Méli-mélo de vos derniers visionnages

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Re: Méli-mélo de vos derniers visionnages

Message  Le Docteur le Sam 12 Fév - 10:56

Les chemins de la liberté

Après une longue absence, Peter Weir choisit de nous conter l'Histoire d'un groupe de prisonnier du goulag Soviétique alors que la deuxième guerre mondiale fait rage à l'Ouest. Les chemins de la liberté est un bel hommage à ces hommes qui ont su passer de Sibérie en Inde à pieds pour fuir leur oppresseur et retrouver leur liberté. D'abord austère comme le régime qui nous est décrit, la réalisation académique de Weir s'embrase par intermittences comme il quitte le camp et nous fait découvrir par petites touches le caractère et les histoires des compagnons. Des liens timides se tissent entre ces personnages hors du commun et profondément humanistes (certains plus que d'autres) campés par des acteurs splendides. Si on peut mettre en avant Ed Harris, qui est royal comme à son habitude, ainsi que Preston Sturges (Janusz, le leader de fortune de l'expédition) tout le cast mériterait des éloges. Et particulièrement Saoirse Ronan, révélation de Lovely Bones et La cité de l'ombre, qui confirme que malgré son jeune âge, elle peut voler des scènes à des acteurs nettement plus chevronnés. A mi chemin entre l'étrangeté et l'hostilité qu'il conférait à la nature dans Pique nique à Hanging Rock (il la filme ici dans toute son ampleur, à l'australienne) et de belles envolées lyriques qu'on lui a connu plus tard, Peter Weir pourrait faire du Malick s'il ne préférait pas s'attarder sur ces hommes malmenés par l'Histoire et les moments où ils osent malgré tout donner d'eux-même à leurs compagnons. Et en faisant ça, il nous offre un film d'une beauté rare. Pour l'instant le meilleur de cette année 2011.

5/6


Tron : l'héritage

C'est assez dubitatif que je me suis rendu à la séance de ce Tron qui s'est un peu fait massacrer par la critique et j'ai pourtant suivi l'aventure le sourire aux lèvres. La première raison est Daft Punk qui fait mouche même s'ils ne font qu'à moitié du Daft Punk, arrangeant quelques envolées aux morceaux électros, un peu de style U96 old school et un paquet de moments où la musique colle aux images (la scène du club est assez démente dans le genre). La deuxième raison est que visuellement c'est très beau, même si on finit vite par regretter les lunettes 3D qui ne rendent pas justice à la luminosité du film. Le coté spectacle son et lumière est parfaitement assumé, au point qu'à un moment j'avais totalement lâché l'histoire pour me prendre tout ça en pleine gueule. L'histoire est simple, mais efficace, assez bien rendue dans la volonté d'opposer un Homme mûr et l'image de l'idéaliste qu'il était à un instant T. Les deux jeunes héros font un peu pâle figure face à un Jeff Bridges ObiWanKenobiesque (putain vivement True Grit!), mais ça fait toujours plaisir de revoir Olivia Wilde maintenant qu'elle a quitté House.

5/6

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Re: Méli-mélo de vos derniers visionnages

Message  sutter cane le Mar 15 Fév - 5:10

Le Docteur a écrit:Les chemins de la liberté

Après une longue absence, Peter Weir choisit de nous conter l'Histoire d'un groupe de prisonnier du goulag Soviétique alors que la deuxième guerre mondiale fait rage à l'Ouest. Les chemins de la liberté est un bel hommage à ces hommes qui ont su passer de Sibérie en Inde à pieds pour fuir leur oppresseur et retrouver leur liberté. D'abord austère comme le régime qui nous est décrit, la réalisation académique de Weir s'embrase par intermittences comme il quitte le camp et nous fait découvrir par petites touches le caractère et les histoires des compagnons. Des liens timides se tissent entre ces personnages hors du commun et profondément humanistes (certains plus que d'autres) campés par des acteurs splendides. Si on peut mettre en avant Ed Harris, qui est royal comme à son habitude, ainsi que Preston Sturges (Janusz, le leader de fortune de l'expédition) tout le cast mériterait des éloges. Et particulièrement Saoirse Ronan, révélation de Lovely Bones et La cité de l'ombre, qui confirme que malgré son jeune âge, elle peut voler des scènes à des acteurs nettement plus chevronnés. A mi chemin entre l'étrangeté et l'hostilité qu'il conférait à la nature dans Pique nique à Hanging Rock (il la filme ici dans toute son ampleur, à l'australienne) et de belles envolées lyriques qu'on lui a connu plus tard, Peter Weir pourrait faire du Malick s'il ne préférait pas s'attarder sur ces hommes malmenés par l'Histoire et les moments où ils osent malgré tout donner d'eux-même à leurs compagnons. Et en faisant ça, il nous offre un film d'une beauté rare. Pour l'instant le meilleur de cette année 2011.

5/6

Tu as dis tout ce que je voulais dire, donc un gros +1.
Sauf que le meilleur film de 2011, c'est Detective Dee.
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Re: Méli-mélo de vos derniers visionnages

