait pareil. Une mélodie macabre, ponctuée de rythmes forts, un peu semblable au coups entendus dans le couloir dans la Maison du diable de Robert Wise. Sans compter l'enfant répétant inlassablement les mystérieuses paroles "Da Da", suivi d'une conversation murmurée entre un psychiatre et son patient, ce dernier dissimilant des trucs louches. Bref la chanson la plus horrifique de Cooper, qui avait déjà pourtant bien donné dans le genre. On enchaîne par un "Enough's enough", une sympathique chanson rock au refrain étrange mais joyeux, et au texte qui continue dans le mystérieux et le meurtier, très cinématographique. "Former Lee Warmer" est un petit chef d'oeuvre, qui fait penser à bien des égards au "Steven" de Welcome to my nightmare. Encore là, une histoire d'enfant, dont l'un d'eux est visiblement un freak effrayant. Musicalement, cela se traduit par une mélodie légère, vaguement effrayante, ni triste ni joyeuse, neutre, qui renforce le côté mystérieux. La voix de Cooper joue pleinement le jeu. "No man's land" est un rock classique, épuré de toute influence punk ou new wave, un retour à ce que faisait Cooper dans les 70's. Du bon, quoi. "Dyslexia" joue quand à elle sur la new wave, mais d'une façon parodique très sympathique. "Scarlet and Sheba" est une chanson assez sombre, au son influencé par l'Egypte antique, entrecoupé par un rock assez classique, mais efficace. Une chanson étrange, mais très bonne. "I love America" est un autre rock épuré, une parodie de l'Amérique redneck. "Fresh blood" est une chanson new wave/rock qui sait avoir une identité propre, un peu à l'image de ce qu'à fait Cooper dans Zipper catches skin. Enfin, "Pass the gun around" est une petite ballade rock agréable, au texte très sombre, qui sans être transcendante, s'achève par un retour de la mélodie glaçante de "Da Da".
En conclusion, Da Da est un superbe album. Pas à proprement parler conceptuel, mais très différent de ce que Cooper avait fait auparavant. La chanson titre ainsi que "Former Lee Warmer" sont des chefs d'oeuvre d'inventivité, et le reste est très bon également. Un album personnel qui s'affranchit de la musique 80's. Une expérimentation réussie mais malheureusement, ce fut un bide commercial. Cooper avait déjà fait cet album pour aller au bout de son contrat chez Warner, et ces derniers ne se souciaient plus d’Alice, qui alignait les bides et qui était alors oublié du grand public. Une honte.

5/6 (pour le principe, même si cela reste moins bien que les albums de la première partie des 70's).


- CONSTRICTOR (1986)



1. Teenage Frankenstein
2. Give It Up
3. Thrill My Gorilla
4. Life And Death Of The Party
5. Simple Disobedience
6. The World Needs Guts
7. Trick Bag
8. Crawlin'
9. Great American Success Story
10. He's Back (The Man Behind The Mask)

Trois ans se sont écoulés depuis le bide de Da Da dans les charts. Malheureusement, Cooper a repensé sa musique, et il privilégie le retour à un rock plus tendance, un metal fortement marqué FM 80's. Ainsi, les chansons se ressemblent toutes. Toutes basées sur la force des instruments (bof) et sur la voix d'Alice (bien, bien). Et toutes à peu près désignées pour passer à la radio. Des durées homogènes (entre 3 et 4 minutes par morceaux), des riffs massifs, des refrains entraînant... Bref, on est en plein milieu des 80's et cela transpire à l'écoute de l'album. Cependant, l'album n'est pas tout à fait impersonnel. Assez sombre dans l'ensemble, il fait encore quelques références aux classiques de l'horreur chers à Cooper. "Teenage Frankenstein", au titre évocateur (mélange de musique adolescente et de cinéma fantastique), et surtout "The Man Behind the mask", qui constitue la participation d'Alice Cooper à la BO de ce chef d'oeuvre de Vendredi 13 chapitre 6 : Jason le mort-vivant, et qui parle bien entendu de Jason Voorhees. Et qui donc inclue le fameux thème de Vendredi 13, le "tch-tch-tch-ha-ha-ha", que je reproduit ici divinement bien. Rien que pour cela, l'album reste appréciable. Allez, si l'on devait dégager quelque chanson de l'homogénéité ambiante, cela serait "The World need guts", pour son refrain viril et son texte sympathique. Le reste est vraiment typé 80's, un peu trop pour vraiment mériter de sortir du lot.
Un bon album qui achève définitivement la période new wave de Cooper au pofit du metal, qui sera désormais en permanence le genre utilisé par le chanteur. Mais une déception quand même, déjà par son côté très typé, et ensuite puisque Da Da laissait présager la réapparition de l'inventivité des 70's.