Message  Le Docteur le Lun 21 Fév - 3:57

Le discours d'un roi

C'est l'Histoire de George VI qui ne l'est pas encore au début du film donc on l'appellera Albert. Donc Albert a un gros problème : Il est bègue. Ce problème est d'autant plus marqué que les années qui nous intéressent (fin 30's) voient l'avènement de la radio et que la famille royale se voit contrainte de communiquer pour exister. Parler en public accentue logiquement le défaut d'Albert, qui ne trouve aucun médecin pour y remédier, jusqu'à ce que sa femme prenne les choses en main et lui présente un homme aux méthodes atypiques: Lionel Logue. Celui-ci n'a aucun titre mais il a appris son métier en aidant les soldats traumatisés de la première guerre mondiale. D'abord revêche, Albert finit par accepter sa thérapie mais au fur et à mesure de son accomplissement, des difficultés de plus en plus grandes se dressent sur son chemin, jusqu'à ce que le sort le conduise à devenir roi.
Le discours d'un roi est impeccable sur la forme et il va à l'essentiel sur le fond. C'est assez rare pour que ce soit souligné. La réalisation de Tom Hooper accompagne parfaitement l'Histoire qui se dessine tout comme elle laisse exister ses personnages en tant qu'individus. Une distribution cinq étoiles : Helena Bonham Carter toute en retenue, Michael Gambon, Guy Pearce, Sir Derek Jacobi accompagne Geoffrey Rush et Colin Firth. Ce dernier est bluffant dans le rôle titre, et le mot est faible. Après "a single man" l'année dernière, on se rend compte une nouvelle fois à quel point il était sous-employé à jouer les faire-valoir de Hugh Grant dans Bridget Jones. On ne dit pas non à un peu d'académisme, surtout quand c'est un trompe l'oeil car le réalisateur sait tellement bien ce qu'il filme qu'il suffit parfois d'un plan pour transmettre l'émotion qu'il faut au bon moment. S'il excelle à décrire le parcours du futur roi et son impuissance face à son défaut d'élocution ainsi que les liens d'amitié qui se tissent entre Albert et Logue, le film parvient aussi bien à décrire par petites touches l'homme derrière la réussite, le fameux Lionel Logue. Un acteur raté qui parvient grâce à cette chance inespérée à cotoyer les grands de son pays tout en demeurant d'une grande simplicité, un homme qui aurait voulu être roi sur scène et qui parvient à adopter ce rôle dans la vie à travers Albert. Le dernier plan ne laisse pas de doute sur la récompense par procuration qu'il reçoit lorsque la foule acclame son patient. Le discours du titre qui précède est d'autant plus puissant qu'il nous oppose George VI le bègue et Hitler, un des meilleurs orateurs de son temps et que, contextualisé, il prend toute l'importance Historique qu'il mérite. Prononcé dans la peine mais à force de volonté, il galvanisera les anglais qui sortiront la tête haute de cet épisode tragique. Tom Hooper filme ce discours avec une telle acuité qu'ajouté à ce qui a précédé, j'ai moi-même eu envie d'applaudir. Du bon boulot!

5/6

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Re: Méli-mélo de vos derniers visionnages

Message  Cradle of Suffering le Ven 11 Mar - 1:07

Tu peux ouvrir des topics Jesse (depuis février on en a plus)




La Famille Brooks reçoit, un soir, un télégramme qui leur annonce la mort de leur fils Andy, parti faire la guerre au vietnam. Et pourtant la mère refuse d'y croire, et elle a raison, andy débarque quelques jours plus tard dans la maison familiale, son arrivé et mystérieusement accompagnée du meurtre d'un auto-stoppeur. Mais ce qui importe c'est qu 'Andy est revenu, mais changé, il n'a plus faim, plus soif, ne parle plus, et reste enfermé dans sa chambre avec son rocking chair aux grincement infernaux.

Film (1974) de Bob Clark ; Porky's I et II, Black chrismath (l'original), etc...

Très agréablement surprise, le mort vivant est loin d'être seulement un film de "zombie" comme on en voit par paquets, il traite également du drame social. La mise en scène de la destruction de la cellule familiale est très interessante (et réussie), ça va très loin, chaque personnage est poussé au fin fond de ses retranchements. Petit info qu'on apprend dans les bonus du dvd, il s'agit du premier film de Tom Savini en tant que maquilleur! I love you

4.5/6



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Re: Méli-mélo de vos derniers visionnages

Message  Nico le Sam 9 Avr - 21:53

Un petit mot en passant pour dire que j'avais passé un moment assez sympa avec Sucker Punch, mais peut-être est-ce dû à mon besoin de me changer les idées et au fait de le voir avec ma filleule !!!

L'histoire et les héroïnes, une fois qu'on accroche au principe des mondes "imaginaires", sont attachantes... même si c'est vrai que l'on se doute assez rapidement de la fin du film...

Visuellement et musicalement il est aussi bien réussi.
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Re: Méli-mélo de vos derniers visionnages

Message  Cradle of Suffering le Ven 15 Avr - 10:26



( MIRACLE MILE )

Par Steve De Jarnatt (1988)

Harry Washello (Anthony Edwards, celui à la calvitie et à lunettes dans Urgences) rencontre une femme dans un musée, hop c'est le coup de foudre, ils tombent amoureux en moins de 5min, la nuit même ils ont leur premier rencard. Harry se réveille très en retard (panne de courant donc de réveil), il se rend devant un snack, lieu du rendez-vous, et de là, tout part en vrille, le téléphone de la cabine téléphonique se met a sonner, au bout du fil un mec complètement affolé qui prévient de la destruction totale de Los Angeles dans une heure, juste avant de se faire buter (on entendra les coups de feu).

Petit film pré-apocalyptique très sympathique (mais très niais également), à partir du mysterieux coup de fil on assiste a des scènes les plus "grotesques" (pas forcément dans le mauvais sens) les unes que les autres, la VF est nanardesque, tout comme la plupart des répliques, mais par contre les cinq dernières minutes sont une véritable surprise!

3/6 Sympa un dimanche de pluie!


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Re: Méli-mélo de vos derniers visionnages

Message  sutter cane le Sam 16 Avr - 9:35



Pina

Wim Wenders et Pina Bausch avaient ce projet en tête depuis un moment, mais les deux étaient tombés d'accord sur le fait qu'il n'y avait pas de technologie capable de retranscrire les spectacles de Danse correctement, l'arrivée de la 3D 3d stéréoscopique ces dernières années et son "installation" dans le paysage cinématographique ont remis ce projet a jour, seulement voila, Pina est morte au début du tournage et le documentaire prévu initialement s'est transformé pour accueillir en plus un hommage a la Danseuse/chorégraphe, ainsi le documentaire est construit autour d'extraits de ballets et de pensées des Danseurs qui parlent de leur rapport a la Danse et de leurs souvenir de Pina.
Pour la danse, Wenders utilise a la fois des mouvements de caméras qui nous plonge au cœur du ballet et au plus prés des danseurs, ce qui contribue a créer une immersion efficace et prolonger par des effets de profondeur et de perspective de la 3D, cette dernière étant aussi utilisée pour des effets de couches a travers des rideaux ou les éléments naturels utilisés dans la chorégraphie, le challenge technique est hautement réussie, tout cela est beau, il n'y a rien a redire a cela.
En revanche, la ou le documentaire pèche, c'est au niveau de sa construction en enchainant les extraits, car si cela fonctionne pour le sacre du printemps, c'est un peu plus compliqué pour la danse contemporaine, ou on aurait besoin de plus de temps pour rentrer dans le spectacle, le fait de passer d'un spectacle a l'autre limite l'implication du spectateur ce qui a eu pour conséquence qu'au bout d'un moment j'ai fini par trouver le documentaire long, alors que les scènes prises une par une, marcherait surement, c'est fort dommage, en voulant beaucoup en montrer, Wenders a fini par me sortir de son documentaire.
3/6.





Sucker Punch :

Ouais, ben, c'est nul ce film.
Et du Nul chiant, c'est bien le problème de ce film qui l'a laissé de coté la plupart du temps, la faute en grande partie a sa structure linéaire et répétitive, une fois la surprise passé du 1er rêve dans le rêve et le combats contre les samouraïs c'est la même chose, un plan en plusieurs niveaux ou ce qui pourrait être prenant dans une réalité laisse la place a une vision ou on ne peut s'inquiéter pour les héroïnes qui ne peuvent mourir et ou tout est possible pour résoudre tout les dangers qui pourraient s'amener devant eux, du coup, ce la donne la désagréable impression de regarder Zack Snyder faire joujou tout seul avec sa caméra, comme on regarderait un type s'éclatait devant un jeu vidéo.
Cette impression étant aussi renforcer par le fait que dans ses saynètes, malgré le fait de passer de zombies, dragons, robots, on a l'impression d’être dans le même monde, l'imagination promis ne semble pas ainsi au rendez vous et m'a ainsi donné l'impression de voir la même chose se répéter devant les yeux, ce la s'explique en partie par le fait que Snyder est choisi d'appliquer des teintes de couleurs différentes selon le niveau de réalité pour que le petit spectateur ne soit pas perdu. (c'est tellement compliqué !).
Il faut dire que la finesse et Snyder, ça fait deux, il n'y a qu'a voir l'utilisation le B.O. (elle même catastrophique).
Sinon, techniquement, c'est pas vraiment mauvais, j'ai l'impression qu'il y a moins de ralentis/accélérés foireux qu'avant, ou c'est peut être que ça colle plus a son univers, c'est moins moche que je pensais, le problème vient surtout de l'écriture du film, la linéarité du film donc, mais aussi le fait que ça soit finalement assez bête.(la phrase de fin, au secours !) et aussi, c'est pas ça non plus au niveau des acteurs, Emily Browning nous faisant la performance de n'avoir qu'une seule expression faciale dans tout le film.
Spoiler:
(j'ai cru que la lobotomie se faisait avant le rêve du coup...)
Il est gentil Zack de vouloir se faire plaisir en faisant des courts métrages, mais ça serait mieux de faire un vrai scénario pour tout relier ou de faire juste une compilation sinon.
1/6.





Black Death

Je suis content de n'avoir pas vu ou lu grand chose de ce film avant de le voir, car ça fonctionne vraiment bien avec l'approche de celui ci qui est assez déconcertant, pendant tout le film on peut se demander vers quoi il va mener, un massacre, une repentance, du fantastique ou non, etc...
Tout le film joue constamment sur l’ambigüité, ainsi, on ne sait vers quels personnages on pourrait s'identifier, Sean Bean ? Le jeune moine ? la chamane ? (Carice ! :wub:), le monde présentait est très sombre, la mort flotte partout et elle contribue a développer la folie des hommes prêt a sacrifier n'importe qui pour trouver une lueur d’espoirs, quand on voit le passif des mercenaires envoyés par l'église, il est difficile de leur faire confiance, du coup, dés qu'on tombe dans un village qui semble libéré du carcan de l'église de l'époque, on se dit que le salut viendra peut être de la.
Spoiler:
Sauf qu'en fait, ceux qui se sont détournés de la religion chrétienne a cause de ces excès sont aussi horribles qu'eux, le mal présent dans la nature humaine les rattrapes, ils n'ont pas évolués contrairement a ce qu'on aurait pu croire, ils ont juste remplacé une croyance par une autre et gardés la même nature profonde.
Et la on pourrait se remettre a croire au jeune moine, mais non, il reste enfermé dans sa foi, malgré l'ouverture qu'on pouvait percevoir, ceci étant du aussi aux pratiques qu'il vient de voir sous ses yeux. Bref, il n'en a pas un pour sauver l'autre et faire preuve de réelle humanisme, tout le monde est pourri.