4/6


- RAISE YOUR FIST AND YELL (1987)



1. Freedom
2. Lock Me Up
3. Give the Radio Back
4. Step On You
5. Not That Kind Of Love
6. Prince Of Darkness
7. Time To Kill
8. Chop, Chop, Chop
9. Gail
10. Roses On White Lace

Album 100% rock, duquel toutes les tendances FM de l’album précédant sont virées. Extrêmement énergique, sombre et très violent, c’est assurément un chef d’œuvre. Loin de ceux des 70’s, mais un chef d’œuvre quand même. Les chants sont superbement maîtrisés, jamais braillards. Les paroles, violentes dans l’ensemble n’ont pas abandonné l’aspect humoristique, toujours très réussi chez Cooper, comme le prouve l’introduction de Lock Me Up (par ailleurs superbe chanson, que je ressortirais du lot avec Step On You). Prince Of Darkness marque la collaboration musicale de Cooper avec le grand John Carpenter pour son chef d’œuvre au même nom que la chanson.
Enfin, les trois chansons finales, Chop Chop Chop, Gail et Roses On White Lace établissent un retour aux tryptiques d’antant, avec une histoire macabre qui culmine dans les deux dernières : Gail est une sorte de Steven, tandis que Roses On White Lace est une chanson résolument metal, une des meilleure de l’album, conclusion parfaite de Raise Your Fist And Yell. Cet album est un chef d’œuvre qui marque l’orientation de Cooper pour la décennie à venir, ainsi que bien entendu son retour définitif.

6/6

PARTIE 4 : METAL

- THE BEAST OF ALICE COOPER (1989)



1. School's Out
2. Under My Wheels
3. Billion Dollar Babies
4. Be My Lover
5. Desperado
6. Is It My Body
7. Only Women Bleed
8. Elected
9. I'm Eighteen
10. Hello Hooray
11. No More Mr Nice Guy
12. Teenage Lament '74
13. Muscle Of Love
14. Departement Of Youth

Complétement inutile, ce Beast of reprend exactement les mêmes chansons que le Greatest hits, qu'il met dans un ordre différent et auquel il rajoute "Department of youth", issu de Welcome to my nightmare. Pas le meilleur morceau de l'album, en plus. Bref il s'agit avant tout de rappeler Cooper au bon souvenir du public pour la sortie de l'album suivant. Procédé commercial qui témoigne de la volonté de Cooper de réussir à redevenir populaire.


- TRASH (1989)



1. Poison
2. Spark In The Dark
3. House Of Fire
4. Why Trust You
5. Only My Heart Talkin'
6. Bed Of Nails
7. This Maniac's In Love With You
8. Trash
9. Hell Is Living Without You
10. I'm Your Gun

Ainsi donc, Cooper désire revenir sur le devant de la scène. A cette fin, il va s'associer au producteur Desmon Child (collaborateur de Pink Floyd, entre autre), qui possède pas mal de succès à son actif. La musique de Cooper va sensiblement rester liée à celle de Constrictor et surtout de Raise your fist and yell. C'est-à-dire qu'il va encore s'agir de metal, calibré pour passé à la radio. Une musique commerciale, et malheureusement un retour FM. Mais cette fois, le style 80's est oublié, et Cooper passe au 90's. Moins kitsch, encore plus violent, très énergique, très fort. A l'image de toute les compositions de l'album, toutes agréables, mais toutes semblables. Poison (chef d’œuvre) et House of Fire sortiront commercialement du lot, mais cela aurait aussi bien pu être Why Trust You, Bed Of Nails ou la plus torturée Hell Is Living Without You. Est-ce pour cela que l'album est mauvais ? Et bien no, absolument pas. Cooper croit beaucoup en ce qu'il fait, il met toute son énergie, prouvant qu'il peut rivaliser avec les plus jeunes. Sa voix a même gagné en intensité, avec un côté "voix cassée", très maîtrisée. Les textes ont perdus quelque peu leur originalité dans l'affaire, mais enfin il fallait faire des sacrifices et savoir laisser tomber les mises en scènes... La tournée qui suivie fut un grand succès, de même que les ventes de l'album. Cooper a donc réussit son pari. Les fans de la première heure peuvent être déçu du tournant commercial, mais enfin la musique n'est pas devenue inaudible... C'est pas du Bon Jovi non plus, cela reste violent et Alice est au sommet de sa forme.