Et tout ça se confirme dans la fin qui amène définitivement le film dans une noirceur qui m'a bien pris, sans cette fin d'ailleurs qui permet au film d'aller au bout de son propos, j'aurais trouvé le film juste bien, un bon mélange de Wicker Man et de la chair et le sang, avec une mise en scène pas toujours au top (le combat de la grotte) qui se rattrape par de jolis plans ici et la.
Mais au final, je trouve que Cristopher Smith a vraiment réussi son coup et avec ce film et Triangle, il arrive a me faire oublier Sévérance et Creep que je trouvais bien moyen et me donne envie de suivre sa carrière.
5/6.






SCREAM 4

Et bien, je ne trouve pas évident de parler de ce film. J'ai l'impression d'avoir quasiment tout oublié, surement parce que j'y ai vu un grand vide filmé par un réalisateur qui fait un minimum le boulot mais qui est vraiment en mode automatique et qui n'a plus rien a raconter.
Et j'ai envie de dire, ne croyez pas ceux qui disent que le film est mauvais mais avec un début et une fin qui rattrape le reste, j'ai plutôt envie de dire que tout est du même niveau, un niveau qui rappelle Scream 3.
Bon, la fin est pas mal, mais elle aurait pu être super,
Spoiler:
si la jeune Prescott avait survécu et l'ancienne morte, ça aurait été un peu couillu et aurait pu amener des idées a exploiter pour les suites
, au lieu de ça, Craven, préfère flatter les "vrais fans d'horreur",
Spoiler:
L’original dépasse toujours le remake, Wink
...
La volonté de Craven de voir s'intéresser aux remakes est logique dans la construction de la saga, mais voila, lui et ses scénaristes se prennent les pieds dans le tapis de ce piège tendu d'avance, un remake c'est nul quand on connait déjà l'original, ouais, ok, mais Craven joue beaucoup trop la dessus, ou pas, car ce n'est plus juste des sensations de déjà vu qui auraient pu être amusantes si elles avaient été intelligemment traités, la on a des impression d'avoir vu ça 1000 fois déjà (bon, on est dans un slasher aussi, ça explique cela), le film se regarde donc comme un objet creux qui rappelle des souvenirs, mais qui n'a aucune efficacité.
On pourrait presque crier au génie, pour le fait que Craven est réussie a démontrer la mauvaise idée de faire des nouveaux films en remakant les anciens au lieu d'apporter de nouvelles idées.
Mais manque de bol, d'une part, ça m'étonnerait que ça soit, sa volonté de tenir le spectateur à l'écart et d'autre part, on l'avait déjà remarqué tout seul, comme des grands, merci Wes.
1/6.





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Re: Méli-mélo de vos derniers visionnages

Message  Prytwen le Sam 16 Avr - 11:11

sutter cane a écrit:
Black Death
Un film bien plaisant avec une ambiance réussie mais Christopher Smith aurait, pour mon goût, dû accentuer la noirceur des personnages et plus développer leurs tourments intérieurs. Sean Bean aurait pu, également, changer de coiffure et de vêtements depuis Le Seigneur des Anneaux.
J’attendais un bon moment de cinéma et je n’ai pas été déçu / 6

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En plus c'est vrai

Message  Le Docteur le Sam 16 Avr - 12:17

sutter cane a écrit:
SCREAM 4

Et bien, je ne trouve pas évident de parler de ce film. J'ai l'impression d'avoir quasiment tout oublié, surement parce que j'y ai vu un grand vide filmé par un réalisateur qui fait un minimum le boulot mais qui est vraiment en mode automatique et qui n'a plus rien a raconter.
Et j'ai envie de dire, ne croyez pas ceux qui disent que le film est mauvais mais avec un début et une fin qui rattrape le reste, j'ai plutôt envie de dire que tout est du même niveau, un niveau qui rappelle Scream 3.
Bon, la fin est pas mal, mais elle aurait pu être super,
Spoiler:
si la jeune Prescott avait survécu et l'ancienne morte, ça aurait été un peu couillu et aurait pu amener des idées a exploiter pour les suites
, au lieu de ça, Craven, préfère flatter les "vrais fans d'horreur",
Spoiler:
L’original dépasse toujours le remake, Wink
...
La volonté de Craven de voir s'intéresser aux remakes est logique dans la construction de la saga, mais voila, lui et ses scénaristes se prennent les pieds dans le tapis de ce piège tendu d'avance, un remake c'est nul quand on connait déjà l'original, ouais, ok, mais Craven joue beaucoup trop la dessus, ou pas, car ce n'est plus juste des sensations de déjà vu qui auraient pu être amusantes si elles avaient été intelligemment traités, la on a des impression d'avoir vu ça 1000 fois déjà (bon, on est dans un slasher aussi, ça explique cela), le film se regarde donc comme un objet creux qui rappelle des souvenirs, mais qui n'a aucune efficacité.
On pourrait presque crier au génie, pour le fait que Craven est réussie a démontrer la mauvaise idée de faire des nouveaux films en remakant les anciens au lieu d'apporter de nouvelles idées.
Mais manque de bol, d'une part, ça m'étonnerait que ça soit, sa volonté de tenir le spectateur à l'écart et d'autre part, on l'avait déjà remarqué tout seul, comme des grands, merci Wes.
1/6.


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Re: Méli-mélo de vos derniers visionnages

Message  sutter cane le Sam 16 Avr - 12:18

C'est a dire ?

Prytwen a écrit:
sutter cane a écrit:
Black Death
Un film bien plaisant avec une ambiance réussie mais Christopher Smith aurait, pour mon goût, dû accentuer la noirceur des personnages et plus développer leurs tourments intérieurs. Sean Bean aurait pu, également, changer de coiffure et de vêtements depuis Le Seigneur des Anneaux.
J’attendais un bon moment de cinéma et je n’ai pas été déçu / 6
En fait j'ai bien aimé ça, le fait qu'on ne s’appesantit pas sur les personnages, c'est un peu des archétypes, on nous les présentent brièvement, pas besoin d'en savoir plus, on les connait déjà, on les as déjà vu 10000 fois, ça leur donne en plus une part de mystère, mieux vaut ne pas en savoir plus, notre imagination suffira et n'arrivera pas a s'approcher de la noirceur intérieur qu'ils ont a transporter dans leur voyage pour chercher l’éventuelle absolution.
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la critique est en préparation, je vais me le traîner comme inception ce film

Message  Le Docteur le Sam 16 Avr - 12:24

Tout ça est vrai mais j'ai bien aimé.
Je me prépare au bonnet d'âne et autres châtiments corporels de la part de la team de l'Ouvreuse.

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Re: Méli-mélo de vos derniers visionnages

Message  sutter cane le Sam 16 Avr - 12:28

Le Docteur a écrit:Tout ça est vrai mais j'ai bien aimé.
Je me prépare au bonnet d'âne et autres châtiments corporels de la part de la team de l'Ouvreuse.

No

Halala...
Mais j'ai encore confiance en toi.
Un jour,
Tu sauras.
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Re: Méli-mélo de vos derniers visionnages

Message  crazy babysitter le Sam 16 Avr - 22:56

"La fille du puisatier".
4/6.

En dépit de l'académisme, même s'il n'est pas forcément dévalorisant, de la mise en scène et de l'absence totale de nouveauté au sein de ce que j'appelle le cinéma régionaliste provençal (oui, c'est un genre)., le film de Daniel Auteuil se montre vraiment touchant et attachant. La sobriété est de mise, y compris chez Kad Merad, les dialogues s'avèrent même suffisamment intenses et riches en émotions pour laisser échapper la petite larme, surtout dans les rapports entre les deux jeunes amoureux et les comédiens sont tous très justes. Je pense que Daniel Auteuil, un acteur que personnellement j'adore dans la plupart de ses rôles (sauf "MR 73", dernièrement) a simplement voulu se faire plaisir, n'a pas cherché à la prétention et cela lui convient parfaitement.
Il ne s'agit pas d'un film que je désespérais de ne pas voir et je n'avais même pas l'intention d'y aller mais poussée par la force des choses, je ne regrette finalement pas la projection.


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Re: Méli-mélo de vos derniers visionnages

Message  Otis le Sam 16 Avr - 23:10

sutter cane a écrit:En fait j'ai bien aimé ça, le fait qu'on ne s’appesantit pas sur les personnages, c'est un peu des archétypes, on nous les présentent brièvement, pas besoin d'en savoir plus, on les connait déjà, on les as déjà vu 10000 fois, ça leur donne en plus une part de mystère, mieux vaut ne pas en savoir plus, notre imagination suffira et n'arrivera pas a s'approcher de la noirceur intérieur qu'ils ont a transporter dans leur voyage pour chercher l’éventuelle absolution.
Tout à fait d'accord avec toi et ça a vraiment favorisé mon immersion dans le film. Pour moi ces personnages "existaient" tous (si on parle juste de ceux du "commando",même celui hyper casse gueule interprété par Andy Nyman est formidablement géré) et c'est de plus en plus rare de nos jours où on a plus tendance à définir grossierement les personnages secondaires sans se soucier de leur épaisseur (en même temps c'est tellement facile les cases sont déja pré-remplies Mad ).

Beaucoup aimé aussi ce BLACK DEATH /6
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Re: Méli-mélo de vos derniers visionnages

Message  Cradle of Suffering le Lun 2 Mai - 23:31




Il reste du jambon ou le concours et la surenchère de la plus mauvaise vanne, et ça pendant 1h30 qui en semble 3....
Le scénar sans doute autobiographie (par la meuf à Ramzy) est une comédie romantique chiante et éprouvante (à regarder)
0/6 rien à sauver.

Hatchet 2:



Réalisé par Adam Green et avec Kane Hodder, Danielle Harris, Tony Todd, John Carl Buechler.

Suite directe, Marybeth se débat toujours avec Victor Trolaid! (ou Crowley), et arrive à s'échapper pour atteindre la ville. Elle retourne voir le révérend Zombie pour le convaincre de l'aider à y retourner pour y rapatrier le corps de son père et de son frère tuer par le "monstre". Le Révérend recrute une poignée de Redneck avec à la clef une récompense pour la tête de Victor.

Je pense avoir trouvé et haut la main, la pire VF francaise existante, d'après moi ils étaient tous saoul lors des doublages...
Mis à part les scènes gores, le film est très mauvais, et très chiant, bien pire que son prédécesseur, Danielle Harris qui d'habitude tellement mignonne, a la tête d'une camée, le scénar provient certainement d'un mioche qu'Adam Green a entendu en faisant la queue au Mcdo, rien d'original, les scènes de nuit sont chiantes à mater (très fade) et le film est parsemé de scènes beaucoup trop longues.
Fuyez!!!

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Re: Méli-mélo de vos derniers visionnages

Message  Prytwen le Mar 3 Mai - 0:19

Deux films que j'ai vus récemment ! Cool
Donc, je cause...

Cradle of Suffering a écrit:Il reste du jambon... 0/6 rien à sauver.
C'est effectivement d'une hauteur de réflexion sur le racisme et l'intégration d'un niveau extrêmement pauvre et doté d'un humour de Café du Commerce.

Cradle of Suffering a écrit:Hatchet 2... Fuyez!!!
Le titre me disait bien quelque chose... J'ai été voir des photos sur Gogol pour me le remettre en tête et me souvenir que je l'ai vu il y a moins de 15 jours. MrGreen
Bon, c'est vrai, c'est nullissime... même les scènes gores.