5/6


- HEY STOOPID (1991)



1. Hey Stoopid
2. Love's a Loaded Gun
3. Snakebite
4. Burning Our Bed
5. Dangerous Tonight
6. Might As Well Be on Mars
7. Feed My Frankenstein
8. Hurricane Years
9. Little by Little
10. Die for You
11. Dirty Dreams
12. Wind-Up Toy

Pas grand chose à dire de plus que par rapport à Trash. Toujours du metal FM très correct, agressif, avec de la conviction. Peu d'identité personnelle, encore une fois. Enfin au sens où il n'y a pas la folie de titre comme "Ballad of Dwight Fry" ou "Da Da". "Feed my Frankenstein" (qui avec "Hey Stoopid" sera la chanson-phare de l'album) est à retenir pour sa référence à l'horreur, thème qui n'a jamais quitté Cooper. "Wind-up toy" commence comme une chanson typiquement cooperienne, avec de la musique enfantine, mais revient vite au metal propre à l'album. Je donnerais une mention spécial à "Little by little" et "Might as weel be on Mars", très bien rythmées, la seconde étant l’équivalent de "Hell Is Living Without You", de l’album précédent. Assez poignante.
Bref Cooper semble avoir trouvé son rythme de croisière. De la musique sympathique, certes, violente et qui rappelle aux jeunes musicos que le vieux est toujours là, mais Cooper semble tomber dans la facilité. Cela dit, à sa décharge, il se consacrait beaucoup à ses performances lives, et ces chansons sont des très bonnes bases pour foutre le feu à une salle.

5/6


- THE LAST TEMPTATION OF ALICE COOPER (1994)



1. Sideshow
2. Nothing's Free
3. Lost In America
4. Bad Place Alone
5. You're My Temptation
6. Stolen Prayer
7. Unholy War
8. Lullaby
9. It's Me
10. Cleansed By Fire

Changement de style avec cet album-concept qui s’ouvre par quelques notes acoustiques. Le thème est la tentation, comme le titre l’indique. Ce qui n’est peut-être pas étranger au fait que Cooper est devenu un born again christian… Ce qui aurait pu indiquer le pire. Mais pas du tout. Plus de sonorités FM ici ou même de métal pur jus, ce sont des chansons rock assez personnelles, homogènes dans leur styles, flirtant parfois avec la ballade dans It’s Me, jusque dans les paroles, parfois assez acerbes contre l’Amérique, comme dans Lost In America. Nothing’s Free et You’re My Temptation sont pour moi les mieux du lot. Cooper ressort ses effets de chants, avec des voix assez vicieuses. Pas grand chose à dire de plus de cet excellent album, sinon qu’il montre que Cooper tient encore la forme, malgré son nouveau changement de style. Malheureusement, The Last Temptation est assez sous-estimé et méconnu. Incompréhensible.

5/6

- CLASSICKS (1995)



1. Poison
2. Hey Stoopid
3. Feed My Frankenstein
4. Love's A Loaded Gun
5. House Of Fire
6. Lost In America
7. It's Me
8. Under My Wheels (Live)
9. Billion Dollar Babies (Live)
10. I'm Eighteen (Live)
11. No More Mr. Nice Guy (Live)
12. Only Women Bleed (Live)
13. School's Out (Live)
14. Fire

Et oui, un autre best of. Avec cette fois-ci des chansons à partir de Trash. Comme d'habitude les plus vendues ou les plus diffusées à la radio. Avec encore une fois des titres remontant à l'époque 70's, l'époque où Alice Cooper était un groupe. Ces chansons, enregistrées live dans les 90's, sont tous simplement énormes et donnent une idée des grandioses concerts que Cooper pouvait donner encore à cette époque. Enfin, une chanson inédite : la reprise du "Fire" de Jimi Hendrix, transpose en version metal. Pas un franc succès.


- A FISTFUL OF ALICE (1997)



1. School's Out
2. Under My Wheels
3. I'm Eighteen
4. Desperado
5. Lost In America
6. Teenage Lament '74
7. I Never Cry
8. Poison
9. No More Mr. Nice Guy
10. Welcome To My Nightmare
11. Only Woman Bleed
12. Feed My Frankenstein
13. Elected
14. Is Anyone Home ?

Un live. Les chansons sont prises de toutes les époques, ce qui est très bien. Une illustration des concerts de l’époque, déjà évoqués dans Classicks. Un duo avec Rob Zombie est également présent…
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