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Re: Méli-mélo de vos derniers visionnages

Message  Oogie Boogie le Mar 3 Mai - 3:28

J'ai failli poster un truc ici, mais quand j'ai vu qu'on parlait de "Il reste du jambon?" j'ai perdu toute motivation...
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Re: Méli-mélo de vos derniers visionnages

Message  Prytwen le Mar 3 Mai - 4:45

Ah ! Tu l'as vu aussi. MrGreen


- C'est pas ma faute ! Je savais pas qu'Oogie aimait pas le jambon.
- Si c'est ta faute !

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Re: Méli-mélo de vos derniers visionnages

Message  Cradle of Suffering le Mar 3 Mai - 4:58

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Re: Méli-mélo de vos derniers visionnages

Message  Le Docteur le Jeu 5 Mai - 22:29

En quatrième vitesse (Kiss me Deadly)

Redécouverte d'un classique de Robert Aldrich, adaptation d'un Mike Hammer de Mickey Spillane. La première vision il y'a quelques années avait fait son petit effet mais là ce fut une vraie claque. On est bien devant un film noir, formellement (au niveau des lumières, du cadre) ou narrativement (l'enquête du détective), mais le cadre du genre est le seul à nous apporter un minimum de sécurité face à tous les éléments déviants qui viennent contaminer le film. Le premier touché est la figure du détective à la Chandler/Hammett qui est attaqué de front dès la première scène, puis ensuite, lui-même résigné par l'image de loser autosatisfait qu'il renvoie, constamment en décalage par rapport aux autres personnages (Ralph Meeker est impeccable à ce niveau) et au final échouant à rétablir l'ordre menacé. Car le monde n'est pas montré tel qu'il est, et les forces qui le corrompent apparaissent comme profondément encrées dans chacun des personnages (sauf les fidèles amis de Mike) autant qu'elles apparaissent comme insurmontables, voire définis par un ordre plus grand. Face à ce chaos, Mike Hammer ne peut qu'errer à la recherche d'une vérité qu'il ne peut plus saisir, mais qu'il se refuse à subir en paradant pour sauver la face. A ce niveau, en quatrième vitesse met un point d'honneur à brouiller les repères et préfigure le polar des 70's par la violence de certaines images (Point Blank n'est pas loin non plus) et sa représentation de la société.
En quatrième vitesse baigne dans la paranoïa, pour au final déboucher sur un grand vide irrationnel, une absence de réponse. La dernière partie du film remplace l'or d'un faucon maltais par une mallette contenant un matériel étrange (en relation avec le nucléaire) qui produit des effets dévastateurs mais dont la nature demeure inconnue du spectateur. Le fait que le film baigne dans un schéma classique fait ressortir une incompréhension et un malaise encore plus grand de ces non-dits, un sentiment de paranoïa constant (guerre froide oblige). Ces aspects rapprocheraient plus en quatrième vitesse du cinéma de David Lynch que des films noirs prédécesseurs. La boîte de la fin sous le contrôle d'un mystère supérieur incompréhensible rappelle d'ailleurs la boîte de Pandore ouverte par Laura Harring dans Mulholland drive (et dans son contexte et ses effets l'Arche d'Alliance des aventuriers de l'Arche Perdue), la route sans fin et sans réponse préfigure parfaitement celle de Lost Highway alors que l'attirance étrange et fatale des personnages envers l'objet renvoie à la chambre rouge de Twin Peaks. Un film à voir!

6/6

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Re: Méli-mélo de vos derniers visionnages

Message  Le Docteur le Sam 7 Mai - 11:08

Détour

Un film de Edgar G Ulmer, pour qui l'expression de série B n'est pour une fois pas galvaudée. Tourné en 1945 pour figurer dans les fameux double programmes des studios avec une budget anémique et en six jours, Détour fait fi de toutes ces contraintes de productions pour donner un film de 64 mn aussi ingénieux qu'opressant. Dans la veine du film noir, on suit l'histoire d'un homme dont la vie sera brisée par un coup du destin, une suite de mauvais choix et la rencontre d'une femme avide qui n'a plus rien à perdre. Le film commence dans un pessimisme à peine tempéré par le flashback sur la vie passée du héros, Al Roberts (Tom Neal), pianiste dans un bouge New-Yorkais. On y voit son histoire d'amour avec une femme qui a décidé de rejoindre Hollywood, et ainsi ce qui l'a amené à faire du stop pour la rejoindre. Dès lors, la progression des événements est inexorable, aucun élément romanesque ne pouvant sauver l'homme de bonne volonté de sa déchéance. Un beau tour de force raconté à la première personne et au passé par un homme qui n'est plus que l'ombre de lui-même, aussi bien géré narrativement que porté par les violents échanges entre Tom Neal et Ann Savage.

5/6

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Re: Méli-mélo de vos derniers visionnages

Message  sutter cane le Dim 8 Mai - 0:18

Thor :

A ma grande surprise, j'ai trouvé ça sympa.
alors que j'y allais juste parce que c'est un film de supers héros, comme un sacerdoce.
Et puis au final, ça doit être le film récent du genre que j'ai du préférer.
Non, pas que le film soit génial, loin de la, mais au moins j'ai eu l'impression de voir du comics book a l'écran, la dernière fois ça devait être pour X-Men 3 (et ouais).
J'ai trouvé la représentation des Asgardiens crédible, le gros coté toc qui transparaissait a la bande annonce devient acceptable en salles et une fois plongé dans cet univers, surement a cause de l'approche de Brannagh qui la prend au sérieux et semble croire a son drame familial (Shakespearien tout ça, diront les critiques cinés pour faire bien), ça aurait pu être bien lourd et en fait pas du tout, c'est juste un moteur pour faire avancer l'intrigue autour de Loki et de ses manipulations et du plan de Papa Odin pour faire grandir Thor.
Brannagh d'ailleurs a l'air tellement de s'intéresser a ses dieux qu'il en oublierait la consistance des personnages terriens, Portman, fade, le Scientifique pareil, Kate Dennings insupportable, Oeil de Faucon, juste la pour faire coucou, on se demande pourquoi le mettre si c'est pour en faire ça, heureusement que le monde terrien est le plus souvent contaminé pas l'Asgardien.
Niveau mise en scène, la première bataille résumée contre les géants de glace fait très peur, c'est juste illisible, heureusement, c'est mieux pour la suite, mais pas top non, plus, juste passable, l'action c'est pas le truc de Branagh, il a du délégué a la seconde équipe
Le film a donc pas mal de défauts, mais au final, il ne sont pas si dérangeants, j'aime l'approche de prendre le risque de faire toc en créant un univers irréaliste et de s'y tenir, ça noue change des envies de faire du super héros réaliste.(suivez mon regard).
On est encore bien loin du grand film, mais ça atteint son but premier, divertir.
4/6.

Source Code
:
Un petit film de S-F a concept, sauf que le concept pouvait s'épuiser assez rapidement, voir le héros du film revivre en boucle 8 min dans un train avant que celui ci explose, ça peut être vite chiant, il n'en est rien ici, d'une part, le scénario explore toutes les possibilités offertes par ce postulat, mais aussi heureusement, Il se passe autre chose autour du héros qui retourne dans une étrange capsule ou il fait un briefing a des scientifiques qui gardent un étrange secret autour de lui entre deux voyages dans le corps du voyageur du train, oui à la code Quantum, d'ailleurs Scott Bakula prête sa voix à un personnage.
Le tout forme un agréable divertissement qui est moins simple qu'il n'y parait en s'intéressant a quelques thématiques classiques de S-F mais qui au final marquera moins que Moon, mais c'est suffisant pour me donner envie de suivre la carrière de Bowie Jr.
4/6.

Bon. A. Tirer.
Ha, ha, quel jeu de mot dans le titre Français !
Mais bon, on aurait pu avoir un "Very Bad Pass" pour traduire le Hallpass original, qui désigne le passe que donne les femmes des deux gentils crétins de héros qui peuvent faire ce qu'ils veulent de leurs corps dans une semaine "hors mariage".
On assiste à un mélange de comédie étrange, d'une part la majorité du film plaisante sans plus qui se pose sur un humour basé sur le fait que le puritanisme empêche les deux gars de véritablement assumer des pulsions pourtant bien présentes et de temps en temps on retrouve des gros gags qui tachent (les meilleurs) pour nous rappeler que quand même, on est bien devant un film des Farrelly.
Le mélange n'est pas désagréable, mais ça ne fait pas beaucoup rire, malgré quelques gros éclats.
3/6.

Working Class :

J'ai décidé d'enfin me voir les films qui me manquaient dans la filmographie de Tsui Hark en commençant par cette comédie cantonaise de Cinema City ou il n'est pas aisé de retrouver la patte du cinéaste fou, ce genre de production demandant surement avant tout d'offrir une réalisation lambda pour que chaque réalisateur puisse être interchangeable, Tsui Hark semble prendre plus de plaisir devant la caméra que derrière et pourtant on retrouve un de ses thèmes favoris, la révolte du peuple ouvrier devant un pouvoir abusif, incarnés ici de façon bien sur grossière par des travailleurs d'une usine de pâtes qui se font maltraités par leurs responsables incompétents, prêt à tout pour se faire de l'argent.
Le film est aussi un véhicule pour Sam Hui, star de pop cantonaise qui a le beau rôle du héros qui sait se battre et se tape la fille du patron.
Si on aime l'humour Cantonais, ce n'est pas désagréable, mais ça reste un film bien mineur dans la filmographie de Hark, heureusement, qu'entretemps le bonhomme était occupé a des films plus personnels comme Shanghai Blues et Peking Opera Blues qui ne l'on pas laissés sombrer dans l'anonymat qu'appelle ce genre de productions.
3/6.

Je vous laisse découvrir le magnifique Trailer/Clip du film :








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Message  Le Docteur le Mar 10 Mai - 20:29

Dans la catégorie redécouvertes :

Shock Corridor

de Samuel Fuller. Raconte l'histoire journaliste qui est prêt à tout pour avoir le Pulitzer, y compris de se faire passer pour un fou afin de résoudre un crime qui a été commis entre les murs d'un asile. Il lui faudra rencontrer chacun des trois fous qui ont été témoins du meurtre et exploiter leurs éclairs de lucidité pour qu'ils lui dévoilent le meurtrier. Tourné en 1963, Shock Corridor reste très efficace en dépit d'un sujet dont l'appréhension a bien évolué depuis (la folie) et un scénario qui n'évite pas des facilités (le prétexte à l'entrée dans l'asile, la soudaineté de la fin). Le noeud du film se trouve autrepart, dans la manière d'appréhender la folie à l'écran. Si les acteurs sont tous convaincants, c'est surtout la réalisation qui parvient avec peu de moyens (utilisation de la couleur, des surimpressions, des cadrages etc...) à rendre palpable l'atmosphère délétère aussi bien extérieure (l'asile) qu'intérieure qui fait peu à peu plonger le héros. Shock Corridor est aussi un film de son époque, dont il se plaît à dénoncer les fléaux à travers la double personnalité des trois témoins : anti-communisme, ségrégationnisme et peur du nucléaire. Fuller montre ainsi que le monde de l'époque regorgeait de cinglés en puissance autant que cet asile. Comme notre journaliste porte en lui les germes de sa propre folie qui le rendront plus sensible à la contagion de l'Institut.

5/6

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Re: Méli-mélo de vos derniers visionnages

Message  Le Docteur le Mer 11 Mai - 22:03

La Forêt d'Emeraude
De John Boorman

Un ingénieur qui dirige la construction d'un barrage en Amérique du Sud perd son fils dans la jungle Amazonienne. Il le cherche pendant des années et le retrouve finalement dans la tribu des "Invisibles", des Indiens qui ont depuis élevé le gamin et qui lui font subir son rite de passage. Blessé par une autre tribu, l'ingénieur finira pas retrouver son fils et par s'attacher aux Indiens au point de leur venir en aide. On a à faire à un très bon film, passionnant de bout en bout, porté par quelques facilités (sans doute le recul des années, le film date de 1985) mais le récit est mené de main de maître. Un tournage en forêt amazonienne (qui a duré deux ans) et le sens des grands espaces de Boorman, il n'en faudra pas plus pour créer une parfaite immersion dans ce monde étranger. Boorman n'évite pas toujours le mythe du bon sauvage, mais sa description des Indiens de la forêt reste authentique. Le manichéisme et l'empathie envers eux est malheureusement de circonstance car la déforestation qui est dénoncée et qui dépossède les Indiens de leur monde était et reste un problème dont les coupables sont les populations "civilisées". Comme pour Délivrance, on retrouve une sorte de suprématie de la nature sauvage qui engloutit la civilisation et force l'homme occidental à se remettre en question, parfois à laisser tomber ses valeurs les plus profondes (dans Delivrance pour la survie, ici pour l'amour filial). Powers Boothe est très convaincant dans son rôle, d'autant plus que le trait n'est pas forcé dans les relations entre les personnages et qu'on ne tombe jamais dans le pathos.

5/6

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Re: Méli-mélo de vos derniers visionnages

Message  sutter cane le Mer 11 Mai - 23:31

je l'ai vu il n'y a pas super longtemps et j'avais été déçu par le film, entre autre pour les facilités que tu évoques, ça reste un bon film, mais c'est pas du niveau du grand chef d’œuvre sur la folie qui est vendu ici et la.

King of Chess :

On peut se demander ce que Tsui Hark est venu faire la dedans, ok, il est producteur avec Hou Hsiao Hsien, mais vu tout ce qu'il tournait à coté cette année la, il aurait pu se passer d'intervenir dans le long métrage.
Sur une Histoire de Tony Leung Ka-fai et du réalisateur Yim Ho, l'histoire originale suit le personnage d'un champion d’échec qui n'a pu avoir l'occasion de prouver ses talents au haut niveau et qui va se retrouver coincé en pleine la révolution culturelle de Mao, son art des échecs sera sa seule échappatoire a ce nouveau système qui détruit les individus, le destin de cet homme joué par Tony Leung n'est pas inintéressante, on peut regretter surtout que la reconstitution historique soit trop classique pour véritablement intéressé le spectateur.
Tsui Hark a peut être ressenti ça et a proposé d'ajouter une partie contemporaine qui ferait écho à l'historique, ou l'embrigadement Maoïste serait remplacé par celui capitaliste et télévisuelle, avec un gamin surdoué qui serait repéré par le jeune fan du joueur d’Échec de la partie historique devenue adulte aujourd’hui, ce récit est amusant au début, surtout qu'on tombe dans le fantastique, mais il finit par lasser par manque d’empathie envers ses personnages. En gros, Tsui Hark doit en avoir pas grand chose à foutre.
King of Chess est donc un film hybride, qui aurait pu être intéressant si il ne partait pas dans tous les sens sans jamais trouvé sa propre identité, dans l'état ça donne juste un récit indigeste.
2/6.

Swordsman

Dans le genre bordélique, celui ci fait fort, avec cette fois 6 réalisateurs qui se succèdent, à la base c'est King Hu, dont Tsui Hark est un grand admirateur qui devait se charger de relancer le Wu-Xia-Pian pour le compte de la Filmworkshop de Hark, mais il a quitté le navire "officiellement" pour des problemes de santé,
Dans ce film, divers clans vont s'affronter pour retrouver un parchemin sacré qui pourrait inquiéter le pouvoir en place, un jeune apprenti épéiste incarné par Sam Hui et sa partenaire (Cecilia Yip) vont se retrouver au centre de tous ces complots et à partir de la, c'est juste un gros bordel sans nom et des bagarres dans tous les sens.
Le film réussit dans ce chaos ambiant a assumer son statut de divertissement, mais alors, oubliez toute cohérence pour pouvoir apprécier la vision de ces chouettes combats.
3/6.

Swordsman 2

Alors, la, de suite on passe a un autre niveau, si le film est lui aussi bordélique, c'est plus un bordel fou fou que le tournage chaotique du 1er, le film est sanglant, rapide, violent, drôle, beau, ça saute dans tous les sens, le montage frise parfois l'épilepsie, c'est bourré d'idées, on en devient fasciné par la folie constante qui nous est proposé sur l'écran, on a parfois l'impression d'assister a un grand manga live ou tout peux arriver sur l'écran.
Si le film est réalisé par Tony Ching Siu Tung, on sent tout de même la patte de Tsui Hark qui pese fortement sur le film, notamment dans le nouveau personnage du méchant, car si l'histoire est assez ressemblante au 1er, jusqu'a reprendre ses héros avec cette fois un trio incarné par Jet Li, Michelle Reis et Rosamund Kwan, la singularité du film tien aussi a son personnage de méchant, Asia (Brigitte Lin) qui est incroyablement ambigu jusqu’à sa sexualité, le dictateur sans pitié, s’avérera être un personnage en reconstruction et recherchant la stabilité, jusqu’à vouloir devenir une incarnation vivante du yin et du yang.

Swordsman 2 a réussi le pari raté du 1er, relance la mode du Wu Xi Pian à Hong Kong et c'est logique, il est difficile de rester de marbre devant une œuvre aussi barrée et belle.
5/6.

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